Morceau choisi de l'article de la semaine qui est d'Alain Badiou qui devrait avoir une émission sur France Culture comme Finkielkraut juste pour montrer qu'on peut être 'de gauche' et passéiste:
Le vent d'est l'emporte sur le vent d'ouest. Jusqu'à quand l'Occident désœuvré et crépusculaire, la "communauté internationale" de ceux qui se croient encore les maîtres du monde, continueront-ils à donner des leçons de bonne gestion et de bonne conduite à la terre entière ? N'est-il pas risible de voir quelques intellectuels de service, soldats en déroute du capitalo-parlementarisme qui nous tient lieu de paradis mité, faire don de leur personne aux magnifiques peuples tunisiens et égyptiens, afin d'apprendre à ces peuples sauvages le b.a.ba de la "démocratie" ? Quelle affligeante persistance de l'arrogance coloniale ! Dans la situation de misère politique qui est la nôtre depuis trois décennies, n'est-il pas évident que c'est nous qui avons tout à apprendre des soulèvement populaires du moment ? Ne devons-nous pas de toute urgence étudier de très près tout ce qui, là-bas, a rendu possible le renversement par l'action collective de gouvernements oligarchiques, corrompus, et en outre – et peut-être surtout – en situation de vassalité humiliante par rapport aux Etats occcidentaux ?
Peut-on être arrogant et avoir raison ? Non, ce n'est pas la question. Le hic avec Badiou est que comme ceux qu'il méprise, il pense que nous sommes encore en 1950 et que les révoltés du 'Sud' ont les yeux tournés vers le Nord et attendent la bénédiction de 'Sarkovite' ou d''Obamythe' pour prendre leur destin en main.
L'article de Badiou comme toujours est divertissant mais sans importance parce que nous sommes en 2010. Il est flashy sans plus. Le débat sur l'arrogance coloniale est clos. Ceux qui ne croyaient ni au particularisme ni au culturalisme l'ont gagné. Les choses ont bougé. Nous sommes en effet tous occidentaux maintenant.







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