La citation du Samedi extraite du billet de Pierre Assouline sur George Steiner:
(...) les grandes réponses précèdent les questions, lesquelles les banalisent.
La citation du Samedi extraite du billet de Pierre Assouline sur George Steiner:
(...) les grandes réponses précèdent les questions, lesquelles les banalisent.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H25 dans Citations , culture, littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
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Débat fascinant
sur l’Affaire Jan Karski. Ayant déjà donné mon
avis sur cette affaire, je ne peux que continuer de me demander si nous ne
sommes pas dans une époque qui ordonne avec une autorité non-acquise que la vérité soit placée au-dessus de tout comme si
elle était unique et surtout totalement objective.
Rédigé par Christelle Nadia à 03H01 dans Le Passé , libertés, littérature , Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
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Maître Eolas sur l’Affaire Ali Soumaré :
Ali Soumaré est donc probablement un délinquant simple, au même titre que Messieurs Huchon, Juppé, Emmanuelli, Bové, ou Tibéri, pour ne citer que quelques exemples. C’est dire s’il a sa place sur les listes de candidature.
Juste une
réflexion : il est idiot de porter plainte dans cette histoire. C’est
un aveu d’impuissance et un refus de faire de la politique comme les autres. Soumaré ne devrait
pas se tourner vers la justice pour le défendre mais devrait le faire tout seul
comme un grand en répondant à ses détracteurs et en leur disant d’avoir le
courage de l’attaquer de face pour qu’ils puissent avoir un dialogue viril. Qu’est qui se
passe pour que les politiques soient aussi amorphes et chétifs pour ne plus
pouvoir répondre avec des mots violents mais convaincants aux accusations ignobles mais courantes et pour qu'ils se cachent comme des fils à maman
derrière la robe de leur avocat ? La politique est un sport de combat; seuls les tueurs, les cogneurs et les opportunistes cinglants qui n'ont pas froid aux yeux gagnent. Obama, le nouveau dieu des politiques lisses dans le monde, en sait quelque chose.
Rédigé par Christelle Nadia à 17H10 dans Actualité, coup de gueule, France , Justice, littérature , Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
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Fascinant petit article
d'Isabelle Mandraud sur Camus, et de la difficulté aujourd’hui non
seulement de lire son œuvre en Algérie mais également de la défendre. Morceau
choisi :
L'auteur de L'Homme révolté réveille les passions toujours promptes à s'enflammer sur les questions de mémoire. Les uns célèbrent un grand auteur humaniste témoignant notamment de la Misère de la Kabylie ; les autres voient un écrivain colonialiste, pied-noir, silencieux lors de la guerre d'indépendance. "Sartre aurait posé moins de problèmes", soupire Sabah M'Rakach. (...) "C'est une bataille de la génération des plus de 50 ans, les jeunes ne connaissent pas Camus", souligne le sociologue Abdenasser Djabi. Destinataire de la pétition, cet universitaire a refusé de la signer. "Ce n'est pas facile de défendre Albert Camus en 2010, du fait de l'arabisation de la culture et des petites guéguerres avec les Français", ajoute-t-il.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H58 dans Actualité, Afrique, Colonialisme, culture, France , littérature | Lien permanent | Commentaires (2)
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Décidément, « nous » sommes dans une machine infernale et « nous » n’en sortirons pas vivants ou capable encore de penser ou de crier sans avoir la peur au ventre. Philippe Broggio n’a su/pu résister à la tentation tout comme Yann Moix d’ailleurs dans l’Affaire Polanski:
Compte tenu de l'état de la société, de ses besoins de lynchage, de sa passion pour les oukases médiatiques, la prochaine fois, au prochain livre, internautes, lecteurs ou critiques, quelques-uns ne se retiendront plus. Bernard-Henri Lévy, ce juif...
La réponse de Schneidermann. Notre monde me fait perdre mon latin.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H36 dans Actualité, culture, France , littérature , racisme | Lien permanent | Commentaires (0)
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Josyane
Savigneau prend, hélas sans loquacité, la défense de BHL :
Faut-il, parce qu'il s'est malencontreusement piégé, éviter de lire Bernard-Henri Lévy, tenir pour nuls ses reportages, ses prises de position, ses réflexions sur la littérature, sur la religion ? Et sa réponse à ceux qui lui reprochent de ne pas avoir produit de concept, ses développements sur les concepts de "volonté de pureté" et d'"idéologie française" ?Le Monde, avant "l'affaire Botul", sur ses réflexions, dans De la Guerre en philosophie, à propos de la pensée d'Heidegger et de celle de son maître Louis Althusser, Bernard-Henri Lévy, sans le savoir, faisait allusion à ce qui lui arrive : la manière dont on se saisit de telle ou telle erreur pour invalider tout le travail et toute la pensée de quelqu'un.
Ainsi de ceux qui expliquent qu'on ne doit pas lire Heidegger et qu'il faut ignorer sa philosophie. "Dès qu'on peut se donner une bonne raison de ne pas lire un penseur, on se jette dessus, dit Bernard-Henri Lévy. Le monde, en principe, préfère ne pas lire des livres. Et il aimerait bien, à la limite, pouvoir les brûler. Depuis toujours. Cela s'appelle la haine de la pensée. Elle prend avec Heidegger la forme de l'exécution en place publique. Certes, Heidegger a été nazi, mais ce n'est pas parce que les philosophes ou les écrivains sont moins grands qu'eux-mêmes, ce qui est la règle, qu'il faut faire l'économie de la lecture de leurs livres."
Mon opinion sur l’Affaire
Botul est qu’elle montre que BHL, presque malgré lui, n’est plus BHL mais une idée,
un symbole, un symptôme,un produit... tout ce qu’on veut.Il est devenu quelqu’un qui est célèbre
pour avoir toujours été célèbre et pour ce qu’il dit et non plus pour ce qu’il écrit. Je change très
souvent d’avis sur BHL et il est vrai qu’en vieillissant je suis de moins en
moins d’accord avec lui. Cependant, je crois que parce qu’il représente tellement bien
notre temps, qu'il est difficile non pas de le critiquer mais de faire comme s’il
n’existait pas, comme s'il n’avait pas une certaine « légitimité » ou comme s’il
était le Diable en personne. Peut-être ce qu’on peut reprocher à BHL est
justement qu’il a cessé de faire de la philosophie quand il a commencé à aimer
la télévision et les médias en constatant qu’il savait plaire. Est-il possible
de nos jours d’être en phase avec la société et de rester un philosophe dans le
sens Sartrien du terme ? La réponse n’est pas négative mais la réalité est
que c’est très difficile quand on a de l’ambition et qu’on aime séduire. BHL aurait dû
Rédigé par Christelle Nadia à 20H58 dans Actualité, culture, France , littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
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J’ai relu cette
nuit un poème d’Eluard sur Staline que j’avais oublié certainement de mon plein
gré parce que je suis une inconditionnelle d’ Eugène Grandel. Morceau choisi:
Grâce à lui nous vivons sans connaître d’automne
L’horizon de Staline est toujours renaissant
Nous vivons sans douter et même au fond de l’ombre
Nous produisons la vie et réglons l’avenir
Il n’y a pas pour nous de jour sans lendemain
D’aurore sans midi de fraîcheur sans chaleurStaline dans le coeur des hommes est un homme
Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes
Staline récompense les meilleurs des hommes
Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car travailler pour vivre est agir sur la vie
C’est difficile d’accepter
que Eluard a pu admirer Staline mais la politique est difficile à maîtriser
pour les poètes, les artistes parce qu’ils sont toujours à la recherche de
quelqu’un à admirer et qui comprend le pouvoir et surtout la magie poétique (et presque toujours illusoire)
des mots. C’est ce qui explique que quasiment tous les grands écrivains et
artistes américains ont été Obamaniacs. Je ne compare pas ici Staline et Obama
mais juste la capacité de grands artistes à tomber amoureux de politiques
lorsqu’ils s’imaginent que ces derniers leur ressemblent ou ont une esthétique poétique.
J’en sais quelque chose.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H33 dans littérature , Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0)
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Je ne vais faire
aucun commentaire profonds sur les propos de Claude Lanzmann juste pour dire qu’il
me semble qu’en fait cette affaire Karski est essentiellement une de conflits
de générations. Il y a une qui estime, ce n'est jamais faux, qu’elle sait et a vécu trop de choses
pour ne pas être respecter et pour avoir ce qu’elle sait de l’histoire désacraliser
par la fiction. Il y a une autre qui estime, elle n'a jamais vraiment tort, que rien n’est sacré ou plutôt que
la fiction ne peut rien désacraliser.
Il me semble que
Littell ne trouve grâce à ses yeux alors qu’il s’est lui-aussi approprié de l’histoire
parce que Lanzmann considère qu’ils ont tous les deux deux choses d’essentiel
en commun : le talent et la rigueur alors qu’Haenel ne possède ni l’un ou
l’autre. Jugement sévère mais il y a-t-il ici matière pour créer un scandale qui
salirait deux « écrivains » qui s’affrontent dans un combat que trop
de gens veulent devienne une lutte à mort ? Non, tout ceci est intéressant
surtout à cause de la grandeur de Lanzmann mais tellement banal parce qu’on
ne parle ici surtout que des limites de la fiction.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H09 dans culture, Le Passé , libertés, littérature , Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: Antisémitisme, Claude Lanzmann, fiction, Histoire, Jan Karski, Jonathan Littell, littérature, Pologne, Shoah, vérité, Yannick Haenel
J’avoue ne pas savoir quoi penser de l’empoigne, pour user d’un ephemisme
entre Yannick Haenel et Claude Lanzmann autour de Jan Karski. Je suis aussi
genée en lisant les arguments de Marie-Magdeleine Lessana contre Haenel :
Le Jan Karski de Yannick Haenel, en nous rappelant notre culpabilité, à nous les enfants des Alliés, cherche à nous alléger car il pose un "tous coupables", vite suspect, car confortable. Point d'attrait du signifiant : parti des prénoms semblables, le prix Interallié n'a pas tardé à se prendre dans le filet du signifiant, il a couronné ce livre afin de sceller le colmatage, et c'est grave.
Comment se fait-il qu'aujourd'hui on se laisse bercer, berner, intimider par de telles manœuvres d'écriture de fiction, en usant du piège de l'effet-document ? On préfère ignorer la règle d'or de la gravité du document, utiliser le mot "roman" pour couvrir un manque de rigueur sur la vérité de l'expérience.
Quelque chose sent mauvais. J’ai l’impression que les choses ne sont pas
dites et qu’on tourne autour du pot. Doit-on comprendre que l’écrivain de nos
jours est soumis à des règles inflexibles qui doivent le forcer à censurer son
imagination ou plutôt à ne jamais refaçonner un personnage historique en
donnant imaginons autre chose que ce qui fut. Imaginons le pire. Haenel peut-il être
un écrivain imparfait qui a écrit un roman imparfait qui peut cependant « mériter »
un prix littéraire ? Cela est-il vraiment une immoralité impardonnable ?
Rédigé par Christelle Nadia à 05H45 dans culture, libertés, littérature | Lien permanent | Commentaires (1)
Tags Technorati: Claude Lanzmann, Fiction, Holocauste, Jan Karski, Littérature, Marie-Magdeleine Lessana, Pologne, Shoah, Yannick Haenel
Je ne peux, et c’est
assez difficile, être d’accord avec Claude Lanzmann lorsqu’il s’attaque dans le
Monde à Yannick Haenel en disant ceci :
Ce petit jeune homme décrète que je ne comprends pas la littérature. Et il ose écrire : "Contrairement à ce tribunal de l'Histoire, d'où parle Lanzmann, la littérature est un espace libre, où la "vérité" n'existe pas." Il n'est pas de phrase plus sotte. La littérature n'a affaire qu'à la vérité ; si celle-ci n'est pas l'affaire de Yannick Haenel, c'est que Jan Karski, roman, et quoi qu'en dise Sollers, n'est pas de la littérature.
Je me pose trop de questions qui restent, pour le moment, sans réponses et cela m'irrite: comment s’en prendre Yannick
Haenel au nom de la vérité et embrasser Jonathan Littell? Quelle est la différence entre ces deux auteurs ?
Sommes nous vraiment dans une époque dans laquelle il faut considérer qu'étant les
abominations de l’être humain durant le siècle dernier la littérature doit être
soumise à un examen de propreté ? Lanzmann a toujours raison sauf lorsqu’il
a tort.
Rédigé par Christelle Nadia à 14H19 dans culture, libertés, littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
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J’ai lu et relu avec
un énorme plaisir le livre Stephen Smith Négrologie. Il ne dit pas que des
choses justes mais qui doivent être dites pour faire avancer « l’histoire ».
En lisant Smith, j’ai compris pourquoi j’aime reprendre en la faisant mienne la
citation de René Char qu’aimait également citer Hannah Arendt « notre
histoire n’est précédé d’aucun testament. » Morceau choisi de Négrologie :
Pour le dire brutalement : depuis l’indépendance, l’Afrique travaille à sa recolonisation. Du moins, si c’était le but, elle ne s’y prendrait pas autrement. Seulement, même en cela, le continent échoue. Plus personne n’est preneur.
Il ne s’agit pas de polémiquer ni d’accabler l’Afrique qui n’en a vraiment pas besoin. En revanche, il est temps pour les Occidentaux qui, par culpabilité historique ou veule désintérêt, ne disent pas la vérité aux Africains qu’ils savent pourtant condamnés, à moins qu’ils ne cessent leur œuvre collective d’autodestruction ; celle des Africains, bien conscients de leurs limites, mais qui, juchés sur leur « dignité d’homme noir » et, en cela, aussi racistes que l’ont été certains colons, rejettent toute critique radicale pour ne pas perdre la pension alimentaire qu’ils tirent de la coulpe de l’Occident, Peut-être le passé, le pharisaïsme des uns et des autres ne tuait-il personne. Mais aujourd’hui, il est mortel.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H02 dans Afrique, culture, Identité, littérature , racisme | Lien permanent | Commentaires (8)
Tags Technorati: Afrique, Colonisation, décolonisation, Occident, racisme, repentance, Stephen Smith
Extrait de la préface
de Camus pour L’Envers et l’Endroit :
Il y a en moi des résistances artistiques comme il y a chez d’autres des résistances morales ou religieuses. L’interdit, l’idée que « cela ne se fait pas » m’est étrangère en tant qu’enfant d’une libre nature, m’est présente en tant qu’esclave (esclave admiratif) d'une tradition sévère. (…) Peut-être aussi cette méfiance vise mon anarchie profonde et, par là, reste utile. Je connais mon désordre, la violence de certains instincts, l’abandon sans grâce où je peux me jeter.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H18 dans Citations , littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
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J’ai une
vingtaine de livres à lire en une quinzaine de jours. Plus de 95% d’eux sont en
anglais et cela me chagrine. J'ai l’impression que la langue française laisse
sa littérature mourir parce qu’elle veut rester la langue des gens raffinés en
cessant d’être un instrument au service de ceux qui ont envie d'inventer un monde
ou tout simplement de raconter des histoires. Je vais essayer de lire les deux
derniers livres d’Anna Gavalda mais j’avoue que c’est assez difficile parce que
le fait de parler l’anglais rend son écriture illisible parce que j'ai l'intuition qu’elle
écrirait mieux en Anglais et que le français semble être un handicap qu'elle surmonte difficilement pour créer les images qu'elle veut créer.
Rédigé par Christelle Nadia à 17H05 dans culture, littérature , Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé par Christelle Nadia à 10H32 dans Actualité, littérature , Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (3)
Cela me fait
beaucoup de mal de voir cette vidéo parce que je le plains. Je me demande pourquoi Frédéric Mitterrand
fait de la politique. Il n’est pas à sa place. Il n’est pas armé pour se défendre
dans un monde dans lequel il ne faut pas être sensible et croire qu’on est un
écrivain qui peut écrire sur tout., tout dire sans payer de prix. Il suffit de l’écouter pour se rendre compte que son plus grand tort a été croire qu’il pouvait faire de la
politique artistiquement, rester qui il est. Il aurait dû s’attendre à tout ceci parce qu’en
devenant le ministre de la culture de Sarkozy pour trop de gens, il est devenu
un cible et sa sensibilité n’est plus un atout mais un trait de caractère qui
va continuer à le mener à faire des fautes qui seront transformées en crimes.
En politique de nos jours pour réussir, survivre, il faut avoir la sensibilité, non le
sang froid d’un tueur en série. Il est clair que Mitterrand ne l’a pas. Il a
tellement envie, tellement besoin d’être compris et aimé qu’il oublie tout le
reste et surtout qu'il est au milieu de fauves sans pitié. Je vais devoir m’habituer à voir ce genre de scène sanglantes car il y en aura d’autres
des deux cotés de l’atlantique.
Rédigé par Christelle Nadia à 16H46 dans Actualité, France , littérature , Politique, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
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Hélas, Philip Roth a raison quand il dit ceci :
Rédigé par Christelle Nadia à 10H54 dans Citations , DSK, littérature | Lien permanent | Commentaires (1)
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Je trouve ces
histoires de critiques de télévision et leurs rapports aux auteurs très franco-français.
Je me suis toujours demandé quel était l’intérêt de dire en direct de dire à un
écrivain que son bouquin était nul. L’exercice n’a aucun intérêt sauf celui de vendre son livre pour un auteur et celui pour le critique de se faire
connaître. En
somme, Beigbeder n’a rien à craindre de Naulleau mais plus de Pierre Assouline
ou de Didier
Jacob.
Rédigé par Christelle Nadia à 14H46 dans culture, France , littérature , télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 17H05 dans littérature , télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: culture, Finkiekraut, France, Intellectuel, Littérature
Extrait de la critique de Justine Francioli du l'ouvrage Mémoires de justice : Barbie, Touvier, Papon de Michel Zaoui sur Nonfiction.fr:
Rédigé par Christelle Nadia à 12H20 dans France , Justice, littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: crime contre l’humanité, devoir de mémoire, Justice internationale, Justine Francioli, Klaus Barbier, Maurice Papon, Michel Zaoui, Paul Touvier
Je suis d'accord avec Olivier Rolin quand il affirme ceci:
Rédigé par Christelle Nadia à 10H19 dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Pierre Assouline sur la nouvelle obsession du président pour la littérature:
Rédigé par Christelle Nadia à 14H48 dans culture, France , littérature , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
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J'ai trop de respect pour Patrick Chamoiseau pour ne pas regarder cette vidéo sans ressentir un gros pincement de coeur... sans me poser des questions. Je ne sais pas... Parfois, je me demande si je n'ai pas tort de résister autant à l'Obamania (donc aussi au Sarkozysme), si la couleur, la race, le ouiouisme, le sucré, l'éloquence vide veulent tout dire, si refuser de ne croire qu'au beau pour continuer de penser, accepter d'être minée comme dirait Camus est encore essentiel. Je n'ai jamais été une folle de diversité parce que je n'ai jamais cru que c'est une panacée mais en examinant l'Obamania et l'engouement de Chamoiseau, Toni Morrison, Michael Chabon et les autres, je suis perplexe...Ah la politique, l'identitaire, et les intellos...
Rédigé par Christelle Nadia à 21H04 dans Actualité, Etats-Unis, littérature , Obama, Politique, racisme, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: Chamoiseau, diversité, ethnicité, Intellectuels, Michael Chabon, Obamania, Sarkozysme, Toni Morrison
Citation du jour de Philippe Larçon:
Rédigé par Christelle Nadia à 10H59 dans Citations , culture, littérature , Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Martin Danes nous explique pourquoi les Tchèques détestent Milan Kundera (hat tip: Grégoire Leménager:
L'acharnement contre Kundera pourrait en partie s'expliquer par cet
esprit tchèque forgé à époque de la « résurrection nationale » des
XVIIIe et XIXe siècles et selon lequel quitter la patrie égale pour un
homme de lettre presque à la haute trahison.
Dans le poème « La Terre parle » (1921) du poète Viktor Dyk, la patrie met en garde l'un de ses fils contre ses velléités de départ.
« Si tu m'abandonnes, je ne périrai pas. Si tu m'abandonnes, tu périras ! »
Malgré le fossé qui les séparaient de ce poète très conservateur,
les communistes aimaient plus tard marteler ces vers face aux
malheureux prisonniers du Rideau de fer. Après 1989, le parlement de
Prague a voté une loi sur les restitutions des biens expropriés par le
régime communiste, limitant le champ des restitutions aux seuls
citoyens tchèques résidant dans le pays (avant que la dite clause ne
fût cassée par le Conseil constitutionnel). Et l'actuel président
Vaclav Klaus a plusieurs fois repété, à propos de ses compatriotes
exilés sous le communisme, que « l'émigration n'était point une
solution ».
En résumé : on ne pardonne pas un départ à un fils tchèque, à moins
que le fautif ne décide de se repentir par un humble retour sur sa
terre natale. Kundera n'y est retourné. Pire, il a consommé sa rupture
en changeant de langue d'expression.
Rédigé par Christelle Nadia à 15H05 dans Europe, Le Passé , libertés, littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: communisme, Milan Kundera, République tchèque, Tchèques
Extrait de la traduction d'un discours d'Orhan Pamuk sur Flaubert, l'éthique littéraire moderne, et ses conséquences parue dans le Monde:
Rédigé par Christelle Nadia à 06H52 dans littérature | Lien permanent | Commentaires (1)
Citation du jour de Milan Kundera sur le roman:
Rédigé par Christelle Nadia à 12H10 dans Citations , littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Pertinente note d'Assouline sur de nouvelles traductions de Les Misérables d'Hugo et Le Rouge et le Noir de Stendhal en anglais. Morceau choisi:
En lisant Assouline, je n'ai pu repensé à la sensation que j'ai eu en lisant Les Bienveillantes en anglais qui était que le livre était meilleur parce que la traductrice avait réussi d'une certaine manière ce que Littell n'a pas pu en français et c'est de soumettre les mots à l'intrigue pour le empêcher de devenir un obstacle pour le lecteur en rendant impossible toute distance entre lui et le narrateur. La traduction de Mandell est donc plus lisible et plus polie ce qui est advantageux étant donné le sujet de l'histoire. Mais pour parler de mauvaises traductions de chef d'oeuvres français en anglais, il suffit de lire les traductions de Les Fleurs du Mal et surtout celles des recueils de Paul Eluard pour se rendre compte que la langue française n'est pas juste méprisée mais rabaisée mais ces traducteurs ont une excuse : la poésie n'existe pas en anglais.
Rédigé par Christelle Nadia à 16H59 dans culture, France , littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
La citation du jour est de Pierre Jourde, c'est une lamentation fréquente mais indispensable:
Rédigé par Christelle Nadia à 12H10 dans Citations , littérature , médias | Lien permanent | Commentaires (0)
Extrait d'un portrait de Pierre Assouline dans L'Express:
Rédigé par Christelle Nadia à 07H42 dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: Calixthe Beyala, critique, Pierre Assouline
Pleurons avec François Taillandier le sort de la langue française qui décidément tombe de bien haut mais qui sont les responsables ?:
Rédigé par Christelle Nadia à 14H39 dans culture, France , globalisation, Identité, littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Finkielkraut sur Kundera, la culture et la mémoire:
Rédigé par Christelle Nadia à 03H55 dans culture, Le Passé , littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Qu'est qu'on fait? Trois solutions plus ou moins in: se masculiner, faire du Zemmour ou du Finkielkraut au féminim ou faire exploser la bulle!
Rédigé par Christelle Nadia à 13H24 dans féminisme, Identité, littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Les Bienveillantes de Littell est un livre meilleur en Anglais qu'en Français...Charlotte Mandell, la traductrice, a fait du bon travail. Cependant, ce constat amère me pertube et me laisse assez perplexe...Je fais le pari que le film arrive...
Rédigé par Christelle Nadia à 13H30 dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Portrait assez flatteur de Pascal Bruckner sur le site du Devoir bien qu’il ne change pas
mon avis sur
le personnage. Bruckner a un problème non pas nécessairement
avec la vérité mais avec ce qu’il considère comme les mauvaises odeurs des
choses qu’il ne veut pas voir :
Pascal
Bruckner prend les compliments et sait se rétracter, voire changer d'opinion.
Après son appui à la nouvelle guerre du Golfe, il a sévèrement critiqué
l'utilisation de la torture dans les prisons américaines et a changé de clan.
«Cette guerre est un désastre qu'il ne faudra jamais recommencer, explique-t-il
maintenant au Devoir. Il montre les limites du droit d'ingérence. On sait
aujourd'hui que cette guerre en Irak n'a pas été faite pour remplacer Saddam
Hussein, mais pour venger le 11 septembre en choisissant un ennemi suffisamment
fort pour être crédible et suffisamment faible pour ne pas la perdre.
L'Amérique voulait faire étalage de sa puissance et elle a fait étalage de sa
vulnérabilité.»
Pour Bruckner, même l'intervention en Afghanistan semble montrer les limites de
la «guerre juste» et du droit pour un État de se mêler des affaires d'un autre.
J’aimerais
voir Bruckner, au moins, une seule fois changer d’avis non pas sur le trivial
mais sur l’essentiel. J’aimerais le voir aller au Rwanda, au Congo, et
au Burkina Faso et changer d’avis sur les soi-disant bienfaits du colonialisme. C’est facile et plutôt marrant d’être Bruckner puisqu’on peut prêcher
et condamner en présumant et en ressassant des idées reçues sans analyse
et sans avoir le bénéfice du vécu. Bruckner est le Zemmour de la « philosophie »
Française dans le sens où il est sans surprise, bouge beaucoup, et parfois peut
dire quelque chose de pertinent mais le dialogue avec lui est impossible.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H23 dans culture, littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: Néoconservatisme, Pascal Bruckner, Philosophie
Morceau choisi d’un excellent article du Temps sur la fausse affaire Kundera dans lequel Vaclav Havel parle de la manière pour les jeunes historiens d’analyser l’Histoire et s’oppose à Kundera sur le rôle de l’intellectuel dans une société libre ou non-émancipée :
Vaclav Havel a lancé une mise en garde: «Jeunes historiens, soyez prudents en examinant l'Histoire!, écrit-il. Sinon vous ferez, de bonne foi, plus de mal que de bien à vos grands-pères.» A propos du «cas Kundera», il ajoute: «Je ne pense pas que cela a eu lieu et n'a pas pu avoir lieu de manière aussi stupide. Même si Kundera est vraiment allé à la police pour annoncer qu'il y avait un espion quelque part, ce qui n'a pas eu lieu à mon avis, il faut essayer - au moins essayer - de le voir dans le contexte de l'époque.» «C'est comme si aujourd'hui, on avait vent de la présence d'un terroriste islamiste», dit un autre écrivain, Ivan Klima.
Vaclav Havel conclut son article par une référence au statut de l'intellectuel: «Il est risqué d'être bon écrivain et d'être célèbre. Mais, de temps en temps, il faut prendre des risques.» (…) Communiste convaincu dans sa jeunesse, exclu du parti en 1950 et militant d'un «socialisme à visage humain» à la fin des années 1960, Kundera s'est réfugié dans l'écriture, s'imposant une coupure radicale entre la vie et l'œuvre. Dans le roman, l'individu est privé de toute possibilité d'action sur l'histoire globale. Au contraire, la personne et l'auteur veulent être maîtres de leur vie, jusqu'à rechercher, chez Kundera, une maîtrise totale sur l'édition et la chronologie de la publication de ses livres en tchèque.
Les deux écrivains les plus célèbres de Prague n'ont jamais eu la même conception du rôle de l'intellectuel. En 1969, un débat avait déjà opposé Kundera et Havel. Le premier louait le refus du romantisme et de l'héroïsme, mais appréciait le sens de l'humour des Tchèques, autrement dit le «caractère national» de ce petit peuple qui lui permettait de résister aux visées impérialistes des grandes puissances.
Pour Havel, c'était une manière de détourner le peuple de l'action politique quotidienne, courageuse et dangereuse dans un Etat totalitaire, qui devait s'appuyer non sur «un caractère national» mais sur les valeurs universelles. Les deux rôles se complètent peut-être plus qu'ils ne s'excluent. Jiri Dienstbier, qui vient de se faire élire sénateur pour, dit-il, «contribuer à changer l'atmosphère politique délétère» de la République tchèque, reconnaît que Kundera «a beaucoup fait pour nous, en Europe centrale, par ses romans et ses essais».
Rédigé par Christelle Nadia à 10H55 dans Le Passé , libertés, littérature , Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
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Bouffonesques propos de Doc Gynéco sur Le Marché des Amants de Christine Angot :
Il n’était pas question de la censurer. Et je suis toujours mal à l’aise quand quelqu’un ne dit que du bien de moi. Je n’en ai pas l’habitude. Son style consiste à raconter des détails sur ses relations sexuelles. Bien sûr, j’ai été choqué de voir tout ça écrit. Des copains écrivains m’ont expliqué que je faisais, quelque part grâce à elle, mon entrée dans la littérature française. Pour un mec comme moi, c’est pas mal.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H00 dans culture, littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Elie Wiesel sur la banalisation de la mémoire :
Il est impossible d'écrire un roman sur Auschwitz. Soit ce ne sera pas un roman, soit ce ne sera pas Auschwitz. Que d'autres essaient, je ne suis pas un censeur; moi, je ne peux pas. Mais à propos de banalisation, voyez l'emploi du mot holocauste en Amérique. Je suis tombé à la télévision sur un programme sportif dont le présentateur s'exclamait, à propos de la défaite d'une équipe : «Quel holocauste !» Quand il y a un incendie, des morts, ce mot apparaît. Donc moi, je ne l'emploie plus. Je regrette de l'avoir fait, aucun mot ne convient. Faute de mieux, j'écris «Shoah» dans mon roman. Ou alors je dis «la destruction». Mais mieux vaut simplement dire «Auschwitz». Et si on le dit sans trembler, alors il ne faut pas le dire.
Rédigé par Christelle Nadia à 14H19 dans culture, Le Passé , littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
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Assouline sur le dernier de Christine Angot :
Le Marché des amants (317 pages, 17,90 euros, Seuil) se veut un roman sur les frontières de l’amour. Elle, Christine Schwartz dite Angot, femme blanche, écrivain, fréquente le Saint-Germain-des-Près des éditeurs. Lui, Bruno Beausir dit Doc Gynéco, chanteur de rap, métis, plus proche de l’au-delà du périphérique. Deux univers. Il semblerait que s’affranchir des tabous pesant sur cette liaison socialement interdite soit terriblement subversif en 2008. Il paraîtrait même que la question du plus sournois des racismes serait au coeur de ce marché des amants puisque ceux-ci ne sont pas du même monde. Que leurs milieux respectifs s’ignorent, retranchés derrière leurs jugements de castes, leurs codes et leurs rituels. C’est une révélation : on peut passer sa vie à être grugé par des préjugés. Ainsi le vivent-ils. Ils se sont rencontrés au Salon du livre de Brive-la-Gaillarde. Ils se sont plu ; il est vrai qu’il découvrait “pour la première fois une personne blanche qui disait la vérité”. Pour faciliter le travail du lecteur, la quatrième de couverture lui indique même quelle est “la scène emblématique” afin qu’il ne perde pas son temps à la chercher. C’est quand Christine et Bruno roulent la nuit en scooter en direction de la porte de la Chapelle.
Après le journaliste (Pourquoi le Brésil ?) et le banquier (Rendez-vous), le rappeur. Christine Angot poursuit son enquête sur la vie sexuelle du Français. Ce n’est ni indigne, ni provocateur. Même pas scandaleux y compris lorsque Bruno se plaît à baiser Christine tout en regardant un documentaire sur la Shoah, lointain écho d’un autre grand moment dans Pourquoi le Brésil ? sur “l’érotisme des chambres à gaz”. L’écriture en est juste médiocre et le propos sans intérêt. Sans saveur, sans odeur. Même pas musical, un comble en l’espèce.
Le problème avec la critique d’Assouline est qu’il n’accepte pas que Christine Angot ou plutôt son écriture reflète l’époque et le monde dans lesquels elle vit. Sa critique est similaire à celles de ceux qui critiquaient la téléréalité à ses débuts pour vite ensuite se rendre compte que nous vivons dans un monde où le voyeurisme ne fait plus honte et que ceux qui ont l’audace de tout montrer sont considérés non seulement comme des célébrités mais aussi des artistes. Bien sûr qu’Angot est une sorte d’OVNI puisqu’elle dit tellement de choses dans ses livres qu’on finit toujours par se rendre copte qu’en fait elle ne dit pas grand-chose. Bien sûr que son écriture lui ressemble et la question que je me pose toujours est celle de savoir si justement son style et ses platitudes ne sont non pas le résultat de manque talent mais plutôt d’un choix réfléchie d’écrire et de se raconter « mal » parce que ce sont les seuls moyens d’aller jusqu’au bout de sa démarche de faire de l’autofiction dans un monde misérabiliste. En somme, je me demande si les critères de Pierre Assouline pour critiquer Angot sont les bons parce qu’il semble ne pas pouvoir admettre que beaucoup de choses sont camouflées dans ses livres et que lorsqu’on a décidé d’être un miroir pour soi-même on ne peut pas toucher et sublimer la merde et la médiocrité. Il est toute fois aussi possible que le livre soit vraiment mauvais et que rien ne peut le réhabiliter peut-être parce que le miroir et le stylo de l'auteure sont trop souillés pour lui être utiles parce qu’elle a perdu ses repères pour devenir juste un personnage de ses propres livres trop obnubilé parce qu’elle vit pour être un écrivain.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H18 dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
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Mélenchon sur Alexandre Soljenitsyne:
J’ai de la mémoire. Soljenitsyne en visite en France, à l’occasion d’une cérémonie de circonstance à l’invitation de monsieur De Villiers, déclara dans son discours que la devise de notre république, « liberté-égalité-fraternité », était « intrinsèquement perverse ». Après quoi il s’était lancé dans une apologie de la chouannerie aussi ridicule que peut l’être une transposition entre la situation de la Russie tsariste arriérée face aux bolcheviks avec la grande révolution française résistant à l’invasion anglaise qu’appuyaient les chouans. Minable. Le préfet du coin, une potiche administrative sans consistance, resta planté sur place à sourire comme un benêt au lieu de s’en aller séance tenante. Interrogé par mes soins à propos de ce comportement le gouvernement de l’époque me fit répondre qu’il ne fallait pas « raviver les cicatrices du passé ». C’est la formule consacrée pour dire que les ennemis de la République sont libres de parler au nom de la liberté d’expression des idées modernes et ses amis priés de se taire au nom de la paix des cicatrices. On connaît. Mais rien ne nous oblige à ces révérences. Devant le flot de pieuses pensées émues que le décès de l’inepte griot de l’anti communisme officiel va déclencher il faut rester de marbre.Il faut maintenir un coin d’insolence. Je dis que le départ de Soljenitsyne ne manquera pas à la pensée de notre temps. Soljenitsyne était une baderne passéiste absurde et pontifiante, machiste, homophobe, et confis en bigoteries nostalgiques de la grande Russie féodale et croyante. Je n’oublie pas. Je ne pardonne pas.C’était un perroquet utile de la propagande «occidentale». Utile car au contraire de tous ceux qui avaient dénoncé avant lui le goulag et les camps staliniens, Soljenitsyne était une voix de droite parmi les plus réactionnaire.
Il serait facile de se dire en lisant ceci que c’est une Mélenchonerie de plus mais hélas ces propos sont audibles parce qu’ils démontrent que la gauche bonbon fleurit sous Sarkozy parce qu’elle n’a rien pas de front uni en face d’elle pour la délégitimer et la forcer à assumer les dangers de son utopisme et son extrémisme. On comprend la différence entre la provocation et la connerie lorsque Mélenchon ouvre la bouche. Le problème n’est pas qu’encore une fois, Mélenchon choisit de s’opposer à une forme de consensus qu'on a le droit d'opposer et de regretter sur Soljenitsyne mais qu’il le fait pour des raisons purement idéologiques parce que pour lui le monde est en noir et blanc, il est divisé en deux camps, celui du bien et du mal, et seule, sa gauche détient la vérité. Mélenchon me rappelle George W. Bush. C’est effrayant ! Le fait que Mélenchon soit encore membre du Parti Socialiste explique son état comateux.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H41 dans Actualité, littérature , Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
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Rien à ajouter à ces interrogations essentielles de Pierre Assouline qui se demandent (avec raison) ce que les écrivains et la littérature ont avoir avec l’affaire Siné. Elles montrent à quek point les écrivains et la littérature sont instrumentalisés par ceux qui ne savent plus penser pour eux-mêmes et qui n’ont en général pas d’arguments assez forts pour convaincre :
Quatre écrivains, rien de moins ! Questions : mais que viennent-ils faire là-dedans ? Leur a-t-on demandé leur avis, les vivants puisque les morts n’ont que nous pour les défendre ? Quand cessera-t-on d’instrumentaliser les écrivains à leurs dépens et au profit de cause auxquelles ils sont étrangers ? Pourquoi n,importe qui se croit autorisé à les récupérer ? Car enfin, quel rapport avec l’attitude de Siné dont en l’occurence la rhétorique relève, hélas, d’un vieux classique sans aucun lien avec la littérature ?
Rédigé par Christelle Nadia à 08H29 dans Actualité, littérature , Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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