Rédigé par Christelle Nadia à 10H54 dans Actualité, mon Amérique, sport | Lien permanent | Commentaires (1)
Dans le Temps, Luis Lema cherche désespérément à rejeter la responsabilité des échecs de l’administration Obama sur le système de gouvernement américain et les républicains en évitant de porter son regard sur le président lui-même qui est pourtant le responsable numéro un. Morceau choisi:
En son temps, George Bush avait trouvé la parade en multipliant les «ordres exécutifs» et autres armes à disposition de l’exécutif visant à court-circuiter tout obstacle éventuel érigé par les parlementaires. Dénoncée avec véhémence par les démocrates, cette «politique impériale» était devenue synonyme de tous les errements en matière de respect des droits de l’homme et de toutes les justifications pour mener «la guerre contre le terrorisme».
Aujourd’hui, Barack Obama semble pourtant de plus en plus enclin à vouloir suivre un chemin similaire. Lundi, la Maison-Blanche a décidé de publier sur son site internet sa propre version de la réforme de l’assurance santé, après que cette réforme s’est enlisée au Congrès depuis presque une année. Les propositions sont désormais sur la table et, que Washington soit ou non engourdi sous la neige, l’entourage du président a déjà annoncé qu’il pourrait tenter de les passer en force.
Le problème d’Obama
est que contrairement à Bush, il manque de convictions idéologiques.Tel Sarkozy, il s’adapte à son environnement et surtout à son époque en
disant à chaque audience qui l’écoute ce qu’elle veut entendre en la persuadant qu'il est un des leurs. Contrairement
à Sarkozy, Obama a une opposition minoritaire mais forte mais parce qu’il n’a pas vraiment l’âme à
gauche et qu'il ne croit pas au combat politique lorsque son but n'est pas d'assurer son pouvoir, il ne souhaite pas la confronter s'il n'est pas possible de la marginaliser enfin d' éviter le piège
de la « gauchisation » qui le transformerait en un Jimmy Carter. Cette crainte explique pourquoi Obama s’interdira certainement de passer en force
sur la question de la reforme de la santé en se contentant d’une réformette ou de bousculer un peu la Droite dure en tentant de diviser le parti républicain. Son objectif est de continuer de
se positionner au centre en affirmant que les Républicains ne souhaitent pas
travailler avec lui bien qu’il soit prêt à faire tellement de sacrifices en ne cédant pas à sa gauche . En
somme, Obama fait deux paris en ce moment, celui de croire que les Américains sont
des conservateurs et qu’à aucun moment sa gauche ne le désertera même s’il s’avère
ne pas être leur « homme » comme il le leur avait fait croire durant
les primaires Démocrates.
C’est ironique et surtout idiot mais l’Obamanisme
est en fait le Clintonisme avec un visage métissé (et oui avoir du sang « noir »
ne veut rien dire et surtout ne veut pas dire être un gaucho incapable de machiavélisme et de tout
calcul politique). Ce n’est pas la pire des
choses mais juste une réalisation inquiétante car c’est une vision politique dépassée.
En effet, nous ne sommes plus dans les années 90. Surtout entre temps, il y a
eu le Bushisme qui a profondément marqué les Etats-Unis. Obama ne semble pas
vouloir rectifier les dérapages de son prédécesseur. En observateur
de la vie politique de son pays qu’il est , Obama a compris que le Bushisme était radical aussi
parce qu’il répondait à certaines attentes des américains et que tout changer
en 4 ans veut dire prendre le risque certain de ne faire qu’un mandat comme Jimmy
Carter.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H33 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, L'Amérique de Barack Obama , mon Amérique, Obama, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
J'ai refusée de me
faire vacciner contre la grippe cette semaine juste parce que je déteste aller
chez le Doc pour une chose et me voir proposer d’autre choses comme si je
faisais mes courses dans un magasin et que la médecine est une profession qui
peut se permettre copier d’autres professions dont le but n’est que le profit. J'ai eu tort car je suis grippée. Je ne peux pas stopper de
travailler car la fin de l'année est capitale pour moi. J’ai beaucoup trop d’obligations.
L'avantage de travailler grippée est que cette maladie facilite la
contrentation car on n’a pas la force de penser à autre chose si on veut être productif. Je ne travaille pas pour gagner plus mais parce que je suis un projet qui me passionne et qui peut changer ma vie.
Pour reparler du vaccin contre la grippe, beaucoup de gens ont peur de se faire
vacciner et mon Doc m'affirmait que cette année moins de gens acceptent de se
faire vacciner parce qu'il existe une sorte de paranoïa autour du vaccin. Ce
n'était mon cas. Je ne suis pas vaccinée par principe et c'était une connerie.
Rédigé par Christelle Nadia à 08H00 dans Etats-Unis, mon Amérique | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé par Christelle Nadia à 10H46 dans Actualité, France , Identité, laïcité, libertés, mon Amérique, Politique, Religion, télévision | Lien permanent | Commentaires (0)
C’est
Halloween ! Je vais me déguiser en
Obamaniac ou en Sarkozyste décomplexée (c’est à peu près même chose). J’ai un
peu de bling, beaucoup de maquillage et surtout des lunettes roses pour affirmer avec une conviction béate qu'une revolution est en marche et qu'il y a une rupture profonde avec le monde d'hier. Je devrai faire sensation et je serai certainement confondue avec une chanteuse de hip hop ou une nouvelle riche (cela veut dire bien des choses).
Rédigé par Christelle Nadia à 12H12 dans mon Amérique, Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0)
Il y avait ce samedi dans Midtown Manhattan une démonstration pour la liberté en Iran. A ma grande surprise, elle réunissait à peine mille personnes qui, malgré leur dévouement pour cete cause, arrivaient à peine à se faire entendre. Peu de gens ont cessés leurs activités pour les regarder et encore moins pour les soutenir. Cette indifférence ne m'a guère surprise, cependant elle m'a poussé à contaster que depuis l'Irak, le droit d'ingérence est une idée morte pour les américains cultivés et bien-pensants, surtout ceux de villes cosmpolitaines telles que New York. Ils ne pensent plus qu'ils ont le devoir d'aider les autres à devenir libres et à vivre dans un pays démocratique. Ils n'y croient plus tout simplement parce qu'ils se rendent compte que cela leur coûte trop cher (en terme de dollars, de vie humaine et de dépense inutile du soft-power de leur pays) et qu'au lieu de gratitude, ils auraient toujours droit à des reproches pour ses naïfs et religieux bons sentiments, à des accusations d'impérialisme et de cupidité. Les manifestants sont donc passés rapidement dans les rues en criant à tue-tête leur slogan mais aussitôt qu'ils furent partis, tout le monde continua son chemin et oublia leur message tant il semblait non pas idéaliste mais irréaliste et surtout anti-pragmatique et trop disney pour provoquer une prise de conscience qui provoquerait à son tour une politique plus interventioniste de l'administration Obama. Mais cela changerait-il quelque chose? Les américains en ce moment peuvent-ils faire autre chose que du BHLisme (ce qui n'est pas pour moi nécessairement péjoratif) pour les Iraniens ?
Rédigé par Christelle Nadia à 16H25 dans Actualité, Etats-Unis, Irak, Iran, mon Amérique, New York, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Il a enfin cessé de pleuvoir à New York. Depuis la fin officielle de l'hiver, le temps était capricieux car non seulement le froid ne déménageait pas, mais la pluie gâchait les quelques jours où le soleil essayait de rappeler ce qu'était le printemps. L'avantage à New York est que tout y possible plus qu'ailleurs même si en ces temps de crise, on ne peut ne pas se rendre compte juste en regardant les rues que les New Yorkais doutent de quelque chose et que la ville se demande avec anxiété si les beaux jours vont revenir. Lorsqu'on visite les grands magasins de luxe, on note que ceux qui peuvent encore se permettre de se payer une robe Chanel ou des chaussures Jimmy Choo sont pour une fois gênés car le regard des autres est plus insistant, plus accusateur et on comprend tout de suite que pour beaucoup, ceux qui consomment trop ou qui vivent luxueusement sont coupables et responsables des problèmes d'aujourd'hui. Une partie de l'Amérique, surtout de sa partie blue, croit que la crise est un signe que l'Amérique doit fondamentalement changer sa façon de vivre et sa croyance religieuse au matérialisme. New York étant non seulement la capitale de l'Amérique Bleue mais aussi la capitale économique des Etats-Unis, il est impossible de ne pas ressentir la grandissante contradiction entre le désir de consommer raisonnablement et le fait que la ville est le symbole de l'aspect matérial du rêve américain, du fait qu'il est impossible d'en avoir, d'en dépenser trop et que rien n'est jamais trop grand ou trop luxueux.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H50 dans Etats-Unis, mon Amérique, Mon cœur mis à nu, économie | Lien permanent | Commentaires (0)
La question que je me pose un peu trop souvent ces derniers temps est la suivante: quelles seraient les conséquences d'un échec du mandat d'Obama? Il a fallu du temps pour que bien des gens réalisent qu'être noir n'est pas un programme mais je me demande si les Obamaniacs et les autres savent que les symboles deviennent rapidement des pariahs ou des has beens lorsqu'ils échouent ou lorsqu'on réalise qu'ils sont comme tout le monde. Exemple: Rachida Dati, Edith Cresson, et Jesse Jackson. Je souhaite qu'Obama soit au moins meilleur que Bush pas parce qu'il est noir mais parce que j'aime l'Amérique et qu'avoir deux mauvais présidents de suite serait dramatique pour elle et le monde.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H28 dans Etats-Unis, mon Amérique, Obama | Lien permanent | Commentaires (0)
Mon appartement est vide parce qu'encore une fois, je vais déménager. Je ne sais pas comment se passent les déménagements ailleurs mais aux Etats-Unis, ils sont toujours difficiles parce qu'il faut prendre du temps pour trouver une compagnie de déménageurs sûre et surtout transférer son numéro de téléphone et ses services de cable et d'électricité. Bref, c'est stressant et infernal surtout quand il fait froid et qu'on souffre d'un rhume mais bon, je ne devrais pas me plaindre parce que je vais m'installer dans un quartier formidable et que j’ai la chance de pouvoir encore prendre des vacances. Pour parler d’une chose tout aussi triviale, en regardant le dernier James Bond, je ne pouvais de constater combien l'absence d'Eva Green minait le film en lui donnant un goût de produit inachevé. Je m'attendais à ce qu'on la fasse revenir à travers des flashbacks et en usant des souvenirs de Bond mais le réalisateur a décidé que le vide dérangeant et hypnotisant que créait cette absence pouvait être comblée par Daniel Craig et d'autres actrices. Il avait tort. Tout le long de Quantum Solace, on a une envie forte de revoir Eva Green et qu’elle n’est pas satisfait fait qu’on reste sur sa faim. J'aimerais voir un film avec Eva Green à la tète de l'affiche parce qu'il me semble qu'elle a quelque chose que les autres n'ont pas.
Rédigé par Christelle Nadia à 14H57 dans Cinéma , mon Amérique, Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0)
Subitement, il fait froid. Il faisait beau jusqu’à Mardi et brutalement, le temps a changé et on a l’impression d’être non plus en plein automne mais en hiver. A part le temps, tout le monde parle de la fin de l’élection qu’on attend tous avec impatience. Cette élection m’a déçue par la qualité non seulement des candidats mais aussi du débat et de la presse. Durant ces derniers jours, on se croirait dans la cour de récré d’une maternelle tant chaque candidat essaye avec un langage de bambin d’attirer l’attention des électeurs sur les défauts et les contradictions de l’autre. Obama dit, « McCain veut vous faire peur et c’est la copie conforme de Bush. » McCain dit, « Les positions d’Obama sont dangereuses et elles doivent vous faire peur ou tout au moins vous faire réfléchir. » En somme, la grande question, celle qui déterminera le scrutin est : le désir et le fantasme peuvent-ils être freinés par la peur et la réalité ? Il est clair qu’une grande partie des électeurs éprouvent du désir sur le personnage politique d’ « Obama » et qu’il est au centre des fantasmes de quasiment tous les électeurs, et dans une dizaine de jours, ils choisiront s’ils veulent satisfaire leur désir et assouvir leurs fantasmes. Je n’ai pas à me poser cette question parce que pour moi, le désir ne s’est jamais manifesté et le fantasme ne s’est jamais créé parce que j’ai une autre vision de la politique et du politique. Je crois surtout que l’Amérique a besoin de sobriété après huit ans justement de fantasmes fous.
Rédigé par Christelle Nadia à 15H59 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, mon Amérique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Nous sommes le 4 Juillet, fête nationale des Etats-Unis. En général, aujourd'hui, on se gave de hot dogs, de barbecue et de mauvaise télévision. Pour faire exception à la règle, je vais bosser, lire beaucoup et regarder Nadal essayer de gagner le match qui devrait lui permettre d’affronter (et de battre) Federer en finale. Les Etats-Unis est le pays où la fête nationale est un moment sans défilé militaire et sans grande cérémonie officielle mais c’est aussi parce qu’avant le 4 Juillet, il existe d’autres fêtes dont le but est de célébrer les anciens combattants (Memorial Day) et le rêve américain (Thanksgiving).
Rédigé par Christelle Nadia à 09H00 dans mon Amérique | Lien permanent | Commentaires (0)
Mon séjour à New York ne m’a pas convaincue que je devenais revenir vivre à Manhattan et bizarrement, j’ai rencontré quelqu’un qui m’a persuadée que je devais me ruer vers l’Ouest des Etats-Unis parce que j’avais des rêves, de l’énergie, et l’ambition libérale de change le monde. Je sais que c’est la bonne solution mais j’hésite entre la Californie, le Névada, et l’Arizona. Si je quitte Washington c’est parce que je ne m’y sens plus bien et que j’ai envie de vivre dans une ville qui bouge et qui grandit sans laisser un tas de monde derrière. Quand on vit à Washington, on a du mal à croire que c’est la capitale des Etats-Unis et ces dernières années la ville est devenue invivable pour des gens comme moi qui ont besoin de voir le monde en bleu pour créer. J’ai moins d’un mois pour faire mon choix. Pour le moment, je me dis que je vais m’installer à Las Végas et enfin bâtir mon empire bien que je sens bien qu’il faut j’aille sur place pour voir car je suis au début d’une aventure qui j’espère va durer longtemps.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H36 dans mon Amérique, Mon cœur mis à nu, Washington | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Je viens de réaliser que je ne souhaite plus être de gauche parce que la gauche américaine et la gauche française m’ont énormément déçue en refusant de prendre des risques. Leurs politiques ont refusé de devenir plus que des marchands des rêves en refusant d’élever leurs peuples au lieu de le flatter en leur disant qu’ils ont toujours eu raison et que pour réussir, ils doivent parler et devenir comme eux.
Durant mon séjour à New York, j’ai été frappée par le fait qu’il était impossible d’avoir une discussion politique sérieuse avec les Obamaniacs (les victimes de l’Obamania) parce qu’on n’a non seulement pas la même manière de voir la politique mais surtout parce qu’on ne vit plus dans le même monde. Cela m’inquiète parce que s’il n’est plus possible d’être d’accord sur les faits avant de les interpréter autrement le monde fonce droit dans le mur en laissant le religieux, le domaine de la foi contaminer le domaine politique et toutes les sphères de la société. Je me suis rendue compte qu’il valait toujours mieux accepter de faire le difficile choix de réfléchir que d’avaler, comme un bébé, de la pensée déjà ruminée.
Quand je dis que je ne souhaite plus être de gauche, je veux dire que je comprends que dans notre temps être de gauche ne veut rien dire puisque le plus important n’est plus l’idéologie mais les principes et surtout l’insistance sur l’exigence de ruminer soi-même ses propres nourritures terrestres.
Le mot gauche ne veut plus rien dire parce qu’il a été perforé cyniquement, bêtement et maladroitement par des personnes qui ont refusé d’accepter que n’attendre que des chamboulements, des révolutions pour changer le monde est une manière paresseuse et stérile de faire de la politique. Ce qui me répugne et qui me pousse à refuser désormais d’appartenir à la gauche ou la droite est la grandissante religiosité que prend la politique. Autrefois, ceux qui voulaient agir sans se poser de questions et souhaiter être des meneurs d’êtres humains sans être questionnés ou critiqués devenaient prêtres en espérant devenir Archevêque, Cardinal et éventuellement Pape. Aujourd’hui, ils deviennent politiques et espèrent tous se faire élire en prenant la tête d’un mouvement comme Jésus. Qui peut douter du fait qu’Obama et Sarkozy auraient fait d’excellents prêtres, pasteurs ou rabbins ?
Rédigé par Christelle Nadia à 12H08 dans mon Amérique, Mon cœur mis à nu, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Je suis de retour de New York ! Je sais que je n’ai pas tenu ma promesse de blogger après 5 jours de vacances mais j’avais vraiment besoin de vacances. Que puis-je dire de New York ? Deux choses. New York est obsédé par la récession américaine et peuplé d’Européens. Dans mon hôtel, j’ai été frappée par le fait que la plus part des gens venaient d’Allemagne, de France ou d’Espagne. Vive l’Euro fort ! Je suis ironique évidement car si l’Euro avait été moins fort, je serais probablement allée à Paris, à Nice ou à Barcelone. Mais bon il est impossible de se rendre à Manhattan et de ne pas revenir la tête pleine d’idées. J’ai plein de projets et je suis persuadée que mon été sera fructueux.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H30 dans mon Amérique, Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Hillary a gagné la Pennsylvanie par au moins 10 points (je dis au mois parce qu’il reste des voix à compter qui vraisemblablement augmenteront l’écart entre elle et Obama). La presse et certains mauvais analystes de la politique américaine devraient arrêter d’écrire la nécrologie d’Hillary avant qu’elle ne soit morte parce qu’en le faisant ils galvanisent son électorat et sous-estiment ses qualités de battante qui sont le plus mis en valeur lorsqu’elle se sent victime d’une injustice et qu’elle est donnée perdante. Les primaires vont donc encore durer deux semaines puisque le 6 Mai, l’Indiana et la Caroline du Nord doivent voter. Obama gagnera sûrement la Caroline du Nord étant donné que l’électorat noir est assez large pour lui donner une victoire et Hillary gagnera l’Indiana quoi que disent les sondages car cet état est encore plus “blanc ” que la Pennsylvanie et compte plus de membres des classes populaires. Qu’est qui a donc changé depuis hier soir ? Je crois que plus de gens doutent de la viabilité de la candidature d’Obama parce qu’il n’arrive pas en dépit de tous ses atouts de tuer Hillary Clinton. Durant ces deux semaines, ce qui va sûrement se passer est quelques uns des super-délégués, ces membres de l’establishment Démocrate qui décideront qui sera le candidat Démocrate vont choisir leurs camps mais beaucoup d’autres attendront de voir si Obama peut gagner l’Indiana ou Hillary la Caroline du Nord.
Ce qu’Obama va essayer de faire est de pousser les super-délégués à prendre leur décision maintenant en leur disant que s’ils ne la prennent pas les noirs ne voteront pas pour les Démocrates en Novembre et en essayant de les convaincre qu’Hillary n’a aucune chance de gagner contre McCain. Le problème d’Obama est que cela fait plus de 2 mois qu’il essaye de mettre fin à ces primaires et qu’il apparaît moins formidable qu’hier. En plus de cela, s’il ne trouve pas le moyen de tuer Hillary soit en la battant dans un état où elle est favorite ou la forçant à commettre une grave faute, il risque de ne gagner que la Caroline du Nord. Toutes les autres primaires (Indiana, Kentucky, West Virginia, Puerto Rico, Guam, il ne faut surtout pas oublier que deux états pro-Clinton la Floride et le Michigan sont pour le moment hors jeu mais ne pourront pas le rester car ils sont capitaux pour les Démocrates en Novembre) ont un électorat qui, à priori, est favori à son adversaire car ils sont la colonne vertébrale de l’Amérique profonde, celle qu’on méconnait hors des Etats-Unis.
Ce qu’Hillary va essayer de faire est de continuer à pousser Obama à montrer son inexpérience et à faire des fautes qui troubleront assez les membres de l’establishment pour les convaincre qu’il ne peut pas gagner. La plus grande difficulté pour elle est qu’elle compte beaucoup d’ennemis qui choisiront voir les Démocrates perdre avec Obama plutôt que de leur donner une chance de gagner avec elle. Le match est pour le moment est nul car même si les chiffres sont du côté d’Obama, ils ne décideront pas de l’élection car il ne peut plus juste essayer de perdre du temps, il doit marquer un autre but parce qu’Hillary n’ayant plus rien à perdre va lui rentrer dedans. Une chose est désormais claire, le gagnant sera le candidat qui tentera le plus de choses sans commettre de fautes. Si le match continue après le 6 Mai, avantage Clinton, s’il s’arrête avant ou la nuit des primaires qui auront lieu ce jour-là, Obama sera le gagnant. En somme, la question maintenant devient lequel de ces candidats veut le plus gagner et sait faire mal sans avoir l’air d’être une crapule. J’ai toujours dit qu’à la fin, Hillary gagnerait mais comme ceux qui lisent ce blog le savent, je n’ai pas toujours raison.
Rédigé par Christelle Nadia à 01H13 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, mon Amérique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Cette année pour moi est jusqu’à présent un mauvais moment. Tous mes amis sont emportés par l’Obamania et moi je lui résiste non pas par esprit de contradiction mais parce que je ne crois pas que la politique est de la poésie. Une amie m’a demandé comment je pouvais kiffer Ségo mais pas Obama. J’avoue que la question est pertinente mais je crois que ma réponse l’est aussi. Ségolène Royal m’a séduite parce qu’elle avait de bons instincts et surtout parce qu’elle osait être à contre courant de son parti en affirmant sa féminité, sa croyance en l’autorité et en la famille (que je ne partage pas totalement). Ségo n’avait l’éloquence d’Obama et je crois que c’est justement cela qui la rendait authentique car on sentait bien qu’elle n’était pas parfaite mais qu’elle avait les bons instincts et de vrais principes qui pouvaient la rendre trop intransigeante et donner l’impression qu’elle était méprisante car il y avait certaines choses qu’elle s’interdisait. Obama n’a pas de défauts, c’est Jésus, c’est l’homme qui croit qu’il va aider l’Amérique à expier "ses péchés originels' (je n'approuve pas l'expression) tels que l’esclavage et corriger ses erreurs récentes telles que la guerre en Iraq juste en devenant président. L’Amérique d’Obama changera parce qu’il est le changement et l’espoir et que aussitôt qu’il sera devenu président les noirs n’auront plus de réclamations et le monde aimera à nouveau l’Amérique parce qu’elle a élu un métisse qui a du sang blanc, le physique d’un noir et un père Kenyan. Je n’y crois parce que même si en politique, j’écoute mon cœur, je ne crois pas que les politiques doivent être des prophètes mais des hommes d’état et faire leur boulot n’ont pas en donnant de l’espoir au peuple mais en leur apportant de l’aide avec des solutions précises. Voilà pourquoi je kiffe Ségo et pas Obama parce que même si on l’a beaucoup caricaturée elle n’a jamais osé dire comme le fait Obama, “Mon programme c’est moi !”
Rédigé par Christelle Nadia à 05H13 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, France , mon Amérique, Parti Socialiste, Politique, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
La campagne d’Hillary Clinton a plongé ce soir dans le coma et sera certainement enterrée le 4 Mars prochain sauf si un miracle se produit. Que s’est-il passé ? Barack Obama a gagné le Wisconsin, ce n’est pas une surprise mais le problème pour Hillary est que c’est sa 9 victoire d’affilée et que tôt ce matin lorsqu’il gagnera Hawaï, il aura gagné 10 primaires consécutives. Tous les Démocrates même les plus fervents admirateurs de Hillary Clinton sont fatigués de cette élection parce qu’ils sentent qu’elle encourage les haines et les divisions. Si j’ai envie de voir Hillary gagner, je ne peux plus supporter de regarder ce mauvais spectacle et hors pour gagner Hillary doit faire durer ce mauvais film mais malheureusement pour elle, il dure depuis plus d’un an et l’audience a envie de voir autre chose, de passer à autre chose surtout qu’elle ne leur a pas encore donné une raison de ne pas quitter la salle. Je pense qu’on peut quasiment affirmer que le candidat Démocrate sera Obama parce qu’Hillary va perdre l’Ohio et le Texas à cause de cette lassitude qui va s’agrandir car ces primaires sont dans deux semaines et à cause du fait que McCain a déjà choisi de se battre comme Obama.
Ce qui est ironique est que la campagne d’Hillary Clinton prouve tout le mérite de Ségolène Royal qui est incontestablement une meilleure politique que cette première car elle a plus de charisme et prend plus de risques. Ségolène Royal aurait gagné ces primaires démocrates parce que les Démocrates seraient tombés amoureux d’elle comme ils sont tombés amoureux d’Obama et lui aurait pardonné les erreurs qu’ils ne pardonnent pas à Hillary Clinton qu’on présente désormais comme une vieille femme blanche qui ne sait pas conduire une campagne. C’est bien cela qui est rageant, cette France qui a rejeté Ségolène Royal aurait voté pour Hillary Clinton alors que cette Amérique qui vote pour Obama aurait choisi Ségo. La plus grande erreur d’Hillary Clinton a été d’embrasser le statut de favorite en pensant qu’il la protégerait des attaques et de la haine de la presse. Le contraire s’est produit car cette élection s’est transformée en referendum sur elle et sur le passé. J’aime répéter que Ségolène Royal devrait apprendre de la campagne de Hillary Clinton mais aujourd’hui je me rends compte c’est plutôt Hillary qui a plus de choses à apprendre de Ségolène. Hillary a fait sa campagne la peur au ventre en étant terrifiée à l’idée de la perdre. Elle n’a donc pas su changer parce qu’elle pensait que l’expérience et la compétence suffiraient. Ségolène Royal, elle, s’est tout de suite rendu compte qu’elle devait prendre des risques et avoir de l’audace et ce qui lui a manqué est le parti et une équipe solide et soudée. Si Hillary et son équipe devaient être comparées à une équipe de football, ce serait l’équipe du Brésil de 2006 qui avait tout sur le papier pour être encore une fois champion du monde mais qui a joué pour ne perdre et non pour gagner. La seule bonne nouvelle pour moi est que je ne vais pas avoir à me regarder ’élection Américaine avec mon coeur et mes tripes comme je lai regardé l’élection française. Je vais pouvoir regarder ce nouveau show avec plus de distance car je ne crois pas en Obama et surtout je n’aime pas sa façon de faire de la politique. Je disais hier, McCain est le favori car tout ce qu’il a faire est de rester lui-même et de ne pas se transformer en George Bush en essayant d’effrayer les Américains. Les medias détestaient Hillary mais ils adorent McCain depuis longtemps, et c’est pour cette raison qu’il va gagner car contrairement à Hillary, McCain aura toujours le bénéfice du doute et l’honnêteté lorsqu’il attaquera Obama car après tout, il a fait la guerre du Vietnam, il a été prisonnier de guerre et on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Hillary est du veau casher, Obama du yaourt bio, McCain est un steak saignant et nous savons tous combien les “hommes ” aiment la viande. Hillary a perdu les électeurs hommes dans le Wisconsin par plus de 10 % et les femmes l’ont désertée comme elles avaient déserté Ségo à la fin de la campagne française. Pourquoi ? Les femmes n’aiment pas les perdantes surtout lorsqu’elles font tout gagner en refusant d’accepter leur défaite.
Rédigé par Christelle Nadia à 22H38 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, mon Amérique, Politique, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le résultat de la primaire du Wisconsin nous dira si la campagne d’Hillary Clinton plongera véritablement dans le coma ou si elle se remettra d’une tumeur qui aurait pu être cancéreuse, se propager et sûrement l’achever. Comme je le disais la semaine dernière, Barack Obama est désormais le favori et Hillary risque de jouer son va-tout le 4 Mars en étant condamnée à gagner le Texas et l’Ohio. Cependant, il lui reste le Wisconsin pour sauver son mauvais mois de Février et reprendre le statut de favorite pour ne plus le perdre. Le fait qu’Hillary a choisi de passer ces 4 derniers jours dans le Wisconsin montre qu’elle sait très bien que si elle attend le 4 Mars, il sera sûrement trop tard et qu’elle pense qu’elle peut gagner cette primaire. Le problème est que tous les sondages encore une fois la donnent battue et que si elle perd, elle aura du mal à convaincre la presse qui a une influence sur l’opinion et les Démocrates les plus influents qu’elle reste une candidate crédible car ils voudront en finir avec ces primaires qui ont incontestablement coupé le parti Démocrate en deux. Obama alors aura gagné consécutivement dix primaires (je présume qu’Obama va gagner la primaire d’Hawaï de ce soir puisqu’il a grandi dans cet état) et Hillary deviendra en quelques sortes celle qui déchire le parti inutilement au lieu de donner toutes ses chances à Obama pour affronter McCain avec un combat inutile. En conclusion : le centre du monde des Démocrates est le Wisconsin et si Obama gagne, ses chances de gagner les primaires démocrates seront de plus de 65%, ce qui veut dire que sans scandale ou une énorme erreur de son camp, il sera le candidat Démocrate. Les choses sont donc pour une fois simples même si elles restent trop inutilement compliquées :
1. Obama n’a plus besoin que de gagner les deux primaires (Wisconsin et Hawaï) de ce soir et un des trois grands états qui restent : le Texas, l’Ohio ou la Pennsylvanie. Hillary doit gagner le Wisconsin ce soir pour assommer Obama d’un uppercut qui le mettra sûrement chaos car alors tous ceux qui doutent d’Obama et qui pensent que les classes moyennes ne voteront jamais pour lui reviendront vers elle et elle pourra ensuite gagner confortablement le Texas et l’Ohio sans devoir tout détruire sur son passage. Cependant si elle perd, elle devra prendre la décision d’utiliser ses armes nucléaires pour gagner les trois grands états qui restent en acceptant sans hésiter les chamboulements que cela provoquera. Mais cette décision elle la prendra car encore une fois, la presse, son adversaire et l’establishment Démocrate lui ont fait comprendre qu’en perdant, elle sera non pas enterrer dans les caves de l’Histoire mais lynchée et que le nom Clinton n’aura plus aucun prestige. Ce que je dis est que ces primaires surtout pour Hillary est un combat à mort parce que contrairement à Obama, en les perdant, elle perd tout et n’aura plus de chances. C’est bien pourquoi ces primaires ne peuvent finir que par un bain de sang.
2. Quoi qu’il arrive, il est certain que l’élection présidentielle sera compliquée pour les Démocrates quel que soit leur candidat. Ils se sont divisés inutilement durant leurs primaires en refusant d’établir des règles claires et de tirer les leçons du passé qui prouvent que certains débats doivent être évités à l’aube d’une élection lorsqu’on veut plus que tout la gagner. Maintenant, les deux camps se détestent et le parti Démocrate s’est transformé en Parti Socialiste Français.
3. L’avantage de McCain est qu’il a déjà gagné ses primaires et surtout qu’en dépit du fait que beaucoup de gens dans son parti le détestent, son âge et le fait qu’il suit Bush aideront les conservateurs, les indépendants et trop de Démocrates à voter pour lui car ils pourront facilement se convaincre qu’il sera président juste pour 4 ans, qu’il est une valeur sûre et qu’il est plus compétent et surtout moins arrogant que Bush.
4. Nous sommes à plus de huit mois des élections mais je crois que McCain part et que si c’est Obama, le candidat, il sera super favori parce que je crois qu’alors plus d’états seront en jeu et que l’élection risque d’être un remake de celle de 1984 qui avait vu Ronald Reagan écraser le Démocrate Walter Mondale. Il se peut que je me trompe et que mon parti pris pour Hillary m’aveugle mais je ne le crois pas. Si je devais parier ma main aujourd’hui, je dirais donc que les Etats-Unis auront un président McCain en Janvier 2009 mais cela dit j’aurais aussi parié que la France aurait Ségo comme présidente. Je suis tout de même plus sûre de mon pronostic.
5. Les Démocrates seront tout aussi sinon autant divisés que les Socialistes ne l’ont été durant l’élection de 2007 parce que le camp qui aura perdu ne l’admettra et surtout ne fera pas tout pour permettre à l’autre de gagner. Les Africains Américains diront que les Clintons ont utilisé des attaques racistes et indignes. Les jeunes qui suivent Obama estimeront qu’on leur a volé leur rêve. Beaucoup de femmes, de Latinos, de membres de classes moyennes refuseront de suivre Obama par dépit ou par peur. Surtout, les Clintons et leurs fidèles ne feront que le strict minimum pour soutenir Obama en affirmant avec raison qu’on a bafoué leur honneur en les traitant de racistes et de parvenus sans classe. Bref, les Démocrates ont brisé leur parti avec ces primaires en essayant de tout faire pour qu’elle soit romanesque, digne d’un scénario d’Hollywood. En privilégiant l’image et le rêve, ils ont laminé la coalition des électeurs qui fait leur force mais qui hélas a toujours été fragile puisqu’elle est faite de femmes, d’ouvriers, de gays et lesbiennes, de minorités, de gens qui sont tellement différents que le moindre conflit passionné ne peut que les diviser. Ces primaires sont devenues du tout ou rien et ce fait ne peut qu’avoir des conséquences dangereuses pour mon Amérique car le vainqueur sera gravement diminué et le vaincu, surtout si c’est une femme, tellement humilié qu’il/elle souhaitera la défaite de son rival pour venger son honneur.
Rédigé par Christelle Nadia à 04H37 dans Actualité, Etats-Unis, mon Amérique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
J’ai décidé de ne plus suivre la campagne des démocrates parce qu’honnêtement je suis déçue par le scénario. Je m’explique. Cette campagne me fait penser au film Alexander de Oliver Stone, le sujet est passionnant, les acteurs sont à priori de bons acteurs (dans ce film c’était Anthony Hopkins, Colin Farrell et Angelina Jolie), le metteur en scène sait ce qu’il fait (Après tout, Stone c’est l’homme derrière JFK, Wall Street, …etc.) mais le film est nul parce que l'histoire devient une collections de clichés et de conclusions trop faciles. Le problème est ces acteurs de ce qui devait devenir un superbe film ont choisi de jouer des rôles qui ne sont pas suffisamment grands pour eux parce qu’entre autre ils sont mal écrits. La campagne des Démocrates prend une tournure dangereuse non pas parce qu’il y a trop de suspens (il n’y en a pas vraiment ; les primaires ce n’est pas qu’un match de football où tout peut arriver mais c’est une coupe du monde où à la fin les équipes qui finissent par gagner sont quasiment toujours celles qui ont déjà gagné ou celles qui ont non seulement du talent mais aussi de la discipline et des alliés. La Grèce peut gagner la coupe d’Europe mais on peut difficilement l’imaginer gagner la coupe du monde) mais parce que quelque chose est en train de se défaire et non de se construire. Je pense qu’il y a une fracture qui s’est créée non pas entre le camp Clinton et le camp Obama mais entre les idéalistes et les pragmatiques de leur parti. Les idéalistes sont ceux qui détestent la politique et veulent la remplacer par de la rhétorique inspiratrice en faisant du premier des politiques, le père de la nation, celui dont la tâche principale est d’unir, de faire sourire, pleur, et d’inspirer. Je ne veux pas de cela parce que je crois que le rôle du politique est avant toute chose de résoudre des problèmes précis. Je ne veux pas que Hillary ou Obama devienne un parent ou un poète qui donnerait des encouragements aux électeurs lorsque ces derniers leur demanderont des comptes.
Les pragmatiques sont ceux qui estiment que le “changer la vie ” de Mitterrand ne veut pas dire chanter avec tout le monde « Oasis, Oasis, c’est bon c'est bon » (c’est mon hommage tardif à Carlos) mais poser des actes forts qui aident les citoyens à vivre leur vie et à trouver d’autres modes d’inspiration que d’observer leurs politiques nettoyer le sol. Seuls les Démocrates comme les Socialistes français pouvaient trouver le moyen de transformer une campagne entre deux bons politiques en une campagne négative sur l’âme de leur parti alors que tout le monde sait qu’un parti n’a pas d’âme mais que c’est juste un machin qui permet de gagner des élections. Hors cette élection qui n’est pas imperdable mais gagnable car une élection imperdable cela n’existe pas, les Démocrates risquent de la perdre parce qu’ils ont envie non pas de cicatriser les blessures du Bushisme mais de tout détruire pour tout reconstruire en chantant non pas “All we need is love ” mais “All we need is hope. ” En effet, pour trop de Démocrates, nous ne sommes pas en 2008 mais 1776 et l’Amérique peut désinfecter son passé en devenant une adepte de la nourriture bio. L’Amérique n’a donc pas plus de 200 mais elle a tout juste un mois.
J’arrête de regarder cette campagne minable parce que le scénario n’est pas à la hauteur du moment. On ne parle plus que des Clintons, de racisme, de féminisme, de mesquinerie, de divisions, d’inspiration, de manipulations, du passé, et d’un futur sublimé. Je m’attendais à mieux. Les candidats sont attirants. Ils avaient tout pour faire de cette campagne, un moment non pas propre mas mémorable mais ils se sont laissés emporter par l’idée que leur rival était un ennemi. J’arrête de regarder ce mauvais film parce que je ne veux pas être complice de cette mascarade. Je reviendrai à la campagne lorsque les primaires seront terminés.
Ceux qui lisent ce blog savent que je suis pour Hillary Clinton. Je le suis non pas parce que je suis contre Obama mais tout simplement parce que même si la spontanéité, l’éloquence, le rêve, l’espérance sont de son côté, il lui manque un élément essentiel ce n’est pas l’expérience mais de la substance, cette croyance prosaïque que lorsque les actes sont justes et constructifs, ils n’ont pas besoin d’être sublimés ou d’inspirer parce que leur impact suffit pour changer la vie. L’argument de beaucoup de gens est que Obama c’est Macintosh et Hillary Windows. Je ne suis pas d’accord. Je crois que la vraie métaphore est que Hillary c’est du veau casher et que Obama est un yaourt Bio. L’argument de Hillary est que les électeurs ont besoin de viande pour vivre, se battre pour leur rêves et qu’étant casher, on ne peut l’accuser d’être aux hormones et de ne pas respecter le consommateur. L’argument de Obama est qu’il est sain, et que Hillary a les mains sales et que les électeurs n’ont pas besoin de viande mais de produits sains et légers pour devenir des êtres meilleurs et changer de vie. C’est une discussion “saine ” et essentielle mais le problème est qu’elle s’est transformée comme quasiment toutes les débats politiques ces derniers temps entre une lutte entre le bien et le mal. J’arrête de voir le film parce que la campagne des démocrates s’est Bushisé. Les medias disent tous que c’est la faute des Clintons mais je ne le crois pas parce que il suffit de se demander à qui bénéficie la diabolisation qui donne envie de devenir végétarien et ne plus manger que des yaourts Bio pour ne plus avoir les mains sales et de ne pas tomber malade ou de vivre moins longtemps en mangeant de la viande casher. J’arrête parce qu'honnêtement, j’ai beau aimer la politique, je ne crois pas que c’est la chose la plus importante au monde même si elle est essentielle. Tellement de gens ont besoin d’aide pour non pas vivre mais survivre et que je pense en se focalisant artificiellement sur le racisme, le sexisme, les politiques les laissent tomber en leur faisant comprendre que leurs vies sont moins importantes que des combats d’arrière-garde.
Rédigé par Christelle Nadia à 03H09 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, Identité, mon Amérique, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Je trouve la campagne Américaine fascinante mais trop longue. Elle dure depuis presqu’un an et l’élection est en début Novembre, ce qui veut dire qu’il y aura encore plus de débats, plus de scandales, d’engueulades, de politique spectacle. Rien de penser à cela, j’ai mal à la tête. Imaginez que la campagne présidentielle française avait duré un an de plus, on aurait assisté à un mauvais film sans suspens parce qu’au moins les Américains, ils savant faire le show et faire des thrillers, les Français sont plus « adultes » et peut-être trop cartésiens.
Pour revenir au fond des choses, je me dois de faire quelques observations en dévoilant deux choses : je suis une démocrate et je soutiens Hillary Clinton. Je suis démocrate parce que je ne peux pas faire d’un parti qui mélange trop souvent sans ambiguïté, sans complexe ou culpabilité morale, religion, politique et richesse. C’est simpliste de cela mais assez juste. Je soutiens Hillary Clinton parce que c’est une valeur sûre et que ses défauts me plaisent parce qu’ils lui permettent de ne pas se placer au-delà de la politique comme le fait Obama qui me rappelle par incapacité à se dépasser lui-même Sarkozy. Je m’explique. Obama me fait penser à ce que disait Jean-François Kahn sur Sarko, puisqu’il dit avant moi, la politique était nulle et dégueulasse, avec moi, elle sera propre et vous donnera de l’espoir et mon élection nettoiera les péchés de l’Amérique. Je trouve cela vaniteux, arrogant, naïf et surtout cynique car le rôle du politique n’est pas d’être un poète ou un créateur mais de résoudre des problèmes bien précis d’un pays en acceptant parfois d'être détesté et ne pas fasciner les foules. Je suis dure lorsque je dis cela mais juste. Il est vrai qu’une élection ne se gagne pas sans poésie, sans ce je ne sais quoi qui fait qu’un électeur croit que la personne pour laquelle il vote peut faire bouger les choses mais la matière grise de la politique ce ne sont pas les mots mais les actions. L’appel de Londres du Général de Gaulle ne voudrait pas grand-chose s’il n’y avait pas eu une série d’actes qui avait transformé une résistance qui pouvait sembler vaine en une lutte de terrain qui a mené à une victoire réelle. Voici donc mes observations :
Rédigé par Christelle Nadia à 02H12 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, mon Amérique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
C’est Thanksgiving ou le jour de la dinde comme j'aime appeler ce quatrième jeudi de Novembre ! Pour ceux qui ne le savent pas Thanksgiving est ce jour de l’année où les Américains remercient Dieu, la vie, le sort, ou la nature pour ce qu’ils ont de plus chers. Les familles Américaines se réunissent généralement autour d’un grand repas qui dont le plat principal est traditionnellement une dinde farcie. Washington est donc vide parce que la plus part des personnes qui y vivent sont originaires d’autres états et y vont pour célébrer cette fête typiquement Américaine avec leurs familles. Bien que je ne vais pas me gaver de dinde, je vais profiter de cette journée de vacances pour faire une courte pause et méditer un peu sur la direction de mon existence. Et puisque le but de cette fête est de dire merci, ce dont je tiens donc à dire merci à ceux qui lisent ce blog malgré ses énormes défauts et mes sur-réactions.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H31 dans Amérique , Etats-Unis, mon Amérique, tout le reste | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Grand seigneur, le journaliste admet que l'on puisse « ergoter » sur sa méthode et sur son style, mais bon, que voulez-vous, il y a toujours des « rouspétances » quand on veut réformer, comme disait... Pierre Mauroy, promu autorité en la matière et figure tutélaire du garde des Sceaux, qui appréciera.
Pour le journaliste, c'est là toute la critique qu'il consentira à émettre. Rassurez-vous, je me permettrai d'ergoter un peu de rouspétance à la fin de cet article.
Le journaliste développe ensuite deux
clichésarguments à l'appui de son approbation béate, ou plutôt contre les deux arguments qui seuls, selon lui, peuvent expliquer qu'on puisse être mécontent de cette réforme. Au cas où un lecteur froncerait encore les sourcils pour se faire une opinion, l'auteur a la gentillesse de lui montrer la voie : il s'agit de lutter contre deux "démons". Bref, ce n'est plus une réforme, c'est un exorcisme.Le premier démon est LE cliché dont on peut faire l'économie si on parle de la justice : le corporatisme. Il n'est qu'anecdotique comparé au second où l'auteur fait montre de tout son art. Afin de vous éviter un baillement d'ennui, je vous propose un petit jeu. Cherchez la démonstration de Christophe Barbier. La réponse est ci-dessous, c'est le passage en gras.
Le premier démon, c'est celui du corparatisme : les avocats, les magistrats, tous ceux qui en vivent, de la justice, évidemment, se sont ligués pour qu'on ne tape pas dans leur gâteau.
Techniquement, cela s'appelle décrédibiliser l'adversaire pour réfuter tout argument de sa part. Peu importe ce que je pourrai dire : je suis avocat, donc tout ce qui sortira de ma bouche sera du "corporatisme" pour protéger "ma part de gâteau" (car je comptais sur mes affaires au tribunal d'instance de Bourganeuf pour me payer une Aston Martin, et son regroupement avec le tribunal d'instance de Guéret est une catastrophe économique pour moi).
Je suis d’accord avec Eolas mais hélas, je crois que le fait qu’il est possible pour Christophe Barbier de faire ce genre d’éditos montre à quel point le gouffre qu’il existe entre nos sociétés et la justice s’est approfondi et combien les avocats et les juges sont incompris et détestés parce qu’ils ont d'eux les uniques responsables des disfonctionnements de la justice et parce qu’une grande majorité de gens pense qu’ils ne sont pas du côté des victimes. Je crois que Rachida Dati s’en sort bien à cause de cette méfiance, j’allais dire de ce mépris, contre ceux dont elle se sent la patronne.
Aux Etats-Unis, le même problème existe et je dirais même qu’il est plus grave parce que les Américains tolèrent de moins en moins que les victimes ne reçoivent pas leur kilo de chair. A la télévision Américaine, des magistrats acceptent de faires les clowns en tranchant emboitement des affaires mises en scènes devant les caméras parce qu’ils savent que se donner en spectacle est plus facile que d’être un bouc émissaire. Ils donnent ainsi raison à ceux qui pensent que le rôle de la justice est d’être du côté non seulement des victimes mais aussi de la foule qui demande toujours plus afin d’avoir sa soif de sang et son besoin d’exhibitionnisme satisfaits. Barbier donne raison à Dati parce qu’il ne sait rien de tout cela et parce qu’il croit que réformer veut toujours dire supprimer ou réprimer. Dati, elle, veut montrer aux Français que les tribunaux ne sont que des machins bureaucratiques et que les avocats et les juges sont trop égocentriques pour penser à ceux qui souffrent et qui justement ont besoin d’être protégés par la justice. Tout ceci est évidement trop compliqué pour des journalistes Français qui s’américanisent sans complexe.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H24 dans France , Justice, mon Amérique, tout le reste | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Nous sommes six ans après le 11 Septembre 2001 et j’avoue que cette date est importante pour moi parce que je pense que ce jour ne m’a non pas changée mais m’a forcée à assumer mes convictions et mes ambitions. C’est ce jour-là que j’ai compris que je devais tellement de choses à l’Amérique parce qu’elle était le seul pays qui m’avait permis d’être et de rêver prospérer en dépit de mes contradictions et de mes passions. C’est aussi le 11 Septembre que j’ai compris que je ne pourrais jamais devenir de droite ou d’extrême gauche parce qu’en voyant s’écraser les tours jumelles par une seule fois je n’ai cru qu’il suffisait de rendre les coups, de prouver combien l’Amérique était forte pour que tout s’arrête ou de s’isoler du monde et de se repentir pour les soi-disant péchés et crimes des administrations américaines pour que les terroristes deviennent charitables. Le 11 Septembre m’a donc mise en face de mon américanisation car avant mes rapports avec l’Amérique étaient chastes car je n’osais pas par pudeur lui montrer combien je l’aimais et affirmer que cette relation amoureuse qui s’était créee entre nous serait éternelle puisque cet amour est rendu fervent par mon admiration pour elle et le fait qu'elle accepte mon besoin de liberté.
Il faut aussi que je dise que le 11 Septembre, contrairement à beaucoup d’autres, m’a forcée à me rappeler qu’il était impossible d’ignorer le monde et qu’on ne pouvait pas le repousser en s’isolant de lui ou en n’en faisant qu’une source de conflits. C’est pour cette raison que je pense que le « nous sommes touts américains » de Jean-Marie Colombani que j’ai repris l’année dernière était approprié mais hélas représentait une voie que mon Amérique n’a pas suivie à cause des erreurs de Bush causées par son entêtement à voir l’Amérique comme séparée du monde. Je me souviens que le premier discours de Bush après cet attentat au Congrès m’a presque fait pleurer de frustration car en l’entendant dire que les autres étaient soit avec l’Amérique ou contre elle, j’ai tout de suite vu qu’il divisait le monde inutilement sans oser affirmer que ceux qui refusaient d’admettre que les forts puissent être des victimes étaient inhumains et qu’en célébrant le 11 Septembre et en louant Al-Qaeda, ils se séparaient du monde parce que justement ce jour-là l’Amérique était devenue le monde. J’aurais donc aimé entendre Bush dire « nous sommes le monde et cet attentat injustifiable nous a montré que nous ne devons pas le laisser aux mains de personnes qui veulent le détruire au nom de Dieu ou de la justice absolue. » Mais il fallait un peu de culture pour cimenter ce lien entre l’Amérique et le monde et c’est pourquoi il est dangereux d’élire des leaders qui ne savent rien de l’histoire ou de la culture des autres.
La peur, le traumatisme et l’intolérance qui ont suivi le 11 Septembre m’ont permis de rejeter la facilité et d’accepter que la complexité des problèmes de ce siècle si jeune et pourtant si vieux. J’ai compris aussi qu’il serait difficile de notre temps d’être de gauche parce qu’il ne serait pas toujours possible de convaincre qu’être courageux ne veut pas toujours dire être fort et dure comme le sont les hommes lorsqu’on questionne leur virilité mais avant tout d’être juste et accepter que l’action des forts doit être refléter des valeurs autre que la force brute et ne pas se résumer à l’expression d’une pulsion ou d’une émotion primitive qui leur fait croire que toute action est morale lorsqu’elle est efficace et que donc le résultat, le succès est plus important que les valeurs.
Beaucoup de gens continuent d’arguer que le 11 Septembre a sommé le début de la troisième guerre monde pour se servir de l’histoire, faire l’apologie du retour de la politique dopée de testostérone et faire croire que nous sommes en 1932 et que seules des idéologies qui acceptent le fameux concept de guerre de civilisations permettront d’éviter un nouvel Hitler et une nouvelle Shoah. D’après eux, il faut agir, toujours agir, confronter, toujours confronter pour ne pas avoir une attitude Munichoise. C’est pour cela que la rhétorique qui a suivi immédiatement le 11 Septembre est majoritairement guerrière car il s’agissait de transformer la lutte contre le terrorisme en guerre éternelle pour simplifier les choses puisque le fait d’être en guerre justifiait tout et plaçait le citoyen dans un état de peur et de suspicion permanent qui le menait à n’imposer plus qu’une unique obligation à aux leaders politiques : celle de le protéger sans s’attarder sur le comment et le pourquoi.
En même temps, il est impossible de nier que quelque chose a changé avec le 11 Septembre et de se cantonner à blâmer l’Amérique et à lui refuser le statut de victime en voyant dans cet attentat ignoble un complot destiné à maintenir son empire et sa domination sur le monde. Lorsque je dis qu’il est difficile d’être de gauche ou plutôt du centre gauche, je veux dire que notre époque voue un tel culte à l’action qu’elle devient le symbole de la puissance et que réfléchir, dire qu’être fort ne doit pas ne vouloir dire que châtier, mettre en lumière les ambigüités et ses zones zone de l’action humaine est signe de faiblesse et d’impuissance. Même après les erreurs de Bush et l’Irak, les Démocrates aux Etats-Unis restent vulnérables à l’accusation qu’étant de gauche, ils ne peuvent protéger l’Amérique parce que la métaphore guerrière toujours efficace et qu’on ne demande rien d’autre à un général que gagner la guerre et de, par conséquent protéger son pays sans trembler ou sans hésiter, sans se poser des questions car les questions sont pour les faibles et les collaborateurs. De nos jours, ne pas être un homme ou une femme d’action veut dire non seulement être un sous-homme mais accepter d’être coupable et donc d’être une victime.
Six ans après le 11 Septembre, je reste donc consciente du fait que tout reste à faire et que le monde a besoin de monde pour ne pas être divisé pour créer des conflits inutiles qui ne résoudront rien. Je continue de croire à mon Amérique et de l’aimer tout en me rendant compte que je ne peux laisser derrière ma passion pour la France et mon attachement spirituelle à l’Afrique. Parce que je ne suis pas romantique, je ne cède pas à la tentation d’agiter mes points en l’air en criant comme beaucoup que tout changera avec la fin du libéralisme ou avec une révolution qui feront des justes et des pauvres les nouveaux maîtres. Je crois plutôt qu’il faut accepter si tout est possible, certaines choses et conditions sont inacceptables. Il faut accepter que changer veut dire non pas de faire des discours ou des actions spectaculaires mais simplement se regarder dans la glace tous les matins en se rappelant qu’on est un être humain et qu’on peut donc changer le monde en disant non ou oui sans suivre la meute hystérique ou aliénée en refusant de regarder l’état du monde et de l’autre.
J’aime répéter que je crois en l’être humain plus que je ne crois en Dieu tout simplement parce que je crois qu’avec les femmes et les hommes, on sait qu’on aura droit à des larmes, du sang, de l’allégresse, des injustices honteuses mais on sait aussi qu’ils sont capables de surprendre en se construisant un avenir époustouflant ne serait-ce que par vanité. Car, en fin de compte il s’agit bien de cela puisque lorsqu’on sacrifie sa vie et celles des autres au nom de Dieu, ce qu’on dit est que l’être humain n’a aucune valeur et qu’il doit devenir un Dieu en accepter de tuer et de détruire pour purifier l’humanité et établir sur terre une justice divine totalitaire où toute injustice deviendra justifiable puisqu’elle sera une punition divine. Le combat de notre temps n’est donc entre les fous de Dieu et les autres mais entre les amoureux du monde et de l’être humain et ceux qui croient qu’ils doivent devenir un Dieu ou un surhomme pour que la vie vaut la peine d’être vécue et que le monde mérite d’être chéri.
Rédigé par Christelle Nadia à 03H15 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, Justice, Le Passé , libertés, mon Amérique, Mon cœur mis à nu, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
C’est la fête du travail aux Etats-Unis et je me rends compte à quel point le monde a changé et qu’un certain discours politique sur la lutte des classes ne séduit. Honnêtement, je n’ai jamais connu cette période où les mots ouvrier et prolétaire avaient un sens et où parler du patronnât était une manière d'essayer de répondre aux imperfections du capitalisme. Il est vrai qu’en France, ce discours peut encore vendre mais je crois qu’il fait vendre non pas parce que les personnes qui le tiennent ou qui l’écoutent y croient mais tout simplement parce que c’est un discours marginal et que dans notre monde où tout est formaté, être marginal est une manière de dire merdre et nous savons tous combien les Français adorent dire non.
Aux Etats-Unis, des inégalités incroyables existent et les classes moyennes sont de plus en plus vulnérables parce qu’elles vivent au dessus de les moyens puisqu’elles ont tout emprunté (voiture, maison, cartes de crédit) pour atteindre leur statut. Il est vrai hélas qu’il y a bien un nouveau populisme qui devient populaire en Amérique mais ces nouvelles cibles ne sont plus les patrons mais les immigrés, les Chinois et le monde qui empêchent les travailleurs honnêtes de travailler plus pour gagner plus.
Les immigrés sont blâmés parce que d’après les laissez pour compte de la société Américaine, ils prennent non seulement tout le travail disponible mais aussi ne payent pas de taxes et travaillent pour dix fois rien ce qui entraîne une baisse collective des salaires.
Les Chinois sont blâmés parce qu’ils sont accusés d’être des concurrents déloyaux qui envahissent le marché américain avec des produits bon marché. Finalement le monde est blâmé parce qu’avec des institutions telles que l’Organisation Mondiale du Commerce, il empêche l’Amérique d’être elle-même tout en choyant ses concurrents que sont l’Europe, L’Inde, et la Chine. Bref, aujourd’hui en Amérique les prolétaires d’hier croient tellement en la valeur travail et qu’ils deviendraient Patrons si on les laissait travailler plus sans leur faire payer trop de taxes, en faisant du patriotisme économique et surtout en empêchant les immigrés de voler leurs emplois. C’est bien cela qui fait la puissance du rêve américain mais qui aussi explique le fait que les Américains sont prêts à tolérer les longues heures de travail pour un salaire presque misérable, de ne pas avoir d’assurance maladie universelle, et surtout de ne pas taxer ceux qui ont plus, en Amérique chaque pauvre, chaque travailleur voit en lui-même un potentiel patron et se dit qu’il sera un jour Bill Gates. Ne pas aimer les riches est donc impensable qu’un riche est une personne qui a beaucoup travaillé et qui a réussi. C’est cette idée qui fait que pour l’américain moyen, il n’y a rien de plus effrayant que les Socialistes surtout lorsqu’ils sont Français parce que justement l’enfer pour lui n’est pas les autres mais le fait de devoir travailler moins, de devoir dépendre de l’état pour tout et surtout d’être surtaxer pour financer une société égalitaire dans laquelle la liberté une valeur qui est inféodée à la justice sociale.
Et alors ? Je serais tentée de dire rien si je ne voyais pas les inégalités de mon Amérique devenir de plus en plus flagrantes et que les déficits de son système éducatif ne me faisait pas douter du fait que le rêve Américain était en effet accessible pour tout le monde et qu’il restait possible pour tous les va-nu-pieds d’hier d’être les rois de demain. Je crois en l’Amérique mais je sais aussi que je fais partie des privilégiés et qu’y croire ne me demande rien d’autre qu’un peu d’imagination. En France, ce qui me fait peur, c’est l’absence d’une vision de la France moderne qui s’opposerait à celle du Sarkozysme. Il est vrai que le Mitterrandisme et la Chiraquie ont abîmé la France en refusant de l’élever au dessus de ses petites peurs qui l’empêchent de réclamer sa grandeur, mais même j’ai beau être libérale mais je crois que la France n’est pas l’Amérique et que beaucoup de ses particularités font d’elle la FRANCE.
Mais je suis optimiste, non ce n’est pas le mot mais ce que j’essaye de dire est que contrairement à beaucoup de personnes qui pensent que les beaux jours se sont déjà écoulés, je ne le crois pas justement parce que tout reste à construire et à créer et surtout parce que le passé a mis en exergue les erreurs qu’il ne fallait pas commettre dont la plus importante est de croire que le monde est une orange bleue sur laquelle nous devons tous vivre de la même façon, penser la même chose et laisser la nature et les plus forts être rois.
Rédigé par Christelle Nadia à 15H52 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, France , mon Amérique, Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Nous sommes à plus d’un an de la campagne présidentielle américaine et déjà la campagne bat son plein. Il y a déjà eu plus d’une dizaine de débats et même si les Démocrates pour le moment ont un léger avantage étant donné le fait que tout le monde veut en finir avec les années Bush, ils restent vulnérables à une certaine caricature qui résume parfaitement les appréhensions des Américains envers le parti Démocrate: la peur qu’il est en fait un Parti Socialiste à la Française qui veut les surtaxer et les empêcher d’entreprendre et de travailler plus.
On se souvient que le film Sicko de Michael Moore vantait les mérites du système de santé Français et bien les républicains pour contrer le besoin que beaucoup d’Américains expriment de changer leur système de santé afin de le rendre plus juste ont choisi de qualifier tous les propositions de Démocrates comme étant des propositions socialistes que même la France de Sarkozy refuserait parce qu’elle a afin compris les vertus du libéralisme. Rudy Giuliani qui adore Sarkozy parce que celui-ci a été surnommé le Rudy Français et surtout qu’il a gagné son élection contre une femme ce qui lui permet de faire des parallèles entre les deux situations (Dans le monde de Giuliani, il est Sarkozy et Hillary est Ségolène), aime dire que Sarkozy américanise la France alors que Hillary, Obama et les autres veulent la Franciser, c'est-à-dire la « socialiser ». C’est une nouvelle version de la stratégie qu’avait employé George Bush contre John Kerry en 2004 en insinuant que Kerry voulait (on se souvient du discours au vitriol du Sénateur Zell Miller durant la convention des Républicains) que Paris décide si l’Amérique doit aller en Guerre et qu’il pensait comme un Français c'est-à-dire en rechignant à utiliser la France comme il le faut. La différence aujourd’hui est que l’élection de Sarkozy permet à la Droite Américaine d’arguer que la France a compris qu’elle avait eu tort et qu’elle sait rapprocher de l’Amérique non pas parce qu’elle partage ses valeurs mais parce qu’elle partage les valeurs de la Droite Américaine sur l’importance du travail et sur la décomplexion en face des inégalités puisqu’après tout les riches méritent toujours d’être riches, les pauvres d’être pauvres, les criminels et les désaxés d’être en Prison, les minorités d’avoir moins, …etc. II existe donc un ordre naturel des choses, la force et l’autorité sont toujours justes lorsqu’ils sont impliqués pour faire respecter la nature et son hiérarchie.
Heureusement pour les Démocrates, contrairement aux Socialistes, ils ont appris à rendre les coups même si ils ne sont pas encore des combattants aussi acharnées et efficaces dans l’art de la guerre que les Républicains. Les Démocrates se sont adaptés en devenant non seulement pragmatique, car le pragmatisme ne suffit pas, mais aussi en apprenant à parler de leurs valeurs non plus seulement en faisant la politique du cœur mais la politique du ventre en posant tout simplement cette question à des citoyens méfiants et désabusés : qui peut défendre vos intérêts contre toutes ces forces invisibles qui vous oppressent ? Des politiques qui vous disent que la vie est injuste ou plutôt toujours juste malgré ses inégalités ou des politiques qui peuvent être des rêveurs mais qui se battront farouchement les inégalités et les injustes sociétales ? C’est une manière très simpliste de présenter les choses mais la politique moderne et surtout Américaine (la politique Sarkozienne aussi) est faite de questions simplistes et les élections sont gagnées ou perdues non pas sur les réponses mais sur l’habilité des politiques à imposer la question qui restera avec l’électeur et qui l’accompagnera jusqu’aux urnes. En 2004, aux Etats-Unis, la question était qui pouvait protéger l’Amérique. En France, en 2007, la question était qui à les compétences, l’équipe, et l’appareil pour diriger la France. En 2008, aux Etats-Unis, elle sera soit qui peut tirer la page de l’ère de George Bush ce qui entrainera une victoire des Démocrates ou encore une fois qui peut protéger l’Amérique ce qui entrainera sûrement une victoire des Républicains.
Pour reparler des Socialistes, leur erreur est d’hésiter et de ne pas trancher et de laisser tout le monde vouloir et rêver d’être chef. J’écoutais Ségo le Week-end dernier, et je me disais que le parti Socialiste devra très rapidement soit la laisser devenir la première d’entre eux ou tourner l’ère du Ségolisme. Il n’y a pas de moyen d’éviter un choix clair sans maintenir le statu quo et perdurer la traversée du désert. L’exemple des Démocrates est instructif car il ne s’agit pas seulement de choisir une personne, ou plutôt un chef mais un leader passionné qui prendra son bâton de pèlerin sans avoir peur de trancher et de frapper même ses camarades lorsqu’ils ne seront pas disciplinés.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H56 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, France , Identité, mon Amérique, Parti Socialiste, Politique, Sarkozy, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Est-ce une preuve de ma mauvaise foi que de dire aussi tôt, que d’avouer que je ne kiffe pas la France d’après ? C’est possible mais je vais essayer d’expliquer pourquoi. Avant, je dois dire que s’il y a une chose qui me plait c’est la présidentialisation car elle permet de rompre avec cette absurdité française qu’est cette notion du double exécutif. Sarko a raison de dire et d’insister sur le fait que le patron c’est lui, qu’il est l’alpha et l’oméga du gouvernement Fillon. J’ai toujours détesté la fonction de premier ministre sûrement à cause des souvenirs que j’ai du couple désastreux qu’ont formé Mitterrand et Chirac. J’approuve donc le fait que Sarko en dépit des institutions archaïques ose dire que le big kahuna est bien lui.
Parlons du reste. L’ouverture ? Bon coup politique à court terme mais étant donné l’état actuel de la gauche n’est ce pas justement une manière de la débarrasser de ceux qui sont tellement tentés par l’idée du pouvoir et de l’action qu’ils ne peuvent pas attendre parce que leur temps est passé ou ne viendra plus jamais puisque tout est à reconstruire à gauche ?
La diversité ? Une bonne chose évidement car les symboles sont importants. Cependant, je n’oublie pas que même si une politique ne peut se faire sans symboles, elle ne peut pas se faire qu’avec qu’eux. Ce que je veux dire par là est que c’est formidable d’avoir une Dati, Yade et Amara dans son gouvernement mais c’est encore mieux d’en avoir de faire en sorte que dans les milieux professionnels de France, il y ait des femmes et des hommes qui leur ressemblent. C’est bien à cela que sert la politique. Mais cela dit Sarko a bien montré à quel point la gauche est conservatrice puisqu’elle pense qu’étant noyée dans son compassionisme, tous les Français qui ne ressemblent pas à ses éléphants devraient lui être fidèles. En somme, les symboles peuvent être un masque ou un commencement et pour le moment il est trop tôt de dire ce qu’ils seront.
Ce que je ne kiffe pas dans la France d’après est ce que j’appellerais le « Giulianisme » de Sarkozy puisque le Sarkozysme me fait penser à la politique qu’à mener Rudy Giuliani à New York lorsqu’il était son maire durant les années 90, une politique de confrontation qui doit se créer des ennemis pour communiquer et subsister. Les nouvelles mesures de Dati le prouvent bien car elles essayent d’emprunter à la justice Française ce qu’elle a de pire en faisant des juges de simples exécutants alors que leur rôle est bien d’user de leur expérience pour « juger » l’inculpé en tenant compte des faits et de la loi. Ce projet de réforme sur les peines planchers est ridicule car elle prouve bien qu’on devrait séparer justice et politique et une des pires choses qui est arrivée est la politisation qui a fait des juges des boucs émissaires. La révision de la carte judiciaire est un gadget et comme avec tout gadget, l’important est l’objectif recherché.
Je ne kiffe pas non plus le sensationnalisme de l’information de la France d’après qui fait des faits divers l’information la plus importante et qui mènera sûrement à une artificialisation de l’information qui existe déjà aux Etats-Unis et qui explique que l’arrestation de Paris Hilton a accaparé tous les medias Américains dont CNN en leur faisant oublier de couvrir d’autres événements plus importants.
Pour finir, je ne kiffe pas cette division créée entre les Français que se lèvent tôt et les autres, entre ceux qui veulent travailler et ceux qui veulent grever, et finalement entre ceux qui méritent d’être riches et ceux qui ne le méritent. Dans une certaine Amérique, l’Amérique rouge, ces divisions utilisées pour justifier l’injustifiable et surtout diviser les classes moyennes et les travailleurs en leur faisant croire qu’il suffit de liquider, de punir ou de rééduquer les fainéants pour qu’ils deviennent aussi à leur tour riches. Je crois en la réussite, c’est bien pour cela que j’aime l’Amérique mais je sais bien que les choses ne sont pas si simple et que pour trop de gens rêver et travailler ne suffit pas pour gagner plus et devenir Bill Gates. C’est bien pour cela que j’ai beau être libéral mais que je suis du Centre Gauche parce que justement je ne crois pas que les plus forts sont toujours les meilleurs et que les plus faibles sont toujours les plus fainéants. Je crois surtout en l’importance du social non pas pour tailler une vie sur mesure ou assister certaines personnes mais pour leur donner les outils (comme l’éducation) qui les permettront de s’aider elles-mêmes. C’est un clin d’œil du sort si Blair s’en va au moment où Sarkozy arrive et c’est encore plus ironique que Blair en montrant toutes ses dents approuve l’arrivée de Sarkozy. L’échec du Blairisme n’a pas été seulement l’Irak mais plutôt le refus de comprendre que rien de durable ne peut se faire sans convaincre le peuple et que la séduction avait ses limites. Le moment du dégrisement arrive toujours et alors ce qui reste ce sont non pas la beauté des mots et l’aspect spectaculaire des gestes et mais les résultats et la véracité de la parole donnée. Le Sarkozysme démarre très fort et je me trouve de l’autre coté de la rive parce que je n’y crois mais cela ne veut pas dire que j’ai raison car après tout, la seule question qui compte est quelle France existera dans 5 ans ?
Rédigé par Christelle Nadia à 01H42 dans Actualité, France , Justice, libertés, mon Amérique, Mon cœur mis à nu, médias, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé par Christelle Nadia à 04H11 dans Actualité, Afrique, Etats-Unis, France , Justice, mon Amérique, Politique, Sarkozy, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Le massacre de Virginia Tech s’est non seulement passé dans mon Amérique mais dans mon voisinage. La Virginie est un des états voisins de Washington et Virginia Tech est donc par conséquent un des nombreux campus des trois régions pratiquement indissociables que sont Maryland, Washington DC, et la Virginie. Ce massacre n’est malheureusement pas le premier auquel « j’assiste » impuissante pratiquement en direct sur mon petit écran en me demandant comment la folie meurtrière peut prendre des proportions aussi terrifiantes. Le « processus » est toujours le même. Les images sont choquantes. Les victimes, les journalistes et les politiques sont émus. Le débat sur l’accès aux armes recommence. Il y a d’un côté ceux qui disent qui pensent non pas que l’accès aux armes devrait être totalement interdit mais plutôt qui disent que certaines personnes ne devraient en aucun cas posséder des armes et que surtout la vente de certaines armes dont le but est clairement de tuer et non pas de chasser devraient être interdites. De l’autre côté, ceux qui disent que la liberté de posséder des armes doit être absolue et que ce ne sont pas les armes qui tuent mais les personnes. Si le débat aux Etats-Unis est d’une certaine manière occulté parce que les lignes ne bougent jamais pour des raisons idéologiques quelques soient les faits , hors des Etats-Unis, il est trop souvent caricaturé. Certains décrivent les Etats-Unis comme le pays de toutes les libertés et du capitalisme sauvage. Ils oublient sans dire que les Etats-Unis sont un état fédéral. Et que par conséquent certains états ont des lois sur les armes beaucoup plus restrictives que d’autres. Le droit d’accès les armes a été inscrit dans la constitution Américaine il y a plus de 200 ans, à une époque où même le plus visionnaire des pères fondateurs n’aurait pu imaginer que les conséquences de cette liberté puisque les armes étaient plus rares et moins dangereuses. A ce moment de l’histoire américaine lorsque le droit d’accès aux armes est « garanti » par la constitution, la plus grande peur est que l’Angleterre ne cherche à recoloniser l’Amérique et le gouvernement devienne totalitaire. Changer la constitution Américaine est très difficile même lorsqu’il s’agit de le faire pour des mesures aussi anodines que faire en sorte que les élections aient lieu le Dimanche et non le Mardi. De toutes les façons, les lobbys qui sont pour cette liberté sont puissants et surtout les démocrates ont compris que ce sujet est devenu une question d’identité et de culture pour trop de citoyens américains.
La clé du problème est donc en somme celui-ci est que ce sont les armes qui sont au centre de ces drames ou tout simplement la noirceur de l’âme humaine qui explique ce genre de massacre. Il est évident que pour massacrer des jeunes étudiants de manière systématique, il faut avoir un problème car après tout très de gens se lèvent un matin et décide de devenir un criminel mais en même temps, il me semble qu’il faudrait se demander pourquoi ce genre d’événements n’arrive quasiment que dans mon Amérique. Si je suis de centre gauche lorsqu’il s’agit de politique Française étant donné mon libéralisme, je suis de gauche lorsqu’il s’agit de politique Américaine parce que justement je ne crois pas que les différences qu’il existe entre les êtres humains se résument par la pureté de leur âme. Je ne crois pas qu’un pauvre est toujours un paresseux et quelqu’un de moins bon qu’un riche. Je suis donc d’accord avec Rousseau sur le fait que la société transforme l’être humain et surtout je partage la conviction de Sartre et de tous les existentialistes que l’existence précède l’essence. Quelle importance ont ces convictions ? Et bien si comme moi, on pense que la société dans laquelle on vit est importante, on ne peut se contente de dire en baissant les épaules et en pleurant sur le sang versé à chaque tragédie comme celle de Virginia Tech que le problème est la folie humaine et non le fait que la société américaine est violente et qu’en plus de cela les armes sont facilement disponibles. Si comme moi, on pense que les valeurs sont importantes et qu’on ne naît avec l’envie de buter 32 jeunes personnes, on ne peut accepter que la réponse à ce genre de massacre déresponsabilise la société et la politique car après tout si la nature humaine est au centre de tous les problèmes et que rien ne peut être fait pour l’empêcher d’exprimer ses côtés sombres de manière meurtrière à quoi bon gouverner et surtout à quoi bon croire en la politique ? Si tout le débat sur les armes meurtries doit se limiter à la qualité des armes humaines alors pourquoi régule-t-on les armes de destructions massives en reconnaissant ainsi qu’elles sont dangereuses et qu’elles ne doivent pas être possédées par tout le monde ou par tous pays même s’ils sont démocratiques.
Je dois aussi avouer que j’ai peur que ce débat n’aille sur un terrain plus dangereux car d’après les informations qui circulent, le tireur serait un élève asiatique qui venait juste d’arriver aux Etats-Unis. Si cette information s’avère être vraie alors le sujet du débat va devenir les élèves étrangers car c’est un sujet moins explosif et surtout plus ouvert politiquement que celui des armes car après tout il est toujours plus facile de pointer le doigt sur l’autre que sur des défaillances acceptables d’une société car la Virginie est un des états qui les lois les plus libérales sur l’accès des armes alors que Washington a les plus strictes.
Donc en somme, je ne crois pas que les choses vont changer, non je ne devrais pas dire cela, je pense qu’elles mettront du temps pour changer car mon Amérique est un pays jeune, jaloux de ses libertés et qui même s'il parait toujours vouloir prolonger son adolescence en refusant de grandir est plus complexe et surtout moins immature qu’il n’en a l’air. Aucun pays n’est parfait et mon Amérique a des qualités qui continuent de faire lui, le pays du rêve.
Rédigé par Christelle Nadia à 03H24 dans Actualité, Amérique , libertés, mon Amérique, Mon cœur mis à nu, Washington | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Cette vidéo montre que les Américains ne se prennent pas au sérieux et ne sont pas guindés. Qui sont ces « vieux » messieurs qui dansent ? Ce sont des membres important du cercle fermé de Washington qui incluent des journalistes et des conseilles de Bush. Cette scène s’est passée du dîner annuel des correspondants de presse à la maison blanche qui a eu lieu chaque année à Washington et durant lequel le président ou un membre de son administration fait un sketch pour amuser tout le monde. L’année précédente Bush avait fait venir son sosie et c’était fait descendre par un comédien nommée Stephen Colbert. Le monsieur qui est au centre est Karl Rove, le conseiller principal de Bush, celui qui est considéré comme son « maître à penser » pour citer Doc Gynéco. Je me demande si on verra la future présidente ou le futur président ou les membres de son gouvernement enfin se rapprocher des Français en n’ayant pas peur de se moquer d’eux-mêmes.
Rédigé par Christelle Nadia à 04H55 dans Actualité, Amérique , Bush , mon Amérique, Vidéo , Washington | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Une petite ville de Pennsylvanie, Hazelton se retrouve au centre du débat sur l’immigration aux Etats-Unis. En effet, l’année dernière, le maire de Hazelton poussé par ce qu’il affirme être une hausse de criminalité et par la réduction de la qualité de vie dues à l’immigration clandestine a signé une ordonnance qui pénalise les entreprises qui emploient des clandestins et des propriétaires qui louent leurs maison à ces derniers. D’après le maire, sa ville n’en pouvait d’attendre que le gouvernement fédéral prenne enfin ses responsabilités en étant plus sévère avec les millions de clandestins qui sont sur le sol américain. Plusieurs villes ont suivi l’exemple de Hazelton afin de forcer les clandestins à retourner chez eux et à leur faire comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus car ils seront traqués non seulement par les autorités locales mais par les citoyens s’ils choisissent de s’installer dans cette ville. Le problème avec ce genre de méthode est qu’elle stigmatise la population hispanique car après tout beaucoup de petites villes comme Hazelton qui ont été trop longtemps homogènes sont en train de prendre des couleurs et de changer d’identité et c’est aussi ce qui gène beaucoup de gens qui prétendent juste vouloir chasser tous ces sales et débauchés Mexicains qui violent les petites filles, tuent les grands mères et copulent pour “hispaniser ” l’Amérique. Des associations et des résidents Hispaniques de la ville ont pris la décision de faire un procès à Hazelton en arguant que l’ordonnance du maire avait des effets discriminatoires et que surtout seul le gouvernement fédéral avait le droit de mener une politique d’immigration. Le procès s’est achevé Vendredi Dernier et le juge devrait donner sa décision dans quelques jours. Quelque soit l’issue du procès, il est évident qu’il existe un malaise croissant aux Etats-Unis envers les immigrés parce que dans quelques années l’Amérique ne sera plus majoritairement blance et pour beaucoup de gens cela veut dire qu’elle ne sera plus elle-même. Aux Etats-Unis, comme en France, le débat sur l’immigration est malheureusement lié au débat sur l’identité nationale car la question n’est pas seulement quelle immigration satisfera les besoins du pays mais aussi surtout devons nous accepter que ces gens là viennent chez nous et changent notre pays.
Rédigé par Christelle Nadia à 01H00 dans Actualité, France , Identité, immigration, Intégration, mon Amérique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Tout le monde aux Etats-Unis a vu cette vidéo diffusée anonymement sur YouTube (son auteur s’est démasqué) qui fait d'Hillary Clinton le symbole du pouvoir, de big brother et d'une société orwellienne. Je me suis posée la question suivante : quel candidate en France pourrait remplacer Hillary sur cette vidéo. Pour dire les choses autrement qui parmi les candidats représente Apple et qui représente IBM? J'ai ma petite idée mais je me demande sur les Français comme les Américains d'ailleurs ne sont pas prêts a accepter de vivre dans le monde de 1984 pourvu qu'ils sont protégés contre le terrorisme, les violences quotidiennes et le désordre.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H42 dans Actualité, Amérique , mon Amérique, médias, technologie, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Dans cette vidéo, Yannick Noah parle à Mireille Dumas du cannabis de manière éloquente. L’interview est très vieille et je ne suis pas sûre que Noah redirait aujourd’hui ce qu’il disait il y a quelques années. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que dit Noah mais je suis d’accord lorsqu’il dit que l’interdiction et sur la pénalisation est une erreur grotesque. L’exemple Américain qui a un système judiciaire qui est très ferme non seulement avec les utilisateurs mais aussi les vendeurs de drogue montrent bien qu’il est erroné de croire que le meilleur moyen de lutter contre les drogues est d’interdire et de punir sévèrement. Nancy Reagan, il y a plus 20 ans disait aux jeunes et aux personnes dépendantes de juste dire non, d’autres leur demandent de prier, la loi leur dit qu’ils sont de vulgaires criminelles et les mets dans les mêmes prisons que les plus crapuleux et les plus endurcis des malfaiteurs alors que dans la plus part des cas les personnes qui se droguent sont des malades et que la prison ne pourra rien pour eux. Regarder la vérité en face ne veut pas dire tout légaliser mais admettre que la méthode dure ne marche pas puisqu'elle est inflexible.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H48 dans Actualité, Etats-Unis, France , mon Amérique, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Les sondages me rendent malade pas seulement parce qu’ils sont mauvais pour ma championne Ségo mais parce qu’ils sont trop nombreux, trop fréquents, et que le nombre d’indécis est trop élevé. J’aime répéter que la politique Française s’américanise mais sur ce point, il n’y pas de justification à cette américanisation étant donné que l’élection présidentielle américaine se fait dans 50 états et qu’il est plus compréhensible (mais pas moins irritant) qu’il y ait autant de sondages répétitifs et successifs durant les élections présidentielles américaines. L’Est Républicain a une interview avec Alain Garrigou sur l’ivresse des sondages qui rappelle qu’un sondage s’achète et que les sondés changent d’avis comme ils changent de chemises. Mais la vraie question est celle de savoir si les jeux sont faits ou presque faits, je crois que non car justement la « vague Bayrouriene » montre que les jeux ne sont pas faits.
La passionnée de politique que je suis se demande si cette élection va ressembler à celle de 1988 aux Etats-Unis ou plutôt à celle de 1992. En 1988, George Bush père bat facilement Michael Dukakis en réussissant à l’enfermer dans la caricature du gauchiste sans émotion qui aime taxer le peuple et qui n’est pas assez ferme avec les criminels puisqu’il est en autre contre la peine de mort (depuis tous les candidats à la présidence ont compris qu’il fallait être pour la peine de mort pour ne pas être accusé d’angélisme). Deux images sont restées de cette campagne. La première est celle d’un spot publicitaire dans lequel Bush accusait Dukakis (gouverneur du Massachusetts) d’avoir laisser sortir de prison un criminel noir, Willie Horton, qui avait par la suite violé une femme blanche. La deuxième est celle de Dukakis répondant négativement mais méthodiquement et sans la moindre émotion à une question posée par l’ancien journaliste de CNN Bernie Shaw qui lui demandait s’il serait pour la peine de mort pour un criminel qui avait violé et tué sauvagement sa femme. Ségolène Royal n’arrive toujours pas à se sortir de cette caricature d’idiote arrogante et tricheuse que lui ont collé les Sarkozystes. Je pense que la seule manière pour elle de s’en sortir est de dire «je ne suis peut-être pas aussi intello que les autres mais au moins je suis vraie et avec moi, vous pouvez croire en ce que vous voyez ». Elle devrait chantonner tous les matins jusqu'au 4 mai l'excellente chanson de Liane Foly «Etre vrai » pour se souvenir que sa force justement est le fait qu'elle est qui elle est. George Bush fils a été élu sur ce message là en faisant croire aux gens que contrairement à Al Gore et à Kerry, il ne leur mentirait pas et que jamais il ne les mépriserait en pensant qu’il sait plus qu’eux et que donc conséquent il n’a pas besoin de les écouter ou de se mettre à leur niveau.
En 1992, Bush père a perdu en partie à cause d’un troisième homme, Ross Perot qui a un moment a même réussi à faire penser qu’il pouvait se faire élire sans parti comme Bayrou veut le faire aujourd’hui. En effet, longtemps, personne ne s’en souvient mais Clinton a été longtemps inquiété dans cette campagne par Ross Perot jusqu’à ce que celui-ci ne se retire pour ensuite revenir à la course perdant ainsi toute crédibilité. La campagne fût rude et sale. On parla de Vietnam (Clinton avait évité de combattre) et bien sûr des maîtresses si bien qu’Hillary fut obligée défendre son mari à la télé en le soutenant pour dire qu’il n’avait pas été un mari parfait mais qu’il serait un bon président. Clinton a gagné avec un thème, celui du changement et en utilisant ses défauts pour montrer aux Américains qu’il leur ressemblait et qu’il ferait de la politique différemment. La leçon pour Ségo est de faire du Clinton en faisant de ses défauts des preuves d’authenticité et surtout de ne pas avoir peur de montrer ses faiblesses. Le challenge pour Ségo est d’être ouverte et de dire aux Français, « écoutez, je ne suis pas Sarkozy mais est-ce vraiment un problème ? Je ne sais pas tout mais je connais et je respecte les gens et ce que je vous promets est de ne jamais vous mépriser et de ne pas faire semblant de tout savoir ». Clinton dit que ce qui a fait son succès en politique est non pas son intelligence mais sa capacité à comprendre les gens et à partager leurs souffrances. Cette politique de l’empathie, « I feel your pain » (Je ressens votre souffrance) doit devenir celle du Ségolisme.
La question en somme est tout simple, Bayrou est Ross Perot ou un véritable extra-terrestre ? Ségo est-elle Michael Dukakis ou est-elle Bill Clinton ? Sarkozy est-il le George Bush de 1988 ou celui de 1992? Les sondages ont-ils raison et doit-on passer au prochain film?
Rédigé par Christelle Nadia à 04H35 dans Actualité, Amérique , Bayrou, Bush , Etats-Unis, France , mon Amérique, Politique, Sarkozy, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Cette vidéo est passionnante parce qu’elle montre qu’on peut développer une dépendance pour autre chose que la drogue. Ce qui me fait peur est que trop de jeunes ont accès à Internet et peuvent donc se retrouver dépendants de choses qui n’attireront jamais l’attention avant qu’il ne soit trop tard. Je sais qu’en ce moment sur les campus universitaires Américains, les jeunes jouent beaucoup au Poker et se ruinent juste parce qu’en jouant sur Internet ils n’ont pas l’impression de perdre grand-chose mais aiment bien le côté haut risque de jouer pour de l’argent qu’ils n’ont presque jamais. Je connais quelqu’un qui a tout perdu et qui devra pendant des années vivre sans carte crédit, sans pouvoir s’acheter une voiture, louer un appartement ou même avoir un job important (car la plus part des entreprises de nos jours tiennent à avoir des employés qui n’ont pas de grosses dettes) parce qu’il a lorsqu’il était à l’université emprunter énormément d’argent pour jouer sur Internet. Les Etats-Unis est le pays de la liberté et c’est bien pourquoi je suis folle de ce pays mais c’est aussi le pays où trop souvent les multinationales et autres grosses boîtes réussissent à exploiter les plus forts.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H25 dans France , libertés, mon Amérique, médias, technologie, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Quelque chose d’extraordinaire se passe à Washington parce que le Sénat est ouvert aujourd’hui alors que les sénateurs normalement auraient dû avoir un long break d’une semaine, Lundi, une journée fériée. Pourquoi est ce les sénateurs sont-ils obligés de travailler un Samedi ? Une seule réponse : l’Irak et surtout la peur que Bush ne soit tentée de frapper l’Iran sans demander l’autorisation de le faire comme le veut la Constitution Américaine. La semaine dernière les sénateurs républicains avaient réussi à tuer le débat en restant uni et surtout en pensant que les démocrates n’oseraient enfoncer la porte parce qu’après tout ils ne sont pas eux-mêmes d’accord sur la voie à suivre. Ce qui a changé est que le débat et le vote (qui n’aura aucun effet car le parlement ne peut qu’arrêter le financement des troupes et non stopper l’envoi de troupes supplémentaires et arrêter le financement est un risque pour les démocrates qui ont peur encore une fois comme après le Vietnam de redevenir le parti qui est contre les militaires) sur l’augmentation des troupes en Irak ont eu lieu à la Chambre des Représentants et que Bush a donné une conférence de Presse qui donnait l’impression que son administration cherchait une confrontation avec l’Iran en essayant de lui faire porter la responsabilité de ses échecs en Irak. Les sénateurs Démocrates ont donc compris que l’Irak est le sujet qui accapare les Américains et les medias (avec évidement la mort d’Anna Nicole Smith) et qu’en ne forçant pas le débat ils allaient non seulement se rendre complices de la situation en Irak mais d’un possible conflit avec l’Iran. Le résultat est donc que Washington est une ville pleine de Sénateurs non seulement emmerdés par le fait de se devoir bosser un Samedi mais qui aussi savent que l’Irak qu’ils le veillent ou non dominera la scène politique Américaine au moins jusqu’après l’élection présidentielle de 2008.
Rédigé par Christelle Nadia à 08H45 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, guerre, Irak, Iran, mon Amérique, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Cet épisode des Guignols est excellent parce qu’il montre bien dans une société moderne on devrait pouvoir rire de tout et surtout tout dire. C’est pour cette raison que je pense que ce procès contre Charlie Hebdo est une erreur parce qu’il n’encourage pas le dialogue puisqu’il est impossible de transiger avec des libertés fondamentales. Cependant, j’aimerais revenir sur le fait que pour éviter justement ce genre de procès ridicule, la loi en France devrait être moins restrictive comme aux Etats-Unis et ne pas limiter la liberté d’expression par rapport à son contenu. On devrait à mon avis pouvoir être libre de dire des conneries et d’avoir des propos haineux parce je pense qu’aussitôt qu’on trace une ligne jaune sur telle ou telle chose, le fait que la liberté d’expression est essentielle pour une démocratie est compromis. Pour revenir aux caricatures, très peu de journaux américains les ont republiés et cela a conduit de nombreux commentateurs à dire que la presse américaine était poltronne car elle cédait au chantage des islamistes même si on n’a pas eu des nombreuses manifestations pour protester la republication de ces caricatures. Aux Etats-Unis, la religion est prise très au sérieux et beaucoup de ceux qui arguaient avec véhémence pour la republication des caricatures auraient protesté si les mêmes caricatures avaient été faites sur Jésus. Ces gens là voulaient donc juste montrer que l’Islam n’était pas une religion de paix et Ayaan Hirsi Ali et les autres ont raison lorsqu’ils disent qu’il faut confronter les Musulmans pour que les choses avancent. Cependant mon opinion reste que la liberté d’expression doit être protégée même si elle blesse, humilie, insulte ou calomnie. Il ne s’agit évidement pas d’arguer que cette liberté est absolue mais d’insister sur le fait que pour la limiter il faut des preuves irréfutables qu’elle est la cause directe d’un acte criminel qui a mis en danger la vie ou la personne d’un individu.
Rédigé par Christelle Nadia à 04H43 dans Actualité, Communautarisme, France , libertés, mon Amérique, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
La phrase qui me vient à l’esprit pour résumer cette semaine fatigante et alarmante est la même que celle que Ché (joué par Antonio Banderas dans le film avec Madonna), le narrateur d’Evita, la comédie musicale d’Andrew Lloyd Webber prononce au début pour décrire la fin et la vie d’Eva Perón, « Oh what a circus ! (Quel cirque) » Je ne sais plus quoi penser tellement Washington et mon univers sont désarçonnés. La seule bonne nouvelle est que Washington va bientôt se vider de tous ces politiques qui sont trop préoccupés par l’élection de Novembre pour être utile. Blair était dans ma ville Vendredi et j’ai compris que la situation était grave lorsque je me suis rendue compte que je n’arriverais même plus à le trouver séduisant et que tout ce qui restait de son immense talent était celle d’un homme ingénieux qui s’est courbé devant un autre qui l’était mieux que lui. L’a-t-il fait par conviction, par calcul ou tout simplement pour servir les intérêts du Royaume Unis ? Je n’ai pas de réponse à cette question mais ce que je sais est que parce qu’il ne le pouvait pas ou parce qu’il ne le voulait pas, Blair n’a pas réussi à « blairiser » Bush et que c’est le contraire qui semble s’être produit.
La vraie question que je me pose est celle de savoir si les politiques, si les classes dirigeantes, et les élites que nous avons dans nos pays respectifs pourront rendre ce siècle moins apocalyptique et construire en gommant les ruines ou en étoffant le vide. En écoutant Bush et Chirac parler avec peu d’imagination et de ferveur cette semaine, j’ai eu envie de réveiller les morts pour faire revivre Kennedy ou même De Gaulle. Puis je me suis rendue compte que le défi de l’être humain est de créer son futur et non de sans cesse se tourner vers son passé en l’empêchant d'expier. J’ai compris que cette leçon était la bonne lorsque certains socialistes, cette semaine, ont décidé d’appeler Jospin au secours. Je me suis surtout dit que pour faire preuve autant d’imagination et de courage qu’eux, je devais trouver la potion magique qui ressuscitera Mitterrand. Cependant, je ne pense pas qu’il ait envie de revenir, car il sait bien lui qu’il y a des secondes chances qui n’en vaillent pas la peine et qu’il faut savoir laisser en paix non seulement les morts mais aussi les talentueux retraités.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H43 dans Actualité, Amérique , Bush , coup de gueule, Etats-Unis, France , Le Passé , mon Amérique, Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Cette semaine a été inquiétante à Washington et je le pense dans toutes les villes du monde à cause de l’actualité internationale dominée bien évidement par les événements du Proche-Orient. La capitale américaine (comme la semaine dernière) est obsédée par une question : les Etats-Unis est-il devenu un pays impuissant comme le sont tant d’autres ou bien l’administration Bush paye-t-elle très chère ses erreurs stratégiques qu’elle a faite à de une idéologie (le néoconservatisme) absolue qui est dangereuse parce qu’elle oppose à l’histoire et aux réalités le fantasme que tout conflit est réglable par la force et par l’établissement de la démocratie dans chaque pays du monde. Condi (La Secrétaire d’état) se rend dans la région aujourd’hui mais elle a tenu à dire avant que le but de son voyage n’était pas d’obtenir un cessez-le-feu. Je dois admettre que je me sens impuissante en face de toute cette violence parce que mon premier instinct en face d’elle est de comprendre mais qu’il y a tellement de fumée et d’obstacles. Je ne refuse de diaboliser Israël et d’ainsi mettre en cause son droit d’exister comme trop de gens le font. Je ne peux pas non plus m’empêcher de penser au Liban et d’être atterrée par le fait qu’encore une fois, il va devoir se reconstruire sans avoir eu le temps de pleurer ses morts. Ce qui m’attriste le plus est ce vide qui existe sur la scène internationale et l’impuissance des Nations Unies qui se retrouvent encore une fois sur le banc de touche. Il n’y a plus d’Europe comme le remarquait cette semaine Bernard Kouchner et surtout les Etats-Unis refusent de parler à la Syrie et à l’Iran qui sont des pays dont la participation est requise pour s’assurer non seulement que la violence cesse mais aussi qu’elle ne soit pas suivie par d’autres incidents qui pourraient embraser la région. Dans le blog du Guardian, le Rabbin Pete Tobias arguait que la question religieuse est au centre des différents conflits du Proche-Orient et au fait que trop de gens refusait de partager une terre qu’il considère comme sacrée. Cela m’a rappelé la citation d’Elie Wiesel le prix Nobel de la Paix (1986) et auteur de La Nuit, « La paix n'est pas un don de Dieu à ses créatures. C'est un don que nous nous faisons les uns aux autres. » Si seulement nous mettions autant d’énergie à rechercher la paix qu’à nous accuser de tous les maux, à nous déshumaniser et surtout à nous entretuer. Condi Rice lors de sa conférence de Presse Vendredi semblait vouloir ignorer le présent pour rêver et parler du futur du Proche-Orient mais il me semble que le futur n’est pas dans trente ans mais maintenant et que si on veut œuvrer pour la paix, il faut commencer tout de suite. Je crois que tous ceux qui ont le pouvoir de changer les choses devraient se poser la question que Verlaine se posait lorsqu’il sentait venir la fin, « Après la mort que restera-t-il ? » Si la réponse n’est pas la paix alors à quoi bon être un leader politique dans ce monde ?
Rédigé par Christelle Nadia à 00H00 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, Europe, guerre, Israël, Liban, mon Amérique, Politique, Proche-Orient, Religion | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Ma semaine a été fatigante. Je suis épuisée car j’ai eu un mois de Mai et de Juin éprouvants. En ce moment, malgré moi, je dors beaucoup trop même si l'actualité me rattrape.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H44 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, Iran, mon Amérique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Je suis de retour après quelques jours à New York. Revenir à Washington après avoir passée cinq jours dans ma ville favorite me serre le cœur même si la capitale américaine a aussi son charme. Mon séjour a été intéressant et c’était la première fois depuis très longtemps que je me coupais du monde en résistant au besoin que j’avais d’écrire et surtout de commenter l’actualité.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H36 dans Amérique , Cinéma , Etats-Unis, France , mon Amérique, Mon cœur mis à nu, médias, Politique, Sarkozy, sport, économie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

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