La question du jour est d'Elisabeth Lévy:
La France qui a connu une quasi-guerre civile pour sortir le christianisme de l’espace public devrait maintenant accepter que l’islam s’y déploie ?
La question du jour est d'Elisabeth Lévy:
La France qui a connu une quasi-guerre civile pour sortir le christianisme de l’espace public devrait maintenant accepter que l’islam s’y déploie ?
Rédigé par Christelle Nadia à 11H49 dans Citations , laïcité, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Coup de gueule Rama Yadeien: Rien ne m’agace autant en ce moment que de voir des joueurs de foot prier sur une pelouse comme s’ils étaient dans une église, une mosquée ou autre lieu de culte et que
la foi bling bling était capitale pour éviter le mauvais sort ou simplement gagner un match. En effet, en observant des joueurs qui sont tellement chanceux de vivre en faisant du sport et
en prenant part à un jeu, je ne peux que décrier leur égocentrisme car ils mélangent
sans honte la religion et le foot en oubliant qu’il y a tant de choses plus
importantes dans la vie et des causes qui devraient attirer l’attention de leur
Dieu si elle/il est ne serait-ce qu’un tout petit peu au-dessus d’eux.
Si Dieu est
fan de foot, cela veut dire qu’elle/il
est un(e) imbécile mais heureusement que Stendhal avait raison lorsqu’il
affirmait sobrement que la seule excuse pour Dieu est qu’il n’existe pas. Dieu
est mort et les footballeurs devraient arrêter de diviniser le sport en se
souvenant que le sacré est ailleurs. C’est une mordue de foot qui l’écrit.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H39 dans coup de gueule, Religion, sport | Lien permanent | Commentaires (0)
Je suis d'accord avec Jean-François Bayart quand il affirme ceci:
L'on se plaint souvent que les institutions sociales ne jouent plus leur rôle d' « intégration ». Larmes de crocodile puisque ceux qui pleurent sont généralement ceux-là mêmes dont les politiques publiques ont évidé lesdites institutions, ou qui les ont combattues. Il est toujours réjouissant d'entendre les patrons geindre de la faiblesse du syndicalisme, les députés de droite de celle du Parti communiste, ou les bourgeois de celle de l'école publique. Il est également sympathique de voir l'empressement avec lequel les « Français de souche » donnent leur fille en mariage à un musulman, et qui n'a eu d'égal que celui dont ils ont jadis fait preuve à l'égard des soupirants juifs. En outre, nul n'ignore que l' « intégration » des ritals, des polacks et autres portos s'est faite dans la félicité, parce qu'ils étaient « catholiques », nous dit-on sentencieusement, quitte à oublier le pogrom d'Aigues-Mortes.
Pourquoi attendre d'institutions sociales qui sont en crise dans la société française, en dehors même du phénomène de l'immigration, un rôle salvateur en matière d' « intégration » ? Et pourquoi occulter le fait que la famille, bien portante dans ses nouvelles modalités, est devenue le principal vecteur de cette dernière, ainsi que l'attestent les enquêtes démographiques ? Les Français musulmans sont des Français comme les autres, et les producteurs de la différence ne sont pas forcément ceux que l'on croit.
Le hic évidement
ici est que les fantasmes sont plus convaincants surtout plus puissants que la
difficile réalité puisque les identités et les cultures sont divinisées afin de
se vautrer dans les couches confortables du racialisme. En effet, il est
toujours jouissif de parler de français malgré soi et de refus d’intégration plutôt
que d’assumer le simple fait que dans une société radicale, il existe des
obligations pour eux qui veulent que la société demeure telle qu’elle est et
telle qu’ils croient qu’elle a toujours en parlant à tort et à travers de républicanisme
et d’universalisme sans se rappeler qu’il a toujours fallu les réalités et les
valeurs d’aujourd’hui n’ont pas été imposées mais qu’il y a bien eu des conquêtes
qui se sont faites en gagnant des batailles intellectuelles et idéologiques. Il
est navrant de se rendre compte que ceux qui se disent défendeurs de Voltaire
ne tolèrent rien d’autres que ceux qui leur tendent la papatte en refusant d’utiliser
leurs méninges pour affronter leurs adversaires.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H35 dans France , Intégration, laïcité, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Olivier Roy sur l'islamisme en Europe:
C'est une erreur de considérer que les phénomènes de radicalisation religieuse (salafisme) ou politique (al Qaïda) sont des importations des cultures et des conflits du Moyen-Orient. Il s'agit avant tout d'une conséquence de la mondialisation et de l'occidentalisation de l'islam. Le revivalisme religieux d'aujourd'hui est avant tout marqué par le découplage entre la religion et la culture, quelle que soit la religion. C'est ce qui explique les affinités entre le fondamentalisme protestant américain et le salafisme islamique : tous les deux écartent la culture, la philosophie et même la théologie au profit d'une lecture scripturaliste des textes sacrés et d'une saisie immédiate de la vérité par la foi individuelle, au détriment des savants et des institutions religieuses.
J'aimerais assister à une conversation/un débat entre Olivier Roy et Elisabeth Lévy juste pour voir s'il serait capable avec son savoir de la rassurer sur l’ascension et la domination potentielle de l’islamisme en France .
Rédigé par Christelle Nadia à 06H12 dans Europe, France , Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
En dépit du respect que j’ai pour Fourest, je
ne souscris pas à sa thèse sur l’état providentiel qui libérerait les femmes et
je crois encore moins que le féminisme est un « humanisme » bien au
contraire. Une de mes convictions est que l’état, comme les religieux,
instrumentalise toujours les femmes en faisant d’elles un outil de propagande
pour assoir une certaine idéologique en faisant des femmes qui disent non des
marginales. Le féminisme est trop souvent complice de cette situation parce qu’elle
est paternaliste et souhaite nettoyer la féminité pour qu’elle soit toujours
respectable, pure, et agréable sans jamais choquer les bienpensantes. Ce que je
reproche à Fourest est le fait de croire qu’il n’existe qu’une seule forme de féminité
et que certains choix faits par des femmes ne sont jamais acceptables. Je trouve
cela choquant parce que c’est exactement la position des intégristes, des
misogynes et d’Eric Zemmour. Il me semble, et c’est difficile pour moi de l’écrire,
que Eric Zemmour et Caroline Fourest ont au moins une chose en commun et c’est
la plus importante: ils pensent que la femme est le toutou pour ne pas dire le
totem de la société et que par conséquent elle n’a aucun droit à l’individualité.
C’est bien là le drame du féminisme, il est tellement certain de ses
valeurs qu’il ne supporte pas la contradiction et la négation comme toutes formes de fanatisme
Rédigé par Christelle Nadia à 12H39 dans féminisme, genre, médias, Religion | Lien permanent | Commentaires (3)
La citation du jour est d'Emmmanuelle Auriol:
Ces organisations vivant en général de dons, elles n'ont aucun intérêt à se faire une mauvaise publicité en poursuivant les pervers qu'elles auraient recrutés. Par peur du scandale, elles se contentent souvent de les déplacer ou de s'en séparer discrètement. Mais cette stratégie ne les empêche pas de nuire ! Cette passivité et cette complaisance expliquent le déchaînement actuel contre l'Eglise catholique.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H18 dans Actualité, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Daniel Schneidermann sur les larmes du pape:
Le pape a pleuré. Des ex-victimes d'abus sexuels reçues à Malte par Benoit XVI en ont témoigné. Renseignements pris, ce n'est qu'un seul des huit anciens élèves d'un orphelinat, reçus par Benoit XVI pendant "une vingtaine de minutes", qui a déclaré à l'AFP avoir vu "des larmes dans ses yeux". Mais peu importe. La nouvelle est sensationnelle. C'est un quasi-miracle ! Qu'importent l'embarras, les maladresses à répétition du Vatican dans la gestion des scandales de pédophilie, qu'importent ses non-réponses aux mises en cause directes de la passivité passée du cardinal Ratzinger par le New York Times : oublié, tout ça ! Le pape a pleuré, et ces seuls mots sont de nature à hisser l'information au niveau du nuage de cendres. Comme si pleurer était la seule chose qu'on attendait de lui.
Benoît XVI serait donc un petit messie qui efface toutes les souffrances du monde, non seulement celles causées par son église par des larmes. Quel miracle ! Je vais devenir catho juste pour pouvoir m'agenouiller devant un homme qui a la bonté de pleurer quand il comprend enfin le mal que ses prêtres et lui ont fait à des personnes qu’ils étaient sensés mener dans le droit chemin après un silence coupable et toutes les excuses et justifications abjectes.
Rédigé par Christelle Nadia à 04H35 dans Actualité, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Comment prendre Benoît
XVI au sérieux et ne pas penser que la religion, surtout organisée, est l'opium du peuple en lisant ça ?:
Verra-t-on bientôt Benoît XVI débarquer à New York au volant de sa papamobile armé d'un fusil à proton pour désintégrer les fantômes des victimes juives des camps de concentration qui, selon les rumeurs au Vatican, hantent la salle de rédaction du New York Times ? Voilà la question que l'on pourrait poser alors que le lobby juif américain de New York est vertement pointé du doigt par le Vatican. Ce dernier voit en effet dans les propos des journalistes quotidien new-yorkais une attaque en règle visant à déstabiliser l'Eglise catholique et à détrôner le pape.
Notons que le New York Times appartient à une très riche dynastie juive américaine, la famille Sulzberger. Suivant le Vatican, le scandale médiatique des prêtres pédophiles soulevé par le New York Times n'est qu'un vil subterfuge pour se débarrasser de Benoît XVI, un pape qui, par son dogmatisme et son conservatisme, contrevient aux valeurs de la société de consommation soutenues par le lobby juif américain.
Le Pape sait-il qu'il est un homme pas un surhomme?
Rédigé par Christelle Nadia à 21H50 dans Actualité, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Denise Bombardier sur la crise que traverse l’église catholique:
Dans les années soixante, la modernité à laquelle nous aspirions ne s'accommodait plus du poids de l'Église sur la société civile. Ni sur le plan social, ni sur le plan des moeurs. L'Église s'est alors effacée avec une célérité quasi déconcertante et plusieurs religieux parmi les meilleurs ont choisi à leur tour la vie civile. L'Église actuelle, sans nouvelles vocations sauf de rares exceptions, paraît déboussolée, sur la défensive et fatiguée, car elle-même est devenue vieille. La débâcle actuelle la laisse trop discrète sur la pédophilie, contrairement à ce qui se passe ailleurs dans les pays occidentaux et depuis cette semaine en Afrique, où le responsable de la Conférence des évêques catholiques de l'Afrique australe a déclaré que l'Église d'Afrique souffre des mêmes maux, ajoutant au surplus que l'image de l'Église est en ruine.
Après tant de crimes commis par des religieux, qui peut encore défendre l'Église? À vrai dire, le message évangélique n'est pas menacé, mais on ne saurait présumer de l'avenir de l'Église romaine dans sa structure actuelle. Bien sûr, on nous dira qu'elle a survécu aux crises, aux schismes, aux ruptures et aux hérésies à travers les deux millénaires. Mais le XXIe siècle s'accommode mal du secret, de l'autoritarisme et de la raison d'État, fût-elle religieuse.
Le problème de l’église catholique est que sa construction ne reflète pas
les réalités d’aujourd’hui. Il existe tellement d’autres religions, tellement d’autres
sectes que tout manquement est perçu comme une faute grave. La question n’est
pas de savoir si le catholicisme va survivre à la crise qu’il traverse mais plutôt
s’il peut encore attirer des fidèles en étant en compétition avec d’autres pour
illuminer ceux qui ont besoin de dieu bien qu’il soit mort. Il suffit juste de
regarder d’examiner le Pape et ses incapacités dont la plus importante est de
ne pas savoir séduire à une époque où la séduction est plus importante que la raison pour conduire à la foi. En
somme, la crise de l’église catholique est parfaitement illustrée par la
personne de Benoît XIX,
un pape âgé, traditionnaliste, intellectuelle mais rigide et conventionnelle
qui ne sait pas communiquer. Dans un siècle bling, le Vatican a besoin d’un
chef qui a une image moderne pour déjà au moins se donner l’apparence d’une
institution en mouvement qui s’adapte à ses fidèles et non le contraire en se refusant de s’appliquer
à elle-même la même rigueur et discipline qu’elle leur demande.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H52 dans Actualité, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Les phrases qui...:
Une société de croyants et de non-croyants se rassemble avec le glaive de la Justice au côté des victimes abusées des prêtres pour proclamer que le pape n’est plus le pape. Ou que, s’il veut continuer à être pape, c’est à condition de respecter les règles choisies et défendues par les hommes. Les «ouailles» se rebiffent.
Le choc est si brutal au Vatican que les prélats font des bêtises. Il n’y a pas lieu de s’étonner que le révérend Raniero Cantalamessa ait comparé la souffrance de l’Eglise assiégée à celle des juifs sous le nazisme. L’image a beau être délirante et honteuse, elle n’en traduit pas moins quelque chose de réel: le pape est désormais nié dans sa fonction sacrée de saint-père. Il n’y a plus de pape «qui dit», mais seulement un locataire du Vatican qui ne sait pas parler à son peuple. Certains demandent sa démission!
Rédigé par Christelle Nadia à 11H10 dans Citations , Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Vatican est aussi isolé des réalités que l'Elysée mais on se rend compte que c'est plus grave en lisant ceci:
Alors que l'Église officielle serre les rangs autour de Benoît XVI victime, selon l'Osservatore Romano, d'une «grossière propagande» à propos de prêtres pédophiles, des membres de la hiérarchie confirment la défaillance des autorités ecclésiastiques à l'égard des victimes. Toutefois, au milieu des révélations qui secouent l'Église, encore trop peu d'attention est portée au phénomène lui-même de l'exploitation sexuelle des enfants.
L'intervention du cardinal Angelo Sodano, peu avant la cérémonie de Pâques, aura confirmé la gravité de la crise. «Très Saint-Père, le peuple de Dieu est à vos côtés, il ne se laisse pas influencer par les commérages du moment», a-t-il dit. Le mot, applaudi à Rome, est mal accueilli ailleurs. «Quand nous prenons la parole pour dire comment des agressions sexuelles par des prêtres ont dévasté l'innocence de notre enfance, ce n'est pas des commérages», a déclaré Barbara Blaine, du Survivors Network of those Abused by Priests.
Je ne suis pas
contre qu’on défende le Pape et l’hiérarchie catholique mais il est temps de reconnaître
que c’est une institution qui se croit au-dessus des lois et qui surtout ne
suit pas ses propres valeurs. Après tout, il est très bien de prêcher pour un
retour aux valeurs traditionnelles, de regretter la déchristianisation de l’Europe,
et la soi-disant régression morale qui vient avec la modernité, il est
encore mieux de montrer un exemple en ayant au moins plus que la pitié et des
regrets pour ceux qui souffrent quand on est responsable de cette souffrance.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H06 dans Actualité, coup de gueule, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Je partage l’avis
de Marc Clément quand il dit ça :
(…) dans une démocratie, l'État n'a pas à porter de jugement sur la valeur de telle ou telle pratique, de telle ou telle opinion au nom de la raison, de la tradition ou d'autres valeurs. Si on doit encadrer ces libertés, cet encadrement doit donc être le plus limité possible et strictement motivé par des intérêts supérieurs.
Or il ne fait pas de doute que pour la Cour européenne des droits de l'homme, l'article 9 de la Convention protégeant la liberté religieuse ne permet pas l'adoption de mesures générales interdisant le port de vêtements religieux.
La loi sur la burqa
sera débattue, peut-être votée mais ne sera jamais appliquée. Cette loi et le pretexte de protéger l'égalité homme femme quand on n'est pas capable de respecter la parité, c'est beaucoup de bruit pour ne parler des vrais sujets dont la necéssité de combattre l'intégrisme en s'attaquant aux intégristes.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H39 dans Actualité, burqa, laïcité, littérature , Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Farid Hannache sur la mosquée de Drancy et les islamistes:
J'ai vu le député et maire de Drancy supplier l'Etat d'intervenir pour protéger ses citoyens. Hallucinant. Je ne pensais pas que démocratie pouvait rimer avec impuissance. Je ne pensais pas qu'un représentant de notre nation pouvait se sentir seul face à une secte islamiste politicienne qui a ensanglanté plusieurs pays musulmans ou occidentaux.
(...)Devant les forces de l'ordre, sur le parking d'un centre commercial, Sifrioui a éructé un prêche, puis a dirigé une prière, puis a escaladé sa fourgonnette pour insulter les musulmans traîtres et la France raciste. Puis il a entonné le refrain morbide du Front islamique du salut (FIS), ce mot d'ordre qui a précipité l'Algérie dans une guerre civile de plus de 300 000 morts : "Avec ça, nous vivons. Pour ça, nous allons mourir. Pour ça, nous faisons le djihad. Avec ça, nous rencontrerons Allah." Aveuglant.
Je ne pensais pas que la France pouvait être une base arrière ou un levier du fascisme. J'ai quitté l'Algérie parce que les islamistes ont pourri ce pays et gâché notre vie. Je ne pensais pas les retrouver ici en France. Je ne les laisserai pas pourrir le pays de mes enfants et gâcher leur vie. Ceux qui refusent le terrorisme et le totalitarisme doivent enfin se manifester.
Et pendant ce temps, c'est la burqa qui attire l'attention alors que le recit d'Hannach le prouve ce ne sont pas les femmes en burqa qui sont une menace pour la France mais ceux qui se cachent derrière elles mais nous savons qu’ils étaient plus faciles de taper sur une femme en lui disant qu’elle n’a le droit de… au nom de… en tournant le dos aux l’intégristes qui sont plutôt satisfait de voir qu’on ne s’occupe pas d'eux en leur reconnaissant le droit d’être des illuminés et de chosifier et d'instrumentaliser les femmes et leurs corps en comme le font les politiques, les féministes, tout le monde .
Rédigé par Christelle Nadia à 01H11 dans Actualité, France , insécurité, Intégration, laïcité, libertés, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Une des inventions bénéluxiennes les plus populaires est une extrême-droite post-coloniale et post-raciste (en tous cas dans sa forme), qui base son rejet des migrants sur des critères laïcs et « progressistes ». Le Vlaams Belang de Filip Dewinter en est un bel avatar flamingant et islamophobe, et Pim Fortuyn et sa LPF, Rita Verdonk et son Troots op Nederland (ToN, « Fier des Pays-Bas ») comme Geert Wilders et son Partij voor de Vrijheid en sont différentes versions néerlandaises.
Le Vlaams Belang a été le premier à savoir rassembler ouvriers flamands au chômage, commerçants angoissés, homos en cuir et juifs orthodoxes anversois contre les musulmans, alors que Jean-Marie Le Pen faisait encore des vannes lourdes sur les chambres à gaz ou le lobby juif. Dewinter arrivait déjà à mobiliser les minorités non-musulmanes flamandes avec la peur des musulmans.
Marine Le Pen s'essaye exactement à la même stratégie: elle décolonise et déblanchit son parti, pour passer d'un discours raciste, homophobe et sexiste à un discours républicain, tolérant envers les gays, les juifs et les noirs, mais très violent envers l'Islam.
La presse française hésite à qualifier d'extrême-droite Geert Wilders et son parti, parce qu'il n'est ni antisémite, ni raciste, ni homophobe. Mais c'est justement ça, la nouveauté.
Je crois que
cette stratégie de décolonisation de l’extrême droite fonctionne justement
parce que les sociétés européennes s’étant communautarisées et radicalisées, il
est plus efficace de montrer du doigt l’une d’elles justement en insistant sur
les faits que ses différences qui ont été divinisées sont un problème pour le
reste. C’est pour cette raison que le débat sur la burqa est instructif parce qu’il
met chaque société qui souhaite la bannir au nom de l'egalité des sexes (comme si elle y croyait) face à ses contradictions et surtout face au fait qu’il est
impossible pour elle de rester unie en vantant sa diversité comme si elle
voulait tout dire pour ensuite essayer de la désinfecter quand elle envoie un
autre message ou montre un visage moins esthétique.
Mais revenons au cas de Geert Wilders, le nouveau blond et
Islamophobe Hollandais, son ascension démontre justement l’échec des autres
politiquesqui, en renonçant à trop de choses, ont laissé les questions identitaires
devenir les principales questions politiques dans trop de pays Européens. Il me
semble que l’extrême-droite 2.0 surfe non seulement sur les peurs mais sur les
non-dits, la nettoyage idiot du langage politique et social qui aseptise tout
dialogue et le refus du politique de revenir à l’essentiel, aux fondamentaux, parce qu’il ne croit
pas pouvoir trouver des solutions à la paupérisation et autres complexes questions
sociales.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H49 dans Actualité, Communautarisme, Europe, Extrême droite , France , Identité, immigration, Intégration, laïcité, multiculturalisme, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Je suis d'accord avec Elsa Dorlin quand elle dit ceci:
J'ai été particulièrement choquée par l'ensemble de la polémique qui a visé Ilham [Moussaid]. Je crois que c'est révélateur de l'incapacité à articuler féminisme et laïcité sans réduire la laïcité à son expression républicaine, traditionnelle et exclusive. L'idée qu'une femme qui porte le voile ne peut pas être par définition féministe est une ineptie, mais c'est également extrêmement dangereux. Parce que cela implique une définition non pas universaliste, mais bien culturaliste, du féminisme.
Je trouve également intéressant que même dans les rangs de la gauche, certains aient pu considérer qu'une candidate féministe portant le voile représentait une candidature communautariste et qu'Ilham ne pouvait pas prétendre représenter l'ensemble des citoyens. C'est un discours totalement aveugle aux déterminations socio-historiques de la classe politique traditionnelle et, plus largement, à la couleur, au sexe, à la sexualité, à la classe des droits de l'homme.
Hier, on interrogeait les femmes politiques sur la conciliation entre vie familiale et engagement public, alors que les hommes politiques, on se contentait de les interpeller sur leur programme ; aujourd'hui, on réduit une candidate à sa religion, à sa foi, mais personne ne pense à interroger tel ou tel candidat sur ses accointances avec les représentants de tel ou tel culte, ou même sur sa pratique et son appartenance confessionnelles.
Rédigé par Christelle Nadia à 08H48 dans Citations , Communautarisme, culture, France , féminisme, Identité, immigration, Intégration, libertés, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Pour Denise Bombadier, toute femme qui porte la bura/le niqab est une combattante fondamentaliste et ne peut devenir une Québécoise:
Cette semaine, une immigrante égyptienne recouverte du niqab est venue devant les médias répandre ses états d'âme après s'être expulsée d'un cours de français au cégep Saint-Laurent, où les autorités exigeaient qu'elle se dévoile en classe. Il est important d'insister sur le fait qu'elle s'est elle-même expulsée et non le contraire, comme on l'a répété partout. Car cette combattante fondamentaliste qui déclare être «modérée» a choisi de s'exclure d'une exigence de la société qui l'accueille. Notons au passage la patience à la limite du tolérable des responsables du cégep et des autorités gouvernementales, qui ont négocié durant des mois avec elle pour tenter de lui faire entendre raison.
«Ils ont détruit mes rêves», a déclaré cette semaine à la presse la victime présumée d'un Québec à ses yeux destructeur de rêves. Dans une mise en scène digne d'une tragicomédie, entourée de son mari («Si je parle à sa place, on va m'accuser de la dominer», a-t-il dit) et de deux de ses bambins, elle a confié sa peine et son traumatisme allant jusqu'à la dépression, a-t-elle précisé.
Sait-elle, madame Niqab (quand on n'a pas de visage, on n'a pas de nom), le nombre de femmes québécoises qui ont vu, dans un passé pas si lointain, leurs rêves brisés par l'inégalité dans laquelle les maintenait la société? Sans droit de vote, obligées de recourir à la signature de leur mari dans plusieurs cas, sans droit d'accès à des clubs privés et autres lieux réservés aux hommes, discriminées dans l'accès aux professions, décrites comme objets de péché pour les hommes du haut des chaires de milliers d'églises d'un Québec traditionnel. Les Québécoises (et sans doute leur mari, leur conjoint, leurs fils et leurs amis) n'accepteront jamais de croiser des ombres à l'allure inquiétante, même si les chartes confirment un jour la légalité du port du niqab.
Je suis choquée
non pas par l’intolérance des phrases de Denise Bombardier mais leur
absolutisme et leur condescendance sexiste. Il me semble qu’ici la combattante
fondamentaliste n’est pas « l’immigrée égyptienne » mais bien
Bombardier qui refuse au nom des « Québécoises » de ne serait-ce que considérer
la possibilité que cette égyptienne ne se résume pas à son vêtement et qu’il
est possible pour une Québécoise ou même tout simplement une femme qui n’a pas
l’intellect de Denise Bombardier de faire des choix qu’elle jugent
injustifiables mais qu’elles considèrent comme étant tout simplement les siens.
Les femmes ont-elles le droit à l’individualité ? Surtout peut-on un
instant accepter que le choix d’une femme aussi condamnable, égoïste ou absolu
soit-il ne remet pas en question les droits de l’être humain ? Il me
semble que véhiculer sans réflexion, sans analyse le principe qu’une femme est définie
par ce qu’elle porte est non seulement intégriste, réfractaire mais odieux et
dangereux. Cela remet en cause « l’égalité » entre les genres et
surtout mènent à d’autres réflexions dangereuses sur la possibilité par exemple
pour une femme d’être responsable de son propre viol en choisissant de s’habiller
d’une certaine façon. Il me semble que nous vivons dans un monde dans lequel on
considère qu’ayant donner aux femmes un peu d’émancipation elles doivent se
faire endoctriner par les uns ou les autres afin de ne jamais oublier qu’elle
est toujours un objet, qu’elle est toujours le symbole de quelque chose et par conséquent
ne doit jamais travestir certains principes absolus. Il me semble que cette
vision du monde, celle que Bombardier semble partager en excluant «Madame Niqab,» comme elle appelle avec une suffisance non voilée de la catégorie des potentielles Québécoises, est celle qui motive les crimes d’honneur
car après tout si une femme est toujours un miroir ou un joujou, elle a intérêt
à ne jamais humilier les autres même si cela veut dire s’actualiser.
Rédigé par Christelle Nadia à 08H35 dans Actualité, Amérique , burqa, Communautarisme, féminisme, Identité, immigration, Intégration, Justice, laïcité, libertés, multiculturalisme, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
J’ai l'impression de me heurter
à des paroles d’un autre
temps quand je lis les phrases suivantes de Natacha
Polony :
Parler d’une école « sanctuaire », ce n’est pas convoquer les blouses et les bonnets d’âne, l’école des années cinquante ou des années trente, c’est comprendre que la société se structure en séparant les espaces. La démocratie, nous disait déjà Thucydide, repose sur la séparation entre espace public et espace privé. Nous y ajoutons la distinction entre savoirs scolaires et non scolaires, entre ce que l’école doit à tout prix transmettre, et ce qu’elle est incapable de transmettre.
Illich estimait que c’est en prenant modèle sur l’Eglise catholique comme institution totalisante que l’école avait peu à peu absorbé l’ensemble des savoirs et des valeurs. Peut-être. Le monothéisme est par essence théologico-politique. Peut-être devrions-nous alors retrouver la vieille distinction antique entre sacré et profane. Et qu’il nous appartienne de restaurer un équilibre aujourd’hui détruit. Que la société profane s’organise pour transmettre ce qui n’est pas du ressort de l’école, ce dont elle ne saurait compenser la perte : une mémoire familiale, un récit des origines et la conscience que nous sommes au monde, incarnés, ici et maintenant. L’école pourra dès lors enseigner ce cheminement vers les livres et vers le cœur des hommes. Notre dernier rempart, sans doute, contre la barbarie.
J’ai subitement
envie de pleurer comme lorsque je me force à livre la mauvaise bible chrétienne: le
nouveau testament. Pourquoi ? Parce que je sais Polony est trop « nostalgique, »
trop idéologique pour voir que les temps ont changé, surtout que le passé était formidable, qu’il existait certainement quelque part dans l’histoire,
le meilleur des mondes avec la meilleure école possible, celle qui menait
automatiquement vers les livres mais les femmes, les hommes, et leurs enfants
ont changé. Lorsque Polony dit avec une bonne foi évidente que la solution
est la lecture, je me demande dan quel monde, elle vit pour ne pas constater qu’hélas
aussi le problème est que la société croit tellement en l'absolutisme totaliraire de ses
valeurs, qu’elle a démissionné non pas à les transmettre mais a les expliqué, a
les enseigné non pas en faisant la morale aux jeunes le matin à l’école ou en
leur faisant Don Quichotte ou la Bible en acceptant les nouvelles d’un monde qu’on
aime peut-être pas mais qu’on doit accepter et en les éduquant tout simplement
pour leur faire comprendre pourquoi les valeurs « traditionnelles »
sont ne sont pas toutes antimodernes. Il me change qu’il y a beaucoup de choses
qu’on trouve dans les livres mais ce qu’on n’y trouve pas ce sont des valeurs nécessaires
pour lutter contre la barbarie parce qu'il faut quelqu'un, un adulte qui croit encore que son devoir n'est pas de punir ou de formater pour interpreter, convaincre et surtout s'obstiner ses efforts ne portent. Si l'école doit devenir un sanctuaire, sera-t-elle véritablement encore une école ou simplement une église ? Sont nous devenus si "vieux" pour croire qu'un jeune qui lit des livres peut résister aux dures réalités de son environnement et de sa famille? Et surtout ne pas être influencer par elle? Devenons croire que comme dans les jeunes de La Journée de La Jupe après avoir été forcé à
lire quelques livres par leur professeur pistolet à la main sont à tout jamais protéger
contre les pièges de leurs banlieues ? Hélas nous ne vivons pas dans un monde Disney World et il n'y a pas de solutions magiques contre la violence.
Si lire un livre était un façon de se « civiliser »
les écoles coraniques du Pakistan ou d’ailleurs seraient un modèle pur le reste
du monde car on saurait que les jeunes sont des petits-ordinateurs qu’il suffit
de nourrir avec des livres pour qu’ils deviennent des citoyens propres et
convenables. En somme, la lecture est fondamentale mmais jamais un livre ne remplacera une personne ou la société qui ne peut juste demander aux «jeunes» avec un aveuglement idéologique de juste lire pour devenir comme il faut.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H16 dans Actualité, culture, France , insécurité, Le Passé , libertés, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Sarkozy a montré
le mauvais exemple aux politiques Québécois mais nous connaissons déjà la fin
du film car lorsqu’un politique crie avec passion non, non, cela finit par une loi soft qui dit
non là mais oui ici en encourageant la ségrégation/le communautarisme. Petit exemple de cette Sarkozysation dans le Devoir:
Le port du niqab est incompatible avec les valeurs québécoises et n'a pas sa place dans les cours de francisation réservés aux immigrants. C'est du moins la lecture qu'on fait au cabinet de la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC), Yolande James: «C'est la position gouvernementale. Nous, on juge que ça contrevient à l'égalité hommes-femmes», a signalé, hier, l'attaché de presse de la ministre, Luc Fortin, qui s'exprimait sur le cas de l'Égyptienne qui s'est fait expulser du cégep de Saint-Laurent par le MICC, parce qu'on a jugé que les accommodements qu'elle demandait étaient déraisonnables. «Il n'y a pas de compromis à faire», a noté M. Fortin. Dans cette optique, les établissements d'enseignement seraient justifiés de bannir le port du niqab.
J’aimerai pouvoir
crier avec la foule de bobos, des charlatans du bien, et des aveugles « formidable ! » mais je sais que le niqab/hijab/la burqa
est encore une fois instrumentalisé par les politiques québécois qui veulent
absolument marquer leur différence avec le reste du Canada en affirmant qu’être
Québécois ne veut juste pas dire être Canadien. Le problème évidement est que
le Québec n’est pas le Canada et que dans les autres provinces, les choses sont
différentes. Ce que je trouve frappant est qu’on est fait sortir une femme en
niqab qui essayait justement d’apprendre la langue française pour s’intégrer en
lui envoyant le message que ce qu’elle portait était plus important que sa
maîtrise du français. Cherchez l’erreur. Je trouve sexiste, misogyne et surtout
injuste de dire à une femme que ses habits seront toujours important que ce qu’elle
dit, ce qu’elle fait ou que son essence tout simplement parce qu'elle est son corps. Le Québec n’a-t-il pas envoyé un
message tellement simple qu’il en devient simpliste et dangereux : une québécoise ou une personne qui veut le devenir n’a
pas le droit de porter les vêtements qu’elle veut ? C’est vraiment l’état papa
qui démontre ses limites et son inefficacité en s’attaquant à celles qu’ils considèrent
comme des victimes de quelque chose ou de quelqu’un au lieu encore une fois de
s’attaquer au bourreau.
Si, l’actuel gouvernement québécois a réellement, pour dire
les choses vulgairement, des couilles pourquoi n’interdit-il pas tout
simplement à toute autorité religieuse de justifier l’inégalité des sexes ou
toute forme de discrimination au nom de Dieu ? Mais non, nous savons qu’il
est toujours facile surtout lorsqu’on se dit féministe de s’attaquer aux femmes
en usant le prétexte qu’elles ne le sont pas suffisamment pour comme tout le
monde être libre de faire les plus abominables des choix qui incluent la soumission.
Il est paternaliste et surtout intégriste que de dire que certains choix sont
interdits aux femmes parce qu’ils ne font plus d’elles des objets de désir ou
les mères (je le dis pour faire plaisir à Elisabeth Badinter) de la société.
Je me demande ce que le gouvernement Charest va faire de cette égyptienne. S’il suivait sa logique, il devrait l’expulser mais il n’osera pas le faire car
ce n’est ni de la logique ou de la rationalité qu'il est ici en question mais la petite politique
et ses alibis. En somme, cette égyptienne va devoir rester chez elle, dans sa
communauté sans jamais pouvoir réellement s’intégrer et peut-être qui sait « s’émanciper »
ou changer d’avis parce qu’elle est définie par son niqab/sa burqa.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H00 dans Actualité, Amérique , burqa, Communautarisme, coup de gueule, France , féminisme, Identité, immigration, Intégration, laïcité, libertés, Politique, Religion, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Il me semble
nécessaire de préfacer mes remarques par quelques précisions. La première est
que j’adore Isabelle Adjani, je parle ici de l’actrice. La deuxième est que je
n’ai jamais été une fan de Diam’s . La troisième est que je n’aime pas m’attaquer
aux personnes mais à leurs idées. Ceci étant dit, je trouve lamentable la manière
dont Adjani et tant d’autres se sentent obligées de commenter les choix
personnels de Diam’s en agissant encore une fois comme si au nom du féminisme (qui
est en voie de devenir un intégrisme) il y a des choix qui sont interdits aux
femmes pour qu’elles ne contaminent pas les autres, les moins cultivées, les
moins sophistiquées membres du second sexe. C’est pourquoi il est donc honteux
et surtout totalitaire pour Adjani
de dire ceci sur Diam’s :
Je suis atterrée et profondément désolée. Je ne la connais pas. Je trouve qu’elle a un talent fou et je ne comprends pas ce qui lui arrive. [Se voiler] provient peut-être d’une grande détresse, (…) Le problème, c’est que cette détresse peut être contagieuse.
C’est fou comme les femmes sont intolérantes surtout lorsqu’elles se vautrent dans les jupes confortables du féminisme pour justifier leur
absolutisme, s'indigner, et juger les autres femmes. Une femme intelligente a-t-elle le droit de faire ses choix de vie
sans que les membres de son sexe lui reprochent de faire ce qu’elles devraient être
contentes qu’elle fasse, vivre pour elle-même sans laisser d’autres décider ce
qui est meilleur pour elle. Adjani, encore une fois, ne semble même pas pouvoir
imaginer qu’une femme puisse être libre et réfléchie et d’autres choix que ceux
qu’elle croit, presque fanatiquement, être les seuls légitimes et honorables. C’est
facile de taper sur Diam’s comme il était facile dans un passé pas très lointain
de faire d’elle un exemple parce qu’elle véhiculait sans trop d’analyses les idées
bons chics bons genres de la bien-pensance parisienne en accablant Marine Le
Pen par exemple. Il me semble qu’il est
possible de dire que pour les féministes et trop de gens la femme reste un miroir
qui ne boit refléter que le beau, l’utile, l’intelligent ou l’agréable. Désolée
de le rappeler mais les femmes aussi descendent du singe et ont le droit de
faire tous les choix possibles mais ceux qui dérangent sans culpabiliser.
Heureusement que le féminisme n’a pas d’avenir.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H05 dans Actualité, coup de gueule, France , féminisme, Identité, laïcité, libertés, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Les phrases qui...:
A-t-on uniquement le droit d’être musulman en France dans des salles de prière invisibles ou dans des fast-foods halal à l’enseigne moins prestigieuse que Quick ? Etre musulman en France, être musulman français, mais sans le dire, sans le montrer, sans surtout être susceptible d’apporter le moindre changement à un paysage culturel et religieux fixé il y a plus d’un siècle, est-ce cela l’intégration ?
Rédigé par Christelle Nadia à 05H20 dans Actualité, Citations , Communautarisme, France , Identité, immigration, Intégration, laïcité, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Je suis presque entièrement d’accord avec Jean-Louis Huss lorsqu’il affirme ceci sur son excellent blog as-tu bien pris tes comprimés :
Que Marine Le Pen, en campagne, crie à l’islamisation de la France, n’est pas une surprise, mais qu’un maire socialiste d’une grande ville ou un Ministre de l’Education Nationale profèrent des mises en garde sur le sujet qui n’en est pas un, c’est sidérant.
Il y a donc des “mécréants” qui ne peuvent se passer de cochon et tellement accros qu’une dose bi-quotidienne se révèle nécessaire, le cochon Quick étant le seul à pouvoir faire cesser le syndrome de manque. Pourtant des olives pimentées peuvent remplacer agréablement la petite rondelle de saucisson servie avec l’apéritif, le jus de tomate l’américano, le gigot n’est pas pour me déplaire et les volailles diversement accommodées ne me rebutent pas, au contraire. La choucroute de mer est excellente, même sans riesling et je ne regrette jamais un couscous sans lardons et jambonneau !Si je veux du cochon, je vais ou il y a du cochon.
En revanche la question qui mériterait d’être soulevée est celle des restaurations collectives, écoles, entreprises … dans lesquelles, certains jours, aucune formule alternative au porc n’est proposée : question délicate pour des raisons économiques en particulier, les choix multiples coûtant cher.
Il me semble
qu'on parle des burgers halals pour parler d'autre chose. La seule chose qu'on
puisse reprocher à Quick est son choix de la ségrégation. Il renforce
l'idée selon laquelle quelqu'un qui mange un burger halal ne peut côtoyer une
personne qui mange un burger avec du bacon et donc par conséquent que les
croyances religieuses sont des justifications/facteurs légitimes de communautarisation. Cette
controverse n'est qu'une preuve de plus qu'en France on tourne autour du pot
justement parce qu'on n'a pas de réponses aux questions fondamentales et qu'on
aime le bruit.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H58 dans Actualité, Communautarisme, France , Identité, immigration, laïcité, libertés, multiculturalisme, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Les phrases qui...:
Nous sommes certainement nombreux à penser : pourvu que le NPA ne cède pas à la tentation de la facilité, aux idées générales rassurantes, à la politique du bon sens qui lui est proposée de toutes parts ; pourvu qu'il prouve à cette occasion sa capacité à fabriquer les questions politiques avec celles qui sont concernées et en premier lieu, ici, les femmes qui ont choisi de porter le voile et celles qui ont fait le choix inverse, réunies, au-delà de leurs choix divergents par des ennemis communs : le capitalisme, mais aussi les servants de l'ordre établi, de la politique réduite à la police.
Bref ceux, et malheureusement celles qui n'ont pas très envie qu'elles apprennent à penser et agir ensemble. Mais cela implique de mettre son jugement en suspens, de refuser de séparer le monde entre, d'un côté, les laïcs et féministes éclairés et, de l'autre, les obscurantistes. Cela suppose de ne pas croire tout savoir sur les raisons pour lesquelles une femme porte le foulard et accepter d'entrer dans un processus de cohabitation et d'apprentissage. Cela revient à ne plus se comporter en juges mais en aventuriers de la démocratie.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H07 dans Actualité, Citations , Communautarisme, France , laïcité, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Mais Ilham se dit féministe! Bien: qu’elle m’explique, alors, pourquoi sa religion lui prescrit de porter le voile. Qui, de la lettre ou de ses exégètes (et quels exégètes) lui en font obligation. De quoi ce textile est le signe. Quel sens elle lui donne. Quelle est sa pertinence aujourd’hui, dans le monde sur lequel elle entreprend d’agir. Ce ne sont pas ici invectives d’une mécréante à une croyante: ce sont de vraies questions, d’une femme à une autre femme, et même, oui, osons le gros mot : d’une féministe à une autre féministe. Ilham, si vous passez par ici, pour mes lumières personnelles et pour l’intelligence du monde, s’il vous plaît - éclairez-nous, ne cachez pas ce sens que nous échouons à voir, et dites nous, enfin, comment on peut être féministe tout en étant voilée.
Le fait que
Judith Bernard demande des explications est à mon avis au centre de la question.
Elle semble ne pas pouvoir accepter que le féminisme peut être autre chose que
ce qu’elle croit qu’il est et qu’une femme qui n’a pas les mêmes idées qu’elle
mais qui se dit féministe n’a pas d’explications à lui donner ou à lui prouver
qu’elle fait ses choix librement, notamment celui de porter le voile. C’est fou comme
le féminisme est paternaliste et qu’il considère que les femmes qu’il veut pourtant
défendre ne peuvent faire certains choix surtout s’ils heurtent les plus intelligentes
et cultivées d’entre elles. Quel absolutisme dangereux de dire à une femme,
prouve ton féminisme et surtout de sous-entendre en filigrane que si elle est « différente » et affirme ses choix visiblement , elle ne peut qu' être que
pute, soumise, misogyne, ou idiote !
Nietzche affirmait que «Les femmes elles-mêmes,
tout au fond de leur immense vanité personnelle, gardent toujours le mépris
impersonnel de "la femme".» Si je n’irai pas jusqu’à dire que Bernard
méprise Ilham, je dirais toutefois qu’elle l’infantilise avec une suffisance
bienveillante en présumant qu’elle ne sait pas se qu’elle dit/fait et qu’elle
est dans l’erreur parce qu’elle ne lui ressemble pas ou tout simplement parce
qu’elles ont un désaccord profond non seulement sur la définition du féminisme
ou de la féminité mais de la femme. Ce genre de querelles existentielles mais enfantines expliquent pourquoi le féminisme est un archaïsme
qu’il faut absolument dépasser de nos jours pour éviter d’imposer aux femmes
chaque fois qu’elles font un choix qui déplaît aux autres femmes ou à la
majorité de la société de devoir l’expliquer comme quand un enfant commet une bêtise
ou qui viole les idées reçues.
Il me semble
que le challenge de prouver son féministe est aussi imbécile que le
challenge de prouver sa francité ou sa non-marginalité en affirmant de manière son
hétérosexualité ou sa chrétienneté (comme le fait Obama). Il m’a semblé éloquent
que durant tout son article Judith Bernard n’ait jamais envisagé une possibilité :
le fait qu’on puisse être féministe et ne pas savoir ce qui est convenable pour
toutes les femmes. En somme, il est possible, je dirai même commun, d'être féministe et d'avoir tort ! Heureusement, que c'est le cas d'ailleurs !
Rédigé par Christelle Nadia à 06H28 dans Actualité, Communautarisme, culture, France , féminisme, Identité, Intégration, laïcité, libertés, Mon cœur mis à nu, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
La phrase qui:
Si l’Assemblée nationale adopte une loi sur la burqa, la France deviendra le troisième pays du monde, après l’Arabie saoudite et l’Iran, à légiférer sur la manière dont les gens (dans tous les cas les femmes) s’habillent.
Rédigé par Christelle Nadia à 15H23 dans Actualité, burqa, France , laïcité, libertés, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Pour une fois je
suis d’accord avec une décision prise par Eric Besson:
"Pour répondre à certaines rumeurs, Eric Besson confirme avoir contresigné et transmis aujourd'hui au premier ministre un projet de décret refusant l'acquisition de la nationalité française par un ressortissant étranger marié à une Française", selon le communiqué. "Il est apparu, lors de l'enquête réglementaire et de l'entretien préalable, que cette personne imposait à son épouse le port du voile intégral, la privait de la liberté d'aller et venir à visage découvert, et rejetait les principes de laïcité et d'égalité entre homme et femme", justifie le ministre.
J’ai beau être contre
une loi contre l’interdiction de la burqa et surtout pour
le choix des femmes de porter ou non ce « vêtement, » je partage
la conviction qui est apparemment celle du ministre de l’identité nationale que lorsqu’on
veut devenir français on n’a pas à imposer à sa femme la burqa ou le voile ou autre chose qui fait d'elle un sous-être humain. Et
justement je crois cette décision montre bien que la loi contre la burqa est
inutile puisqu’il suffit d’avoir un peu de courage politique pour dire aux
hommes, aux religieux et aux autres femmes
qu’ils n’ont pas le droit d’imposer à une fois des choix sur ce qu’elle
doit faire de son corps.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H31 dans Actualité, France , Identité, immigration, Intégration, Justice, multiculturalisme, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Les mots ou plutôt
le soi-disant dernier dérapage de Georges Frêche et les divisions de la Gauche m’indiffèrent complètement. La question pour le PS est ailleurs. Je n’arrive pas à détester Frêche en dépit de
tous ses « dérapages.» On peut dire des conneries sans être un con ou un raciste indigne de faire de la politique. Frêche
a-t-il fait autre chose que dire des âneries blessantes et humiliantes que dans
nos sociétés si moralisantes il n’est plus possible de dire sans se faire
fouetter non pas parce qu’elles sont racistes mais parce qu’elles nous
rappellent que nous sommes tous responsables de ne pas penser proprement et d’avoir
une piètre opinion de l’autre ? Pour convaincre que Frêche est un Le Pen de
gauche (il a le «franc-parler» provocateur et manipulateur de Sarkozy"), il faudra qu’on montre autre chose que des boutades dites ici et là mais
des actes. Le PS, encore une fois, et ce
n’est pas surprenant, fait un choix parce qu’il plaît aux médias et qu'il est pro
bobo.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H35 dans Actualité, Extrême droite , France , Parti Socialiste, Politique, racisme, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
En apprenant que Jean-Paul
II se donnait des coups de fouet avant de dormir, j’avoue que j’ai du mal à
ne pas mourir de rire tellement cela prouve que les religieux sont des êtres désespérés.
Je me demande si en m’auto flagellant, j’aurais droit à la béatification ou même
à faire tous le « mal » que je veux. Il y a donc espoir pour les amateurs des jeux sadomasos. Comme dirait Sarah Silverman, l’Eglise
catholique doit vendre le Saint Siège pour sauver le monde de la pauvreté, et j’ajouterais
ou juste pour aider Sarkozy à moraliser le capitalisme. Lavdem
virtvtis necessitati damv!
Rédigé par Christelle Nadia à 12H59 dans Actualité, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Je suis d’accord
avec Philippe Bilger quand il dit ceci
sur la comparaison stupéfiante faite par
Alain Duhamel entre un pape, Pie XII, et Maurice Papon:
Alain Duhamel ose développer la thèse suivante qui va sans doute lui attirer les suffrages des adeptes des fausses analogies. "Si Benoît XVI, effectivement, va jusqu'au bout de sa démarche, c'est-à-dire commencer à béatifier Pie XII, moi je lui suggère de ne pas oublier Papon parce que c'est la même logique" (Le Post, Rue 89). Alain Duhamel devrait se garder d'ajouter une corde religieuse à son arc médiatique omniprésent. Je ne vois pas l'ombre d'une relation entre Papon qui a prétendu avoir évité le pire mais en le favorisant, qui a pris des initiatives à la fois bureaucratiques et scandaleuses et le pape Pie XII qui s'est situé sur un tout autre registre. Qu'on le défende ou non, il n'a pas ajouté du mal au Mal et, sur son territoire à la fois symbolique et réel, il n'a pas cessé de vouloir bien faire, j'en suis sûr, mais en se trompant sans doute. Entre les deux, ce n'est ni la même logique ni la même histoire ni la même abstention. Le rapprochement est offensant pour Pie XII, trop flatteur pour Maurice Papon.
Daniel Schneidermann écrit sur le sujet. Je me demande s’il y a encore des
choses que les membres des médias dits sérieux, qui n’aiment qu’on les compare aux bloggeurs, peuvent
encore s’interdire de dire surtout lorsqu’elles sont inutiles et imbéciles.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H15 dans médias, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé par Christelle Nadia à 06H04 dans Actualité, banlieues, Communautarisme, France , Identité, immigration, Intégration, médias, Politique, Religion, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé par Christelle Nadia à 10H46 dans Actualité, France , Identité, laïcité, libertés, mon Amérique, Politique, Religion, télévision | Lien permanent | Commentaires (0)
Mon grand regret en voyant ce débat plus intéressant que ce qu'on voit d'habitude est le fait qu'il ait été, certainemen,t écourté pour le rendre diffusable dans l'émission de Ruquier qui étant trop longue et trop people pour se concentrer sur un sujet sérieux plus d'un certain temps. C'est dommage. J'aurais aimé entendre plus Elisabeth Lévy qui semble avoir trop de respect pour Zemmour pour lui rentrer dedans.
Rédigé par Christelle Nadia à 01H49 dans Actualité, banlieues, Communautarisme, culture, France , Israël, Politique, racisme, Religion, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé par Christelle Nadia à 17H10 dans Actualité, Etats-Unis, Le Passé , libertés, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé par Christelle Nadia à 22H58 dans France , Identité, immigration, Intégration, laïcité, multiculturalisme, Politique, Religion, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
Quelle erreur !
Se faire attaquer chez Ruquier par Tariq Ramadan et répondre en demandant aux téléspectateurs
de lire son blog au lieu de venir dans la même émission réfuter point par point
les attaques de Ramadan, Caroline Fourest ne semble pas comprendre que la télé reste
plus puissante que l’écrit pour la majorité de gens. En plus elle commet l’erreur
d’aider Ramadan à rester au centre du débat sans qu’on ne focalise vraiment sur
ses idées et non sur son charme, ses qualités de débateur et le reste du
vernis.
Rédigé par Christelle Nadia à 14H58 dans Actualité, Communautarisme, France , Identité, immigration, Intégration, laïcité, Politique, Religion, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (3)
Caroline
Fourest a répondu à Tariq Ramadan qui l’accusait dans l’émission de Ruquier
de Samedi dernier de malhonnêteté intellectuelle et de tronquer ses citations
(merci à Jocelyn Charles). J’avoue que je suis déçue par sa réponse car elle ne
prend pas en compte le fait que peu de gens ont lu son livre et surtout liront
celui de Tariq Ramadan. La question des citations est une diversion. Ce que Fourest ne nous dit pas clairement c'est si elle considère
Ramadan dangereux parce qu’elle n’est pas d’accord avec sa vision de la laïcité
et ses opinions religieuses ou si au contraire elle le considère réellement comme
un petit Ben Laden, un islamiste qui doit nous faire peur. Car c’est de cela dont il s’agit. Tariq Ramadan est-il
une simple version Islamique de Philippe de Villiers ou Christine Boutin (ce
que je suis tentée de croire et cela veut dire pour moi qu'il doit être combattu et confronté sur ses contradictions et ses opinions) ou quelqu’un qui doit être banni du débat politique
parce qu’il n’est pas républicain ou pire parce qu’il est l’avocat de certaines
formes de violence et d'idées obscurantistes.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H37 dans Communautarisme, France , Identité, Intégration, laïcité, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Mon week-end fut excellent. Je me rends compte que travailler plus ne veut pas dire vivre mieux et que je vais devoir en tenir compte pour ne pas m'emporter facilement comme Sarko. Pour parler d'autre chose, en regardant Tariq Ramadan chez Ruquier, qui a battu Zemmour comme un tambour, je me suis dit qu'on devait essayé de garder l'esprit ouvert sur ce personnage bien que je n'aime pas que la religion occupe autant de place dans le débat politique et qu'il semble parfois ne vouloir que juger les autres. J'attends avec impatience la réponse de Caroline Fourest. Je crois que Ramadan n'a eu qu'un mauvais moment et c'est celui durant lequel il a refusé la main (figurativement ) que lui tendait Huster en voulant à tout prix que ce dernier dénonce toutes les injustices des gouvernements de la France comme-ci personne n'avait pas le droit de se sentir fier d'être Français mais devait, au contraire, se sentir toujours coupable, avoir honte en baissant les yeux et la tête. Je ne suis pas d'accord. On a le droit d'être fier d'être Français ! Cela devrait être un devoir pour tout citoyen ! (Mais bon, imposer le patriotisme serait liberticide) Entre parenthèses, je sais désormais à qui ressemble l'homme idéal : Francis Huster.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H29 dans France , Identité, immigration, Intégration, laïcité, multiculturalisme, Politique, Religion, tout le reste | Lien permanent | Commentaires (1)
Du moment qu'on veut traiter la France de raciste et chasser tous les racistes et les présumés racistes de France ou de la vie publique, autant se poser des questions en lisant les affirmations d'Elisabeth Lévy sans justement crier au racisme:
Rédigé par Christelle Nadia à 05H49 dans Communautarisme, France , Identité, multiculturalisme, Politique, racisme, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Je suis d'accord avec ceci mais que faut-il faire? :
Rédigé par Christelle Nadia à 08H09 dans Actualité, Communautarisme, France , Identité, Intégration, libertés, multiculturalisme, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
J'ai envie de dire n'importe quoi en lisant ceci mais je vais me retenir pour élever le niveau d'un débat qui est aujourd'hui devenu inévitable bien qu'il soit juste politique:
Rédigé par Christelle Nadia à 04H16 dans Actualité, France , féminisme, Identité, Intégration, laïcité, libertés, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Je ne peux être d'accord avec Philippe Bilger lorsqu'il affirme ceci:
Je crois que les affirmations de Bilger sont faciles parce qu'il évite habilement la vraie question qui est la suivante: dans une démocratie, peut-on priver les citoyens de faire certains choix qui ne concernent que leurs corps, que leurs petites personnes sans dévaluer les valeurs qu'on souhaite défendre ? L'Etat, les Justes et les fous d'Occident n'ont-ils pas comme toujours le devoir l'obligation de lutter contre l'obscurantisme non pas pour une suppression de libertés difficilement acquises mais en convaincant, en forçant les autres à confronter leurs contradictions et leur obscurantisme ? Il y a une expression de Bilger que j'aime bien, le totalitarisme du bien et ce qui est affligeant est qu'il semble ici soutenir ce principe parce que l'image d'une femme en Burqa ou en Burkini est plus intolérable que tout.
Rédigé par Christelle Nadia à 21H34 dans Actualité, France , Intégration, laïcité, libertés, multiculturalisme, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)

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