En observant l’actualité
politique britannique, je ne peux m’empêcher de me rappeler de l’entre deux
tours de la dernière élection présidentielle française et de regretter que
Bayrou n’ai pas eu la même audace que Nick Clegg en faisant le choix, certes risquée mais pleins de potentiels, de soutenir
Ségolène Royal. Ce choix aurait été le meilleur pour lui, le MoDem, et surtout la France
pour deux raisons. La première est que Bayrou, si Royal gagné, aurait été une sorte de deuxième président
parce que Royal était isolée dans son propre parti et qu’elle aurait eu besoin
de lui pour gouverner et se trouver une certaine forte de crédibilité et de légitimité.
La deuxième est que cette décision aurait non pas renforcé le PS mais l’aurait détruit
petit en petit en montrant qu'il n'est plus un parti de gouvernement, En effet, en s'alliant avec Royal tout en se préparant pour 2012 en
comptant sur le fait qu’il serait devenu plus populaire qu’elle et qu’il avait
tous les deux tout à gagner en gouvernant la France ensemble en brisant les codes comme David
Cameron et Nick Clegg vont essayer de gouverner la Grande Bretagne en faisant tout pour réussir. Le non-choix de Bayrou en 2007 montre deux choses dont la
plus importante n’est pas qu’il n’avait aucun respect pour Ségolène Royal et qu’il
ne croyait pas du tout en ses chances de gagner mais que Bayrou n’avait et n'a qu’un
objectif:devenir président. Pour cette raison, il ne pourra pas refaire pas le coup de 2007
en 2012 en prêchant les vertus du centrisme mais en se dévoilant par des choix
concrets et non pas seulement symboliques mais également par une parole libérée et pas
des non-dits stratégiques.

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