François Hollande scandalise Malika Sorel en dépit de sa vacuité terne:
J’ai été indignée par les propos de François Hollande (2’34), s’adressant aux populations de l’immigration que cible ce clip, afin de les inciter à aller voter ; voter pour lui, bien sûr. Différentes études, dont celle de Terra Nova, ont en effet déjà mis en évidence le fait que les migrants extra-européens et leurs descendants, lorsqu’ils se rendaient aux urnes, votaient massivement pour la gauche, ce que Ségolène Royal a pu vérifier aux élections présidentielles de 2007.
François Hollande : « Les quartiers, les cités, sont une chance pour la République. Ne sous-estimez pas la force de votre décision. Avec le suffrage universel une voix en vaut une autre, et si certains sont plus riches que vous, vous, vous être plus nombreux qu’eux. » Ce qui est grave, c’est le clivage qu’il met en scène de façon subliminale : votez pour moi contre le vote des Français de souche européenne. Car nous savons très bien ce que signifient désormais dans la bouche des politiques « cités », « quartiers », « banlieues »...
Ah! C'est inutile de répondre d'adresse le fond des propos de Sorel puisqu'ils n'en ont pas, leur but étant de souiller; ils déconsidèrent leur auteure.
Sorel a trop bien lu Hessel. Elle a réalisé qu'il était possible de tuer un débat ou juste de ne pas confronter son dilettantisme tragique avec une indignation suffisante. Désormais, en politique et dans toute autre chose de la vie, lorsqu'on met en scène son indignation, c'est une façon de justifier un manque ulcérant de profondeur et un biais outrageusement sot, passez-moi l'expression.
Autrefois, on disait 'je suis naturel' quand on violait les règles les plus élémentaires (donc nécessaires) de l’étiquette en dégoûtant la galerie, aujourd'hui on dit 'je suis indigné' pour intellectualiser le fait de péter au lieu de penser.