La citation de midi est d'Alain Gresh tapant sur la petite vision du monde de Caroline Fourest qui refuse de comprendre que la sécularisation ne peut pas venir avant la démocratie sans devenir un intégrisme:
Ainsi donc, il faut attendre que le régime iranien s’effondre pour envisager une évolution en Egypte de crainte de voir une internationale islamiste se mettre en place. Une internationale islamiste qui transcenderait les divisions nationales et confessionnelles (chiites-sunnites) ? Les luttes et les divisions politiques et religieuses en Irak apportent chaque jour la preuve que cette internationale, ce péril islamiste, a plus de réalité dans les cerveaux échauffés d’intellectuels occidentaux que dans la réalité.
Le mal le plus infectieux qui mine les relations internationales est la présomption arrogante des uns que le reste du monde ne leur ressemble pas et supportera donc l'insupportable même s'il est toléré/soutenu par de bonnes intentions ou par la vieille et souvent immorale realpolitik. La réponse n'est pas la moralisation des politiques étrangères mais bien ce refus du particularisme et du relativisme défendu au nom de la lutte contre l'islamisme et la défense de valeurs qui perdent leur légitimité (j'aimerais écrire supériorité mais je n'y arrive pas) une fois qu'elles sont mises au service de l’indéfendable. Tous les fans de Camus connaissent la citation si la fin justifie les moyens...
Tout ceci dit, j'ouvre une parenthèse pour préciser que je ne crois pas en la division entre l'occident et le reste du monde.








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