Deux citations idiotes, la première est de Théophane Le Méné et la deuxième de Caroline Fourest sur la proposition inutile de François Hollande de supprimer le mot « race » de la constitution française:
«Si le mot « race » existe, c’est bien qu’il a une réalité dont on ne comprend pas pourquoi il faudrait en venir à l’éliminer. Sa signification n’appelle pas à la hiérarchisation mais, bien au contraire, à la fabuleuse singularité de chaque individu, à la multitude des contrées, à cette diversité qui rend les fleurs de champs bien plus inspirantes qu’une pépinière industrielle de tulipes. Sa présence dans la Constitution et l’interdiction d’opérer une distinction en son sein permet justement, au sommet de la hiérarchie des normes, de prévenir et de punir toute forme de racisme.
Sa disparition des lois fondamentales ne serait qu’une mutilation de plus de la réalité pour faire entrer une cheville carrée dans un trou rond (comme disent les Anglais – mais là encore désigner nos frères humains par leur nationalité, n’est-ce pas déjà une division de l’espèce humaine ?).
Plus grave, par un parallélisme des formes, nier l’idée de race devrait nous amener à nier l’idée de racisme. Car sans races, pas de racisme.»
«Personne n'a dit que supprimer le mot "race" de notre Constitution supprimera le racisme. Il s'agit d'espérer déminer les préjugés à l'origine des discriminations. C'est déjà beaucoup. Et certainement mieux que de vouloir inscrire le mot "diversité" dans la Constitution, comme le souhaitait jadis le président sortant. Sous couvert de mettre en valeur la diversité, il s'agissait surtout de permettre la création de statistiques ethniques et de reconnaître le droit à la différence. Au pire, cette consécration aurait fortifié les stéréotypes. Au mieux, elle aurait permis de faire illusion. Quelques symboles de la diversité, exposés de façon quasi exotique, cachant une forêt de renoncement à l'égalité des chances... Beaucoup plus coûteuse à mettre en oeuvre.
En voulant supprimer le mot "race" et en mettant l'égalité au coeur de son programme, tout en proposant de financer des "emplois d'avenir" dans les quartiers "prioritaires" - et non plus "sensibles" -, François Hollande renoue avec ce que la tradition républicaine égalitaire a de plus ambitieux.»
Après tant de banalités et d'idioties, il serait tentant d’être ironique en ajoutant « et vive les petits Chinois » mais ce serait contribuer à la médiocrité de ce débat niais à pleurer ou juste à en enrager.
En politique, lorsqu'on ne se bat plus que ou essentiellement sur les mots, cela veut dire qu'on n'a pas d'imagination ou juste pas assez d'armes efficaces pour construire.
Tout ceci est donc une chasse aux mouches dont le seul objectif est d’ériger/maintenir/détruire des symboles pour donner l'impression qu'on agit ou qu'on a une loyauté religieuse à un passé qu'on imagine central à son identité.
Eluard avait donc raison de dire que les mots ne mentent. Dans cette chasse aux mouches vulgaire, ce sont Hollande, Sarkozy et les autes qui mentent en essayant de nous faire que le rôle du politique est de nettoyer ou de choyer en se servant du symbolique pour ne pas agir ou juste réagir.