Ah cette satanée culpabilité judéo-chrétienne !
Ah cette satanée culpabilité judéo-chrétienne !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H39 dans culture, DSK, France , féminisme, genre, Identité, littérature | Lien permanent
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Ah, oui et un peu non Mona Chollet :
Femmes, vous voulez vous faire entendre ? Une seule solution : déshabillez-vous ! En octobre 2012, en Allemagne, les réfugiés qui campaient devant la Porte de Brandebourg, au centre de Berlin, pour dénoncer leurs conditions de vie peinaient à attirer l’attention des médias. En colère, une jeune femme qui manifestait avec eux lança à un journaliste de Bild : « Tu veux que je me mette à poil ? » « Le journaliste acquiesce et promet de revenir avec son photographe. D’autres journalistes l’apprennent et voilà, la foule d’objectifs se réunit autour des jeunes femmes qui soutiennent les réfugiés. Elles ne se sont pas déshabillées, mais ont profité de l’occasion pour dénoncer le sensationnalisme des médias. »
Les Femen, elles, ont été plus pragmatiques. Lors de leurs premières actions, en Ukraine, en 2008, elles avaient inscrit leurs slogans sur leurs dos nus, mais les photographes ne s’intéressaient qu’à leurs seins. (...) La réduction permanente des femmes à leur corps et à leur sexualité, la négation de leurs compétences intellectuelles, l’invisibilité sociale de celles qui sont inaptes à complaire aux regards masculins constituent des pierres d’angle du système patriarcal. Qu’un « mouvement » — elles ne seraient qu’une vingtaine en France — qui se prétend féministe puisse l’ignorer laisse pantois. « Nous vivons sous la domination masculine, et cela [la nudité] est la seule façon de les provoquer, d’obtenir leur attention », déclarait Inna Chevchenko au Guardian. Un féminisme qui s’incline devant la domination masculine : il fallait l’inventer.
L'un des problèmes est que le féminisme est un socialisme et que toutes ses expressions modernes/récentes sont depuis longtemps des sous-Beauvoirismes.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H50 dans féminisme, genre, Identité, libertés, médias | Lien permanent
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Ah ! :
La finesse, la culture, l'éducation, la surface sociale ne sont que des circonstances aggravantes, qui rendent la misogynie plus hideuse encore. Cette peur panique des femmes, cette crainte d'être dirigé ou même côtoyé, à part entière et à armes égales, par “le sexe faible” (expression typique de la couardise esclavagiste), ne devraient plus avoir place dans la vie de la cité.En ces temps de crise, où le pire se tapit de nouveau, où l'avilissement nous guette avec la recherche enragée de boucs émissaires, sachons nous interposer chaque fois qu'un furieux fera reculer l'intelligence et insultera la liberté en sapant l'égalité, en minant la fraternité, en torpillant la sororité. De “mon beauf” à je ne sais quel “maître”, chacun doit intérioriser l'humiliation, non plus seulement pour les réceptrices mais pour l'émetteur, qu'inflige toute pensée phallocrate donc prédatrice.
Ave Isabelle Raffard, ceux qui vont mourir...
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 06H25 dans Actualité, coup de gueule, féminisme, Identité | Lien permanent
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La connerie de la fin de l’année est de Jean-François Bouvet :
La connerie est toujours stupéfiante lorsqu'elle est arrogante et complaisante !Jules Michelet affirmait sans rire que "si on donne à la petite fille le choix entre les jouets, elle choisira certainement des miniatures d'ustensiles de cuisine et de ménage". Plus sérieusement, quelle est la part du naturel et du structurel dans le choix des jouets ? Les féministes ont eu beau monter au créneau, certaines ont été obligées de reconnaître que le conditionnement dès l'enfance ne fait pas tout. des expériences réalisées sur des singes mâles et femelles mettent en évidence le même type de choix que chez les enfants des deux sexes. C'est stupéfiant.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 01H48 dans féminisme, genre, Identité | Lien permanent
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Bon c'est le début de la semaine, je suis agacée par le passage brutal de mon village à l'heure d’été, un morceau choisi de Denise Bombardier pour adoucir les mœurs:
Si elles étaient sincères, les femmes avoueraient qu'elles se croient supérieures aux hommes. Non pas en ce qui concerne l'intelligence et l'habileté à appréhender le monde extérieur, mais parce qu'elles ont le sentiment profond d'être seules capables de cerner l'indicible, de naviguer sans trop d'écueils dans cet océan d'émotions qui agite toute vie humaine. Les femmes comprennent très jeunes que les hommes sont à leur merci du fait que c'est en leur sein qu'ils prennent vie. Dès lors, tout au long de leur existence, les hommes sont condamnés en quelque sorte à retrouver ou à fuir cette intimité première.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 19H01 dans féminisme, genre, Identité | Lien permanent
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Le morceau choisi du Mercredi est de Txetx Etcheverry:
Ça m'avait tellement ému à l'époque, le lynchage qu'avait subi cette femme, Ilham Moussaïd, candidate du NPA dans le Vaucluse, parce qu'elle était voilée que j'ai pas supporté que Poutou n'attaque pas bille en tête le mépris arrogant de BHLOnfray, ne dise pas un mot de solidarité et de défense pour elle. C'était pourtant simple. Une nana qui se prononce pour une « vraie gauche, qui défend les ouvriers, qui défend le climat, qui défend le féminisme, qui défend l'internationalisme ». Une féministe des quartiers, publiquement pro-contraception et pro-droit à l'avortement, elle serait suspecte de quoi ? Coupable de quoi ? Mille arguments me venaient spontanément en tête pour dire combien je pouvais me sentir plus proche d'elle que de l'autre philosophe de plateau télé, et j'en voulais à Poutou de ne pas être ce qu'il aurait dû être : le défenseur des faibles et des prolos d'aujourd'hui, tels qu'ils sont et pas tels que Michel Onfray voudrait qu'ils soient.
Personne n'avait jamais emmerdé ma mère qui se coiffait d'un foulard chaque semaine qu'elle m'emmenait à la messe du dimanche matin, moi petit garçon vivant dans la campagne basque. Par contre, tout le monde, enfin ceux des télés, des partis, des journaux est tombé sur Ilham Moussaid, parce que porter le voile, c'est une insulte à la laïcité, c'est du communautarisme. Oui, c'est le style de truc qui a le don de me foutre en pétard.
Je l'avais dit à l’époque, il n'y a pas de démonstration plus forte de l’archaïsme du féminisme que les réactions de beaucoup de féministes vis à vis d'lham Moussaid. Beaucoup lui demandaient même de prouver son féminisme comme on demande encore dans certains coins du monde aux femmes de prouver leur virginité et leur pureté.
Les campagnes présidentielles actuelles aux Etats-Unis et en France montrent combien il est facile d’être dans l’excès ou juste dans un totalitarisme méprisant lorsqu'on est convaincu d'avoir dieu ou la vérité avec soi ou pire encore que l'autre camp représente le mal.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 14H52 dans France , féminisme, genre, Politique | Lien permanent
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La citation fievreuse du matin est extraite d'un commentaire de N. Le Brun, un lecteur réagissant à l'article de Caroline De Hass condamnant les propos d'Ivan Levaï qui affirmait sur France Inter que le viol c'est avec un couteau ou un pistolet:
L'image de la femme "victime" est déplorable parce qu'elle n'implique pas que la femme puisse être "sexuée" souvent , et active dans sa sexualité et c'est malgré tout ce qui est mis en avant partout :elle est soit victime , soit un objet sexuel de fantasme véhiculé partout , soit une bonne épouse et mère ...
Soit de plus en plus , on ne lui prête pas véritablement de désirs ni sexualité en toute liberté , comme si elle pouvait - ainsi qu'on l'a dit des siècles- s'en passer facilement .
Dans les faits , je trouve que le "sexisme" a bon dos ,car le changement devrait être plus radical et cette volonté féminine , je l'entends peu pour qu'une sexualité saine existe ..
Ce qui n'est pas une incantation mais un ensemble qui devrait être mis en place et non toute une logique de frustrations qui entraîne de la violence et une incapacité à avoir le sens de son intégrité , ce qui est le propre du violeur .
Ne hurlez en pensant que je légitime le viol , et que j'en rends responsable la femme violée; ce n'est pas cela mon propos , mais le nombre si important comme il est dit, révèle bien un problème de société et pour moi d'une société qui ne se remet pas en question .
La loi qui interdit les propos racistes n'empêche pas plus le racisme si fondamentalement on ne change pas les valeurs de la société raciste, soit une persuasion d'un être supérieur à un autre par son origine ;c'est la même chose.
J'ai eu une conversation fascinante avec deux femmes qui me demandaient lors d'une discussion sur le viol si le fait d'allumer un homme était normal et j'ai refusé avec véhémence cette association douteuse entre viol et provocation qui fait croire que le violeur même lorsqu'il est coupable n'est pas forcement responsable puisqu'il a des pulsions 'naturelles' et qu'il existe des salopes, des femmes manipulatrices et des nymphettes qui peuvent transformer tout homme en violeur (pauvre Humbert Humbert !) .
Je ne suis donc pas choquée par les propos de Ivan Levaï, il exprime une opinion qui est loin d’être minoritaire et qui fait du viol un crime créé par une société qui ne tient plus compte des lois de la nature, du fait qu'un homme a des besoins et que les femmes savent dominer avec leurs corps.
Notre temps est Zemmourien, hélas !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 07H41 dans Actualité, féminisme, genre, Justice, libertés | Lien permanent
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Réponse de Jean Baubérot à Elisabeth Badinter qui affirmait hier dans le monde que seule Marine Le Pen défendait la laïcité:
(...) il faut croire que sans doute cela s'avère bien difficile à «comprendre» quand on est engagée jusqu'au cou dans Publicis. On se situe alors tellement au cœur du système dominant, on a tellement intériorisé son fonctionnement et ses aliénations, qu'on n'est même plus capable de percevoir intellectuellement la nécessité pour les dominés d'aller chercher ailleurs.
De cette faillite intellectuelle, de cette incapacité complète à comprendre la société dans laquelle vous vivez, je vous plains, Elisabeth Badinter. Et je nous plains aussi, car cela cause énormément de dégâts.
Elisabeth Badinter est l'exemple même de la féministe qui s'aime tellement (c'est d'ailleurs son narcissisme qui explique son féminisme ) qu'elle ne supporte pas ceux et surtout celles qui ne lui ressemblent pas.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H48 dans Actualité, Extrême droite , féminisme, laïcité, Le Pen | Lien permanent
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Les phrases qui... sont de Ioudigne:
Madame Ioudgine = perte de confiance en moi. Je pense mariage, temps qui passe, je pense à ma mère (la vraie madame ioudgine), je pense à la consanguinité, et je peux te dire qu’avant d’arriver en question 2, je suis déjà en train de sucer un antidépresseur trempé dans du cognac.
Si on me retire mon Mademoiselle, je ne comprendrais jamais la différence entre un traitement salaire je sais pas quoi et un bénéfice non commercial, je ne pourrais jamais épouser le connard de l’URSSAF, Chuck-Kevin passera ses soirées à m’attendre devant l’école, la DDASS m’en retirera la garde (heureusement, il était con. Comme son père.), je ne pourrais pas déclarer mes revenus et on me fera payer la redevance. Si on m’appelle Madame, je ne pourrais jamais renouveler ma carte vitale, niquer la sécu et devenir « Epouse de ». Si on m’appelle Madame, je ne pourrais plus me marier. Si on m’appelle Madame, je demande le divorce.
Encore une preuve que le féminisme est soit dangereux, simplement futilement inutile ou pathétiquement creux! En quelle année sommes-nous?
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 17H10 dans Actualité, féminisme, genre | Lien permanent
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Morceau choisi (sans commentaire de ma part parce que beaucoup est dit bien que je ne sois pas d'accord avec tout ce qui est dit) de Catherine Millet sur l'affaire DSK qui a le mérite de dépasser le petit personnage pour parler de fond ou plutôt de ne pas se focaliser sur lui mais elle (s):
Il n’en reste pas moins que si le viol est un acte difficile à définir, il est encore plus difficile de repérer où passe la frontière entre la « tentative » de viol et la brutalité du « dragueur » obsessionnel, « lourd », et qui « harcèle » les femmes, comme le reconnaissent même ceux qui prennent la défense de DSK. Je n’ai donc pas pu m’empêcher de me demander ce qu’aurait été ma réaction si je m’étais trouvée (avec quelques années en moins) dans la situation d’Ophelia [Nafissatou], la femme de chambre qui dit avoir été agressée (je suis sûre que je ne suis pas la seule à avoir joué à ce jeu.) De deux choses, l’une : ou DSK me plaît, ou il ne me plaît pas. Je passe sur le cas où il me plaît… S’il ne me plaît pas, je le repousse en rigolant. En général, la plaisanterie désamorce le priapisme. J’imagine qu’une autre aurait hurlé, une autre, sportive, lui aurait balancé le gros vase en porcelaine sur le crâne, une autre encore, vénale, en aurait profité pour soutirer quelque argent à son riche agresseur. Puisqu’il est question de fellation, ou du moins « du contact du pénis avec la bouche » —pour reprendre les termes de l’acte d’accusation— une quatrième, méchante et hardie, l’aurait mordu là où ça fait très mal, etc. À condition bien sûr que l’homme en rut ne soit pas armé, il y a certainement autant de réactions possibles qu’il y a de femmes, de la plus timide à la plus audacieuse, et la gamme d’appréciation est infinie depuis celle qui pensera avoir eu affaire à un gros cochon brutal à qui elle voudra donner une leçon, ce qui donnera plus tard une histoire édifiante ou amusante à raconter, jusqu’à celle qui se pensera victime d’une tentative de viol et en sera traumatisée.
Ce que je trouve absolument déplorable, c’est que très souvent, l’entourage de celle qui souffre de cette agression, au lieu de l’aider en lui disant que son corps n’est pas irrémédiablement meurtri, qu’une giclée de sperme se lave sur le corps et aussi dans la tête, que s’il s’est emparé de son corps, son agresseur ne s’est pas emparé de sa personne qui n’est pas réductible à son corps, cet entourage dis-je prend un malin plaisir (un plaisir pervers ?) à l’enfoncer un peu plus dans le malheur. « Elle est complètement dévastée », déclare celui qui se présente comme le frère d’Ophelia. Et au lieu d’envisager la façon dont elle peut se reconstruire, beaucoup de ceux et celles qui s’expriment dans la presse, sous l’influence du féminisme vieux jeu, en rajoutent une couche : « ces femmes [victimes de viol] finissent par sombrer dans la dépression », et encore « Le viol est profondément destructeur et pèse comme une menace sur la liberté de toutes les femmes ». Que dira-t-on alors des femmes, et des hommes, de Deraa qui affrontent en ce moment la police syrienne ? J’ai lu qu’Ophelia, d’origine guinéenne, était une bonne musulmane. Cela ne devrait pas empêcher qu’on lui fasse découvrir Saint Augustin l’Africain. Ces quelques lignes, par exemple, à propos du viol : « Qu’il soit donc bien dit et entendu… tant que se maintient ferme et inchangée cette volonté [vertueuse], rien de ce qu’un autre peut faire du corps ou dans le corps, et qu’on ne peut éviter sans pécher soi-même, n’entraîne de faute pour qui le subit… Si [la chasteté] est un bien de l’esprit, elle ne saurait être perdue, le corps fut-il forcé.»
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H57 dans Actualité, DSK, féminisme, genre | Lien permanent
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Les phrases connes de l’après-midi sont d'un groupe de féministes appelant à voter Martine Aubry:
Nous estimons aussi que Martine Aubry a compris une chose essentielle à nos yeux : l’enjeu de l’égalité des sexes n’est pas un enjeu subsidiaire, à placer au bas du catalogue revendicatif, mais un enjeu principal, un enjeu d’organisation de la société, un enjeu de civilisation, donc un enjeu politique au meilleur sens du terme.
Et puis, autant le dire, le fait que Martine Aubry soit une femme compte aussi. Qu’elle le soit ne suffit évidemment pas. Marine le Pen est une femme, ce n’est pas une raison de voter pour elle ! Mais avec Martine Aubry se dessine une perspective inédite sur la scène française : non seulement l’hypothèse assez crédible que la gauche revienne à la tête de l’Etat mais qu’une femme exerce la présidence de la République. Une femme de gauche, déterminée et courageuse, une femme qui ne la joue pas différencialiste. Une telle élection, c’est pour nous une certitude, représenterait un formidable progrès pour l’égalité des sexes. Il ne faut pas laisser passer cette chance.
Ah que tristeza ! J'avoue que je suis plus peinée qu'autre chose par ce genre de démarche qui prouve bien que le féminisme (je ne sais toujours pas ce que ce mot veut dire de nos jours) est un individualisme; il n'est donc pas provocateurs d'affirmer que le socialisme et le féminisme sont bel et bien des Sarkozysmes.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 13H29 dans Actualité, France , féminisme, genre, Martine Aubry, Parti Socialiste, Politique | Lien permanent
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La phrase qui... est du féministe français et heureux Claude Imbert:
Mais nous savons que l'heureuse aspiration égalitaire des femmes n'abolit pas la distinction biologique des sexes. Ni leurs inépuisables solitudes. Ni leurs délectables harmonies.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 19H31 dans France , féminisme, genre | Lien permanent
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Je le dis parce que j'ai honte de la citer, une chose essentielle m'oppose à Gisèle Halimi puisque je ne considère pas fanatiquement que les femmes doivent me ressembler pour être soutenues ou avoir droit à la dignité/au respect et surtout qu’être une femme veut dire avoir une identité particulière.
Lorsqu'Halimi affirme ceci, elle montre une fois de plus qu'on peut avoir raison pour de mauvaises raisons et que le féminisme est néfaste pour la cause qu'il prétend défendre:
Le "retour" du violeur présumé (la tentative de viol équivaut en droit au crime de viol lui-même) était traité comme un événement mondain, à peine politique, rien à voir avec un crime.
J'entends bien que Dominique Strauss-Kahn n'est mis en cause que dans une procédure civile – après l'abandon de poursuites pénales. Mais cela n'empêche en rien de caractériser la source du dommage pour la nécessité de la réparation.
(...)Seul compte "le retour" de l'homme que l'on croit (à tort) blanchi, car les procédures sont en cours et l'épisode judiciaire loin d'être clos.Mais laissons cela. Je m'intéresse quant à moi à l'indigence, l'indulgence et l'indécence qui ont marqué la relation médiatique de ce détestable feuilleton.
Et j'y vois le signe que, près d'un demi-siècle après le nouveau combat des femmes pour exister comme individus à part entière, après la réforme du code pénal quant au viol (à l'initiative de Choisir la cause des femmes), leur dignité peut être foulée aux pieds comme dans le passé.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 05H53 dans Actualité, DSK, féminisme, genre | Lien permanent
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Philippe Bilger sur le féminisme, le football féminin et les Bleues:
Il me semble qu'il est possible de généraliser et que par exemple, dans le domaine politique, certaines femmes ont su répudier les défauts virils pour s'attacher à une conception du pouvoir et de l'action singulière et, je l'espère, porteuse d'avenir.
J'aime ces onze femmes françaises et leur entraîneur qui, homme, a su si parfaitement appréhender ce que leur sexe apportait de nouveau et de salutaire dans un jeu vieux comme le monde.
Le féminisme, grâce au ballon rond, a fait un pas de géant.
Ma réaction: oh la la qu'est que c'est beau ! Je suis ironique et quelque agacée par les propos de Bilger parce qu'encore une fois le féminisme et ceux qui croient qu'il représente tout le deuxième sexe font de la femme un joujou qui doit servir, changer les choses, être moins viril pour être utile.
Cela me rappelle tous les idiots inutiles qui nous chantaient avec ignorance, culturalisme, obscurantisme et naïveté qu'Obama allait changer l’Amérique et la politique parce qu'il avait un père Kenyan.
On se rend bien compte aujourd'hui que le genre, le sexe, la race, la couleur de peau ne sont pas la preuve d'une différence imaginaire ou imaginée et ne conditionnent pas obligatoirement l'essence d'un individu et par conséquent ses convictions.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H16 dans Actualité, France , féminisme, genre, Identité | Lien permanent
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Yvette Roudy nous assure que le scandale DSK est une affaire politique et que la solution est la parité:
Et ce n'est pas un hasard si peu de féministes siègent à l'Assemblée. Le pouvoir reste masculin. Cette affaire est politique. Les partis politiques peuvent commencer à balayer devant leur porte. La bonne réponse est la parité. Partout. Et maintenant.
Youpi ! L'argumentaire de Roudy serait scandaleux s'il n’était pas pitoyable et surtout s'il ne faisait pas (une fois de plus) la preuve d'un manque d'imagination et de réflexion grandissant chez trop de femmes politiques et de politiques tout court qui ne comprennent rien au genre et cherchent des solutions faciles pour se donner bonne conscience.
S'il est vrai que l'affaire DSK est politique, affirmer que la solution est la parité est aussi légitime et intelligent que crier que la peine de mort est la réponse aux problèmes d'insécurité ou que la castration une solution au viol.
En somme, en continuant de faire de tout problème de genre et d’inégalité, un problème de femmes qui peut/doit se résoudre par une loi qui diviniserait justement le genre en faisant croire que seule une femme peut comprendre et défendre une femme (alors que tant d’expériences récentes nous prouvent que c'est faux exempli gratia l’incapacité de Sylviane Agacinski/Gisèle Halimi de s'identifier à Ségolène Royal) et que les femmes sont particulieres alors que justement le hic reste cette question du devenir feminin et du fait qu'il ne doit pas être diviniser.
L'age des idées d'Yvette Roudy et leur archaïsme (j'aimerais pouvoir dire obscurantisme mais ce ne serait pas juste bien que...) est effrayant.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 15H18 dans Actualité, DSK, France , féminisme, genre, Identité | Lien permanent
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Les phrases du matin sont de Clémentine Autain:
Ce que les médias nous racontent est insupportable : cette femme est le sommet de la dignité car elle ferme sa gueule, a donné tout son pognon à ce type-là, a su mettre en retrait sa carrière et elle est encore là, digne, et après de lui : voilà le symbole formidable de ce qu'est une épouse modèle! Le personnage qu'on raconte, c'est sainte Anne Sinclair. Je ne sais pas si c'est exactement cela l'image du courage, de la liberté, de la dignité pour une femme.
Autain a presque raison sauf qu'Anne Sinclair est un individu avant d’être le symbole de quelque chose. Son choix est personnel et non féminin et il n'engage donc qu'elle-même. Cela ne veut pas dire que les médias n'ont aucune responsabilité mais qu'Anne Sinclair n'est qu'un objet de pus dans leur 'anecdotisation' et 'sensationnalisation' de sujets importants.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H01 dans Actualité, DSK, féminisme, genre, Identité, libertés | Lien permanent
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Les phrases qui... sont de Daniel Schneidermann:
Nous nous trouvons dans ce moment paradoxal, où l'affaire DSK projette en pleine lumière la mentalité archaïque, encrassée, de mâles bourgeois dominants, qui cimente une partie de la classe politico-médiatique. Y compris chez des femmes de pouvoir, elle déterre brutalement des vestiges insoupçonnés de découragement ou de lassitude (je pense à Hélène Jouan, ancienne directrice de la rédaction de France Inter, avouant l'autre soir sur France 2 qu'elle avait failli abandonner le journalisme, après s'être heurtée à la gauloiserie, à la truculence, au goût tellement français de la séduction, de tous les plaisirs de la vie, de députés trop doués pour le bonheur, et venant toquer à sa porte, la nuit, lors des universités d'été d'un parti politique, tiens lequel ?) Nous nous trouvons dans ce moment, où la condition de femme est à la fois un handicap encore insurmontable, et un élément de langage, aussi insupportable que les autres. Ce à la fois, il ne faudrait jamais le perdre de vue.
J'aime affirmer que les femmes sont des hommes comme les autres et le problème de nos jours est justement qu'on fasse de la condition de femme un alibi ou une excuse pour faire croire que c'est un état existentiel qui explique/justifie tout. Tout cela pour redire que la femme est le passé de la femme et c'est pour cette raison que le féminisme est mort. La virilité et le féminité n'ont plus rien à voir avec le genre qui est un concept désuet. En 2007 et en 2008, on tapait sur Ségolène Royal et Hillary Clinton en affirmant avec délectation que leur état de femme ne devait pas alléger les coups des campagnes présidentielles toujours difficiles en oubliant le fait justement que le dire était un aveu et une indication de quelque chose de troublant et de barbare.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 14H38 dans Actualité, France , féminisme, genre, Identité, Le Passé | Lien permanent
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La phrase qui...est d'Olympe :
L'idée qu'on peut être femme autrement qu'en copiant les hommes, en se réappropriant son corps d'une façon qui m'a semblé tout à fait jouissive.
J'ai envie d’être d'accord avec Olympe mais je n'y arrive pas...cependnat le fait que les femmes peuvent être en désaccord sur la jouissance sans la renier est aussi jouissif....
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 09H53 dans Citations , féminisme, genre, Identité | Lien permanent | Commentaires (0)
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Je le dis avec enthousiasme et presque avec gravité, parce que je regrette de ne découvrir sa plume que maintenant, mais je kiffe les articles de Blandine Grosjean surtout que cette semaine, elle a écrit les deux meilleurs (dont un sur Julian Assange et le sexe par surprise) que j'ai lus. Morceau choisi:
A sa façon, Roselyne Bachelot-Narquin est une féministe, fille politique à papa, qui très jeune sut résister aux assauts des grands machos du camp gaulliste, puis RPR. A sa façon encore, elle est aussi une langue de vipère, et bien pendue au service de son camp. L'UMP d'abord, et toujours.
Comme quoi, le féminisme a moins à voir avec la morale qu'avec l’égoïsme et l’égocentrisme puisqu'on attaque les autres, celles qui ne 'nous' ressemblent pas ou qui osent tout simplement assumer pleinement leur liberté en refusant d’être au service de quoi que ce soit, surtout du féminisme ou des féministes. Je le répète trop souvent, avant d’être un humanisme, le féminisme est un égoïsme (comme le socialisme), c'est pour cette raison qu'il est mort ou plutôt dans le coma.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 13H07 dans Actualité, France , féminisme, libertés | Lien permanent | Commentaires (0)
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L'extrait sucré du matin auquel il manque quelque d'essentiel est d'Anna Lietti dans Le Temps:
L’image est puissante, elle s’est immédiatement imposée. Peut-être parce qu’elle repose sur une idée largement répandue, y compris parmi les pires ennemies politiques des ultraconservatrices américaines: l’idée que les femmes gouvernent mieux que les hommes, parce qu’elles ont, de par leur nature maternelle, une sorte de compétence vitale supérieure. Un certain courant du féminisme, dit essentialiste, en est tout aussi convaincu que les ourses du Tea Party. Cocasse recoupement entre deux mouvements que tout sépare par ailleurs: les mamans grizzlys, gardiennes des valeurs chrétiennes, défendent, rappelons-le, le port d’armes, honnissent l’avortement, plaident, au besoin, pour la réintroduction de la peine de mort, comme la nouvelle gouverneure du Nouveau-Mexique, Susana Martinez. Et votent contre le congé parental comme Michele Bachmann, fraîchement élue dans le Minnesota. Décidément, l’instinct maternel mène à tout.
Il me semble que plus la femme et sa féminité sont fétichisées, plus elles sont perçues comme des machins qui doivent servir, qui doivent mener quelque part. Je ne crois pas que les femmes gouvernent mieux que les hommes mais plutôt que la féminité n'est pas essentielle parce que le genre est une catégorie aussi illusoire qu'artificielle.
Ce qui se passe aux États-Unis comme en France d'ailleurs (la loi 'anti-burqa' le montre) est que la femme est devenue un enjeu politique. Il faudrait tout simplement qu'elle devienne un être politique, des personnes à qui l’état fout la paix (je le dis en pensant à Caroline Fourest qui pense que l’état doit proteger les femmes) en protégeant tout simplement tout simplement son droit d'assumer sa liberté et de l'user comme elle souhaite (en se voilant, en s'exhibant, en choisissant d’être de droite, de gauche, soumise ou castratrice). Les femmes doivent devenir en politique des hommes comme les autres. Ceci dit les ultra-conservatrices américaines ont autant le droit que les autres d'instrumentaliser leur féminité en la mettant au service de leurs idéologies. Il faudra qu'on m'explique un jour pourquoi les femmes 'propres,' celles qui méritent le respect ou autre chose que de la condescendance de leurs consœurs sont de gauche, sont ni putes ou soumises et surtout jamais provocatrices.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 07H21 dans Actualité, féminisme, genre, L'Amérique de Barack Obama , Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
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'Formidable' argument de Thierry Schaffausser:
(...) les hommes travailleurs du sexe demeurent donc invisibles. Nous sommes un peu les lesbiennes de notre communauté. Quand bien même dans la langue française, la présence d’un homme suffit pour que le masculin l’emporte toujours au pluriel, quand on parle des prostituées, c’est toujours au féminin. Quand j’étais à Paris au sein du groupe Les Putes, nous étions au deux tiers des pédés et des trans’, mais nous utilisions le E majuscule au pluriel par refus de la grammaire sexiste, et par refus de l’assimilation au genre homme. Cela nous a valu les reproches de certaines féministes nous accusant de nous faire passer pour des femmes pour parler à leur place, puisqu’évidemment seules les femmes ont le droit de parler de travail du sexe. Une amie féministe lesbienne qui elle n’a pas de problèmes avec les putes, me suggéra un soir au contraire de masculiniser les termes, de dire un pute, un putain, pour déconstruire l’assignation symbolique de ce travail aux femmes. Je trouve que c’est une très bonne idée, et que cela permettrait aussi aux hommes travailleurs du sexe de se faire davantage entendre.
Je suis d'avis, certainement naïvement, que lorsque l'accent n'est mis que sur le langage, cela veut dire que le vrai problème est ailleurs. Les travailleurs de sexe sont-ils tous égaux? Je ne le crois pas et surtout je crois le faire de dire "un pute" ne masque pas la réalité qu'une 'pute' reste n'est pas juste un mot qui décrit une profession c'est aussi un mot qui jette une femme dans une catégorie qu'elle peut désirer un moment mais qu'elle ne pourra certainement plus échapper (le hic n'est donc pas la morale mais le manque criant de liberté). Ceci dit les combats inutiles ne me posent aucun problème et si les travailleurs veut être des putes cela me faire un peu marrer en pensant qu'il faut leur ouvrir la porte. Cependant, une conclusion s'impose: bien que comme l'affirmait Eluard, les mots ne mentent pas, notre société s'est tellement mentie qu'elle s'est perdue dans sa jungle de trucs. Ce n'est pas une question de morale mais d’appréciation, d'approximation et d'analyses contextuelles.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 13H54 dans féminisme, genre, Identité | Lien permanent | Commentaires (0)
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La citation problématique du matin est Christine Lagarde dans le Monde qui plaide pour la discrimination positive pour les femmes en entreprise:
La marche d'escalier est tellement haute, qu'il faut faire quelque chose. Quand j'étais patron de mon cabinet à Chicago, à égalité de compétences, je retenais une femme plutôt qu'un homme.
Pour réaliser la bêtise des propos de Lagarde. qui pourtant n'est pas une politique-accessoire ou sac à mains comme bon nombre de ses confrères (hommes et femmes), il suffit de replacer femme par 'noir' et homme par 'blanc' en imaginant que Lagarde est Rama Yade. Alors, on entendrait crier au racisme mais surtout et avec raison ces paroles sont une abomination parce qu'il y a un problème dans le raisonnement de Lagarde. Elle fait croire que les femmes sont toutes tellement handicapées en elles-mêmes qu'il faut les aider et non mettre l'accent sur le fait que parfois l’égalité est une chimère et que les 'préférer' n'est pas une discrimination mais un choix réfléchi et justifié. Ceci dit le concept de discrimination positive a fait beaucoup de dégâts en France (et aux Etats-Unis) parce qu'il est manipulé par des gens qui n'ont pas d’idées, qui sont racialistes et qui pensent que le racial est l’égal du social ou peut être utilisé pour ne pas faire de social.
Un peu de mauvais esprit pour terminer, si elle pense ce qu'elle, que faisait Lagarde pendant la campagne présidentielle 2007? Elle avait justement au nom de cette discrimination positive affirme que Ségolène Royal avait les compétences pour être présidente de France à moins que comme même les imbéciles le savent, les sujets de race, d'ethnie, de religions, de genre ont été tellement politisés que ce qu'on dit et qu'on défend dépend de son intérêt politique quand on est plus ambitieux qu'autre chose ou de son idéologie quand on est plus cartésien qu'autre chose.
Lagarde est une politique avant d’être une féministe.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 09H35 dans Citations , France , féminisme, guerre, Identité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
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Philippe Bilger peut être acerbe quand il affirme ceci mais a--il raison ou est-une question qui ne se pose plus étant donné qu'il a rabaissé son point de vue, commis une erreur en s'attaquant à une personne?:
L'omniprésence n'a rien à voir avec l'influence, la surabondance avec l'importance, la mondanité avec la qualité. Qui pourrait de bonne foi soutenir - même pour développer un féminisme exacerbé - qu'un propos de Claire Chazal questionnant ou questionnée a infléchi sa pensée, modifié son point de vue ou fait apparaître des perspectives stimulantes?
Je me demande ce qu'est 'le féminisme exacerbé' et surtout si les femmes ont le droit d’être d'aussi mauvaise foi et irrationnelles que les hommes quand ils défendent par égoïsme et confraternité leurs intérêts.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 17H48 dans Actualité, France , féminisme, genre | Lien permanent | Commentaires (0)
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Encore un acte
radical, féministe, mal inspirée et surtout inutile :
Un parti féministe suédois a brûlé mardi 100 000 couronnes en billets de banque, soit 10 385 euros, pour dénoncer les discriminations salariales entre hommes et femmes. "C'est ce que perdent les femmes à chaque minute dans le système actuel où les salaires sont déterminés en fonction du sexe", a déclaré Gudrun Schyman, chef du parti Initiative féministe, commentant l'action à la radio publique suédoise.
Ce parti aurait
pu distribuer cet argent aux femmes qui sont victimes de l’excision par exemple
pour rendre leur action non pas moins démagogique et moins bling bling mais
plus utile et fructueux.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 12H31 dans Actualité, féminisme, genre | Lien permanent | Commentaires (0)
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La citation du matin est de Ruth Harris:
Dans leur opposition au voile, certaines . La laïcité, qui trouve son origine dans la volonté de défendre les libertés contre la fanatisme religieux, risque maintenant de saper ces libertés en criminalisant pour leur tenue une toute petite minorité de femmes musulmanes en France
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 07H44 dans burqa, Citations , féminisme, laïcité | Lien permanent | Commentaires (0)
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Gisèle Halimi
affirme avec un certain aveuglement que le féminisme est une révolution :
Tout le combat féministe est un combat culturel. La révolution sans violence que les femmes veulent mener pour faire reconnaître leur dignité correspond à un changement de société par la culture. Toutes les réformes qui font progresser la cause des femmes font aussi progresser la société dans son ensemble.
Ces phrases me feraient rire si elles n’étaient pas prononcées avec conviction. Le problème évidement est qu’elles sont fausses et dénotent de la vacuité tragique du féminisme. En effet, de nos jours, on parle du féminisme comme de l’humanisme sans trop savoir ce qu’est c’est en espérant que ce mot est encore lourd de sens bien qu’il ne le soit plus. Les féministes jacassent beaucoup mais elles sont inaudibles parce qu’elles se sont égarées dans la jungle de l’égalitarisme et l’utilitarisme. Pour ces raisons, affirmer que le féminisme est une révolution est aussi vrai et audacieux que prêcher que le libéralisme ou même le socialisme est un altruisme.
Gisèle
Halimi est donc féministe comme Martine Aubry est socialiste non pas pour les
autres, ses semblables mais pour elle-même. Ce ne serait pas une faute mais un avancement ou du moins un commencement si elle était capable de l’admettre.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 00H43 dans féminisme, genre | Lien permanent | Commentaires (2)
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Fascinants propos d'Aurore Lambert:
(...) tout comme les enfants intersexués (ne disposant pas des attributs visibles de la masculinité) ont été rattachés au sexe féminin, même en l’absence des attributs de la féminité, on constate dans la société que "la reconnaissance de la masculinité est fondée sur une identification positive forte, tandis que la féminité peut être définie par défaut". Dans la conception actuelle des discriminations, la féminité est même "un handicap" facteur de discrimination, c'est-à-dire, d’un traitement inégalitaire illégitime car fondé sur le critère du sexe, parmi d’autres. C’est ce qui a justifié sa dilution dans le concept de "diversité" et la substitution de la lutte contre les discriminations, ici entendues comme sexuelles, à la lutte pour l’égalité.
L’un des plus grands échecs du féminisme fut de se battre sur tous les fronts en laissant les femmes justement se laisser enfermer/abrutir/esclavager par le genre en insistant sur l'égalité au lieu de la liberté. En effet, il me semble que les concepts de dignité, d'egalité affirment avec une autorité totalitaire que l'idéal est masculin et que le féminin doit servir pour exister, demeurer visible en étant avant toute chose utile.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 20H22 dans féminisme, genre | Lien permanent | Commentaires (0)
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En dépit du respect que j’ai pour Fourest, je
ne souscris pas à sa thèse sur l’état providentiel qui libérerait les femmes et
je crois encore moins que le féminisme est un « humanisme » bien au
contraire. Une de mes convictions est que l’état, comme les religieux,
instrumentalise toujours les femmes en faisant d’elles un outil de propagande
pour assoir une certaine idéologique en faisant des femmes qui disent non des
marginales. Le féminisme est trop souvent complice de cette situation parce qu’elle
est paternaliste et souhaite nettoyer la féminité pour qu’elle soit toujours
respectable, pure, et agréable sans jamais choquer les bienpensantes. Ce que je
reproche à Fourest est le fait de croire qu’il n’existe qu’une seule forme de féminité
et que certains choix faits par des femmes ne sont jamais acceptables. Je trouve
cela choquant parce que c’est exactement la position des intégristes, des
misogynes et d’Eric Zemmour. Il me semble, et c’est difficile pour moi de l’écrire,
que Eric Zemmour et Caroline Fourest ont au moins une chose en commun et c’est
la plus importante: ils pensent que la femme est le toutou pour ne pas dire le
totem de la société et que par conséquent elle n’a aucun droit à l’individualité.
C’est bien là le drame du féminisme, il est tellement certain de ses
valeurs qu’il ne supporte pas la contradiction et la négation comme toutes formes de fanatisme
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 12H39 dans féminisme, genre, médias, Religion | Lien permanent | Commentaires (3)
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La déclaration idiote
de la journée est de Sihem Habchi, la presidente de Ni Putes Ni Soumises approvant la virilie décision de Sarkozy de taper sur les femmes qui osent porter le voile intégral/la burqa :
C'est la victoire des femmes, c'est le début d'une nouvelle page pour l'émancipation des femmes des quartiers populaires à qui on va proposer autre chose que l'enfermement ou la mort sociale"
Ce genre de
phrases expliquent pourquoi je n’ai jamais pu tolérer une organisation qui divise
les phrases en les bonnes et les mauvaises en faisant croire qu’il est
absolument inconcevable pour une femme de faire certaine choix. Il n’y a pas d’organisation
plus paternaliste et plus misogyne en France que ni Putes Ni Soumises car après
tout qu’il y-a-il de plus abjecte que de prétendre représenter les femmes pour
mieux les esclavager au nom d’une idéologie. Ni Putes Ni
Soumises est au féminisme, ce que l’Opus Dei est au Catholicisme.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H20 dans burqa, féminisme, genre | Lien permanent | Commentaires (0)
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Xavier Pellegrini
sur une étude de Catherine Hakim de la London School of Economics sur « capital
érotique » qui est la capacité de personnes gâtées par la nature de mieux réussir
dans nos sociétés :
L’insistance de Catherine Hakim sur le capital érotique, qui se travaille – et ce sont les femmes qui savent le mieux le faire – peut paraître terriblement rétrograde. Catherine Hakim s’en défend avec véhémence en soulignant qu’un nombre de plus en plus grand d’hommes ont enfin compris à leur tour l’importance de cette quatrième dimension: fitness, liposuccion, botox, solarium, cosmétique et manuels de séduction sont devenus les armes des nouveaux Rastignac. Le footballeur David Beckham en est le modèle le plus convaincant, selon Hakim. Il gagne d’ailleurs plus d’argent avec ses contrats de publicité et ses poses de modèle que sur le terrain.
Mais, par leur nature même, écrit Catherine Hakim, les femmes sont mieux dotées et plus expérimentées dans ce registre. C’est pour cette raison que, selon elle, le vieux modèle patriarcal a maintenu les femmes dans les cuisines et les salons pour qu’elles ne puissent pas faire usage de leur avantage comparatif dans la vie professionnelle et sociale. Dans le droit fil de ces manœuvres de barrage, les féministes auraient fait pire encore en renforçant des objections «morales» au déploiement du capital érotique féminin.
Je ne sais pas
pourquoi mais tout ceci me fait marrer car cela confirme qu’il n’y a rien de
plus effrayant que la sexualité féminin libérée de toute convention qui n’a pas pour fin la séduction
ou une certaine forme de soumission, de rebellions esthétiques
et sympathiques sans vraies conséquences ou danger pour l'ordre établi.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H05 dans féminisme, genre | Lien permanent | Commentaires (0)
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Rien ne change comme le montre Joëlle Kuntz:
Tu ouvres le journal et tu comprends tout de suite que ta lutte contre le masculin pluriel est perdue. Tu lis «Les Polonais sont en deuil». Où sont passées les Polonaises, hein? Tu crois qu’il y a la place sur une page de journal pour mettre les Polonaises en toutes lettres dans leur deuil? Aurait-il fallu écrire «Les Polonais-es sont en deuil»? Tu vois le micmac dans la version iPhone du journal? Bon, tu me diras, la politique étrangère, la plupart du temps, est rapportée par des journalistes dépourvu-es de sensibilité féministe. C’est vrai. Mais la culture? Tiens, je lis: «Un salon des auteurs à Morges, une centaine d’écrivains attendus». Zéro femme, à moins que tu acceptes, comme je te l’ai conseillé cent fois, que «les écrivains», quand il y en a plusieurs, sont en même temps des femmes et des hommes. Mais tu as la tête dure, c’est à pleurer.
Que font les féministes ?
Ah j’oubliais elles sont obsédées par la burqa et d’autres choses sans
importance en voulant renforcer le paternalisme du féminisme en le rendant chic.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 00H31 dans coup de gueule, culture, féminisme, genre | Lien permanent | Commentaires (0)
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Chantal Brunel qui se dit pour la réouverture des maisons closes sur l'impossible association entre mariage et feministe :
J’ai envie d’apporter ma pierre à ce combat de l’égalité homme-femme. Mais je ne suis pas féministe, dans la mesure où je suis mariée, j’ai des enfants et je sais combien la vie familiale et privée est importante. Mon mari m’a toujours soutenue.
Brunel met le
doigt sur deux des nombreuses épines qui font du féminisme un idéologique du
passé et donc brutalement archaïque : la bataille des sexes et la
dictature du genre. Je ne suis pas scandalisée par l’affirmation de Brunel
juste irritée de constater que les femmes se définissent encore par leur rapport aux autres pour ne pas dire à l’homme. Il me semble que nous
vivons dans une époque dans laquelle il faut avoir le courage d’affirmer: le féminisme est
mort, vive les femmes. Cela permettrait enfin de reconnaître enfin aux femmes le droit et je dirais même
l’obligation de ne pas se laisser esclavager par qui se soit surtout pas par une idéologie paternaliste
qui croit savoir mieux qu’elles ce qui est bien pour elles.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 02H36 dans féminisme, genre | Lien permanent | Commentaires (0)
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Comme souvent,
Denise Bombardier est aveuglée par ses passions pour voir qu’elle se trompe de combats et surtout
de cible lorsqu’elle affirme ceci :
Allons-nous vers la paralysie sociale à cause du carcan constitutionnel? Comment imposer une véritable laïcité, ni ouverte, ni fermée, où les représentants de l'État et les fonctionnaires ne se distingueraient que par leur compétence, leur courtoisie et leur efficacité sans signes ostentatoires de leur appartenance religieuse? À noter que l'ostentation est rarement vertueuse, quel que soit le domaine où elle se déploie.
La vigilance est à l'ordre du jour. Comment respecter les droits individuels sans compromettre les valeurs communes du Québec en devenir? Est-on en train de mettre en place des éléments subversifs qui entraîneront une désintégration sociale?
Pendant ce temps, cette semaine au Yémen, des centaines de femmes en niqab sont descendues dans la rue pour s'opposer au projet de loi qui va interdire le mariage des petites filles de 10 ans. Cherchez l'erreur!
Je trouve révélateur
le fait que le voile, intégral ou pas, parce qu’il est porté par une femme devienne la
cause d’une potentielle désintégration sociale. J’avoue que je ne comprends
toujours pas pourquoi on fait des femmes, des outils de propagande en refusant
de leur accorder le même droit que les hommes de faire ce qu’elle veut leurs
corps en refusant de céder à l’idée maternante et paternaliste que le corps féminin
est toujours le symbole de quelque chose ou simplement un objet. Je pose
toujours cette question parce que je n’ai jamais obtenu de réponse quel l’équivalent
masculin du voile.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 08H16 dans Actualité, féminisme, Intégration, Justice, laïcité, libertés, multiculturalisme | Lien permanent | Commentaires (0)
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Je suis presque entièrement d'accord avec Sylvie Arsever quand elle écrit ça :
(...)pourquoi la féminité passe-t-elle justement par l’usage de pompes impraticables? Alors qu’on fait de si jolies baskets roses, décorées au besoin de petits cœurs et de faux brillants. Est-ce que cela n’aurait pas quelque chose à voir avec l’attrait irrésistible, dans d’autres civilisations, des pieds bandés ou du voile intégral – bien peu propices, eux aussi, à la mobilité?
Les baskets, même ornées de faux brillants, sont moins érotiques que les talons aiguilles? Je peux le concevoir. Comme je peux imaginer l’effet inspirant produit par une femme dont la tenue affiche qu’elle a exclu, quoi qu’il advienne, l’option de la fuite. Mais je me dois de souligner que, dans la même gare, je n’ai vu aucun homme revenir du travail en costume de latex ou en string de léopard. L’érotisme y était strictement circonscrit. A une paire de pieds – féminins – qui ne peuvent pas monter la rue de Bourg en courant pour jeter leur propriétaire dans les bras de son aimé.
Ce n’est pas parce que les hommes s’habillent triste que les femmes ne doivent pas s’amuser, me dites-vous. Entièrement d’accord. Si elles veulent jouer à érotiser leurs godillots, c’est leur affaire. Encore d’accord. Mais alors, soyons logiques. Et lâchons un peu les baskets à celles qui jouent avec leur identité en se couvrant les cheveux d’un morceau de tissu qui nous indispose par ses connotations antiféministes.
Il est normal et
presque jouissif de dire dans nos sociétés moderne ou barbare ou qui souffre d’un
modernisme barbare qu’il faut souffrir pour être belle. C’est fou mais la féminité
pour être désirable doit être, j’aimerais écrire « violable » mais le
terme serait trompeur, maniable et surtout obéissante ou si elle ne l’est pas
le but de sa révolte doit être la conquête du male et non autre chose. Les
talons aiguilles sont juste la preuve du fait que la femme est un machin qui a
besoin d’accessoires, de chichis, de petits machins pour avoir de la substance
et les talons en alliant beauté impraticable et désir de pénétration le montrent. C’est
sans doute pour cela que plus les talons d’une femme sont hauts moins elle est
prise au sérieux parce qu’on l’imagine tout de suite soit avec un fouet en
faisant des choses « hards » ou on se dit qu’elle est une nympho, et
nous savons tous que les nymphos, contrairement aux hommes à femmes, font peur
et surtout ne sont utiles que lorsqu’elles donnent du plaisir. Il suffit de souvenir des photos de Rachida
Dati pour se rendre que mes affirmations sont vraies et que surtout Dati en les
faisant envoyait non pas le message qu’il était capital pour elle d’être désirable
et le rester pour ne devenir la petite beurette de service qui croit savoir des
choses mais qui est dispensable parce que
le reste du monde se fiche de ses idées. En somme, les talons aiguilles
de Rachida Dati l’empêchaient de devenir Fadela Amara. Vous me direz qu’Amara
est encore ministre mais je vous dirai qu’elle n’existe pas mais que Dati
existe encore parce qu’elle est encore désirable et donc peut donc rêver
de revenir par la grande porte parce qu’elle ne fait pas peur puisque tout ce qu’on
voit ce sont ses talons et ses bijoux. Les futurs maîtres de France peuvent donc maginer donc qu’elle sera
leur créature et qu’elle aimera cela pour dire les choses vulgairement. C’est
aussi cela le sadomasochisme.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 12H10 dans culture, France , féminisme, Identité, libertés, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
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Je suis d'accord avec Elsa Dorlin quand elle dit ceci:
J'ai été particulièrement choquée par l'ensemble de la polémique qui a visé Ilham [Moussaid]. Je crois que c'est révélateur de l'incapacité à articuler féminisme et laïcité sans réduire la laïcité à son expression républicaine, traditionnelle et exclusive. L'idée qu'une femme qui porte le voile ne peut pas être par définition féministe est une ineptie, mais c'est également extrêmement dangereux. Parce que cela implique une définition non pas universaliste, mais bien culturaliste, du féminisme.
Je trouve également intéressant que même dans les rangs de la gauche, certains aient pu considérer qu'une candidate féministe portant le voile représentait une candidature communautariste et qu'Ilham ne pouvait pas prétendre représenter l'ensemble des citoyens. C'est un discours totalement aveugle aux déterminations socio-historiques de la classe politique traditionnelle et, plus largement, à la couleur, au sexe, à la sexualité, à la classe des droits de l'homme.
Hier, on interrogeait les femmes politiques sur la conciliation entre vie familiale et engagement public, alors que les hommes politiques, on se contentait de les interpeller sur leur programme ; aujourd'hui, on réduit une candidate à sa religion, à sa foi, mais personne ne pense à interroger tel ou tel candidat sur ses accointances avec les représentants de tel ou tel culte, ou même sur sa pratique et son appartenance confessionnelles.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 08H48 dans Citations , Communautarisme, culture, France , féminisme, Identité, immigration, Intégration, libertés, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
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Pour Denise Bombadier, toute femme qui porte la bura/le niqab est une combattante fondamentaliste et ne peut devenir une Québécoise:
Cette semaine, une immigrante égyptienne recouverte du niqab est venue devant les médias répandre ses états d'âme après s'être expulsée d'un cours de français au cégep Saint-Laurent, où les autorités exigeaient qu'elle se dévoile en classe. Il est important d'insister sur le fait qu'elle s'est elle-même expulsée et non le contraire, comme on l'a répété partout. Car cette combattante fondamentaliste qui déclare être «modérée» a choisi de s'exclure d'une exigence de la société qui l'accueille. Notons au passage la patience à la limite du tolérable des responsables du cégep et des autorités gouvernementales, qui ont négocié durant des mois avec elle pour tenter de lui faire entendre raison.
«Ils ont détruit mes rêves», a déclaré cette semaine à la presse la victime présumée d'un Québec à ses yeux destructeur de rêves. Dans une mise en scène digne d'une tragicomédie, entourée de son mari («Si je parle à sa place, on va m'accuser de la dominer», a-t-il dit) et de deux de ses bambins, elle a confié sa peine et son traumatisme allant jusqu'à la dépression, a-t-elle précisé.
Sait-elle, madame Niqab (quand on n'a pas de visage, on n'a pas de nom), le nombre de femmes québécoises qui ont vu, dans un passé pas si lointain, leurs rêves brisés par l'inégalité dans laquelle les maintenait la société? Sans droit de vote, obligées de recourir à la signature de leur mari dans plusieurs cas, sans droit d'accès à des clubs privés et autres lieux réservés aux hommes, discriminées dans l'accès aux professions, décrites comme objets de péché pour les hommes du haut des chaires de milliers d'églises d'un Québec traditionnel. Les Québécoises (et sans doute leur mari, leur conjoint, leurs fils et leurs amis) n'accepteront jamais de croiser des ombres à l'allure inquiétante, même si les chartes confirment un jour la légalité du port du niqab.
Je suis choquée
non pas par l’intolérance des phrases de Denise Bombardier mais leur
absolutisme et leur condescendance sexiste. Il me semble qu’ici la combattante
fondamentaliste n’est pas « l’immigrée égyptienne » mais bien
Bombardier qui refuse au nom des « Québécoises » de ne serait-ce que considérer
la possibilité que cette égyptienne ne se résume pas à son vêtement et qu’il
est possible pour une Québécoise ou même tout simplement une femme qui n’a pas
l’intellect de Denise Bombardier de faire des choix qu’elle jugent
injustifiables mais qu’elles considèrent comme étant tout simplement les siens.
Les femmes ont-elles le droit à l’individualité ? Surtout peut-on un
instant accepter que le choix d’une femme aussi condamnable, égoïste ou absolu
soit-il ne remet pas en question les droits de l’être humain ? Il me
semble que véhiculer sans réflexion, sans analyse le principe qu’une femme est définie
par ce qu’elle porte est non seulement intégriste, réfractaire mais odieux et
dangereux. Cela remet en cause « l’égalité » entre les genres et
surtout mènent à d’autres réflexions dangereuses sur la possibilité par exemple
pour une femme d’être responsable de son propre viol en choisissant de s’habiller
d’une certaine façon. Il me semble que nous vivons dans un monde dans lequel on
considère qu’ayant donner aux femmes un peu d’émancipation elles doivent se
faire endoctriner par les uns ou les autres afin de ne jamais oublier qu’elle
est toujours un objet, qu’elle est toujours le symbole de quelque chose et par conséquent
ne doit jamais travestir certains principes absolus. Il me semble que cette
vision du monde, celle que Bombardier semble partager en excluant «Madame Niqab,» comme elle appelle avec une suffisance non voilée de la catégorie des potentielles Québécoises, est celle qui motive les crimes d’honneur
car après tout si une femme est toujours un miroir ou un joujou, elle a intérêt
à ne jamais humilier les autres même si cela veut dire s’actualiser.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 08H35 dans Actualité, Amérique , burqa, Communautarisme, féminisme, Identité, immigration, Intégration, Justice, laïcité, libertés, multiculturalisme, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
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Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 07H52 dans coup de gueule, France , féminisme, Identité | Lien permanent | Commentaires (0)
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Les femmes sont les premières victimes de la guerre et de l’occupation, d’où l’hypocrisie d’une guerre menée pour libérer les femmes (afghanes, palestiniennes ou autres).
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 06H35 dans Citations , féminisme, guerre | Lien permanent | Commentaires (1)
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Sarkozy a montré
le mauvais exemple aux politiques Québécois mais nous connaissons déjà la fin
du film car lorsqu’un politique crie avec passion non, non, cela finit par une loi soft qui dit
non là mais oui ici en encourageant la ségrégation/le communautarisme. Petit exemple de cette Sarkozysation dans le Devoir:
Le port du niqab est incompatible avec les valeurs québécoises et n'a pas sa place dans les cours de francisation réservés aux immigrants. C'est du moins la lecture qu'on fait au cabinet de la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC), Yolande James: «C'est la position gouvernementale. Nous, on juge que ça contrevient à l'égalité hommes-femmes», a signalé, hier, l'attaché de presse de la ministre, Luc Fortin, qui s'exprimait sur le cas de l'Égyptienne qui s'est fait expulser du cégep de Saint-Laurent par le MICC, parce qu'on a jugé que les accommodements qu'elle demandait étaient déraisonnables. «Il n'y a pas de compromis à faire», a noté M. Fortin. Dans cette optique, les établissements d'enseignement seraient justifiés de bannir le port du niqab.
J’aimerai pouvoir
crier avec la foule de bobos, des charlatans du bien, et des aveugles « formidable ! » mais je sais que le niqab/hijab/la burqa
est encore une fois instrumentalisé par les politiques québécois qui veulent
absolument marquer leur différence avec le reste du Canada en affirmant qu’être
Québécois ne veut juste pas dire être Canadien. Le problème évidement est que
le Québec n’est pas le Canada et que dans les autres provinces, les choses sont
différentes. Ce que je trouve frappant est qu’on est fait sortir une femme en
niqab qui essayait justement d’apprendre la langue française pour s’intégrer en
lui envoyant le message que ce qu’elle portait était plus important que sa
maîtrise du français. Cherchez l’erreur. Je trouve sexiste, misogyne et surtout
injuste de dire à une femme que ses habits seront toujours important que ce qu’elle
dit, ce qu’elle fait ou que son essence tout simplement parce qu'elle est son corps. Le Québec n’a-t-il pas envoyé un
message tellement simple qu’il en devient simpliste et dangereux : une québécoise ou une personne qui veut le devenir n’a
pas le droit de porter les vêtements qu’elle veut ? C’est vraiment l’état papa
qui démontre ses limites et son inefficacité en s’attaquant à celles qu’ils considèrent
comme des victimes de quelque chose ou de quelqu’un au lieu encore une fois de
s’attaquer au bourreau.
Si, l’actuel gouvernement québécois a réellement, pour dire
les choses vulgairement, des couilles pourquoi n’interdit-il pas tout
simplement à toute autorité religieuse de justifier l’inégalité des sexes ou
toute forme de discrimination au nom de Dieu ? Mais non, nous savons qu’il
est toujours facile surtout lorsqu’on se dit féministe de s’attaquer aux femmes
en usant le prétexte qu’elles ne le sont pas suffisamment pour comme tout le
monde être libre de faire les plus abominables des choix qui incluent la soumission.
Il est paternaliste et surtout intégriste que de dire que certains choix sont
interdits aux femmes parce qu’ils ne font plus d’elles des objets de désir ou
les mères (je le dis pour faire plaisir à Elisabeth Badinter) de la société.
Je me demande ce que le gouvernement Charest va faire de cette égyptienne. S’il suivait sa logique, il devrait l’expulser mais il n’osera pas le faire car
ce n’est ni de la logique ou de la rationalité qu'il est ici en question mais la petite politique
et ses alibis. En somme, cette égyptienne va devoir rester chez elle, dans sa
communauté sans jamais pouvoir réellement s’intégrer et peut-être qui sait « s’émanciper »
ou changer d’avis parce qu’elle est définie par son niqab/sa burqa.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 05H00 dans Actualité, Amérique , burqa, Communautarisme, coup de gueule, France , féminisme, Identité, immigration, Intégration, laïcité, libertés, Politique, Religion, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
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Il me semble
nécessaire de préfacer mes remarques par quelques précisions. La première est
que j’adore Isabelle Adjani, je parle ici de l’actrice. La deuxième est que je
n’ai jamais été une fan de Diam’s . La troisième est que je n’aime pas m’attaquer
aux personnes mais à leurs idées. Ceci étant dit, je trouve lamentable la manière
dont Adjani et tant d’autres se sentent obligées de commenter les choix
personnels de Diam’s en agissant encore une fois comme si au nom du féminisme (qui
est en voie de devenir un intégrisme) il y a des choix qui sont interdits aux
femmes pour qu’elles ne contaminent pas les autres, les moins cultivées, les
moins sophistiquées membres du second sexe. C’est pourquoi il est donc honteux
et surtout totalitaire pour Adjani
de dire ceci sur Diam’s :
Je suis atterrée et profondément désolée. Je ne la connais pas. Je trouve qu’elle a un talent fou et je ne comprends pas ce qui lui arrive. [Se voiler] provient peut-être d’une grande détresse, (…) Le problème, c’est que cette détresse peut être contagieuse.
C’est fou comme les femmes sont intolérantes surtout lorsqu’elles se vautrent dans les jupes confortables du féminisme pour justifier leur
absolutisme, s'indigner, et juger les autres femmes. Une femme intelligente a-t-elle le droit de faire ses choix de vie
sans que les membres de son sexe lui reprochent de faire ce qu’elles devraient être
contentes qu’elle fasse, vivre pour elle-même sans laisser d’autres décider ce
qui est meilleur pour elle. Adjani, encore une fois, ne semble même pas pouvoir
imaginer qu’une femme puisse être libre et réfléchie et d’autres choix que ceux
qu’elle croit, presque fanatiquement, être les seuls légitimes et honorables. C’est
facile de taper sur Diam’s comme il était facile dans un passé pas très lointain
de faire d’elle un exemple parce qu’elle véhiculait sans trop d’analyses les idées
bons chics bons genres de la bien-pensance parisienne en accablant Marine Le
Pen par exemple. Il me semble qu’il est
possible de dire que pour les féministes et trop de gens la femme reste un miroir
qui ne boit refléter que le beau, l’utile, l’intelligent ou l’agréable. Désolée
de le rappeler mais les femmes aussi descendent du singe et ont le droit de
faire tous les choix possibles mais ceux qui dérangent sans culpabiliser.
Heureusement que le féminisme n’a pas d’avenir.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H05 dans Actualité, coup de gueule, France , féminisme, Identité, laïcité, libertés, Religion | Lien permanent | Commentaires (0)
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