La phrase qui...est d'Anna Guèye qui, tel le Javert d'Hugo, en étant obsédée par le rouge et le noir le 'blanc' et le 'noir', et le propre et la morale finit tout simplement par se tromper en refusant de voir le gris et le gras:
Cessons les crises de nerfs chaque fois qu'une personne de « race blanche » a une formule approximative, maladroite ou même raciste.
Hum...donc en somme le racisme est une crime de couleur puisque ses victimes sont les 'noirs' et les coupables sont les 'blancs.' Ce n'est peut-être pas ce que pense Guèye mais ce qu'elle laisse croire en colorant, en racialisant le racisme et en faisant semblant de croire que le problème essentiel est la haine des autres et les nerfs à fleur de peau des victimes.
Il est toujours inquiétant, troublant, même affolant de constater que les apôtres (je ne parle pas ici de Guèye car je ne la lis pas assez pour savoir ce qu'elle pense) de l'antiracisme, toutes ces personnes qui prêchent l’égalité, la fraternité, la tolérance en s'auto-congratulant niaisement ou arrogamment de leur ouverture d'esprit et de la supériorité de leurs valeurs sont toujours les premiers à condamner les autres et surtout à séparer le 'noir' du 'blanc' en faisant de l'un une victime à vie et de l'autre un potentiel et perpétuel salaud ou bourreau.
Le racialisme est plus dangereux que le racisme parce qu'il fait tout pour confirmer le fait que des différences sont essentielles et que c'est soit une 'culture' (mot creux), une identité (mot qui a toujours besoin d'un contexte), ou une couleur de peau qui détermine l'essence de chaque être humain ou d'une espèce d’êtres trop inférieurs pour choisir leur propre essence et avoir une individualité.
J'avoue, non sans dégout, que j'ai rencontré trop de personnes racialistes qui ne prennaient jamais autant leur pied que lorsqu'elles me parlent des crimes qu'on aurait commis contre 'nous' (les 'noirs' ), contre moi et qui me transformeraient en une victime, leur victime si elles n'avaient pas ma couleur de peau. Ces petites gens sont tellement obsédées par la race, le racisme, l'histoire qu'elles sont dangereuses parce qu'elles croient que les gens qui ont la même couleur de peau que la mienne leur appartiennent, sont des chihuahuas, des êtres faibles, exotiques qui ont besoin d'elles, de leur compassion et de leur culpabilité arrogantes et complaisantes.
J'affirme donc avec passion, mais cette affirmation est le produit d'une longue réflexion, que tous ceux pour qui le racisme est un crime de 'blanc' et pour qui la 'race' détermine tout sont pires que les racistes parce qu'ils n’éprouvent aucune culpabilité à chosifier l'autre au nom de principes qu'ils croient supérieurs. La personne 'noire' devient donc une chose, un fétiche qu'on utilise pour satisfaire ses propres fantasmes masochistes, sadomasochistes ou juste sadiques. Il suffit de savoir un peu de choses sur le sexe (c'est difficile pour certains) pour comprendre que le fait de toujours vouloir se faire prendre n'est pas un acte de générosité mais une preuve d’égoïsme et d'égocentrisme. Celle/celui qui prend cesse d'exister puisque c'est la pénétration et la possession qui sont sacralisées.
C'est révoltant de le dire aussi catégoriquement mais pour les antiracistes et les racialistes, le 'noir ' de leur imagination est avant tout un godemichet.
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