Je pèse mes mots
lorsque j’affirme que Luc Rosenzweig a tout faux et surtout dit n’importe quoi
sur Obama lorsqu’il affirme ceci :
Contrairement à ce qui avait été affirmé au moment de son élection, Barack Obama n’est pas un centriste pragmatique du genre de Bill Clinton. C’est un véritable et sincère liberal au sens anglo-saxon du terme qui tient à faire passer les thèses de cette mouvance dans la réalité sociale américaine, quel qu’en soit le prix électoral payé par ses amis démocrates, comme on a pu le voir avec le débat sur l’assurance-maladie. Contrairement à ses prédécesseurs, il ne craint pas ce lobby juif qu’il exècre. En cela, il n’a pas fondamentalement tort puisque la sociologie électorale américaine révèle un vote juif indécrottablement ancré chez les démocrates, et la sociologie tout court une prise de distance croissante de la jeune génération de juifs américains des Etats-Unis avec Israël.
C’est ridicule.
Obama n’est pas au gaucho. Il n’est pas un libéral dans le sens anglo-saxon du
terme. Il est un centriste pragmatique qui est prisonnier presque malgré lui de
l’image gauchiste que lui donne le fait qu’il soit considéré comme « noir »
car pour trop d’imbéciles les gens qui ont une couleur de peau noire sont de
gauche et ont des préavis et des préjugés sur certaines questions. Obama a été forcé
de réagir contre Netanyahu parce que celui-ci n’aurait fait ce qu’il a fait à
Joe Biden à aucun autre vice-président américain. Il a voulu tester la virilité
d’Obama croyant que celui n’oserait pas lui rendre, Obama lui a répondu pour lui montrer qu'il était le président des Etats-Unis comme les autres et non inférieur aux autres parce qu'il est 'différent' en sachant
que Netanyahu est impopulaire et que ne pas répondre voulait dire se délégitimer et surtout encourager d'autres humiliations et tests de sa virilité.
En somme, Rosenzweig analyse mal la politique américaine parce que s’il le
faisait un peu, il comprendrait que tout ceci est un combat de coqs, puisque
rien ne change et ne changera sur le fond ou l’essentiel. Netanyahu a voulu émasculé
Obama, celui-ci lui a rendu son poing sur la figure en l’humiliant sans toucher
à Israël. De toutes les manières, Obama, à cause encore une fois des
apparences, ne pourra pas régler le conflit Israélo-palestinien. Quoi qu’il
fasse il sera toujours suspect parce qu’aux Etats-Unis comme en France, la
question identitaire est primordiale. Obama a beau être aussi banalement américain
que Bill Clinton, il sera toujours perçu comme une créature exotique parce que
son père est Kenyan et qu’il a la couleur de peau de Yannick Noah.







Les commentaires récents