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jeudi 15 février 2007

La liberté de se marier


Cette vidéo est intéressante parce qu’elle montre bien que l’opposition contre le mariage gay n’est pas soutenable dans une pays qui se veut laïque et dans lequel il y existe une séparation entre l’église et l’état. Je suis pour la liberté des gays de se marier tout simplement parce qu’il n’y aucune raison convaincante et valable contre celle-ci. Qu’un politicien nous parle de ses convictions et de sa croyance absolue en la famille, c’est une chose mais l’utiliser pour justifier la suppression de se marier pour une partie de la société est une autre. Ce n’est pas parce qu’on croit profondément en quelque chose que celle-ci est vraie. L’église Catholique croit que le préservatif est une erreur mais cette croyance ne justifierait pas qu’on interdise ceux qui ne partagent pas cette croyance à utiliser des préservatifs. Je pense que le débat ou plutôt les lignes sont claires, on ne peut pas dire qu’on ne croit pas que l’homsexualité est pas une abomination et ensuite dire qu’il ne faut surtout pas que les gays puissent se marier. Si on pense que l’homosexualité est une abomination et dans ce cas rien de ce qui est abominable n’est acceptable mais lorsqu’on reconnaît que les gays sont des citoyens comme les autres, on doit justement les traiter comme les autres, les laisser se marier et adopter. Les traditions et les croyances ne veulent rien dire dans une démocratie moderne si elles ne peuvent pas être défendues par autre chose que la foi.

lundi 29 janvier 2007

Quand Tariq rencontre Villiers

Pour moi, le clash suivant était inévitable et j’ai du mal à le prendre au sérieux parce qu’il se fait entre deux caricatures. Je ne dis pas cela pour délégitimer Tariq Ramadan et Philippe de Villiers mais au contraire pour souligner le fait que pour eux la politique est avant tout identitaire et ne peut donc que se heurter à la différence et à la désacralisation du religieux. Je ne pense pas que Ramadan pourrait vivre dans un monde dans lequel l’Islam n’est pas majoritaire ou plutôt en expansion et je ne pense pas non plus que Villiers pourrait vivre dans un monde une France déchristianisée. Le problème n’est-il pas que ces deux personnages se ressemblent trop ?

mardi 12 décembre 2006

Lorsque le grand méchant loup se déguise en grand-mère : la Soralisation du FN


Le Front National « Soralise » son message en changeant d’ennemis et en essayant de profiter des réelles (hélas) divisions et méfiance qui existent entre les minorités pour attirer les Français qu’autrefois il trouvait répugnants et pensait responsables des maux de la société française dans ses rangs. En fait, ce changement n’est pas profond mais juste un simple changement de stratégie politique qui prouve bien que contrairement à ce qu’on a pu croire Le Pen n’a pas d’autres ambitions que celles de prendre le pouvoir et de s’enrichir. Il me semble que Le Pen prend le chemin inversé de celui de Villiers qui lui reste ferme en disant explicitement qu’on ne peut être musulman et Français en maintenant disant à ceux qu’ils considéraient comme des étrangers ou des Français malgré eux hier qu’une fois qu’ils auront rejoint les rangs du Front National ils seront enfin légitimes et n’auront plus qu’à fermer la porte et à chasser les autres. La stratégie est donc simple et plutôt perverse puisqu’elle est de dire à ceux qui sont en marge de la société et qui ont des origines étrangères, l’ennemi ce n’est plus vous mais ce sont les autres, ceux avec qui on vous confond parfois et qui vous attire des ennuis parce qu’ils sont des sauvages, ceux qui infectent la France en vivant dans des squats comme ceux de Cachan et surtout ces juifs qui se font de l’argent sur votre dos en monopolisant le terrain médiatiques avec leurs problèmes et en ignorant les vôtres. Ce changement de façade marchera-t-il ? Il est trop tôt pour le dire mais tout cela m’inquiète car je sais que ce genre de discours marche aux Etats-Unis.

Les deux vidéos ci-dessus montrent Le Pen du temps où il affichait fièrement son mépris pour les étrangers et les Français qui n’avaient pas « le sang pur ».

mardi 21 novembre 2006

Villiers et les dangers de la pureté

Je ne vais pas commenter le fond de l’Affaire Villiers parce que je pense que la vie familiale des politiques doit rester privée surtout lorsque les faits concernent des personnes qui n’ont jamais fait le choix d’être des personnages publics. Cependant je ne peux m’empêcher de constater à quel point il est difficile de prêcher pour un politique sans tomber et sans connaître des déconvenues et  des tragédies qui rappèlent toujours à quel point la pureté et des principes inflexibles, intolérants et absolus ne doivent pas être imposés à nos sociétés. Ce serait cruelle de dire que Villiers mérite ce qui lui arrive parce que c’est faux et que dans cette affaire, il existe au moins une victime. Mais ce serait faire une remarque pertinente que de dire qu’il ne faut jamais faire de sa famille un instrument/argument politique surtout lorsque le but est de promouvoir des valeurs traditionnelles qui trop souvent divisent la population entre les bons et les mauvais, entre les gens qui ont des valeurs et des voyous qui n’en ont pas. Les prêcheurs de pureté et leurs proches finissent toujours par être salis par ce genre de tragédies parce qu’en jouant le rôle de lanceurs de pierre pour juger de la moralité ou de l’immoralité des autres, ils s’exposent au risque d’être cruellement juger à leur tour lorsque le sort leur rappelera que l’être humain n’est pas parfait et que la tolérance est une vertu essentielle non simplement en politique mais dans tous les domaines de la vie. Espérons que cette histoire ne se transforme pas en scandale politique un drame familial et qu’on ne fasse pas payer à la famille Villiers, la politique ultraconservatrice et intolérante de leur père. Le plus juste serait de faire preuve de compassion, de réserve, et surtout de pudeur pour démontrer à Philippe de Villiers la noblesse de ces valeurs que trop souvent il a choisi de bafouer.

lundi 06 novembre 2006

Le combat de Villiers: Chasser les sauvages de France

Que dire de notre aristo catho Philippe de Villiers ? Ce qui est alarmant chez lui est qu’on voit sa pensée politique évoluer à petits pas vers l’extrémisme et que d’une certaine manière il se prépare à assurer la succession de Le Pen lorsque le temps aura finalement raison de lui. On sent bien à l’écoutant qu’il a compris que son avenir se situait à la droite de la droite et qu’il sait qu’après cette élection, il deviendra un recours pour les sympathisants de l’extrême droit qui ne suivront certainement pas tous Marine Le Pen dans ses vains efforts de lui donner une image moins extrémiste.

vendredi 11 août 2006

Un extrémiste peut en cacher un autre

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Dans AgoraVox, un article nous parle de Le Pen et du fait qu’il pourrait encore une fois comme en 2002 créer la surprise et se retrouver au deuxième tour, « Que ce soit un danger pour certains, une libération pour d’autres, l’irruption de M. Le Pen, au second tour en 2007, me paraît plus que probable...La participation active de sa fille, "lissée" pour certains, porteuse d’espoir pour d’autres, ne voit, en tout cas, aucun dérapage flagrant, ce qui, pour le FN, est un atout plus que favorable.... »

Tout reste possible. Il ne faut pas oublier qu’avant Avril 2002, personne ne prenait les extrêmes (gauche et droite) au sérieux. L’extrémiste qui me fait peur en ce moment n’est pas Le Pen mais Philippe de Villiers parce qu’il n’a pas son lourd passé. L’actualité internationale est un atout pour Villiers qui va profiter d’événements effrayants comme les attentats déjoués à Londres hier. Il va nous reparler de l’Islamisation de la France et surtout arguer que l’immigration est un fléau puisqu’après tous les suspects étaient en grande partie des Britanniques d’origine Pakistanaise. J’entends déjà Villiers avec son air narquois et aristocratique nous expliquer que si la France veut éviter le déclin et d’être la cible des Fascistes Islamiques (le terme que Bush a employé hier), il faut qu’elle se referme sur elle-même, qu’elle redevienne traditionaliste, et surtout qu’elle n’oublie pas qu’on naît Français et qu’on ne le devient pas. Ma grande peur est qu’en 2007, il y ait plein de menaces ou d’attentats terroristes que Villiers en profite pour pointer du doigt une partie de la population Française en faisant d’elle la responsable non seulement du déclin de la France mais aussi du fait qu’ils existent des Islamistes qui veulent tout faire sauter.

samedi 15 juillet 2006

La petite politique

  1. «(Ségolène) Royal séduit de loin et irrite de près » Jean Pierre Raffarin
  2. « Si l'on ne développe pas cette Afrique et donc si on ne met pas en œuvre les moyens nécessaires à son développement, ces gens inonderont le monde. » Jacques Chirac durant son Interview télévisée à l’occasion de la fête nationale.
  3. «LA SEULE RUPTURE réelle chez Sarkozy, c'est entre son discours et ses actes.(...) Je peux m'émouvoir, comme chacun d'entre nous, de voir un enfant menacé d'expulsion. Mais on ne peut accepter que l'inscription à l'école, qui ne peut être refusée par le directeur, donne droit à un titre de séjour pour toute la famille. Sarkozy transforme l'école en filière d'immigration illégale.» Philippe de Villiers.
  4. « Je vais être honnête avec vous, il est évident que nous (les Russes) ne voudrions pas avoir une démocratie comme en Irak. »Vladimir Poutine.
  5. « Je ne suis pas pour l'homme ou la femme providentiels. Je ne crois pas que le sort du pays va se régler dans une élection présidentielle où nous allons choisir l'un ou l'autre parce qu'il nous paraît le meilleur, non. » François Hollande.

jeudi 13 juillet 2006

Zidanegate : foot et ethnicité

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En lisant les différents articles sur le célèbre coup de tête de Zidane, je me demande si pour le comprendre, il faut un jour s’être senti illégitime, c'est-à-dire avoir eu la sensation qu’en dépit de votre talent, la plus part des gens vous considéraient comme un arabe, un noir, ou une femme qui ne mérite pas son talent et qui ne mérite pas d’être révéré. L’édito du Figaro hier insistait sur le fait que « Zidane a commis une agression indigne d'un joueur de sa classe. » Le problème est bien là. Zidane n’est pas qu’un joueur de football qui a un immense talent. Il a des origines, des racines qui le distinguent ou plutôt le séparent de ses pères. Zidane est un précurseur. Il est le premier joueur d’origine Africaine à être considéré par des millions de gens comme le plus grand joueur du monde. Le football ne se joue pas sur Mars mais bien sur terre et pour cette raison un terrain de football ne peut pas être coupé des réalités. Zidane a beau être un joueur phénoménal, il sait très bien que ses origines sont un problème que trop de gens ne digèrent que parce qu’il sait faire des choses incroyables avec un ballon. Il est difficile de l’écrire mais la couleur de peau et l’ethnicité sont importantes sur un terrain de football. Des joueurs de grand talent et qui sont « différents » comme Zidane pensent trop souvent que le terrain est un oasis paradisiaque où ils peuvent juste être des joueurs à part entière et être traités comme les autres, où ils n’entendront pas des mots que leur famille entende chaque jour et qu’ils entendraient s’ils n’avaient pas ce rare talent qui les élevait au dessus des autres. Quand Materazzi admet qu’il a insulté Zidane mais insiste sur le fait qu’il lui a dit des mots qui sont dits tous les jours sur un terrain de foot, il nous montre bien à quel point, le football est un reflet de notre société. En insultant l’arrogant Zidane, Materazzi a voulu le faire redescendre sur terre et lui montré qu’en dit de son immense talent, il restait un Maghrébin et sûrement un terroriste qui force sa sœur à mettre le voile. Le coup de tête de Zidane m’a rappelé un autre coup de tête célèbre, celui que le Libérien George Weah, joueur du Milan AC à l’époque avait donné au joueur de Porto Jorge Costa. Weah avait fracassé le nez de Costa après que celui-ci lui ait fait de nombreuses remarques racistes. Weah comme Zidane avait craqué parce que justement il avait trouvé inacceptable que de telles choses soient dites sur un terrain de football surtout à un joueur de son talent. Je pense qu’il est impossible de comprendre l’incident de Dimanche dernier sans prendre en considération non seulement le contexte mais aussi la différence qu’il existe entre les deux joueurs. Materazzi a décidé qu’il allait se faire l’arrogant et ingénieux beur pour donner plus de chances à l’Italie de gagner/ Zidane n’a pas toléré qu’un joueur qui n’a même pas la moitié de son talent ose cracher sur sa famille en lui rappelant que ses origines faisaient de lui un sous-homme. A ce moment, il a pensé à l’ensemble de son incomparable carrière et se rendre compte qu’il avait échoué, qu’il n’avait pas réussi malgré ses prouesses à être vu non comme un Arabe qui joue fabuleusement au football mais comme tout simplement un homme qui a du génie. Il est donc facile pour Villiers et les autres qui ne sont jamais trouvé du coté des ébranlés ou qui ne savent pas que le football, c’est la société, de fermer les yeux et de croire le coup de tête de Dimanche n’était qu’un geste violent indigne d’un virtuose. Moi, je comprends Zidane même si j’aurai aimé qu’il soit encore une fois un surhomme et qu’il tourne la tête à Materazzi. Je comprends son geste parce que je sais ce que c’est que d’être humilier par quelqu’un qui pense être en droit de le faire parce que la société lui a démontré tant de fois que la différence qui existe entre lui et vous n’est pas simplement une différence ethnique mais aussi une différence de qualité. Je me souviendrai toujours du match du Mondial 90 entre le Cameroun et l’Angleterre. Le Cameroun menait l’Angleterre par 2 buts à 1 et était tout près non seulement de devenir le premier pays Africain à participer à une demi-finale de Coupe du monde mais d’éliminer l’équipe du pays qui a inventé le football. Je me souviens que ma mère m’a dit que jamais cela n’arriverait car le monde n’était pas près et que les hooligans auraient détruit le Stade. Quelques minutes plus tard, après que l’arbitre ait accordé deux penalties à l’Angleterre pour lui permettre d’éviter cette humiliation, j’ai compris que ma mère avait raison. Lorsque Materazzi s’est pris pour Al Pacino et s’est roulé sur la pelouse pour montrer à l’arbitre que le Maghrébin avait cédé à la violence qui était en lui et l’avait attaqué, lorsque l’Arbitre a sorti un carton rouge après avoir discuté avec le quatrième Arbitre, j’ai compris qu’il était écrit que Zidane ne gagnerait pas cette coupe du monde même s’il la méritait parce qu’avant d’être un dieu du foot, avant d’être l’idole de la Castellane, avant même d’être le capitaine de l’équipe de France, il était un homme qui est fier de ses racines et qui aime sa mère et sa sœur plus que qu’il n’aime le football.

dimanche 30 avril 2006

La violence des mots

  1. « SI LE PEN dit : «Le soleil est jaune», devrais-je dire qu'il est bleu ?», Nicolas Sarkozy.
  2. « Si je ne mène pas cette politique, il ne faudra pas se plaindre que les tentations xénophobes, que le racisme, l'intégrisme se développent dans nos quartiers. Il ne faudra pas se plaindre d'avoir de nouveau des événements comme en novembre. » Nicolas Sarkozy.
  3. « Je crois que pour que les musulmans deviennent Français, il faut qu'il fassent un effort sur eux-même, qui est parfois très difficile à faire (...) pour accepter notre civilisation, notre mode de vie, notre héritage et notre projet. C'est difficile (...) parce que l'islam est établi sur des principes qui ne sont pas compatibles avec la république: le jihad, la chariah, l'oumma. L'immense majorité des musulmans sont des musulmans modérés mais il n'y a pas d'islam modéré. Les musulmans qui veulent être Français dans leur coeur, dans leur âme, pas de problème, mais la France tu l'aimes ou tu la quittes. » Philippe de Villiers.
  4. « Aucun homme politique ne supporterait ce que j'ai à supporter (…) Mais je ne suis pas fragile derrière les apparences. Je suis une coureuse de fond, une barreuse de haute mer. Les épreuves, j'en ai connues, je les ai surmontées. » Ségolène Royal.
  5. « Villepin n'ose pas avouer qu'il a fait enquêter sur Sarkozy précisément parce qu'il sait qu'il ne l'a fait que pour des raisons strictement politiciennes (…). La ligne de défense de Villepin est d'une idiotie abyssale. » Jean-Louis Bourlanges, député européen UDF.

lundi 24 avril 2006

Aimer la France

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J’ai regardé hier le Grand Journal d’Europe 1 sur TV5. Jean-Pierre Elkabbach recevait Philippe de Villiers qui venait vendre son livre, « Les Mosquées de Roissy». Son but est de faire peur aux Français en les persuadant que tous les musulmans sont des islamistes en puissance et que la France a déjà été envahie par eux.

  1. Au centre du dialogue politique Français est en ce moment la question du patriotisme, de l’amour de la France. Villiers a plusieurs fois insinué dans son entrevue hier que les étrangers, surtout les musulmans, étaient incapables d’aimer la France puisque ils ne sont pas nés Français et surtout puisque leur religion est incompatible avec les valeurs Françaises. Il essayait donc de dire qu’aimer la France avait quelque chose avoir avec la biologie et l’hérédité, donc avec le sang.
  2. Sarkozy, ce week-end, a aussi eux cette phrase malheureuse qui demandait à tout ceux qui n’aimaient pas la France de la quitter. En faisant cela, il montrait du doigt non les déclinologues ou les Français de souche qui critiquent leur pays de manière virulente mais les étrangers.
  3. L’importante question est donc qu’est que veut dire aimer la France. Est que cela veut dire tout accepter d’elle et ne pas la critiquer ? Sarkozy et Villiers semblent penser que qu’un immigré n’a pas le droit de vouloir changer la France et donc par conséquent de participer au débat politique. Chaque immigré et ses descendants devraient être éternellement honorés du fait que la France lui ait accordé sa nationalité et la fermer.
  4. Je crois que Sarkozy devrait faire attention en touchant à ce sujet car il doit se rappeler que lui non plus n’est pas « un pur français. » Cependant, cela ne l’empêche de vouloir rompre avec le présent système et de vouloir changer la France. Pourquoi, est-ce que Sarkozy serait-il le seul Français qui a des origines étrangères à vouloir changer la France ? Son Slogan n’est-il pas « Imaginons la France après» ?
  5. Je pense que le problème n’est pas vraiment le changement et le patriotisme. Sarkozy et surtout Villiers essayent de dire en fait que certaines changements sont inacceptables pour la France, que certains Français sont illégitimes puisque même s’ils ont la nationalité Français, ils ne sont pas vraiment des citoyens Français et je pense surtout qu’ils veulent dire qu’ils y a un groupe de gens à qui on ne devrait jamais donner la nationalité Française.
  6. Il est inquiétant pour moi de voir Sarkozy de venir sur les terres polluées de l’extrême droite Française en essayant de montrer aux électeurs du Front national et du MPF qu’il sera tout aussi, si non plus « patriotique » que le sont Le Pen et Villiers. Mais je crois qu’en faisant cela Sarkozy même s’il gagne des voix à droite divise les Français puisqu’il pointe du doigt certains d’entre eux comme indignes et que surtout il pointe les étrangers comme responsable du déclin de la Français.
  7. Ce qu’il faudrait c’est une réponse de l’autre droite, du centre et de la gauche modérée à Sarkozy et à Villiers parce que ne pas répondre serait légitimer cette fracture qui est en train d’être créée entre les « vrais français » qui sont les patriotes de préférence de la droite Sarkozienne et d’extrême droite et les autres.

dimanche 23 avril 2006

Les mots peuvent tuer...

1.      « S'il y en a que cela gêne d'être en France, qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas (...) On ne peut pas demander à un pays de changer complètement ses lois, ses habitudes, ses coutumes tout simplement parce qu'elles ne plaisent pas à une infime minorité, » Nicolas Sarkozy.

2.      « Aujourd'hui, c'est de Villiers qui donne le ton, le la et c'est Sarkozy qui joue les fanfarons, qui répète le discours de la droite extrême. (…) Nous aimons la France autant que les autres, mais la France généreuse, universelle, pas celle qui privilégie telle ou telle catégorie, la France qui n'exclut personne, » François Hollande.

3.      « Nicolas Sarkozy pratique le double langage, car depuis qu'il est au pouvoir, qu'attend-il pour stopper l'immigration, pour expulser les islamistes, pour interdire leurs mouvements liés au terrorisme, pour imposer une chartre républicaine pour la construction des mosquées ?” Philippe de Villiers.

4.      « On ne refera pas au peuple français le coup de 2002, s'est-il exclamé. Le 21 avril ne se reproduira pas. Nous allons mener une campagne populaire sociale et nationale qui va nous conduire au deuxième tour de l'élection présidentielle et j'espère au troisième (la victoire). Non pas parce nous en avons envie, mais parce que la France en a un besoin vital. » Jean Marie Le Pen

5.      « Les élites françaises, de droite comme de gauche, paient là le prix de leur refus de la modernité. Quand Jacques Chirac s'oppose à la directive sur les services, quand Laurent Fabius rejette la Constitution européenne et quand Valéry Giscard d'Estaing s'oppose à l'élargissement de l'Europe, naturellement les étudiants et les syndicats s'intègrent, à leur manière, au choeur de ces «nonistes». Quand la société et l'économie sont, ainsi, bloquées, c'est au politique d'assumer ses responsabilités. C'est ce qu'a fait, courageusement, Gerhard Schröder en Allemagne quand il a admis ne pas pouvoir réaliser son programme de gouvernement. Il a organisé des élections anticipées pour permettre à l'Allemagne d'aller, quand même, de l'avant. La France attendra-t-elle jusqu'en mai 2007 ? (…) A la fin du communisme, la France a esquivé l'adaptation au monde global. Elle s'est persuadée de la fin de l'Histoire et des vertus de son contrat social sans besoin de l'ajuster aux exigences de la modernité. La France a cessé de penser il y a quinze ans. » Denis MacShane, député travailliste.

samedi 22 avril 2006

Revenir aux années trente : le jeu de séduction pour les électeurs d’extrême droite

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L’électorat d’extrême droite est très convoité en ce moment non seulement par des politiciens de droite comme Sarkozy qui admet qu’il cherche à les séduire mais aussi par aussi des opportunistes comme Villiers. Il est important de se demander pourquoi.

  1. La première raison est la peur de limiter son électorat. Pour la droite, la leçon du  21 Avril 2002 est qu’elle ne peut continuer à faire comme si les électeurs de Jean-Marie Le Pen ne sont pas des personnes qui voteraient pour la plus part à droite si le FN (maintenant le MPF) n’existait. Le FN et ses électeurs ont été dédiabolisés, il est donc désormais possible de leur faire la course sans honte.
  2. La deuxième raison est que pour des politiciens comme Sarkozy, l’électorat de l’extrême droite est le plus facile à saisir. Je veux dire par là, qu’il connaît la recette pour les séduire : plus d’autorité, plus de nationalisme et surtout faire comprendre que tout le monde n’est pas le bienvenue en France avec un projet d’immigration choisie dont le but est de rappeler qu’on naît Français et qu’on ne le devient pas.
  3. La troisième raison est que le centre n’existe pas en France et que pour cette raison, l’élection présidentielle de 2007 sera gagné très certainement par le candidat ou la candidate qui aura su maîtriser les plus radicales de son camps, l’extrême droite pour le candidat de droite et l’extrême gauche pour le candidat de gauche.
  4. Je pense que si le débat politique en France est monopolisé par des discours dont le but est de plaire à un électorat trop radical qu’il soit de gauche ou de droite, le vrai débat sur l’avenir de la France n’aura pas lieu.