Juste une réflexion étincelante mais sans importance en ce 14 Juillet : C’est fou comme la France n’avance pas.
Sarkozy s’est chiraquisé. Le PS s’est PCFifié. Et le « peuple » reste
excédé. Vivement 2012 pour refaire ce constat en 2014 !
Juste une réflexion étincelante mais sans importance en ce 14 Juillet : C’est fou comme la France n’avance pas.
Sarkozy s’est chiraquisé. Le PS s’est PCFifié. Et le « peuple » reste
excédé. Vivement 2012 pour refaire ce constat en 2014 !
Rédigé par Christelle Nadia à 11H50 dans Actualité, France , Mon cœur mis à nu, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Que doit-on
retenir de l’intervention télévisée de Sarkozy hier ? Une seule chose :
il n’a aucun respect pour son opposition (il a raison de ne pas en avoir en ce
qui concerne la gauche) et n’a qu’une seule priorité pour le moment, celle d’éviter
que la droite ne se fracture. Si j’étais socialiste, je serais inquiète parce
qu’il est clair que Sarkozy n’a plus besoin de convaincre les Français pour
demeurer monarque républicain, il doit tout simplement leur montrer que les
autres ne sont pas à la hauteur, ce qui est problématique car la gauche ne sait
pas convaincre tellement elle est sûre de sa propre supériorité. La gauche
semble persuadée comme les Démocrates américains en 2004 (Martine Aubry me
rappelle John Kerry) qu’elle gagnera l’élection présidentielle par défaut,
parce que celle-ci se fera sur le bilan de Sarkozy; elle se trompe…
Rédigé par Christelle Nadia à 09H11 dans Actualité, France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Quel écrivain ce Frédéric
Lefebvre (via) ! Lorsqu'il affirme ceci, il bouscule mes certitudes
L’alliance d’une opposition rageuse et sans idées, et de certains médias aux relents d’extrême droite et de trotskisme mêlés, auxquels s’ajoute la vengeance de riches fraudeurs qui ne pardonnent pas à un ministre de les avoir combattus… Cette alliance immonde veut mettre à bas les principes qui fondent notre société. J’attendais qu’une voix s’élève contre ce torrent de boue. L’attente est trop longue ! Je le fais, moi, en sachant parfaitement qu’une fois de plus le « système » va me prendre pour cible car il n’aime pas les vérités qui dérangent, et qu’on va me dire en « service commandé ». Je le fais car le déferlement populiste qui s’abat sur notre pays me donne la nausée. Je le fais parce que je ne peux m’empêcher de penser qu’il reste un peu de dignité au fond du cœur de ceux qui participent au viol collectif de nos principes. Que tout le monde se ressaisisse ! J’accuse parce que j’ai mal à la politique, mal à la démocratie, mal au peuple, mal à la France.
Chapeau, l’artiste !
Fréderic Lefebvre ferait un excellent ministre de la culture !
Rédigé par Christelle Nadia à 11H21 dans Actualité, France , Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
La citation du jour est de Bruno Cautrès:
On peut toujours s’interroger sur l’exception française. Les carrières politiques y sont relativement plus longues qu’à l’étranger et se confondent avec le parcours professionnel. Il devient dès lors plus difficile de se débarrasser de quelqu’un en cas de problème. Ailleurs, le seul soupçon implique déjà la démission. A cela s’ajoute une autre particularité, la culture de parti y est moindre, aussi une personne mise en cause n’éprouve pas le besoin de démissionner pour préserver sa formation politique. (...) Les politiciens français ne sont pas plus avides ou corrompus qu’ailleurs, mais la culture politique est un peu différente. Il y a une interpénétration forte entre la haute fonction publique et la politique. Le système est très présidentiel et si le contrôle parlementaire a fait des progrès, l’exécutif continue à dominer. L’administration, en outre, est verticale et opaque. On a tendance à passer sous silence les conflits d’intérêts. Dans ce contexte, le dérapage est à la portée de beaucoup de monde.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H41 dans Actualité, Citations , France | Lien permanent | Commentaires (0)
On parle beaucoup
d’un prochain remaniement de Fillon III ou IV en Octobre. Ma réaction est qu’un
tel remaniement serait inutile à ce moment pour deux raisons. La première est
que Sarkozy quoi qu’il fasse restera impopulaire jusqu'aux débuts des primaires
socialistes et d’autres processus qui nommeront les candidats à la présidentielle
de 2012. Il est donc inutile de griller la carte du remaniement en Octobre 2010
alors qu’il ferait mieux d’attendre le plus longtemps possible en ne remplaçant
qu’une ou deux personnes, si nécessaire puisqu’en ce moment tenir est plus
important que tenter de reconquérir l’opinion qui veut croire qu’il existe
autre chose que le Sarkozysme et qui fantasme sur tel ou tel candidat
potentiel. La deuxième raison pour
laquelle que je crois un remaniement inutile en Octobre est que la preuve
serait rapidement faite que rien n’a changé puisque Sarkozy reste le maître d’un orchestre de marionnettes, que le premier ministre n’est
qu’un collaborateur et que tout se fait à l’Elysée. Pour toutes ces raisons, si
j’étais Sarkozy, je remanierais mon gouvernement juste avant ou pendant le déroulement
des primaires socialistes en essayant de ressouder mon camp et de donner, ne
serait-ce que l’illusion, qu’il n’y a aucune division à droite et que les
bonnes leçons ont été tirées pour pouvoir faire
campagne en arguant encore une fois que je représente l’avenir et la
gauche le passé puisque le candidat socialiste sera un ancien membre du
gouvernement Jospin et qu’elle/il sera sans aucun doute entouré par les mêmes.
Remanier le
gouvernement est une carte que Sarkozy devrait attendre le plus longtemps pour jouer parce que
les ministres de maintenant lui servent tout de même à quelque chose, puisqu’ils
servent de paratonnerre au Sarkozysme et qu’en se débarrassant d’eux le plus
tard possible Sarkozy pourra donner l’impression qu’il a encore une fois
changé, qu’il a compris qu’il ne devait pas reformer la France tout seul et qu’enfin
il a avec une équipe qui rompt avec la Chiraquie et le Sarkozysme 1.0 afin que
la campagne se fasse contre la gauche et non contre lui.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H35 dans Actualité, France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
La phrase qui...:
Ce n’est pas une équipe qui a été envoyée en Afrique du Sud, ce sont trente barbares.
Rédigé par Christelle Nadia à 08H12 dans Actualité, Citations , France , sport | Lien permanent | Commentaires (1)
Mon avis sur
les bleus, la France, les médias, Anelka, Sarkozy, Domenech et l’ethnicisation
et la politisation du problème est que tout est excessif. Ceci tout est une
parfaite illustration des démesures futiles de l’ère Sarkozy durant lequel rien
n’est fait pour apaiser les tensions sous prétexte est qu’il faut briser les
codes et surtout mener une révolution minable mais surtout infertile en
occultant l’essentiel et le fait que les résultats et la compétence sont plus
importants que le bling en politique et dans d’autres domaines.
Je suis une
passionnée de foot mais cependant sa « religionisation » me navre au
plus au point parce qu’alors il cesse d’être un jeu dont le but est de divertir ce qui le pratique ou l’observe
en leur faisant oublier tant de choses pour un moment. Force est de constater
que la France est devenue un de ses pays dans lesquels le foot est au dessus de
choses qui changent la vie quotidienne et les footballeurs ont remplacé les
politiques puisqu’on leur demande plus, trop, et de ne pas refléter les maux de
la société ou de n’être que des symboles ou des êtres en soi politiques. Le
mondial 2010 des bleus est un échec mais il n’est ni une tragédie ou un de ces événements
honteux qui marquera l’histoire de France. Il serait donc sage de se rappeler
que tout ce qui est excessif est inutile.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H00 dans Actualité, France , sport | Lien permanent | Commentaires (0)
Il fait une chaleur cruelle mais
bon...
Je vais regarder sans attentes particulières
le discours d'Obama. Il me semble que lorsqu'il ne sait pas comment surmonter
certaines difficultés, il fait un discours... Le discours sera Obamanien, c'est-à-dire
théâtrale et que ce qui suivra n’aura rien à voir avec les mots d’Obama (c’est
un chose qu’il a en commun avec Sarkozy, il se sert des mots pour se créer une
image et cacher la vacuité de son action politique ou plutôt le fait qu’elle n’est
pas la hauteur du personnage herculéen qu’il s’est créé pour se faire élire en
tapant sur ses adversaires et ses prédécesseurs en affirmant qu’il ferait mieux
et qu’il y aurait une rupture totale qui mènerait à des changements profonds et
spectaculaires). Obama va essayer de reprendre la main médiatiquement en tapant
sur BP , en offrant du folklore aux analystes politiques, et en faisant croire qu'il peut
changer cette situation qui leur fait dépendre d’une compagnie pétrolière pour
sauvegarder leur faune sans convaincre ses concitoyens de repenser leur mode de vie.
Pour parler de politique française,
il devient trop facile pour les politiques de devenir faussement populistes que ceci ne
peut qu’être favorable au Front National qui sait jouer le peuple contre la
France d'en haut sourde et méprisantes et la France qui n’est pas vraiment française
mieux que les autres. En somme, tous ces discours et micro-événements sur le vernis vont créer
une atmosphère qui favorisera des affrontements idéologiques qui ne résoudront
pas grand-chose en mettant l’accent sur la morale et l’authenticité. Ce qui m’amuse
est que la Gauche pense encore pouvoir gagner sur ce terrain alors que ses adversaires la
remettront juste face à ses propres conditions en prouvant qu’elle est caviar et
surtout hypocrite.
Comme dirait mon Raymond Domenech,
je blogue toujours moins mais je monte en puissance.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H27 dans Actualité, Etats-Unis, France , Obama | Lien permanent | Commentaires (0)
Le pur Jean-Luc Mélenchon sur l'antisémitisme, le racisme et la gauche:
L'antisémitisme est une maladie honteuse largement répandue dans toute la société. Par conséquent j'imagine qu'il doit y avoir aussi des antisémites qui par ailleurs sont de gauche. Personnellement je trouve c'est une contradiction totale de termes. Comment peut on être de gauche, universaliste, humaniste, et raciste en même temps. Donc, honnêtement, j'estime que l'antisémitisme équivaut à un brevet de sortie de la gauche.
C'est rassurant de constater que Mélenchon vit dans un autre monde et reste volontairement myope sur les questions de société par souci d'être aussi authentiquement de gauche que Hugo Chavez. Il n'est plus possible de nos jours d'affirmer sans se décrédibiliser que la gauche a le monopole du cœur, de la pureté et de la morale, Mélenchon le prouve par sa manière de faire de la politique et ses idoles politiques.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H45 dans Actualité, France , Politique, racisme | Lien permanent | Commentaires (0)
Contrairement à beaucoup
de gens, je ne souhaite pas la démission d’Hortefeux, bien au contraire mon
souhait est qu’il reste ministre tout le reste du mandat de Sarkozy. Les démocraties
ont les dirigeants qu’elles méritent. il est temps de cesser de croire que la
meilleure manière de « transcender » les racismes et autres fléaux
est de flageller les racistes et autres personnes qui dérapent en les
humiliant et affirmant qu’ils doivent être enfermés dans une cave pour que la société
évite justement de parler de ces problèmes sereinement, sans concession, en écoutant
tous les points de vue afin de pouvoir d’accomplir son devoir d’éducation.
L’accusation de « raciste »
est trop souvent utilisée pour taire des adversaires politiques et causer sans
causes légitimes et preuves réelles leur mort politique définitive. La blague d’Hortefeux
était douteuse mais il ne mérite pas, pour l’avoir dite dans un moment de relâchement,
d’être mis au placard alors qu’il devrait être jugé sur son action politique d’abord
au ministère de l’immigration et de l’identité nationale et puis au ministère de
l’’intérieur. En somme, ce qu’il y a dans l’âme et le cœur d’Hortefeux m’indiffère
complètement puisque que ses actes sont capitaux puisqu’ils affectent la vie
des milliers de gens et la France.
Hortefeux estime,
et Sarkozy lui donne raison, qu’il a la conscience tranquille et qu’il n’y a
pas de véritable obstacles moraux ou pratique qu’il l’empêcherait de continuer
à occuper la place Beauvau alors... En restant ministre, le cas Hortefeux est
plus instructif et devient utile pour deux raisons. La première est que Hortefeux aura une chance d’échapper à un
lynchage qui n’est certes pas sans raison mais qui ne lui donne aucune chance de
se défendre ou même de faire amende honorable. La seconde raison est que la
politique doit refléter l’image d’une société ou parfois, lorsque les
politiques regardent vers le haut et non le bas, ses valeurs et ses aspirations.
Il ne me semble pas indigne que dans la France de Sarkozy, le ministre de l’intérieur
puisse être condamné pour injure raciale (en tant qu’avocat, j’avoue que ce
concept m’horripile mais c’est la libérale et américaine en moi qui parle) et
rester ministre.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H29 dans Actualité, France , Politique, racialisme | Lien permanent | Commentaires (0)
La citation du matin est de Bernard Lecomte:
La France a raison de se replier sur sa véritable spécialité, où elle triomphe parce que personne ne la lui dispute : la course de petits chevaux, version 2012, qui a encore mobilisé, ce lundi, les plus prestigieux journalistes du pays, avec cette polémique imbécile sur la comparaison Sarkozy-Madoff qui n’intéresse rigoureusement personne. En faux débats, rideaux de fumée, controverses artificielles et polémiques inutiles, on est les champions.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H38 dans Actualité, Citations , France | Lien permanent | Commentaires (0)
Bonne question de David Desgouilles:
Souhaitons nous vraiment que le secret médical subisse le même sort que feu le secret de l’instruction ?
Ma réponse à la
question de Desgouilles est non en sachant bien que la réalité est qu’il n’est
pas possible dans nos sociétés de conserver certains choses secrètes surtout
lorsqu’elle concerne des personnages publiques et qu’alors ceux qui sont intéressés/obsédés
sont convaincus d’avoir le droit de savoir et ceux qui peuvent briser le secret
savent que le faire sera lucratif. Il est regrettable que le secret médical ait
été violé par l’Express dans le cas de Johnny Hallyday mais honnêtement je me
demande si le vrai problème est ailleurs puisqu’il faut se demander si trop n’est
pas fait dans cette affaire dans les deux sens. Ne s’agit ici que d’un retour attendu
du boomerang puisque Barbier se permet sans peur du ridicule de comparer
Hallyday à François Mitterrand ? Les journalistes français lorsqu’il parle
de Johnny Hallyday ont rarement la distance nécessaire pour traiter le sujet de
manière professionnelle sans avoir peur d’égratigner un monstre sacré ou sans pouvoir faire abstraction de l’avidité des Français pour tout ce qui concerne le personnage
du moment qu’il n’est sali juste mis à nu.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H56 dans Actualité, France , médias | Lien permanent | Commentaires (0)
Les propos polémique du matin sont de Brieuc-Yves Mellouki Cadat :
Aux Pays-Bas, il suffit de savoir lire pour être élu quand on est enfant d’immigré. On y trouve beaucoup d’escrocs et de gens vaguement instruits qui disent représenter leur communauté. Les Néerlandais se contentent de compétences limitées car ils font avec ce qu’ils ont, et ils savent que la démocratie représentative se doit justement d’être représentative. Pour peu que vous parlez sans accent, vous vous retrouvez maire de Rotterdam comme Ahmed Aboutaleb. En France il y a des centaines de Français issus de l’immigration qui valent largement Aboutaleb, et pourtant aucun n’est maire d’une ville importante. (....)Dans les années 1990, on retrouve des gens brillants appartenant à des minorités dans tous les partis, même au Front National ou au RPR (devenu UMP par la suite). La plupart ont assez de capital culturel ou économique pour y arriver, beaucoup sont issus de grandes familles algériennes ou antillaises. Mais tous ont échoué: les Gaulois étaient contre. Le pouvoir, c’est réservé aux Gaulois, point. On touche là clairement aux limites de la méritocratie: le mérite et les qualités personnelles (voire collectives) ne suffisent pas, il faut appartenir au bon groupe ethnique. (...) C’est alors que j’ai compris que la France est une ethnocratie. Ce n’est pas une République une et indivisible, c’est une République ethnique très divisée sur des critères génétiques.
Mellouki Cadat
a-t-il raison ? Non mais ce qui est alarmant est qu'il n'a pas tout à fait
tort bien qu’il idolâtre une fausse idole en s’agenouillant devant la stèle ensanglantée de l’identitaire
en faisant de l’ethnie un facteur clé, légitime, sacré en politique. Il est
vrai et surtout déplorable que la dimension ethnique en France et ailleurs soit
devenue capitale, presque déterminante. L'erreur de Mellouki Cadat est de ne
pas dénoncer le fait justement que de nos jours l'ethnie est pris en compte
alors qu'elle ne devrait jamais l'être.
La question raciale ou ethnique
n'a pas jamais de bonnes réponses politiques ou sociales (c'est pour cette raison que
la diversité est un avatar qui met une burqa sexy sur des problèmes essentiels) puisqu'elle est basée sur des paramètres illusoires que sont
l'identité et le culturalisme. Le fait que le monde politique ne soit
suffisamment hétérogène et que le pouvoir politique, sociale, et économique en France
et dans d’autres sociétés 'plurielles' n’est pas un problème raciale mais
simplement une question d'absence de justice sociale. C’est difficile de l’admettre, moins bling
bling de le dire sans s'autocogratuler de secouer avec brio quelques mythes du politiquement
correct mais c’est heureusement la simple vérité: les races, les ethnies sont comme des maillots de foot, sans aucune importance et surtout n'ont aucune signification sur le fond. La question raciale et ethnique
est toujours une dangereuse diversion qu'on utilise toujours pour ne pas penser, expliquer et convaincre mais prêcher avec un dilettantisme ou un fanatisme qui est presque toujous tragique.
Rédigé par Christelle Nadia à 03H57 dans Communautarisme, France , Identité, Intégration, racisme | Lien permanent | Commentaires (0)
La citation du jour est de Claude Dilain maire socialiste de Clichy-sous-bois:
Mais il y a quand même un certain nombre de chiffres qui devraient alerter la société française, avant même les émeutes. Enfin, est-ce qu'on peut accepter que 10% des villes les plus riches consomment 30% de toute la richesse des villes alors que les 10% des villes les plus pauvres ne consomment que 1%. Voyez, ces inégalités territoriales formidables, est-ce que ça, on peut l'accepter dans une république ou au fronton de chaque mairie où il y a "Liberté, égalité et solidarité".
Rédigé par Christelle Nadia à 12H06 dans banlieues, Citations , France | Lien permanent | Commentaires (0)
Edwy Plenel sur la polémique autour du film de Rachid Bouchareb Hors-la-loi:
Quel est donc ce pays si faible qu'il ne peut même plus assumer sa propre histoire ? Il suffit de lire les travaux des historiens français, d'écouter les témoignages recueillis il y a quinze ans par Mehdi Lallaoui ou de visionner le documentaire L'autre 8 mai 1945 pour connaître, avec ses nuances et ses contradictions, la vérité historique, car il y en a bien une, sur les événements de Sétif.
Cette défense par l'actuel pouvoir présidentiel d'une histoire d'Etat, mensongère et guerrière que l'on entend imposer à notre passé colonial, au lieu de le regarder tel qu'il fut, ombres et lumières mêlées, n'est pas un épisode anecdotique, porté par quelques nostalgiques. Elle est au ressort de la vision du passé et du monde qui, de longue date, anime cette présidence et dont les mots clés sont colonisation (positive), immigration (envahissante), islam (dangereux) et assimilation (obligatoire). C'est un passé mythifié et déformé qui est ici convoqué, mais dans l'espoir qu'il soit plein d'à présent, produisant un imaginaire actif.
En France, toute évocation
d’une certaine histoire donne lieu à des guerres de mémoires non pas parce que
la France n’arrive pas à assumer son passé mais parce qu’elle n’assume
pas son présent. L’évolution de la société française est bloquée par un
culturalisme et un racialisme qui conduisent à une divinisation d’identités qui
défont les liens sociaux en faisant croire qu’une nation doit avoir une identité
et une culture qui doivent se conserver contre certains changements et
certaines personnes. La polémique autour de Hors-la-loi serait insignifiante
dans un pays dans lequel il n’est pas acceptable d’affirmer qu’il existe des Français
qui ne sont pas vraiment Français ou qui doivent toujours le prouver en n’approuvant
pas certaines idées ou plutôt en suivant les soi-disant bonnes idées et traditions françaises.
On en revient encore une fois à l’incident de la blague d’Hortefeux sur les Auvergrants
durant lequel le sympathisant UMP est présenté comme un 'arabe acceptable' parce
qu’il est dit qu’il boit de la bière et mange du porc. Rachid Boucherab ne
semble pas avoir le droit d’avoir une vision personnelle, aussi biaisée,
limitée, et lamentablement subjective soit-elle, de son pays parce que ses
parents venaient d’ailleurs et qu’il serai toujours suspecté d’être un Français
malgré soi, quelqu’un qui a la nationalité française sans aimer sa patrie parce
qu’il n’a aucun lien de sang ou charnel avec elle. Les fascistes et les nazis,
le siècle dernier affirmaient penser avec leur sang, il me semble que notre époque,
hélas, par ses petites polémiques leur donnent raison.
Rédigé par Christelle Nadia à 04H07 dans Cinéma , Colonialisme, culture, France , immigration, Intégration, libertés | Lien permanent | Commentaires (0)
L'extrait de la semaine est de JFK (Jean-François Kahn):
Mais j’entendais, ce jeudi matin, sur une radio, une journaliste qualifier le discours de Martine Aubry d’« archaïque » et de « ringard ».
Comment peut-on encore pratiquer ce terrorisme intellectuel et verbal ? Les fascistes et les communistes staliniens aussi qualifiaient systématiquement de ringards et d’archaïques tous ceux qui s’opposaient à eux. Ils se posaient en parangons de modernité. Ils représentaient, eux seuls, le devenir de l’humanité. On dénonçait le stalinisme au nom d’un socialisme démocratique : on était des vieux schnoks ! On dénonçait le fascisme ou le nazisme au nom de la démocratie : on était des momies, des débris !
Comment peut-on encore utiliser, à des fins diabolisatrices ces deux mots-là, quand chacun sait que la pseudo modernité économique – en l’occurrence, le néolibéralisme sauvage et dé-régulé - a été sauvé de la catastrophe par des mesures qui étaient qualifiées, la veille encore, de ringardes et d’archaïques et que les seuls pays à ne pas avoir été totalement démâtés par la tourmente sont ceux dont on jugeait, précisément, le modèle le plus archaïque et le plus ringard (en revanche, l’Islande, l’Irlande, la Lituanie, archétypes de la modernité selon eux, sont ceux qui y ont laissé le plus de plumes).
JFK
a presque raison. Le problème vient du fait justement que le dialogue politique
est devenue difficile pour e pas impossible puisque le but de tout débat politique
est de taire l'adversaire en arguant soit que ses arguments illégitimes ou imbéciles pour ne pas confronter ses propos ou devoir lui répondre. Le débat politique et social dans des sociétés telles que celles de la France
et des Etats-Unis justement souffrent de ce terrorisme intellectuel et aussi d’un besoin faussement qualifié d'audacieux de briser soi-disant tabous ou d’être contre le politiquement
correct en affirmant n’importe quoi ou qu'on exprime des opinions martyrisées pour ne pas avoir à les justifier, à intellectualiser ses propos en prouvant ses affirmations. En somme, en politique et ailleurs, il existe non seulement un totalitarisme du bien et du cœur auquel répond celui du naturalisme et du culturalisme.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H33 dans France , Politique, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0)
Pertinente observation de Stéphanie Le Bars qui montre combien la loi anti-burqa est inutile puisqu'elle n'est qu'idéologique:
En décidant d'infliger des amendes aux femmes qui se déplaceraient voilées dans l'espace public, le gouvernement prend le risque de se heurter à un problème d'application de la loi. C'est d'ailleurs pour cette raison que la loi présentée ce matin en conseil des ministres prévoit une période de transition de six mois permettant aux femmes qui le voudraient de retirer volontairement leur voile intégral.
Car on voit mal des policiers interpeller dans la rue des femmes intégralement voilées ou, s'ils le font, on peut penser que ces femmes retireront leur voile, puis le remettront aussitôt le contrôle effectué. C'est en tout cas ce que beaucoup d'entre elles prétendent. Concernant les femmes venues des pays du Proche-Orient, on peut légitimement se demander si l'application sera effective sur les Champs-Elysées...
Je fais le pari
qu'il y aura plus de femmes voilées dans cinq ans qu'aujourd'hui et que la France, la
Belgique et les autres vont se faire taper sur les doigts par la Cour
Européenne des droits de l'homme. Lorsque j'entends, des députés UMP fanfaronner sur l’éventualité
d’un référendum sur la burqa, je rigole. La tenue d'un référendum sur la burqa est aussi probable que l’Afrique
du Sud remportant sa coupe du monde après que son président ait fait le vœu de
devenir chaste ou seulement digne le reste de son mandat.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H19 dans Actualité, burqa, France , Justice | Lien permanent | Commentaires (0)
Je suis d'accord avec Jean-François Bayart quand il affirme ceci:
L'on se plaint souvent que les institutions sociales ne jouent plus leur rôle d' « intégration ». Larmes de crocodile puisque ceux qui pleurent sont généralement ceux-là mêmes dont les politiques publiques ont évidé lesdites institutions, ou qui les ont combattues. Il est toujours réjouissant d'entendre les patrons geindre de la faiblesse du syndicalisme, les députés de droite de celle du Parti communiste, ou les bourgeois de celle de l'école publique. Il est également sympathique de voir l'empressement avec lequel les « Français de souche » donnent leur fille en mariage à un musulman, et qui n'a eu d'égal que celui dont ils ont jadis fait preuve à l'égard des soupirants juifs. En outre, nul n'ignore que l' « intégration » des ritals, des polacks et autres portos s'est faite dans la félicité, parce qu'ils étaient « catholiques », nous dit-on sentencieusement, quitte à oublier le pogrom d'Aigues-Mortes.
Pourquoi attendre d'institutions sociales qui sont en crise dans la société française, en dehors même du phénomène de l'immigration, un rôle salvateur en matière d' « intégration » ? Et pourquoi occulter le fait que la famille, bien portante dans ses nouvelles modalités, est devenue le principal vecteur de cette dernière, ainsi que l'attestent les enquêtes démographiques ? Les Français musulmans sont des Français comme les autres, et les producteurs de la différence ne sont pas forcément ceux que l'on croit.
Le hic évidement
ici est que les fantasmes sont plus convaincants surtout plus puissants que la
difficile réalité puisque les identités et les cultures sont divinisées afin de
se vautrer dans les couches confortables du racialisme. En effet, il est
toujours jouissif de parler de français malgré soi et de refus d’intégration plutôt
que d’assumer le simple fait que dans une société radicale, il existe des
obligations pour eux qui veulent que la société demeure telle qu’elle est et
telle qu’ils croient qu’elle a toujours en parlant à tort et à travers de républicanisme
et d’universalisme sans se rappeler qu’il a toujours fallu les réalités et les
valeurs d’aujourd’hui n’ont pas été imposées mais qu’il y a bien eu des conquêtes
qui se sont faites en gagnant des batailles intellectuelles et idéologiques. Il
est navrant de se rendre compte que ceux qui se disent défendeurs de Voltaire
ne tolèrent rien d’autres que ceux qui leur tendent la papatte en refusant d’utiliser
leurs méninges pour affronter leurs adversaires.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H35 dans France , Intégration, laïcité, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Une preuve que DSK est le candidat socialiste parfait et qu'il est l'exemple parfait du courage politique:
Si j'étais membre d'un syndicat grec, je manifesterais probablement de la même façon (que les Grecs) car je les comprends. (...)Mais c'est à eux aussi de comprendre, que (le plan de rigueur) est le seul moyen (pour faire face à la crise); il faut qu'ils fassent maintenant des efforts, s'ils veulent que les problèmes de la Grèce ne se poursuivent pas pour des décennie.
Peut-on devenir monarque républicain
en ne faisant preuve que de compassion sans audace ? J’ose penser que non mais
bon, avec les socialos, le pire est non seulement toujours possible mais
probable. C'est fascinant de réaliser que la France est un pays comme l'Egypte
(Mohamed El Baradei qui fut directeur général de l'Agence internationale de
l'énergie atomique et veut gouverner son pays) et autres pays en voie de développement
dans lesquels on peut devenir l'homme providentiel de l'extérieur. L'argument de DSK est qu'ayant été patron
du FMI, gouverner la France sera facile puisqu'elle n'est ni aussi importante que le FMI ou le monde. La France se banalise et se rétrécit tellement qu’aujourd’hui ses politiques pour la
gouverner choisissent de regarder ailleurs et ne l'idéalisent plus.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H27 dans Actualité, DSK, France , Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Clotilde Reiss, la jeune Française détenue en Iran depuis dix mois, est revenue au pays. Le président de la République l'a reçue pendant une vingtaine de minutes mais ne l'a pas raccompagnée sur le perron et n'est donc pas apparu publiquement avec elle. Sur l'album photos du quinquennat, cette page-là restera vide. Ingrid Bétancourt, oui. Clotilde Reiss, non. Alors, pourquoi?
La réponse est
que Sarkozy n’est pas fier d’avoir cédé aux exigences du régime d’Ahmadinejad surtout
qu’il est encore plus intransigeant qu’Obama sur la question du nucléaire
iranien. La France est gênée d’avoir marchandé avec un régime qu’elle considère
comme dangereux et illégitime. Sarkozy sur ce dossier a donc montré qu’il n’est
ferme que lorsqu’il s’agit de donner de beaux discours, de provoquer ou te taper sur les faibles et autres impuissants pour se disant volontaire. Cependant, lorsqu'il s’agit d’agir, il fait toujours marche arrière par couardise, pragmatisme ou simple calcul politique.
En Sarkozie, le volontarisme et la fermeté se limitent aux mots surtout
lorsqu’ils sont d'Henri Guaino puisqu’on peut parler avec éloquence de France en évoquant
le Général pour ensuite gratter le derrière crasseux d’Ahmadinejad.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H47 dans Actualité, France , Iran, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Le retour
de Tapie en politique en
tant que simple 'militant' est inquiétant parce qu'il montre que la 'gauche'
est toujours orpheline et que bien des choses vont se passer avant 2012 pour qu'il n'y ait pas de vrai renouvellement.
L’hypermédiatisation
de DSK aura l'effet contraire de celui recherché parce qu'elle est basée sur
pas grande chose puisqu'il n'a toujours montré qu'il a envie de la France et de
se battre pour obtenir la confiance de son peuple autant qu'il aimerait que les
socialistes aient envie de lui pour lui offrir la candidature.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H53 dans Actualité, DSK, France , Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Lu dans le Figaro:
Le Conseil d'État a émis un «avis défavorable» au projet de loi du gouvernement visant à interdire complètement le port du voile intégral. Selon nos informations, les Sages réunis en assemblée mercredi, en présence du secrétaire général du gouvernement, ont une nouvelle fois expliqué, comme dans leur étude remise il y a un mois à Matignon, qu'«une interdiction absolue et générale du port du voile intégral en tant que telle ne pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable» et qu'elle serait «exposée à de fortes incertitudes constitutionnelles et conventionnelles». (...) La Cour européenne des droits de l'homme a consacré le «principe d'autonomie personnelle» selon lequel chacun peut mener sa vie selon ses convictions, y compris en se mettant physiquement ou moralement en danger. Dès qu'il y a consentement, il devient donc difficile d'invoquer la dignité de la femme pour fonder une interdiction générale, avaient analysé les Sages dans leur étude.
Sarkozy reculera-t-il? Non, il est en pleine campagne. Il n'a que faire du droit puisqu'il s'agit ici pour lui de montrer de rétablir sa virilité, de prouver qu'il est prêt à défendre, même contre le droit,l’autisme du Conseil d’état et des juristes la république française contre la burqa qui est devenue un symbole de l’obscurantisme et de l’intégrisme. C’est très Bushien puisqu'ici ceux qui s'opposent surtout lorsqu'ils le font au nom du droit sont des ennemis de la république comme le dirait avec conviction Henri Guaino. Dans ce faux combat existentiel pour sauver la république, Sarkozy joue le peuple contre certaines élites en arguant que les peurs de la France d'en bas et qui travaille sont rationnelles et qu’il faut la protéger coûte que coûte même en brisant certains principes fondateurs de la société française.
Tout ceci va mal
finir mais cela n’a aucune importante puisque que les Sarkozystes sont dans le
court-termisme et que perdre au bout du compte sera un argument idéologique de plus
pour leur thèse qu’une certaine minorité de Français est aveugle sur le combat que doit mener
« l’Occident » pour sa survie contre les barbus islamistes,
misogynes, polygames qui détestent tellement la France qu’ils veulent soit l’islamiser
ou la détruire. Sarkozy fait donc le pari que sur cette question la France est Rioufolienne pour ne pas dire Zemmourienne mais la question est que toute politique a des effets et qu'il est plus difficile de gouverner la France que d’être un
analyste politique populaire et populiste mais gouverner semble moiins important que gagner une élection.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H03 dans Actualité, burqa, France , Justice, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
La citation du jour est du féministe Nicolas Sarkozy :
En matière de femmes, j'ai un bilan!
Rédigé par Christelle Nadia à 10H44 dans France , genre, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Ivan Rioufol sur les désastres du politiquement
correct sur l’usage des mots :
Faire l'inventaire des mots, interdits ou obligés par la novlangue, est révélateur de l'idéologie dominante, qui sait effacer des traits pour en faire surgir d'autres. Ainsi, la violence, le viol collectif, le voyou, le ghetto, le clandestin se nomment désormais incivilité, tournante, jeune, diversité, sans-papiers. En revanche, la société d'accueil est associée à : discrimination, stigmatisation, racisme, populisme, islamophobie. Devinette : cette guerre des mots, qui risque la perdre ?
Rioufol n’a pas tort mais seulement il s’arrête
convenablement en chemin d’une importante réflexion qui montre bien que les
torts sont partagés car même la droite droite qu’il représente est esclave et se sert d'une autre
forme de politiquement correct qui consiste non pas à user d'euphémisme et refuser de nommer les choses mais à
les renommer pour les condamnés. C’est pour bien pour cette raison qu’Hortefeux
peut se défendre d’avoir une faute politique en affirmant défier le
politiquement correct ou qu’on peut confondre voile et intégrisme en soulignant
qu’il faut défendre de la république en oubliant qu’un de ses principes les
plus sacrés est de la liberté et surtout le devoir de convaincre lorsqu’on veut
être liberticide même pour se battre contre l’obscurantisme. En somme, Rioufol
est autant politiquement correct que ceux qu’il condamne en partie parce que
ses conclusions et son langage sont toujours tout fait. Il n’est pas surprenant
que le politique (Sarkozy) qui se vantait de n’avoir pas peur des mots a peur aujourd’hui
d’utiliser le mot rigueur parce qu’il ne plaît pas à une partie de son électorat
qui y voit un signe inquiétant d’une augmentation d’impôts et du fait qu’elle
devra payer par solidarité et patriotisme.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H44 dans Actualité, France , libertés | Lien permanent | Commentaires (0)
Les phrases les plus dangereusement connes de la semaine sont de Patrick Lozès qui, décidément, réfléchit autant avant de l’ouvrir que Domenech devant Laurence Ferrari:
Je ne suis pas ce qu’on appelle un velléitaire. C’est donc totalement déterminé à mettre fin à une ignominie que je vais au Palais de justice à Bruxelles ce matin.L’ignominie c’est de voir diffusé sans aucun avertissement, à des enfants de 7 ans, un album qui véhicule ouvertement des stéréotypes racistes, un album qui promeut ouvertement la hiérarchie des êtres humains en fonction de la couleur de peau, un album dans lequel les Noirs sont placés dans des situations particulièrement dégradantes et dans lequel il est écrit: « le Blanc est malin » ; « le Blanc est juste » ; « le Blanc est bon ».
Qu’on ne s’y trompe pas, en allant témoigner contre Tintin au Congo en Belgique, c’est bien le procès de cet album de bandes dessinées devant la justice française que je prépare.
Tintin au Congo est en creux, le témoin de l’évolution très positive de notre société. A l’interdiction de l’album, je préfère donc l’addition d’un avertissement et d’une préface.
Aberrant ! La France est-elle encore une société dans laquelle il est impossible de dire des choses ou d'agir sans l’accord des lobbys du racialisme en leur baisant la main pour qu’ils nous disent qu’on n’est pas trop sale et qu'ils nous donnent l'autorisation d’être libre. Le fait que Lozès puisse dire les propos ci-dessus avec tout le sérieux du monde prouve qu’en France et ailleurs, la liberté d’expression est asservie à des communautarismes (qui ne sont pas tous ethniques ou raciales d’ailleurs) et au centre d'un chantage dont le seul but est d'assoir des idées confortables mais surtout rentables qui catégorisent les uns et châtient les autres en fabriquant de nouveaux rapports de force. Lozès est un charlatan parce qu’il essaye de faire croire que Tintin au Congo devrait une cause essentielle pour les personnes qui ont la même couleur de peau. Que nenni ! Est-il plus important pour un Français ou une personne qui partage la couleur d’épiderme de Patrick Lozès de ne pas être heurté par un album de BD d’un autre siècle ou de ne pas être condamné à une certaine condition parce que la société, comme Patrick Lozès, est persuadée qu’avoir la peau noire veut dire avoir une certaine identité, certaines valeurs et surtout être tellement fébrile qu’on en appelle à l’état parent ou sa justice pour éradiquer le racisme. Il va falloir que je me dispute avec les imbéciles qui ont eu la mauvaise, grotesque et surtout imbécilement racialiste idée de créer le Conseil représentatif des associations noires de France qui est aussi utile que Ni Putes ni Soumises.
Je l'affirme sans provocation mais avec conviction, si je devais choisir entre Hergé et Patrick Lozès, je choisirais le premier parce qu'il avait avant toute chose du talent et surtout parce que, tout en étant prisonnier de son temps, il n'a jamais fait croire qu'il était le roi des Belges et qu'il parlait en leur nom. En somme, vive Hergé et non aux Charlatans du CRAN qui sont de petits Talibans !
Rédigé par Christelle Nadia à 08H33 dans Communautarisme, France , libertés, littérature , racialisme | Lien permanent | Commentaires (0)
Olivier Roy sur l'islamisme en Europe:
C'est une erreur de considérer que les phénomènes de radicalisation religieuse (salafisme) ou politique (al Qaïda) sont des importations des cultures et des conflits du Moyen-Orient. Il s'agit avant tout d'une conséquence de la mondialisation et de l'occidentalisation de l'islam. Le revivalisme religieux d'aujourd'hui est avant tout marqué par le découplage entre la religion et la culture, quelle que soit la religion. C'est ce qui explique les affinités entre le fondamentalisme protestant américain et le salafisme islamique : tous les deux écartent la culture, la philosophie et même la théologie au profit d'une lecture scripturaliste des textes sacrés et d'une saisie immédiate de la vérité par la foi individuelle, au détriment des savants et des institutions religieuses.
J'aimerais assister à une conversation/un débat entre Olivier Roy et Elisabeth Lévy juste pour voir s'il serait capable avec son savoir de la rassurer sur l’ascension et la domination potentielle de l’islamisme en France .
Rédigé par Christelle Nadia à 06H12 dans Europe, France , Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
Je partage l'ironie des propos suivants de Daniel Schneidermann:
Chut ! Chuuut ! Personne n'écoute ? Les portes sont fermées ? Alors je vous raconte. Vous savez quoi ? Le sauvetage de l'Europe, le week-end dernier, vous avez suivi, à la télé ? Eh bien, c'est nous. Oui, nous la France. Notre plan. Notre tempo. Nos idées. On les a imposées à Angela. Vous l'auriez vue, Angela, samedi, à Bruxelles. Pas fière. Décomposée. L'Allemagne, laissez-moi rire. Tassée au fond du canapé, avec ses élections dans la Ruhr, quasi perdues. Elle n'a pas résisté longtemps, Angela. Mais attention ! Pas de triomphalisme. On les comprend, les Allemands, historiquement. D'accord, ils sont peut-être restés psychologiquement bloqués sur la République de Weimar, dans les années trente, avec l'hyper-inflation et les brouettes pleines de billets, leurs pendules se sont arrêtées il y a quatre vingts ans, mais nous n'aurons pas un mot d'ironie, ou de moquerie. Pas de leur faute. On ne se moque pas des gens un peu bizarres. Ils sont comme ils sont. Pas timbrés, non, juste un peu lents.
Il n’y a que dans
un petit cercle d’influents mais égocentriques et chauvins Français (Alain Duhamel en ait un parfait exemple) qu’on peut croire que Sarkozy peut
sauver l’Europe en imposant des choix à l’Allemagne. Je me souviens du temps, il n’y a même pas 20
mois, où les mêmes
affirmaient sans rougir que Sarkozy avait sauvé le monde de la crise en
moralisant le capitalisme. Je sens que l’année prochaine lorsque Sarkozy présidera
le G20, les mêmes diront qu’il est formidable et qu’il a réussi à imposer des
choses à Obama et à Merkel. Comme quoi, Sarkozy n’est vraiment superman qu’hors
de son territoirre; la France est sa kryptonite. Un président qui sauve le monde sans
changer son pays est-il utile et vraiment volontaire.
Rédigé par Christelle Nadia à 08H12 dans Europe, France , Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
La citation du matin est de Mona Chollet:
L’état d’anémie et d’essoufflement dans lequel se trouve une bonne partie de la littérature française contemporaine tient sans doute en partie à la prégnance particulière, dans ce pays, du mythe de l’écrivain comme génie solitaire et autosuffisant, construisant son œuvre ex nihilo, ne se nourrissant que de lui-même (mais que veut dire « ne se nourrir que de soi-même », quand ce « soi-même » n’est rien d’autre qu’un agencement unique de divers apports extérieurs ?). A l’inverse, les auteurs étrangers trouvent naturel de tenter d’élargir l’horizon de leur création, de se documenter, et, pour ce faire, ils sollicitent des aides diverses – d’où les pages de remerciements. Loin de gâcher la part de la fiction, cela ne fait que donner plus d’élan, ensuite, à leur imagination, et produit souvent des œuvres ambitieuses, captivantes. Où donc est la contradiction ? Le souci de vraisemblance n’a-t-il pas pour effet de rendre l’envoûtement du roman encore plus puissant ?
Rédigé par Christelle Nadia à 04H50 dans Citations , culture, France , littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
La polémique Onfray-Freud vue le journal Canadien le Devoir:
(...)la polémique actuelle est surtout le signe plus global d'un «contrôle moral des idées» dans la société française: «On ne s'intéresse plus aux idées, mais à la personne»
Etrangement, j'accorde autant d'importance à Freud, Onfray et à la psychanalyse qu'à l'identitaire, les lobbys du racialisme et du culturalisme et ses hennissements. Cela dit, il est vrai que tout est personnalisé de nos jours et pas seulement en France.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H54 dans Actualité, France , Science | Lien permanent | Commentaires (1)
Henri Guaino dresse un bilan de l'action de son président:
Jamais depuis des décennies la France n'a été aussi écoutée, aussi présente, aussi influente sur la scène du monde. Cela ne rend que plus extravagant le procès en illégitimité que font au chef de l'État certains médias et certains milieux qui n'ont jamais accepté son élection. À voir tous les jours ce qu'il donne de lui-même dans l'exercice de ses fonctions, je ne peux m'empêcher de me demander s'il faut chercher la cause des attaques incessantes dont il est l'objet dans la bassesse ou bien dans la dérive d'une société qui, en détruisant toute forme d'intimité, désacralise toutes les fonctions et toutes les institutions. Dans tous les cas, c'est inquiétant.
Sarkozy est donc dans le vrai et c'est la société qui a de mauvaises valeurs et qui se détruit malgré lui. Une question s'impose obligatoirement si le déclin perdure en dépit de Sarkozy et de son action politique, à quoi sert-il?
Rédigé par Christelle Nadia à 13H07 dans France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Lionel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes dénoncant le film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb comme film anti-français sans l'avoir vu:
Monsieur Bouchareb est le seul à produire ce type de choses. Or, raviver les plaies du passé est vraiment irresponsable aujourd'hui. Surtout quand on prétend, comme Monsieur Bouchareb, détenir la vérité. Ce n'est pas le Commandeur des croyants et je ne suis pas l'Evangile. Chacun a sa vérité. Il n'y a pas de films algériens sur les harkis, que je sache. Peut-être qu'on pourra supporter en France les films qui réhabilitent les porteurs de valise du FLN, ce que prétend être “Hors la loi”, quand ce sera le cas.
Je me demande s’il
ne faudrait pas déchoir Rachid Bouchareb de sa nationalité française bien qu’il
soit né en France avant la guerre d’Algérie (1953) car après tout, il semble qu’être Français
ne veut dire de nos jours que plaire à Brice Hortefeux, ce qui est quelque peu
limité.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H40 dans Colonialisme, Film, France , Identité, Le Passé , nationalisme | Lien permanent | Commentaires (0)
Je suis d'accord les arguments énoncés par cet extrait d'une critique de l'ouvrage de Cécile Laborde sur le Républicanisme:
(...)le gouvernement Sarkozy, en présentant les rares cas de niqab comme une menace pour l'identité nationale, "revendique et instrumentalise sans vergogne les thèmes traditionnels du républicanisme à la française" que sont la citoyenneté, l'égalité entre les sexes et l'intégration nationale. Une captation d'autant plus aisée que la gauche peinerait à opposer une alternative à "la rhétorique répressive, populiste et xénophobe" qui accompagne ces postures républicaines.
(...)la liberté républicaine désigne la "non-domination" : être libre signifie ne pas être dominé, c'est-à-dire ne pas subir l'autorité arbitraire d'autrui. Dans l'Antiquité, le paradigme de la domination s'appliquait aux esclaves, mais on peut l'actualiser en l'étendant à tous les cas où l'arbitraire de la domination est patent, notamment celui des "minorités", ethniques et sexuelles.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H53 dans France , Identité, libertés | Lien permanent | Commentaires (0)
La France n'est pas (encore?) de retour au Rwanda:
Le montant de l’aide publique au développement allouée par la France au Rwanda est cette année de 2 millions d’euros, soit vingt fois moins que l’Allemagne, le Royaume-Uni ou la Belgique, et cent fois moins que les États-Unis. Quant à l’ambassadeur, il doit à l’intervention d’une personnalité tchadienne de passage – un proche de Claude Guéant – d’avoir pu remplacer par un 4x4 japonais son antique Peugeot de fonction, dont le compteur était bloqué.
Le but des « excuses » de Sarkozy au Rwanda n'était pas de faire revenir la France au Rwanda mais plutôt de lui permettre d’exister dan la région des grands lacs sans avoir Kagame pour ennemi. Il s’agissait de s’enlever du pied la grosse épingle que représentait le génocide Rwandais et qui representait un énorme obstacle pour son ambition de peser dans une région convoitée par la Chine, les Etats-Unis, le Japon et les autres pays Européens. La France n’a pas l’intention de revenir en force au Rwanda mais plutôt de ne pas laisser des pays aussi riches et importants tels que le Congo (la démocratique république) « se vendre » à d'autres sans donner une chance à la France et à ses sociétés à cause de tas d’épisodes historiques entre ces pays et elle qui ne passent pas. Le chemin d'une présence fortE dans les grands lacs pou Sarkozy passait donc par Kigali et une instrumentalisation de l'histoire.
La Françafrique, celle
des les relations sentimentalistes, privilégiées mais biasées et paternalistes entre la France
et l’Afrique, est morte et la France ne pense plus qu’à la realpolitik et à ses
intérêts en baissant la tête quand il le faut par simple calcul politique.
Rédigé par Christelle Nadia à 04H40 dans Afrique, France , Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
D'accord avec Jean-Paul Brighelli quand il affirme ceci:
Qui a encore besoin d’une étiquette ? Je serai pour celui — ou celle — qui sonnera la fin de la récré. Qui promettra s’il le faut aux écoliers de demain de la sueur et quelques larmes, parce qu’on n’a rien sans effort. Qui défendra l’Ecole et ses valeurs — la laïcité intégrale, et non la « laïcité positive » — comme s’il y avait une laïcité négative ! Qui comprendra que la burqua n’est qu’un phénomène de surface — que le problème, c’est cette pseudo-tolérance qui nous fait accepter des signes religieux, quels qu’ils soient, et des discours inacceptables, sus prétexte que les élèves auraient un droit à l’expression… Ah oui ? Dans nombre d’établissements de la République, cela permet de jolis dérapages, et cela fait des années que ça dure (...) nous sommes à la croisée des derniers chemins. La république, c’est tout droit. Sinon, à droite, vous avez la voie dégagée vers un libéralisme décomplexé qui ne sera jamais, au mieux, que le règne des copains, et à gauche, un chemin direct vers une social-démocratie qui ressemblera à un fascisme mou. Et les enfants là-dedans ? Ils sont le futur, et je ne veux pas d’un futur sans espoir, ni d’un avenir sans espérance.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H45 dans France , laïcité, libertés, tout le reste | Lien permanent | Commentaires (0)
La citation du jour est d'Hubert Védrine:
Quelques burqas et la République serait en danger ? Pourquoi un tel manque de confiance en soi ?
Rédigé par Christelle Nadia à 20H17 dans burqa, Citations , France | Lien permanent | Commentaires (0)
La polygamie n’est pas attentatoire aux intérêts fondamentaux de la nation, la triche aux prestations sociales non plus.
Gageons qu'il y aura un débat virulant sur la déchéance de la nationalité en France qui restera sans suite. L'essentiel ici est d'allumer des flammes et de souffler sur les braises.
Rédigé par Christelle Nadia à 01H38 dans Actualité, France , Justice | Lien permanent | Commentaires (0)
L'extrait du jour est d'un article de Daniel Schneidermann qui résume parfaitement l'engoument médiatique autour de l'affaire de Nantes:
En attendant, que retenir de la subite bouffée de fantasmes, exhalée par le bouquet de portraits du week-end ? Ceci : parfois, en meute, les journalistes deviennent fous. Qu'on leur interdise de poursuivre, jusque dans une propriété privée, un citoyen qui vient d'être publiquement désigné au lynchage par un ministre, et c'est une présomption de culpabilité. Que ledit citoyen ne circule pas dans une vieille bagnole déglinguée, et il aggrave son cas (d'ailleurs, circulerait-il dans une vieille bagnole déglinguée, son cas ne s'améliorerait pas). Qu'il attende de parler à son avocat avant de leur répondre à eux : cette fois, son compte est bon.
Les journalistes
sont des femmes et des hommes comme les autres, marqués comme tout le monde par
la brutalité de notre temps, ils n'hésitent pas à faire des chasse à l'homme aussitôt
qu’ une autorité a désigné une sorcière.
Rédigé par Christelle Nadia à 16H02 dans Actualité, France , médias | Lien permanent | Commentaires (0)
Il est rare pour moi de partager l'avis de Guy Sorman mais je le suis en grande partie quand il affirme ceci:
A-t-on jamais entendu un chef de gouvernement, Fillon en l'affaire , admettre , avant même de proposer une loi, absurde, interdisant le voile intégral, reconnaître, par avance donc, qu'elle serait probablement contraire à la Constitution et annulée?
Par-delà la controverse, cette bien mauvaise manière de traiter du sujet Islam en France, un cadeau aux intégristes, de fait, Nicolas Sarkozy et son Premier Ministre pour grappiller de la popularité, on le suppose , font ainsi effrayante oeuvre anti-pédagogique.
Mon désaccord avec Sorman porte sur l'importance accordée aux menaces des Intégristes et d'autres gens. Je ne crois pas que la France devrait s’abstenir
de faire ce qui est dans son intérêt quand le faire est risqué, par peur des intégristes, ce serait lâche et
surtout dangereux en donnant trop de pouvoirs à des groupes qui en vondront toujours plus. L'important est donc d'agir dans l'intérêt de la France. Il se trouve justement que passer une loi anti-burqa n’est
pas l’intérêt de celle-ci. Si elle l’était et surtout si elle était « constitutionnelle »
ou même « légale » je serai la première à applaudir avec autant de passion qu'Elisabeth Lévy.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H59 dans burqa, France , Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Importante précision apportée par Fahrad Khosrokhavar sur le port de la burqa :
(...)il ne faut pas oublier qu'une grande partie, peut-être le quart, de celles qui portent la burqa en France sont des converties. Par conséquent, il ne s'agit pas d'un atavisme religieux qui se renouvellerait, mais d'une forme de rupture avec la société ambiante qui emprunte l'idiome religieux, notamment l'islam.
Il existe une dimension de la burqa qui relève d'une identité sectaire. En effet, celles qui portent la burqa se séparent de manière visible, voire ostentatoire, du reste de la société. Non seulement de la société non musulmane, mais aussi des musulmans de France, dont la grande majorité ne porte pas la burqa, et même, dans une grande mesure, s'y oppose.
En d'autres termes, la burqa a une dimension provocatrice vis-à-vis de la société. Non pas que les femmes qui la portent veuillent nécessairement provoquer, mais dans l'écrasante majorité de la population au sein de la société, elle est perçue comme une provocation. Et en cela, son port peut causer l'islamophobie chez une partie de la population.
Ce que dit Khosrokhavar
est important parce que cela prouve que l’accent devrait être mis non pas sur
le choix de porter la burqa mais plutôt sur les personnes qui ordonnent au nom
d’une religion ou d’une tradition de la porter. Il aurait été plus viril efficace de faire
une loi affirmant que la dignité de la femme et l’égalité homme-femme ne peuvent été violées par aucune religion ou
tradition. Cela aurait permis de mettre l’accent sur la conduite des intégristes et des misogyes afin,
par exemple, de forcer l’église Catholique à avoir des prêtres femmes et de dissoudre toutes autorités
religieux qui affirment que les maris ont tous les droits sur
leurs épouses y compris celui de les battre . Ce n’est pas très difficile de
passer des lois pour protéger et faciliter l’égalité des sexes, la difficulté
est bien évidement que les politiques ne sont pas sérieux et la femme
en particulier son corps est un enjeu politique.
La principale raison pour laquelle je suis contre une loi sur la burqa n’a rien avoir avec la religion; je n’ai aucune patience pour celles-ci et je considère comme Baudelaire que Dieu est un scandale, un scandale qui rapporte. Il s’agit pour moi de réaffirmer les libertés individuelles en particulier celles des femmes qui sont trop souvent mises sous tutelle de l’état ou d’autres gens pour leur bien, parce qu’elles sont considérer comme des enfants au mieux ou comme des objets au pire qui ne doivent jamais choquer les autres (les hommes, les féministes, et les femmes propres et sages) avec leur corps ou avec les choix qu’elles font.
Le fait que le parlement français est prêt à interdire la burqa parce qu’il prétend que la dignité de la femme est importante est indicateur du fait qu’il est autant machiste, misogyne ou tout simplement paternaliste comme que des parlements des états américains tels que le Nebraska ou l’Utah. Ils considèrent que les femmes n’ont jamais le droit de choisir d’avorter choisissent de mettre une pression insoutenable sur les femmes pour qu’elles fassent le choix propre qui ne les marginalisera pas ou qu’il fera qu’elles ne seront pas considérées comme ces femmes que Ni Putes et Soumises méprise parce qu’elles ont l’impudence de penser pour elles-mêmes et de faire des choix qui dérangent.
Rédigé par Christelle Nadia à 08H39 dans burqa, France , genre | Lien permanent | Commentaires (0)
La citation du jour est de Pascal Dayez-Burgeon:
En fait, une seule chose l'obsède : le grand complot américano-maghrébo-gauchiste qui veut la peau de notre beau pays. Comme ces vieilles lunes ne sont ni très neuves ni très bien fréquentées, le badigeon historique sert à en redorer le blason. Un peu comme si Eric Zemmour enrégimentait Clovis, Philippe Auguste, Napoléon et le général de Gaulle pour étayer ses opinions.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H59 dans Citations , France , littérature | Lien permanent | Commentaires (0)

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