Rue 89 revient
sur les accusations de Marine Le Pen contre Frédéric Mitterrand en relisant le livre de
ce dernier :
« La
mauvaise vie » n'est pas un roman faisant l'apologie du tourisme sexuel.
Ça n'en est ni le propos, ni le thème principal. Dans ce texte, Frédéric
Mitterrand met en scène les confidences d'un homme fatigué de mentir. Il livre
alors ses parts d'ombre : son enfance, son homosexualité, ses amours
déçues, sa mélancolie maladive, ses relations sexuelles tarifées…
Il me semble que
la politique se résume à crier, accuser, juger, s'offusquer et condamner.
Personne ne sort grandi de ce genre d'histoire mais au moins, nous savons
comment le FN va s'attaquer au Sarkozysme : en martelant la carte morale. Cela
ne marchera que si le Sarkozysme demeure inefficace et trop variable. Pour
revenir sur la question morale, je me demande s'il vaut mieux avoir des politiques
propres ou qui font leur j.o.b en respectant les lois et leurs concitoyens. Bien entendu, il y a des choses qui sont
injustifiables mais quand devons-nous dire« cela ne me regarde pas » ? Aux
Etats-Unis, les choses sont claires, il n'y a pas de vie privée pour les
politiques qui se doivent d’être des gens propres, biens, et surtout
sympathiques. En France, tout est confus parce que Sarkozy, que les Français
veuillent l'admettre ou pas, a américanisé la France en mettant la personne du
politique au centre de tout. C’est pour cette raison que plus aucune attaque n’est en
dessous de la ceinture puisque les gens ont besoin de savoir qui sont leurs
politiques plus que de savoir quelle est leur politique. Mitterrand a-t-il
des idées politiques ? Nous n’en savons rien mais cela n’a aucune
importance puisqu’il est un Mitterrand et c'est pour cette raison que les attaques contre lui portent parce qu'il est ministre pour ce qu'il est non pour ce qu'il pense.
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