No comment sur cette vidéo de campagnedu parti libanais Le Courant patriotique libre. (hat tip: Zineb Dryef )
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Rédigé par Christelle Nadia à 01H19 dans Actualité, Liban, Politique, Proche-Orient, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: Le Courant patriotique libre, Sois belle et vote
« L'exil a une haleine particulière. Toutes les prisons se ressemblent. Elles sont imprégnées d'un curieux fumet, mélange de renfermé, de rance et d'exsudation ». Jean-Paul Kauffmann.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H09 dans Citations , Liban, littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
J’avoue que Ségolène Royal m’épate par son intransigeance et surtout par le fait qu’elle ose dire non lorsqu’il serait plus facile. Cette vidéo est celle du reportage sur son voyage en Israël tiré du 20 heures de France 2 hier. L’image importante est celle de Ségolène Royal refusant de saluer Françoise de Panafieu à cause des propos de celle-ci sur ce soi-disant incident avec un député du Hezbollah qui a parlé de Nazisme en parlant d’Israël. En voyant cette image, je me suis que Ségo en avait et qu’elle avait eu raison. Voici ce que De Panaf a dit :
Je voudrais conseiller à Mme Royale d’aller visiter Yad Vashem (Mémorial à Jerusalem en mémoire aux victimes juives de la Shoah). Elle prendra ainsi conscience que certains mots ne sauraient être dévoyés, comme le "nazisme", mot qui ne saurait être attribué à une autre situation que la Shoa (h).
J’aurai reagi de la même manière que Ségo car je pense qu’il y a des choses avec lesquelles on ne doit pas jouer en politique même si le but est marquer des points politique. De Panaf aurait dû la fermer ou tout simplement non pas réagir comme un dindon en enfouissant sa tête dans le sable mais jouer à la dinde en jouant à l’hypocrite sans oser dire de Ségo qu’elle ne sait pas ce que c’est que le nazisme et qu’elle n’a pas conscience de la signifiance de la Shoah, ce qui prouverait non simplement qu’elle ne mérite pas d’être présidente la France mais d’être une citoyenne respectée et respectable dans notre monde tout simplement. Ah si seulement on pouvait cloner Ségo.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H06 dans Actualité, France , féminisme, Israël, Liban, libertés, Politique, Proche-Orient, Ségolène Royal, télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Tags Technorati: 20 heures, antisémitisme, De Panafieu, France 2, Hezbollah, journal, Nazisme, Segolene, shoah, UMP, video
En écoutant tous ces députés de l’UMP et les adversaires de Ségo essayer de créer une polémique sur les propos intolérables d’un député du Hezbollah au Liban, je me suis qu’ils n’ont encore rien compris à ce qui faisait la force de Ségo. Beaucoup ont dit qu’elle avait commis une gaffe en ne quittant pas la salle immédiatement mais on comprend bien qu’en fait le but de toutes ses attaques est de donner à Ségolène Royal une image de gaffeuse qui ne connaît rien à la politique étrangère et qui surfe sur les sujets sérieux parce qu’elle n’a rien à dire ou plutôt parce qu’elle ne les comprend. Ce qui me fait rire est que MAM (Alliot-Marie), Hervé de Charette (qui a accusé Ségo d’avoir affaibli le Liban, ce qui me rassure quant à son habilité à le revigorer), et Douste Blazy pour n’en citer quelques uns de ces petits politiques est qu’ils essayent de nous faire croire qu’ils aiment plus Israël que les autorités Israéliennes qui ont reçu Ségo. Ces gens là ne se rendent pas compte qu’ils jouent avec le feu et qu’en continuant de créer ce genre de polémique de bas étage, ils vont faire perdre l’élection présidentielle à leur camp. Sarkozy devrait rappeler ses chiens et les remplacer par des requins qui au moins sauront faire autre chose que de cracher dans le vide. Cette affaire me rappelle un épisode lointain qui s’était passé lors d’un voyage d’Hillary Clinton en 1999 dans les territoires Palestiniens. Hillary Clinton alors pensait sérieusement se présenter pour être Sénateur de New York et elle assistait à un discours fait par la femme de Yasser Arafat, Souha. Dans le discours de celle-ci, elle proféra des accusations graves contre Israël comme celle d’empoisonner l’eau que boivent les Palestiniens afin de tuer le plus d’enfants possibles. Hillary Clinton après ce discours l’embrassa et cette bise créa une polémique énorme non seulement à New York mais aux Etats-Unis. Pourquoi n’avait-elle pas condamné les propos de Madame Arafat ? Demandaient certains et beaucoup d’autres disaient que son silence pouvait qu’elle ne comprenait rien à la politique étrangère et qu’elle avait des préjugés contre Israël. Eh bien, aujourd’hui personne n’oserait dire cela car elle a prouvé que cette petite polémique n’avait aucune valeur.
Dans cette histoire, ce que je déplore est le fait que le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) ait choisi d’intervenir dans cette polémique inutile en critiquant Ségo parce qu’en faisant cela il a montré qu’il était possible de l’instrumentaliser à des fins politiques. Je regrette aussi que des sujets aussi graves que la stabilité du Proche-Orient, soient politisés en France d’une manière qui prouve que les politiques n’ont pas conscience que lorsqu’on joue avec eux, ils finissent toujours par nous exploser à la figure. François Brutsch (via un swiss roll) a un excellent billet sur l’hypocrisie de la droite Française dans cette affaire que je vous recommande vivement.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H03 dans Actualité, coup de gueule, France , Israël, Liban, Parti Socialiste, Politique, Sarkozy, Ségolène Royal, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Tags Technorati: alliot-maire, antisémitisme, CRIF, Hezbollah, Segolene, Tzipi Livni, UMP
Chirac a pris la bonne décision de renforcer la présence française au sein de la FINUL. Cela permettra à cette force d’interposition d’avoir plus de chances de réussir sa mission qui est de s’assurer que le cessez-le-feu dure le plus longtemps possible au Liban. Je pense qu’il était plus important pour Chirac de prendre la bonne situation tard que de ne pas la prendre du tout. Bien sûr, tous les anti-Français se focaliseront sur le fait que le temps qu’il lui a fallu de prendre la bonne décision sans convenir du fait que trop de leaders, particulièrement Bush, refusent d’évoluer sur un sujet et de prendre la bonne décision parce qu’évoluer, changer pour eux est un signe de faiblesse ou un manque de virilité.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H00 dans Actualité, France , Israël, Liban, Politique, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Dans son édito d’aujourd’hui, le New York Times fait une petite leçon de morale à Jacques Chirac en lui demandant de tenir les engagements de la France envers Liban et surtout de ne pas oublier qu’il a une responsabilité morale envers ce pays. L’article commence en disant qu’il est difficile de ne pas se moquer du nombre peu élevé de troupes envoyées par les Français mais admet qu les appréhensions françaises sont légitimes. L’argument central de l’édito est le suivant : Il n’y a que les puissances de second rang qui peuvent se permettrent d’éviter de faire des choix difficiles surtout lorsqu’ils sont justes. Les superpuissances elles n’ont pas ce droit. La France est-elle une superpuissance?
Rédigé par Christelle Nadia à 04H36 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, France , Israël, Liban, Politique, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
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«En ces moments, je ne dirai rien de la guerre dans laquelle tu as été tué. Nous, notre famille, nous l'avons déjà perdue. Israël, à présent, va faire son examen de conscience, et nous nous renfermerons dans notre douleur, entourés de nos bons amis, abrités par l'amour immense de tant de gens que pour la plupart nous ne connaissons pas, et que je remercie pour leur soutien illimité.Je voudrais tant que nous sachions nous donner les uns aux autres cet amour et cette solidarité à d'autres moments aussi. Telle est peut-être notre ressource nationale la plus particulière. C'est là notre grande richesse naturelle. Je voudrais tant que nous puissions nous montrer plus sensibles les uns envers les autres. Que nous puissions nous délivrer de la violence et de l'inimitié qui se sont infiltrées si profondément dans tous les aspects de nos vies. Que nous sachions nous raviser et nous sauver maintenant, juste au dernier moment, car des temps très durs nous attendent.
Je voudrais dire encore quelques mots. Uri était un garçon très israélien. Son nom même est très israélien et hébreu. Uri était un condensé de l'israélianité telle que j'aimerais la voir. Celle qui est désormais presque oubliée. Qui est souvent considérée comme une sorte de curiosité.» David Grossman parlant de la mort de son fils Uri dans un article dans le Monde.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H49 dans Actualité, Citations , Israël, Liban, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Beaucoup de journaux et de bloggers critiquent la décision française de ne pas contribuer autant d’hommes à La Finul qu’entendait l’ONU. Kevin Drum du Washington Monthly critique la France d’avoir user de toute son influence pour faire passer la résolution 1701 et surtout d’avoir laisser faire croire qu’elle contribuerait un grand nombre de troupes alors qu’elle n’était pas prête à le faire. MAM (Michèle Alliot -Marie) arguait ce matin sur RLT que le rôle qu’aurait les soldats Français n’était pas clair mais cet argument n’est convaincant étant donné que ce manque de clarté est en grande partie un produit de la diplomatie Françaises. Tout le monde savait que la Finul aurait un rôle difficile et compliqué et aujourd’hui faire comme ci ce fait constitue un fait nouveau est déshonorable pour la France. Ce qui est rageant est que pour une fois, je ne peux pas défendre la France car je partage l’opinion exprimée dans l’édito du Monde d’aujourd’hui :
M. Chirac et les militaires ont raison de vouloir un mandat clair. Ils ont douloureusement en mémoire les 58 morts du Drakkar, l'immeuble qui abritait le quartier général du contingent français à Beyrouth en octobre 1983, ainsi que l'expérience de la mission de l'ONU en Bosnie, entre 1992 et 1995, où l'armée française perdit 84 soldats.
Cette fois, l'affaire est cependant différente. Si, à Sarajevo, il s'agissait de maintenir une paix qui n'existait pas, au Liban, il s'agit de soutenir un cessez-le-feu existant, respecté, fruit d'un triple accord : international, israélo-libanais et interlibanais. Il est primordial de se soucier du désarmement du Hezbollah, mais c'est précisément la France qui a imposé la vision libanaise d'une solution.
Pour la France soit au premier rang, elle doit justement ne pas être ambiguë lorsqu’il s’agit d’utiliser d’autres moyens que les mots et la diplomatiepour soutenir une résolution qu’elle a sponsorisée. MAM avait du mal à expliquer la position de la France dans son interview de ce matin parce qu'elle est inexplicable.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H20 dans Actualité, France , guerre, Israël, Liban, Politique, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
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J’ai reçu ce matin (dans l’après midi à Paris) un commentaire haineux qui répondait à ma note sur l'article d'Olivier Bonnet qui critiquait Spielberg parce qu’il avait choisi de venir en aide aux Israéliens et non aux Libanais. Cette personne, qui se disait anti-sioniste et fière de l’être parlait de Fascisme, de Nazisme, des SS, bref de toutes ces choses haineuses qu'aiment dire des gens qui n’ont aucune culture et qui se cachent derrière l’anti-sionisme pour diffuser leur racisme. J’ai longtemps hésité avant d’effacer ce commentaire parce que je me demandais si l’effacer voulait dire que je n’accepte pas la critique mais je l’ai fait parce que je pense qu’il y a des critiques qui sont illégitimes. Je suis pour le dialogue mais je pense pour dialoguer avec quelqu’un on ne commence pas par insulter sa mère. Comme je le disais à un des lecteurs, on peut être anti-Israël sans être antisémite. On peut critiqué Israël, non je dirais même plus qu’on se doit de critiquer Israël lorsqu’on n’est pas d’accord avec sa politique. Mais il faut traiter Israël comme un état à part entière qui a le droit d’exister et qui est capable comme tous les états de commettre des erreurs. La critique est légitime du moment qu’elle n’est pas utilisée pour énoncer des préjugés haineux et dangereux. Je ne suis sûre de pas grand-chose en ce moment mais une des choses que je sais, est que si on s’obstine à simplifier des choses compliquer, et à « Bushiser» le monde en le divisant entre les bons et les méchants, en faisant des Juifs des Nazis et des Arabes des Fascistes Islamiques, on ne s’en sortira pas.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H35 dans Actualité, Bush , Communautarisme, Etats-Unis, France , Identité, Israël, Liban, Mon cœur mis à nu, Politique, racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Tags Technorati: antisémitisme, France, Israël, Liban, racisme, sionisme
Je viens juste de lire le court « article » d’Olivier Bonnet qui accuse Steven Spielberg d’avoir choisi son camp. Ma première réaction est brutale : Olivier Bonnet est un imbécile ou juste un ignorant qui joue perfidement le rôle de Zola. Si je comprends bien pour Olivier Bonnet, deux camps existent, celui des bons et des méchants, celui des arabes et des juifs et celui des hommes et des sous-hommes. Pour Olivier Bonnet, Spielberg en choisissant d’aider « les juifs » qui sont des êtres humains comme les autres, fait un mauvais choix parce qu’il ne demande pas pardon pour les « crimes » de l’état d’Israël en aidant les Libanais mais s’en rend complice en choisissant d’aider des Israéliens . C’est tout simplement scandaleux ! Comment en est on arrivé à juger la valeur d’un geste humanitaire en fonction de la nationalité ou de l'ethnicité des personnes assistées? Si Steven Spielberg n’aidait pas les victimes Israéliennes, qui les aiderait ? Certainement pas des personnes comme Olivier Bonnet qui pensent que lorsqu’on est Israélien on n’a pas le droit à la compassion. Steven Spielberg est un humaniste. On le voit à travers ses films. L’accuser d’avoir choisir le mauvais camp parce qu’il aide des victimes Israéliennes est d’une grande lâcheté morale parce que cela prouve qu’on a décidé d’arrêter de penser juste pour juger, haïr et détruire. Lorsqu’on est juif, Américain, et riche, on a encore le droit d’être libre.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H15 dans Actualité, Amérique , Cinéma , Communautarisme, coup de gueule, Etats-Unis, France , guerre, Israël, Liban, médias | Lien permanent | Commentaires (11) | TrackBack (0)
D’après un article de Seymour Hersh dans le NewYorker, l’Administration Bush a joué un rôle plus que clé dans la crise Libanaise et aurait encouragé Olmert à riposter de la manière dont il l'a fait. Seymour Hersh nous dit que la partie dure de l’Administration Bush, la branche de Dick Cheney, voulait prouver qu’il était possible de gagner un conflit en utilisant juste des frappes aériennes pour montrer à tous les généraux de l’armée américaine qui pensent qu’une guerre avec l’Iran est non seulement irraisonnable mais ingagnable tant que les Etats-Unis resteront coincés en Irak. Dans un article dans Haaretz il y a près de 10 jours, Daniel Lévy parlait d’en finir avec le cauchemar que les néoconservateurs constituent pour Israël parce qu’ils ont d’autres ambitions qui ne sont pas ceux d'Israël. Aujourd’hui, Les néoconservateurs critiquent Olmert et l’accusent de n’avoir pas su usé du temps que l’Administration Bush lui avait donné pour détruire le Hezbollah. David Fournié dans Agoravox a un article intéressant sur ce qu’il croit avoir été les motivations réelles d’Israël mais encore une fois, il ignore une chose, Israël ne vit pas un monde aseptisé et où il peut se permettre de ne pas anticiper les menaces contre lui. La vraie question est au niveau des moyens utilisés et de leur efficacité et Yasmina la pose dans son blog à sa façon, « Toujours pas d’explication a ma question légitime et bien bête : a quoi au juste ça a servi, tout ça ? » Le Hezbollah existe toujours et continue de constituer une menace pour Israël. Les rêves des Libanais qui croyaient au renouveau de leur pays n’existent plus. Des mères Israéliennes et des mères Libanaises ont perdu leurs enfants. Les soldats Israéliens sont tourjours captifs.
Paul Krugman, il y a une quinzaine de jours, écrivait pour qu’Israël gagne cette guerre, elle devait prendre le risque de ne pas utiliser les frappes aériennes qui tueraient trop d’innocents mais plutôt d’utiliser ses forces terrestres afin d’éviter de détruire le Liban. Il disait que cette stratégie de « shock and awe » (choc et stupeur) a été délégitimée par l’armée Américaine en Irak et qu’Olmert en l’employant ne pouvait pas vaincre le Hezbollah. Nous savons aujourd’hui qu’il avait raison. L’erreur que beaucoup comme David Fournié font est de croire que lorsque les Israéliens parlent de leur peur, ils mentent et que cette peur n’est inventée que pour justifier l’injustifiable. Je me méfie de ceux qui regardent Israël comme il regarderait le Diable en voyant le mal derrière chacun de ses actes. Koz est plus juste dans son analyse sur la fin de la guerre. Je pense qu’on peut condamné Israël et dire que cette guerre était inutile puisqu’elle a tué trop de gens sans détruire le Hezbollah. Je pense aussi qu’il faut prendre en compte la psyché Israélienne et arrêter de faire comme ci de le fait que les Israéliens doivent se battrent pour exister n’est pas réel. Il ne s’agit pas de fermer les yeux mais plutôt d’ouvrir son cœur, de ne pas oublier l’histoire et d’apprendre à regarder le monde du point de vie de l’autre. Les Israéliens sont humains comme les Libanais. Ils n’ont pas quatre jambes et une queue.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H54 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, guerre, Iran, Israël, Justice, Liban, Politique, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Si pour croire en la paix, il faut beaucoup de naïveté, je veux rester naïve. Malgré la résolution 1701 des Nations Unies, ce week-end a été meurtrier. Israël a continué son offensive un peu comme si Olmert voulait montré aux Israéliens qu’il a ce qu’ils savent à cause de cette guerre qu’il n’a pas, les qualités d’un fin stratège. En apprenant que le grand écrivain Israélien David Grossman( qui avait demandé au gouvernement d’Olmert d’arrêter la guerre) avait perdu son fils qui combattait au Liban et que plus de civils avait été tués , je me suis demandée à quoi aura servi ces deux derniers jours de guerre sinon à tuer plus d’Israéliens et de Libanais. La guerre a bien sûr aussi lieu sur Internet et dans les blog même si je pense que cette guerre-là a presqu’autant d’aspects positifs que négatifs. Il sera une heure du matin dans trente minutes (7 heures à Paris) et alors les hostilités devraient s’arrêter mais un cessez-le-feu amènera-t-il la paix ? Je veux y croire même si longtemps il me semble qu’une énorme plaie s’est ouverte et qu’il faudra du temps, de la bonne volonté et surtout le désir d’éviter un autre mois comme celui-ci pour la refermer.
Rédigé par Christelle Nadia à 01H09 dans Actualité, guerre, Israël, Liban, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Rédigé par Christelle Nadia à 00H00 dans Actualité, Amérique , Bush , Citations , Etats-Unis, Europe, France , Irak, Israël, Liban, Politique, Proche-Orient, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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La résolution 1701 a été votée hier soir par le conseil de Sécurité de l’Onu. J’espère que non seulement cette résolution mettra un terme à ce conflit mais aussi qu’elle fera en sorte que les populations Israéliennes et Libanaises ne revivront plus ce qu’elles ont vécu ces longues dernières semaines. J’ai bien le droit de rêver !
Rédigé par Christelle Nadia à 10H40 dans Actualité, Amérique , Etats-Unis, France , guerre, Israël, Liban, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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Largo Winch d’Agoravox a un article sur Israël et la guerre du Liban qui use de mauvaises comparaison pour arriver à une conclusion toute faite, Israël a à 100% tort et sa riposte au Liban est illégitime et irrationnelle . Dans son article, il compare Israël à la France, le Hezbollah à l’ETA, et le Liban à l’Espagne. Il nous dit que si l’ETA avait kidnappé des soldats Français et que la France avait déclaré à l’Espagne, le monde aurait dit qu’il était fou. Mais le problème est qu’Israël n’est pas la France, Chirac n’est pas Olmert, le Hezbollah n’est pas l’ETA, le Liban n’est pas l’Espagne et que surtout le Proche-Orient n’est pas l’Europe. Cette région du monde est une région instable et violente où les pays se suspectent et se haïssent sans se respecter et surtout où les pays occidentaux utilisent le droit d’ingérence trop souvent seulement pour protéger leurs propres intérêts. Il ne faut surtout pas oublier que tout est ethnicisé au Moyen Orient et que l’Iran est en train de devenir une puissance régionale. Les choses ne sont jamais en noir et en blanc au Moyen Orient comme nous le prouve l’article d’Amos Gitai dans le monde. Il est admissible de critiquer Israël et de dire que cette guerre n’est pas juste mais il est cependant est inadmissible est de faire des comparaisons qui assombrissent la réalité et qui font d’Israël un état monstrueux qui use de la violence par avidité et irrationalité. Il se peut qu’Israël a tort et que cette guerre est absurde parce qu’elle n’accomplira pas ses objectifs mais si Israël a tort, il a tort pour de bonnes raisons.
L’article le plus captivant nous vient de Gilles Kepel qui essaye de tirer des leçons de cette guerre et de l’échec de la politique internationale de Bush. Mais la question est de savoir si l’Europe aura un jour la force d’empêcher que le monde ne paye encore une fois les mauvais choix d’un politique qui ne sait rien de lui.
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J’ai beaucoup d’admiration pour André Glucksmann parce qu’il a des qualités qui sont malheureusement rares de nos jours, le courage et le sentiment absolument que toutes les injustices sont inacceptables où qu’elles aient lieu et quels que soient leurs auteurs. C’est pour cette raison que j’ai lu son article dans le Figaro de ce matin avec une attention particulièrement parce que je pense qu’il a une crédibilité que n’ont pas beaucoup d’analystes. Dans son article, il dénonce la mauvaise foi et surtout l’hypocrisie qui mènent trop de gens d’après-lui à regarder cette guerre avec d’autres yeux que d’autres conflits qui sont tout autant meurtriers :
Pourquoi les deux cent mille massacrés du Darfour ne suscitent-ils pas le quart de la moitié des réactions horrifiées qu'éveillent les victimes deux cents fois moins nombreuses du Liban ? Lorsque des musulmans tuent d'autres musulmans, faut-il croire que cela ne compte pas, ni pour les autorités coraniques ni pour la mauvaise conscience occidentale ? L'explication est boiteuse, car lorsque l'armée russe, chrétienne et bénie par les popes, rase la capitale des musulmans tchétchènes (Grozny, 400 000 habitants) et tue les enfants par dizaines de milliers, cela ne compte pas davantage. Le Conseil de sécurité ne tient pas alors réunion sur réunion, et l'Organisation des États islamiques détourne pieusement les yeux. Force est de conclure que seul le musulman tué par des Israéliens vaut indignation universelle.
Faut-il croire qu'Ahmadinejad exprime tout haut ce que l'opinion publique mondiale chuchote in petto ? Pourtant un grand nombre de consciences occidentales outragées par les bombardements au Liban se proclament outrées au carré si on les soupçonne d'antisémitisme. J'aurais tendance à leur faire crédit, n'allons pas imaginer que la planète entière sombre dans la paranoïa antijuive ! Le mystère s'épaissit d'autant. Pourquoi pareille hémiplégie ? Pourquoi une indignation mondiale survoltée dès qu'il s'agit de bombes israéliennes ?
(…) La géopolitique de mauvaise foi qui sacre le Moyen-Orient pivot de l'ordre mondial est devenue la religion de l'Union européenne, la foi des incroyants et peu croyants d'Occident. Les penseurs post-modernes ont affirmé à tort la fin des idéologies, alors que nous nageons en pleine illusion idéologique, ayant en douceur troqué l'espoir fallacieux de la lutte finale contre la prédication angoissée d'une catastrophe non moins absolue et finale. Tandis que notre tête surréalise, notre coeur déchiffre la mort de l'humanité en chaque cliché expédié du Liban. Jérusalem n'est le centre du monde que parce que centre supposé de la fin du monde. Notre fantasmagorie calamiteuse se nourrit de prémonitions apocalyptiques.
André Glucksmann pose comme toujours de bonnes questions et il a raison de dénoncer ce honteux (et dangereux) principe qu’est celui du deux poids deux mesures. Malheureusement comme le dirait Camus, « le ver est dans le cœur humain » et l’être humain n’a pas encore appris que les voix de son cœur ne sont pas toujours justes ou raisonnables. Nous savons tous que même si nous avons le même sang, les vies humaines n’ont pas la même valeur et que certaines images sont plus « bankables » que d’autres. L’image d’une jeune fille violée au Congo où le viol est une arme de guerre a moins de valeur que n’importe quelle image de cette maudite guerre, d’ailleurs cette image ne sera diffusée et dans notre monde, si on n’existe pas dans les médias, notre vie a autant de valeur qu’un morceau de chewing gum qui est collé sur une paire de Nike. Le problème n’est pas que le monde se focalise trop sur cette guerre mais plutôt qu’elle ne se focalise pas assez sur d’autres conflits qui sont tout autant meurtriers. Il existe des conflits et des causes qui sont « sexy » et d’autres qui ne le sont pas. C’est une question d’esthétique et d’éthique. Il y a quelque chose de pervers dans cette soif du monde pour les « belles » images violentes et c’est sûrement cela qui fait la paix est en train de devenir une idée morte. Trop de « sages » comme les surnomme Glucksmann ceux qui nous gouvernent et qui font l’opinion, pensent que la guerre n’est plus la dernière option mais l’option la plus efficace et surtout que certaines vies n’ont aucune valeur et peuvent donc être sacrifié pour sauvegarder la quiétude de la bonne partie du partie du monde.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H26 dans Actualité, Afrique, coup de gueule, France , Israël, Liban, médias, Politique, Proche-Orient, racisme, télévision | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
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Je n’ai pu m’empêcher d’être touchée par les larmes de Fouad Siniora, le Premier Ministre du Liban lorsqu’il a plaidé pour un cessez-le-feu immédiat devant les ministres des affaires étrangères de la Ligue Arabe. J’ai aussi pensée aux mères Israéliennes et Libanaises qui doivent enterrer leurs enfants. L’erreur que nous faisons trop souvent est de penser que tout le mal est d’un côté et tout le bien de l’autre si tel était le cas, les choses seraient tellement plus simples. Encore une fois, je refuse de diaboliser Israël et de faire des Israéliens, comme le font trop de gens, les responsables. Deux questions importantes doivent être posées. La Secrétaire d’état Condoleezza Rice argue contre un cessez-le-feu immédiat parce qu’elle dit qu’il serait intolérable de revenir au Statut quo ante mais ne seront nous pas obligés d’y revenir de toutes les façons si les Etats-Unis se cantonnent à rester sur le banc de touche en attendant qu’une ligne rouge imaginaire soit franchie pour siffler la fin du mach. Je me demande aussi si d’une certaine façon, nous en sommes là parce que d’une certaine manière la diplomatie américaine manque d’imagination et moyens. Elle est surtout paralysée par les grandes et déraisonnables ambitions de George Bush. Parce que les Etats-Unis sont en Irak, ils ne peuvent pas faire parti d’une force d’interposition au Sud du Liban pour justement empêcher le retour au Statut quo ante pour qu’Israël soit protégé du Hezbollah et que le Liban puisse tout simplement se reconstruire. Il y a quelques jours, je me demandais à quoi ressemblera la paix maintenant, je me demande juste comment finira la guerre en réalisant avec amertume que la plus part des citoyens de ce monde, je n’ai que mes yeux pour pleurer.
Rédigé par Christelle Nadia à 03H05 dans Actualité, Etats-Unis, guerre, Irak, Israël, Liban, Mon cœur mis à nu, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
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Voici une vieille chanson Congolaise (de La République Démocratique du Congo) pour nous forcer à ne pas oublier non seulement les Israéliens et les Libanais mais aussi toutes les victimes des conflits qui sont beaucoup moins médiatisés dans le monde. Le titre de la chanson est Ancien combattant et elle est chantée par Zao.
Rédigé par Christelle Nadia à 14H16 dans Afrique, guerre, Israël, Liban, Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
La journée de Dimanche a été particulièrement meurtrière et il semble que la fin n'est pas proche. Le Figaro publie un édito de Guy Sorman sur la nouvelle guerre entre le Hezbollah et une pétition de nombreux universitaires demandant la fin de la violence. Le New York Times de ce matin a un article qui analyse le Hezbollah et ses tactiques . Dans l’édition du Dimanche, Bernard-Henri Lévy y avait republié en anglais son article paru dans le monde. Haaretz dans son éditorial d’aujourd’hui appelle à ce que le projet de résolution franco-américain sur le Liban soit adopté par le conseil de sécurité. Le Liban demande à ce que ce projet soit amendé ou retiré parce qu’il ne comporte pas un appel à un cessez-le-feu immédiat. Pendant ce temps là les populations Israéliennes et Libanaises doivent faire face à la violence en attendant que quelque chose change.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H53 dans Actualité, Israël, Liban, Politique, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Tags Technorati: guerre, hezbollah, Israël, liban, nations unies, proche-orient
Le drame de Cana fait la une de tous les journaux du monde ce matin. J’ai longtemps cherché un édito qui parlerait d’une voix calme et réfléchie de la situation absurde dans laquelle se trouve le Proche-Orient et je suis tombée sur celui de Paul Krugman du New York Times. Il argue que la chose la plus alarmante pour quelqu’un qui soutient Israël est de constater qu’elle commet au Liban les mêmes erreurs que les Etats-Unis en Irak. Voici une partie de son article (la traduction est la mienne) :
« Le choix d’Israël de compter sur une stratégie de choc et stupeur (Shock and Awe) plutôt que sur une stratégie diplomatique ou sur des troupes sur le terrain est le même que celui des Etats-Unis de forcer les inspecteurs de l’ONU hors de l’Irak pour ensuite envahir ce pays avec un nombre insuffisant de troupes. Ce choix a l’effet contraire de celui recherché. Le Hezbollah est de plus en plus populaire alors qu’Israël voit son image de puissance régionale salie et devient un monstre aux yeux du reste du monde. Se plaindre que ceci est injuste ne changera pas la situation tout comme répéter que Saddam Hussein était un monstre n’améliore pas la situation en Irak. Israël a besoin de se sortir de ce bourbier’ puisqu’elle ne veut pas réoccuper le sud du Liban, cela veut dire faire ce qu’elle aurait dû faire dès le départ : faire preuve de retenue et essayer de trouver une solution diplomatique. »
Tom Friedman, le grand journaliste du New York Times a dit sur NBC hier quelque chose que je pense être juste. Pour lui, continuer cette guerre n’aura pas les conséquences qu’Israël veut qu’elle ait, et il était temps d’arrêter cette violence qui ne sert à rien d’autre qu’à tuer plus de gens pour rien, à radicaliser les esprits et à mettre en place des forces qui créeront plus tard des groupes encore plus dangereux que le Hezbollah. Moi, je ne sais pas grand-chose et je suis obligée de regarder cette guerre comme je regarderai un film de Spielberg ou de Coppola en criant impuissante devant ma télévision « Pourquoi ? » Et je me souviens de Munich, l’excellent film de Spielberg et je me demande si à la fin on ne se retrouvera pas comme le héros Avner à se poser des questions sur la meilleur manière de répondre à la violence et à la force.
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Dans un édito dans le Monde d'hier, Bernard Henry Lévy explique éloquemment dans les motifs d'Israël et pourquoi il est nécessaire d’essayer plutôt de le comprendre plutôt que de rejeter toute la responsabilité du conflit sur cet état déjà tant diabolisé. La partie clé de son édito est la suivante :
« Non, le problème, le vrai, c'est que ces (ceux du Hezbollah sur les villes Israéliennes) bombardements font entrevoir ce qui se passera le jour, plus forcément très lointain, où les mêmes têtes de missile auront le double pouvoir : primo de viser encore plus juste et d'atteindre, par exemple, les installations pétrochimiques que vous voyez là, sur le port, en contrebas ; secundo, d'être elles-mêmes équipées d'armes chimiques semant une désolation à côté de laquelle Tchernobyl et le 11-Septembre réunis feront figure d'aimable prélude… Car telle est, en effet, la situation. Tels sont, vus d'Haïfa, les enjeux de l'opération en cours. Israël n'est pas entré en guerre parce qu'on avait juste "violé" sa frontière. Il n'a pas lancé ses avions sur le Liban sud pour le seul plaisir de "punir" un pays qui a permis à une milice armée de bâtir son Etat dans l'Etat. Il a réagi avec cette vigueur parce que la simultanéité des attaques sur ses villes et des déclarations du président iranien appelant à le rayer de la carte, la conjonction, pour la première fois dans une même main, d'une volonté annihilatrice et des armes qui vont avec, créait une situation nouvelle. Il faut entendre les Israéliens lorsqu'ils nous disent qu'ils n'avaient plus le choix. Il faut entendre Zivit Seri expliquer, devant un immeuble crevé par un obus et dont les dalles de béton se balancent au bout de leur ferraille tordue, qu'il était minuit moins cinq, dans le siècle, en Israël. »
BHL a raison d’insister sur le fait que les Israéliens n’ont pas voulu cette guerre mais qu’elle « leur est tombée dessus comme un mauvais destin ». Ce qui me désespère est le pressentiment que j’ai que cette guerre n’aura pas de gagnants mais que des perdants. La grande question que je me pose est celle de savoir s’il est possible pour une guerre d’être « juste » et infructueuse dans le sens où elle n’a pas de conséquences positives ou si toutes les guerres justes sont toujours utiles. J’avoue que je n’ai pas de réponses à cette question et que mon ignorance me frustre énormément.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H29 dans Actualité, guerre, Identité, Israël, Le Passé , Liban, Mon cœur mis à nu, Politique, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Hier a été un nouveau jour horrible pour Israël et pour le Liban. Une sensation horrible me serre la gorge et le cœur chaque fois que je regarde la télévision et que je me rends compte que cette violence commence à devenir normale et qu’il devient de plus en plus difficile d’imaginer comment elle s’arrêtera et à quoi ressemblera la paix. Le problème avec la télévision et avec ces reportages que font les brillants correspondants (particulièrement Christiane Amanpour) des Chaînes de télévision est qu’ils font, sans le vouloir, de la guerre un événement inquiétant mais passionnant en nous faisant honteusement oublier que ce que nous regardons sur nos petits écrans n’est pas un film mais une réalité meurtrière que ne méritent pas de supporter les personnes qui la vivent.
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En lisant le bloc-notes d’Ivan Rioufol ce week-end, j’ai eu l’impression de voir un mauvais film, vous savez ce genre de mauvais film d’horreur Hollywoodien où un personnage par imprudence, par fanfaronnerie, ou par imbécillité a un geste qui aide un virus ou un autre mal dangereux à se propager. Ivan Rioufol, à mon avis, souffre de la même maladie que les néoconservateurs, qui est une sorte de paranoïa schizophrénique qui leur croire que le monde est en guerre contre un mal et que pour la gagner il faut être impitoyable et intraitable. Si je suis d’accord avec Monsieur Rioufol lorsqu’il faut que l’Europe « cesse ses sous-entendus sur la responsabilité centrale de l’État hébreu dans le désordre mondial, » je ne peux m’empêcher d’avoir peur lorsqu’il divise le monde en deux camps comme l’avait fait Bush après le 11 Septembre en disant, « You are either with us or against us (Vous êtes avec nous ou contre nous). » Comme je le répète souvent, je ne crois pas à la guerre des civilisations et je ne crois pas non plus que la seule manière de lutter contre le totalitarisme est la force motivée par la croyance absolue que le monde ne survivra que s’il est occidentalisé. Rioufol a raison de combattre l’ambiguïté mais je pense que l’expérience Américaine prouve que le contraire de l’ambiguïté n’est pas la simplification et que le refus de reconnaître que la complexité est une réalité de notre monde a toujours des conséquences désastreuses.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H30 dans Actualité, Amérique , Bush , coup de gueule, Etats-Unis, Europe, France , Israël, Liban, libertés, Mon cœur mis à nu, Politique, Proche-Orient, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Cette semaine a été inquiétante à Washington et je le pense dans toutes les villes du monde à cause de l’actualité internationale dominée bien évidement par les événements du Proche-Orient. La capitale américaine (comme la semaine dernière) est obsédée par une question : les Etats-Unis est-il devenu un pays impuissant comme le sont tant d’autres ou bien l’administration Bush paye-t-elle très chère ses erreurs stratégiques qu’elle a faite à de une idéologie (le néoconservatisme) absolue qui est dangereuse parce qu’elle oppose à l’histoire et aux réalités le fantasme que tout conflit est réglable par la force et par l’établissement de la démocratie dans chaque pays du monde. Condi (La Secrétaire d’état) se rend dans la région aujourd’hui mais elle a tenu à dire avant que le but de son voyage n’était pas d’obtenir un cessez-le-feu. Je dois admettre que je me sens impuissante en face de toute cette violence parce que mon premier instinct en face d’elle est de comprendre mais qu’il y a tellement de fumée et d’obstacles. Je ne refuse de diaboliser Israël et d’ainsi mettre en cause son droit d’exister comme trop de gens le font. Je ne peux pas non plus m’empêcher de penser au Liban et d’être atterrée par le fait qu’encore une fois, il va devoir se reconstruire sans avoir eu le temps de pleurer ses morts. Ce qui m’attriste le plus est ce vide qui existe sur la scène internationale et l’impuissance des Nations Unies qui se retrouvent encore une fois sur le banc de touche. Il n’y a plus d’Europe comme le remarquait cette semaine Bernard Kouchner et surtout les Etats-Unis refusent de parler à la Syrie et à l’Iran qui sont des pays dont la participation est requise pour s’assurer non seulement que la violence cesse mais aussi qu’elle ne soit pas suivie par d’autres incidents qui pourraient embraser la région. Dans le blog du Guardian, le Rabbin Pete Tobias arguait que la question religieuse est au centre des différents conflits du Proche-Orient et au fait que trop de gens refusait de partager une terre qu’il considère comme sacrée. Cela m’a rappelé la citation d’Elie Wiesel le prix Nobel de la Paix (1986) et auteur de La Nuit, « La paix n'est pas un don de Dieu à ses créatures. C'est un don que nous nous faisons les uns aux autres. » Si seulement nous mettions autant d’énergie à rechercher la paix qu’à nous accuser de tous les maux, à nous déshumaniser et surtout à nous entretuer. Condi Rice lors de sa conférence de Presse Vendredi semblait vouloir ignorer le présent pour rêver et parler du futur du Proche-Orient mais il me semble que le futur n’est pas dans trente ans mais maintenant et que si on veut œuvrer pour la paix, il faut commencer tout de suite. Je crois que tous ceux qui ont le pouvoir de changer les choses devraient se poser la question que Verlaine se posait lorsqu’il sentait venir la fin, « Après la mort que restera-t-il ? » Si la réponse n’est pas la paix alors à quoi bon être un leader politique dans ce monde ?
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Robert Malley a un excellent article dans le Monde dans lequel il non seulement identifie quelques causes de la crise Libanaise mais aussi propose un moyen d’en sortir. Voici un long extrait de son article : « L'erreur fondamentale de ces six dernières années a été de laisser pourrir le dossier proche-oriental. Choix américain délibéré, mais dont les répercussions sont subies par d'autres. Nul besoin de se faire l'avocat de la Syrie pour comprendre qu'à force de pousser le régime dans ses retranchements, de le marginaliser et de chercher à lui ôter peu à peu ses atouts, il chercherait la déstabilisation. Nul besoin de défendre le Hezbollah pour réaliser que les manoeuvres visant à le désarmer sans traiter avec Damas ou Téhéran conduiraient à la surenchère militante.(…) Toute solution proposée par la communauté internationale devra être modeste et ambitieuse à la fois. Modeste dans sa phase initiale : un cessez-le-feu, l'échange de prisonniers, et des premiers pas, en concertation avec la Syrie, vers une démilitarisation du Hezbollah ; avec, peut-être, le renforcement d'une force militaire à la frontière. La mise en oeuvre intégrale de la résolution 1559 devra attendre et être repensée. Un dialogue sérieux avec Damas est nécessaire, il faut relancer le processus de paix israélo-arabe, mettre à plat la question de la défense nationale libanaise et poursuivre - parallèlement au dialogue interlibanais - l'intégration de l'infrastructure militaire du Hezbollah au sein de l'armée. L'Iran devra sans doute être de la partie. »
Je pense malheureusement que l’administration Bush n’est prête à parler ni avec la Syrie ou avec l’Iran parce qu’alors Bush se retrouverait isolé dans son propre parti. Il faut se souvenir que nous sommes en pleine année électorale aux Etats-Unis et que Bush risque gros. Si les Démocrates prennent le contrôle d’une des deux chambres du parlement américain alors l’autorité du président sera quasiment réduite à zéro et les scandales de son administration (les armes de destructions massives, l’affaire des écoutes des conversation sur le sol américain sans autorisation judiciaire, Abou Ghraib, etc.) seront certainement investiguée avec plus de zèle.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H04 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, Liban, Politique, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Certains commentateurs et politiciens Américains arguent que nous sommes en pleine troisième guerre mondiale parce que la guerre contre le terrorisme concerne plus de pays que les deux premières guerres mondiales. D’après eux, il n’y plus de grandes batailles comme par le passé car les choses et le monde ont évolué. Aujourd’hui ce que nous avons sont des conflits très meurtriers ici et là dans lesquels s'affrontent le monde civilisé et les terroristes. Newt Gingrich, l’ex speaker de la chambre des représentants (président de l’assemblée) utilise cet argument pour montrer qu’il est important pour les Etats-Unis d’être ferme et surtout de ne pas traiter diplomatiquement avec des pays comme l’Iran. Dans un éditorial la semaine dernière, Bill Kristol, le célèbre Néoconservateur, conseillait à l’administration Bush d’utiliser l’opportunité offerte par la crise Libanaise pour frapper l’Iran, « Pourquoi attendre ? Qui pense vraiment qu’une Iran nucléaire pourra être contenue ? Que le présent régime Iranien sera de bonne foi ? Il serait plus simple d’agir maintenant que d’attendre. Bien sûr qu’il y aura des répercussions mais elles seront saines car elles donneront l’image d’une Amérique forte qui refuse tout apaisement.» Je suis sûrement naïve mais je ne crois pas nous soyons en pleine guerre mondiale même si je pense que la lutte contre le terrorisme doit être universelle et non un affrontement entre l’Occident et les autres régions du monde.
Rédigé par Christelle Nadia à 08H19 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, guerre, Iran, Liban, Politique, Proche-Orient, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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La polémique d’hier à Washington était le fait non seulement que les Etats-Unis soit moins bien organisé que la France pour faire évacuer ses ressortissants du Liban mais aussi le fait qu’avant d’être évacuer chaque personne devait signer une note qui promettait de rembourser au gouvernement Américain les frais de son évacuation. Les Démocrates dont leur leader à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi se sont emparés de cette affaire et ont argué avec raison qu’il était honteux pour un pays comme les Etats-Unis de faire payer ses ressortissants pour quitter une situation dangereuse alors qu’il payait pour construire l’Irak et l’Afghanistan. Le porte-parole de la Maison Blanche ne comprenant pas d’abord la émotivité de ce sujet avait rejeté la responsabilité de ce problème sur le Congrès en disant qu’il avait promulgué une loi il y a trois ans qui obligeait le gouvernement Américain à obliger les personnes qu’il évacue de promettre de le rembourser. Tard dans la nuit, le Département d’état (le ministère des affaires étrangères) a finalement annoncé que les ressortissants américains n’auront plus à promettre de rembourser le gouvernement. Je pense que cet épisode honteux monde deux choses.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H58 dans Actualité, Amérique , Bush , Etats-Unis, guerre, Liban, Politique, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

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