Ah cette satanée culpabilité judéo-chrétienne !
Ah cette satanée culpabilité judéo-chrétienne !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H39 dans culture, DSK, France , féminisme, genre, Identité, littérature | Lien permanent
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Ah oui :
Seul un cochon peut trouver normal qu'une misérable immigrée africaine lui taille une pipe sans aucune contrepartie, juste pour lui faire plaisir, juste pour rendre un humble hommage à sa puissance. Et la pauvre est revenue dans la chambre pour voir si tu lui avais laissé un quelconque pourboire, mais il n'y avait rien.
J'ai honte de l'avouer (euh non pas vraiment) mais je kiffe ces phrases même si elles sont problématiques mais bon, il y a des problèmes dont il faut se délecter surtout lorsqu'ils fracassent un mur de sang bâti sur de trop confortables non-dits pour ne pas être malsains.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 17H32 dans DSK, genre | Lien permanent
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Clémentine Autain touche juste quand elle dit ça en répondant au livre de Marcela Iacub Belle et Bête sur DSK et ses appétits légendaires :
Elle dit : Nafissatou Diallo n'a "pas été violée" mais "horriblement offensée". Mais offensée de quoi s'il n'y a pas eu viol ? De ne pas avoir été payée ? Mais pourquoi l'aurait-elle été ? Rien n'est clair sinon qu’elle n’est jamais du côté des femmes, des victimes de viol, comme si le désir masculin était souverain. Par ailleurs, sa vision de la sexualité m’effraie. Si la liberté sexuelle, c’est de s’envoyer tristement en l’air avec un pervers qui se fout éperdument de l’autre, merci du voyage ! C’est assez glauque. Finalement, sa vision fait écho à l’ordre moral, comme si la sexualité était sale, comme s’il fallait se soumettre à ses codes ancestraux en acceptant le porc qui sommeille en chaque homme.
Le problème est que Nafissatou Diallo dans cette histoire n'a pas véritablement de dasein, elle est un objet, un être en soi un orifice dans lequel tout le monde enfonce met ses aprioris. Diallo est blonde donc invisible. DSK existe, sa présence a gardé sa lourdeur, il pourra donc toujours se transformer et manger. Ce n'est critiquable que parce qu'il n'est pas possible pour tout le monde, surtout pour les femmes, d’être un porc et de rester puissant.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H33 dans Actualité, DSK, France , genre, Identité | Lien permanent
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Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 14H01 dans DSK, médias, Vidéo | Lien permanent
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Denise Bombardier sur DSK et son choix des mots:
C'est bien connu, les Français éduqués ont toujours des problèmes de vocabulaire. Les mots ne sont jamais innocents. On en veut pour preuve l'adoption généralisée de l'expression «travailleuses du sexe». Mise en avant aussi par des féministes angéliques sous prétexte de ne pas accabler ces femmes victimes ou victimisées, elle banalise cette forme d'esclavage, et ce, sous les applaudissements discrets de tous les proxénètes et mafieux de la planète.
Faut-il s'étonner que DSK, grand consommateur de prostituées et agresseur sexuel de top niveau, «échappe» le mot «matériel», qui exprime exactement sa pensée à l'endroit de ces femmes, objets sexuels qu'il déshumanise pour mieux en abuser? Est-on surpris que la culture machiste française ait choisi les mots «libertin» et «parties fines» pour désigner des harceleurs et exploiteurs sexuels se défoulant dans des bouges haut ou bas de gamme au cours d'activités orgiaques contre argent sonnant? À vrai dire, toute conception romanesque de l'exploitation sexuelle se fait au détriment de victimes, femmes et enfants au premier chef, et au profit de consommateurs assoiffés de «matériel».
Bombardier est agaçante, parfois extrémiste, trop souvent égocentrique mais presque toujours pertinente et donc indispensable!
Finalement, DSK est véritablement la victime d'un complot: il se sentait tellement coupable de son grand appétit et de la façon dont il le satisfaisait qu'il s'est tendu un piège dans lequel il est tombé par noblesse pour châtier comme dirait Baudelaire sa chair joyeuse.
DSK n'est donc responsable de rien et surtout pas coupable puisqu'il est sa propre victime, une victime exemplaire, un innocent aux mains sales!
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H02 dans Actualité, DSK, genre | Lien permanent
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Gérard Depardieu, qui pense que Sarkozy ne fait que le bien, n'aime ni DSK ni les Français:
Il confirme qu'il jouera bien l'ancien patron du FMI : "Parce que je ne l'aime pas, donc je vais le faire…" L'acteur français juge DSK "arrogant, suffisant... jouable", mais c'est comme si incarner un homme qu'il n'aime pas était un défi stimulant. Pour Depardieu, l'ancien favori des sondages est d'ailleurs "un peu comme tous les Français, un peu arrogant, oui. Je n'aime pas trop les Français d'ailleurs. Surtout comme lui…"
Et de décrire aussitôt, plus qu'un comportement moral, une allure dans laquelle il entrevoit tout entier le personnage : "C'est pas ça qui ne me le rend pas sympathique. C'est ce qu'il est, quand il marche, quand il est sa main dans la poche. On peut tous avoir des saloperies dans notre tête, mais... En plus, c'est tellement connu, que des gens qui ont des pouvoirs aussi énormes que l'argent, le FMI ou comme des grands magistrats peuvent être des gens qui sont ainsi... Lacan leur donnait des maîtresses pour les fouetter. Et ils fouettaient..."
Rien pour le sauver à ses yeux ? Même pas cette humiliation d'être apparu menotté aux yeux du monde entier ? Rien. "De toutes façons, assène l'acteur, j'ai jamais été ému par des gens qui n'avaient pas de dignité. Non."
Gérard Depardieu n'est qu'un acteur exceptionnel, c'est beaucoup,, trop mais parfois pas suffisant tant ce qu'il dit trop de fois, montre qu'on peut être génial et petit.
Finalement, on comprend pourquoi Depardieu est Sarkozyste, il estime que Sarkozy est ce qu'il faut aux Français, qu'il est même trop bien pour eux et surtout il le kiffe (Ce qui fait toute la différence). Je fais le pari que Depardieu est un ami formidable!
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 15H38 dans Actualité, DSK, France , Politique, Sarkozy | Lien permanent
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La connerie du début de semaine est une affirmation grotesque de notre ami Pascal Bruckner (comme le sont presque toujours ses jérémiades agaçantes qu’il n’arrive pas à intellectualiser) qui décrotterait son esprit en sortant un peu plus souvent de son univers Huntingtonnien (je sais que c'est difficile mais c'est nécessaire pour éviter de dire des âneries qui font trop de bruit en étant trop étincelantes pour être utiles):
Dominique Strauss-Kahn est devenu le symbole de la perversité du mâle blanc : pour lesquels de nos péchés paye-t-il ainsi son nouveau rôle de bouc émissaire après avoir été l'un des hommes les plus influents de la planète ?
Ce pauvre Bruckner! Ce qu'il ne sait pas est que d’Accra à Yaoundé en passant par Soweto pour ne parler que de coins du monde dans lesquels la peau noire pour Bruckner est associée non seulement à une identité mais à un besoin de voir «le blanc » se repentir, les mecs la majorité d'hommes et de femmes voient en DSK un personnage tragique sans s'identifier à Nafissatou Diallo en se demandant pourquoi s'il aimait autant les femmes blacks, noires, africaines, non-blanches 'exotiques', il a fait le choix imbécile de se les faire aux Etats-Unis et non sur un continent où le viol n'existe pas puisque le désir du mâle est sacré (eh oui Jacob Zuma et DSK même combat! ).
En somme, la réaction de gens, que Bruckner présume prennent leur pied devant la chute de DSK parce qu’il leur nie toute sophistication, toute complexité, je dirais même toute marque de 'civilisation' en pensant qu’ils se résument à une rancœur tenace, un racialisme qui singe le racisme et une ignorance identitaire, ne fut pas "bienfait sale blanc! " mais "je t'aurais donné ma sœur ou ma cousine !" ou "tu m'aurais eue cadeau!"
Une parenthèse juteuse : DSK est aussi « blanc » qu’Obama est noir ou que je suis catho ou africaine!
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H55 dans DSK, France , Identité, Le Passé , racialisme | Lien permanent
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Morceau choisi (sans commentaire de ma part parce que beaucoup est dit bien que je ne sois pas d'accord avec tout ce qui est dit) de Catherine Millet sur l'affaire DSK qui a le mérite de dépasser le petit personnage pour parler de fond ou plutôt de ne pas se focaliser sur lui mais elle (s):
Il n’en reste pas moins que si le viol est un acte difficile à définir, il est encore plus difficile de repérer où passe la frontière entre la « tentative » de viol et la brutalité du « dragueur » obsessionnel, « lourd », et qui « harcèle » les femmes, comme le reconnaissent même ceux qui prennent la défense de DSK. Je n’ai donc pas pu m’empêcher de me demander ce qu’aurait été ma réaction si je m’étais trouvée (avec quelques années en moins) dans la situation d’Ophelia [Nafissatou], la femme de chambre qui dit avoir été agressée (je suis sûre que je ne suis pas la seule à avoir joué à ce jeu.) De deux choses, l’une : ou DSK me plaît, ou il ne me plaît pas. Je passe sur le cas où il me plaît… S’il ne me plaît pas, je le repousse en rigolant. En général, la plaisanterie désamorce le priapisme. J’imagine qu’une autre aurait hurlé, une autre, sportive, lui aurait balancé le gros vase en porcelaine sur le crâne, une autre encore, vénale, en aurait profité pour soutirer quelque argent à son riche agresseur. Puisqu’il est question de fellation, ou du moins « du contact du pénis avec la bouche » —pour reprendre les termes de l’acte d’accusation— une quatrième, méchante et hardie, l’aurait mordu là où ça fait très mal, etc. À condition bien sûr que l’homme en rut ne soit pas armé, il y a certainement autant de réactions possibles qu’il y a de femmes, de la plus timide à la plus audacieuse, et la gamme d’appréciation est infinie depuis celle qui pensera avoir eu affaire à un gros cochon brutal à qui elle voudra donner une leçon, ce qui donnera plus tard une histoire édifiante ou amusante à raconter, jusqu’à celle qui se pensera victime d’une tentative de viol et en sera traumatisée.
Ce que je trouve absolument déplorable, c’est que très souvent, l’entourage de celle qui souffre de cette agression, au lieu de l’aider en lui disant que son corps n’est pas irrémédiablement meurtri, qu’une giclée de sperme se lave sur le corps et aussi dans la tête, que s’il s’est emparé de son corps, son agresseur ne s’est pas emparé de sa personne qui n’est pas réductible à son corps, cet entourage dis-je prend un malin plaisir (un plaisir pervers ?) à l’enfoncer un peu plus dans le malheur. « Elle est complètement dévastée », déclare celui qui se présente comme le frère d’Ophelia. Et au lieu d’envisager la façon dont elle peut se reconstruire, beaucoup de ceux et celles qui s’expriment dans la presse, sous l’influence du féminisme vieux jeu, en rajoutent une couche : « ces femmes [victimes de viol] finissent par sombrer dans la dépression », et encore « Le viol est profondément destructeur et pèse comme une menace sur la liberté de toutes les femmes ». Que dira-t-on alors des femmes, et des hommes, de Deraa qui affrontent en ce moment la police syrienne ? J’ai lu qu’Ophelia, d’origine guinéenne, était une bonne musulmane. Cela ne devrait pas empêcher qu’on lui fasse découvrir Saint Augustin l’Africain. Ces quelques lignes, par exemple, à propos du viol : « Qu’il soit donc bien dit et entendu… tant que se maintient ferme et inchangée cette volonté [vertueuse], rien de ce qu’un autre peut faire du corps ou dans le corps, et qu’on ne peut éviter sans pécher soi-même, n’entraîne de faute pour qui le subit… Si [la chasteté] est un bien de l’esprit, elle ne saurait être perdue, le corps fut-il forcé.»
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H57 dans Actualité, DSK, féminisme, genre | Lien permanent
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Je trouve scandaleux que Rue 89 publie un article d'une victme de viol qui vomit Tristane Banon en ne l'accusant en réalité de ne pas être d’après elle la victime exemplaire. Morceau choisi:
Visiblement, même quand on est violentée sexuellement, seule la hiérarchie sociale compte. Deux limousines, des gens pour ouvrir des portes, des équipes de communicants… Mon violeur agresseur et fou ne passera pas au 20 heures et la police prendra ma plainte du bout des doigts.
Je méprise cette femme qui, en quelques coups de sac de marque, condamne les anonymes au silence et à leur douleur devenue, par comparaison, ridicule car non bankable.
Merci Madame de fermer votre très grand média planning.
Je ne suis certainement plus suffisamment de gauche pour comprendre pourquoi Tristane Banon est responsable de ne pas avoir le status social de Nafissatou Diallo et du fait que cela puisse influencer le regard des autres.
Je crois surtout qu'il est abominable surtout pour une femme de s'en prendre à une autre femme parce qu'elle choisit et qu'elle n'agit pas comme elle. La féminité ne doit pas empêcher l’individualité et ne doit pas condamner à un moralisme de pacotille convenu et convenable. Les femmes ont le droit de s'approprier de leurs expériences sans qu'on leur impose une fois de plus l'exigence de penser aux autres et d'aseptiser leur ressenti pour le rendre décent.
On a le droit de ne pas croire Tristane Banon et d'affirmer qu'on n'approuve pas sa décision de parler et de se montrer en mettant beaucoup trop de gens mal à l'aise ou en leur faisant rager de ne pas pouvoir pouvoir attirer autant de lumière qu'elle. La vie est injuste et le constater ne justifie pas un mépris Pavlovien même d'une victime de viol. Il est donc scandaleux de lui refuser le droit de faire son expérience sienne en affirmant qu'il y a pire .
Il me semble que tout jugement de valeurs dans les cas de violence 'sexuelle' ou (de tentative de ) ne peut que conduire à la conclusion qu'il y en a qui sont plus tolérables que d'autres et que par conséquent les seules vraies victimes sont celles qui sont marquées et que les autres devraient la fermer en s'estimant heureuses d'avoir échappé au pire.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 12H30 dans Actualité, coup de gueule, DSK, genre, Identité | Lien permanent
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Je ne parle plus de DSK parce que ce dernier m'ennuie...il confirme avec trop de bruit par son désir de se maintenir au centre de l’actualité au plus mauvais moment qu'il n' a rien compris et que surtout qu'il n'est pas possible pour lui de mettre la France, son parti ou juste les autres qui lui veulent encore du bien avant ses besoins et ses plaisirs. C'est accablant mais bon, ce n'est plus surprenant. Je fais le choix de ne plus de me focaliser sur ce spectacle qui est contemporain mais sans importance et dangereux. En effet, ne voir que DSK peut faire oublier qu'il faut parfois refuser d'analyser/de sur-analyser le vernis pour revenir au fond des choses.
Pour répéter une expression populaire dans certains coins des Etats-Unis, on peut mettre du rouge à lèvres à un porc, cela restera un porc!
Pour réaliser combien DSK sera un boulet pour le PS, il suffit de lire le commentaire de Jack Lang après le show d'hier sur TF1 (via "A©tu bien pris tes comprimés"?)
Dominique a parlé la langue du coeur, de la vérité et de l'intelligence. Son intervention remarquable était pleine d'émotion et de justesse. Je suis fier d'être son ami. Il a révélé une fois de plus sa haute stature intellectuelle et morale dont je n'ai personnellement jamais douté. Dominique a montré ce soir avec éclat à quel point il était un homme d’État dont nous avons été provisoirement privés par la calomnie, l'injustice et le mensonge.
Que penser d'un parti qui depuis au moins 2002 n'a jamais pu/su faire des choix clairs et se couper de certaines personnes et certaines pratiques/idées inacceptables? Les Socialos aiment le flou, le mou, et la soupe aux choux puisqu'ils semblent decider à épouser Hollande une nouvelle fois. Vive l'amour niais!
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H39 dans Actualité, DSK, Parti Socialiste, Politique | Lien permanent
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Je le dis parce que j'ai honte de la citer, une chose essentielle m'oppose à Gisèle Halimi puisque je ne considère pas fanatiquement que les femmes doivent me ressembler pour être soutenues ou avoir droit à la dignité/au respect et surtout qu’être une femme veut dire avoir une identité particulière.
Lorsqu'Halimi affirme ceci, elle montre une fois de plus qu'on peut avoir raison pour de mauvaises raisons et que le féminisme est néfaste pour la cause qu'il prétend défendre:
Le "retour" du violeur présumé (la tentative de viol équivaut en droit au crime de viol lui-même) était traité comme un événement mondain, à peine politique, rien à voir avec un crime.
J'entends bien que Dominique Strauss-Kahn n'est mis en cause que dans une procédure civile – après l'abandon de poursuites pénales. Mais cela n'empêche en rien de caractériser la source du dommage pour la nécessité de la réparation.
(...)Seul compte "le retour" de l'homme que l'on croit (à tort) blanchi, car les procédures sont en cours et l'épisode judiciaire loin d'être clos.Mais laissons cela. Je m'intéresse quant à moi à l'indigence, l'indulgence et l'indécence qui ont marqué la relation médiatique de ce détestable feuilleton.
Et j'y vois le signe que, près d'un demi-siècle après le nouveau combat des femmes pour exister comme individus à part entière, après la réforme du code pénal quant au viol (à l'initiative de Choisir la cause des femmes), leur dignité peut être foulée aux pieds comme dans le passé.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 05H53 dans Actualité, DSK, féminisme, genre | Lien permanent
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Lorsque je suis d'accord avec Ivan Rioufol, mon premier instinct est de penser contre moi-même pour m'assurer que je ne me contente pas juste de ressentir au lieu de penser et si je n'arrive pas à changer d'avis, je prends une douche mais bon, je suis d'accord avec Rioufol quand il affirme ceci:
La mise en scène du retour en France de Dominique Strauss-Kahn révèle l'artifice qui entoure ce personnage, sujet d'une habile construction médiatique qui fonctionne désormais en roue libre. Le panurgisme de la presse a, en effet, fait l'essentiel pour gonfler jusqu'à l'absurde les silences de DSK, qui ont même réussi à parasiter le campus de l'UMP, ce week-end, à Marseille. Les images de sa voiture quittant hier matin l'aéroport de Roissy, escortée d'une horde de motards de presse, étaient celles d'un président tout juste élu. Son sourire en arrivant, sans protections, à son domicile de la Place des Vosges était celui d'un homme ordinaire rentrant chez lui avec son épouse, comme s'ils revenaient de vacances. La permanence de journalistes audiovisuels sur place (ils étaient encore une trentaine ce lundi matin) est une mobilisation qui se justifie d'habitude pour les stars sachant se faire désirer. DSK produit, d'évidence, ce genre de phénomène. Mais cette téléréalité ne repose que sur du vide. Elle rappelle que DSK est une bulle politique.
Il est pénible de constater que la presse française et surtout les socialistes semblent n'avoir rien appris de l’épisode Nafissatou Diallo et continuent par leur attitude, leur parole ou leur silence d'agir comme si DSK était indispensable à la France ou seulement à la gauche. C'est inquiétant et indécent.
Le fait que pour le moment Strauss-Kahn n'arrive pas à comprendre qu'il a commis une faute grave qui n’était peut-être pas un crime mais qui cependant doit l'obliger à prendre du recul, de la distance en mettant pour une fois son pays ou seulement son parti avant ses plaisirs et sa certitude que la France/le monde a besoin de lui.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 21H42 dans Actualité, DSK, France , médias, Politique | Lien permanent
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Les deux morceaux choisis de la semaine, qui sont également les idioties les plus abominables que j'ai entendues cette année, sont des extraits d'un article de Jeune Afrique sur l'affaire DSK:
Réaction rapide: il n'y a pas de communauté noire (lorsque son existence est affirmée, sa définition est litigieuse, artificielle, absurde, imaginaire et idéologisée) aux Etats-Unis ou ailleurs. Parler de racisme anti-noire dans l'affaire est aussi utile et approprié que parler de racisme anti-blanc, anti-français et anti-riche. Cette affaire est certes une de genre mais c'est parce que presque toutes les cas de viol le sont. Il est question ici d'une 'histoire tragique' entre un homme de pouvoir et une femme de chambre et non une entre un blanc et une noire.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 21H55 dans Actualité, DSK, genre, Justice, L'Amérique de Barack Obama , racialisme, racisme | Lien permanent
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Cette citation de Mariama Diallo "psy" de Nafissatou Diallo (trop de gens parlent au nom de cette femme alors qu'ils ne savent pas grand chose) celle qui accuse DSK de viol me pose un problème:
Elle ne ment pas. Je n'ai absolument aucun doute, elle a dit la vérité. Je connais ce genre de femmes, je viens de la même ethnie, on parle la même langue.
L'argument selon lequel une femme guinéenne qui est d'une certaine ethnie et qui parle Peul ne peut mentir sur cette question de viol est aussi scandaleux que stupide. C'est un argument culturaliste et j'ose le mot, raciste. L'affirmation est faite que Nafissatou Diallo est une femme honnête à cause de son sang, de ses origines (je hais ce mot). Ma conviction profonde demeure que justement un des problèmes de cette affaire est la difficulté pour trop de gens de percevoir Diallo contre un être humain à part entière, complexe et pleine de contradictions qui a pu être une victime ou une comploteuse sans être un ange ou un démon.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 20H38 dans Actualité, DSK, genre, Identité, Justice | Lien permanent
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Je suis d'accord avec Jean Quatremer lorsqu'il affirme que le parti socialiste est une des victimes de l'affaire DSK:
La seconde victime est le parti socialiste qui s’est largement déshonoré en apportant un soutien immédiat et sans nuance à DSK au lendemain du 14 mai (« il n’y a pas mort d’homme », comme l’a dit Jack Lang) et en réclamant son retour sur la scène politique dès le 1er juillet, à peine la mort civique de sa victime présumée connue. Certes, tous ne sont pas sur cette longueur d’onde, mais on n’entend guère les voix discordantes. L’image restera : un PS uni derrière un mâle blanc, riche, puissant contre une immigrée noire, pauvre aux fréquentations douteuses. Au passage, il est amusant de constater que ceux qui avaient critiqué la justice américaine au début de l’affaire sont les mêmes qui se réjouissent que la décrédibilisation de la victime suffise à empêcher tout procès…
Décidément les présidentielles commencent mal pour les socialistes qui vont avoir beaucoup de mal à faire croire aux Français que la seule chose qu'ils reprochent à Sarkozy est de ne pas être un des leurs. Pour le dire autrement, le Sarkozysme aura été utile ne serait-ce que parce qu'il a prouvé qu'il était socialo-compatible puisque le socialisme est d'abord un égoïsme.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 00H01 dans Actualité, DSK, France , Parti Socialiste | Lien permanent
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La citation du matin est de Tristane Banon qui devrait porter plainte aujourd'hui contre DSK:
Je n'en peux plus d'entendre dire que je suis une menteuse du fait que je ne dépose pas plainte. Depuis huit ans, je porte cette histoire seule, j'entends les rumeurs, les mensonges à mon sujet. Depuis le 14 mai, on décide de ce que veut dire mon silence, on interprète chaque mot de mon avocat sans même l'écouter. On n'a pas non plus compris que je ne vienne pas soutenir Nafissatou Diallo sur les plateaux télé. Je n'ai pas voulu commenter car je ne sais rien de son cas. Si elle a menti sur certains sujets, ça ne veut pas forcément dire qu'elle a menti sur le viol. Mais, pour moi, c'était devenu insupportable. Et puis, aujourd'hui, de voir Strauss-Kahn libre, dîner dans un restaurant de luxe entre amis, ça me rend malade. Je sais bien que la moitié des gens me croira, l'autre non. Il n'y a pas de bonne solution, seulement une qui fait que je pourrai enfin me regarder dans la glace. Dans la façon dont j'ai vécu mon histoire depuis huit ans, c'est Dominique Strauss-Kahn qui a tenu les rênes de ma vie.
Hélas, un procès ne résoudra aucun des maux de Banon. Comme je le dis toujours, la loi, en général, n'est pas capable de 'civiliser' une société, de faire évoluer les mœurs bien qu'elle punit, parfois, des crimes. J'essaye de dire en le regrettant que Banon est marquée à vie et que même en gagnant son procès, elle restera celle qui...
Cependant, Tristane Banon est dans une meilleure position que Nafissatou Diallo. Je l'affirme sans porter de jugements sur leurs accusations. Cela n'est pas une question de race/racisme mais encore une fois de classe (je hais ce mot avec de plus en plus de passion). Banon vient du même monde que DSK. Ce n'est pas un avantage mais bel et bien une protection qui l’empêchera de tomber aussi bas que Diallo si elle se fait tabasser par DSK et ses fidèles. Elle va prendre des coups certes mais elle a un bouclier.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 08H37 dans Actualité, DSK, genre, Justice | Lien permanent
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Les phrases qui... sont de Jules:
Pour le dire autrement, la répression pénale du viol se heurte souvent à la difficulté de rapporter des preuves ; et la plaignante se trouve au centre des débats, de sorte que la défense a tout intérêt à disqualifier son témoignage, notamment en disqualifiant sa personne même.
Or, on a pu s’indigner, de ce côté de l’Atlantique, que l’on prête aux conseils de Dominique Strauss-Kahn une telle stratégie. Bingo, mais c’est l’accusation qui s’en charge. Va-t-on protester que la plaignante se révèle une personne peu digne de foi ? Et la décrédibilisation est-elle plus noble lorsqu’elle vient de la partie qui accuse ? Serait-ce que l’on ajuste son jugement sur le droit à la mesure de sa perception de la vérité.
J'admets volontiers que je suis fatiguée de cette affaire. J'estime que rien n'a changé sauf que le procureur de New York (un zozo qui n'a plus d'avenir politique) s'est rendu compte de ce que je savais depuis le début, ce dossier était ingagnable parce qu'il fallait que la parole de sa 'victime' soit plus que crédible et qu'elle ne pouvait l’être. Je le dis d’expérience, la plus part des femmes (et d'hommes) qui ont le parcours de Nafissatou Diallo ne sont pas des oies blanches et font des choses pas très clean pour s'en sortir. Cela ne veut pas dire qu'elles sont a priori malhonnêtes mais qu'elles ne sont presque jamais de 'bonnes victimes' de viol (elles ont un passé lourd qui pèse quasiment toujours sur leur présent et leur avenir) . C'est pour cela que cela m'a toujours agacée de voir des Guinéens et autres la soutenir alors que si elle avait accusé 'un des leurs,' ils l'auraient brûlée vive. J'admets aussi que si j'avais été une proche de DSK, je n'aurais jamais cru Diallo (je n'aurais pas fait du Bhlisme mais je ne l'aurais pas cru). En somme ce ne fut jamais une affaire de racisme mais de genre et classe (l'affreux mot) qui dominent les faits.
Je n'essaye pas de dire ici que DSK ne peut qu’être coupable et que je crois Nafissatou Diallo mais tout simplement que je ne sais pas et que le fait de ne pas savoir m'insupporte. Comme tout le monde, je n'ai aucune objectivité et je suis obligée de suivre ou de résister à mes préjugés et mes expériences passées. J'ai toujours dit que Diallo allait se faire manger et que si j'avais été son avocat, je lui aurais conseillé de négocier avec DSK sans faire de bruit...
Je dois le dire sans ambiguïté, il aurait été injuste de condamner DSK sans savoir et il est désormais encore plus qu'avant difficile, pour ne pas dire impossible, de savoir.
Mais bon, on a déjà vu ce film. Parlons de petites choses. Je vais faire une prédiction qui prouve que je ne sais pas grand chose: la première politique victime de la fin de l'affaire DSK est.... François Hollande. Il ne sera pas le candidat socialiste en 2012 et Moscovici va se faire tirer les oreilles pour l'avoir soutenu.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 06H57 dans Actualité, DSK, Etats-Unis, France , genre, Justice, Politique | Lien permanent
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Il paraît que l’affaire DSK s’effondre!?
Ah bon?! Rien n’a pourtant changé: La victime présumée n’est juste pas une oie blanche (c'était prévisible car peu de femmes, victimes de viol ou non, le sont; soyons crus, il est possible d’être une 'salope' ou une crapule et de se faire violer) et l’accusation de viol est en général très difficile à prouver.
J’ai toujours affirmé deux choses que ne changeront pas :
Il n'y a donc rien de nouveau sous le soleil. Les cas de viol sont toujours problématiques particulièrement lorsqu’il y a une aussi grosse différence de « classe » (l’Américaine en moi déteste ce mot), de « rang social », et surtout «d’argent » entre l’accusé et son accusatrice et les socialistes restent des cons! Cette dernière affirmation peut sembler hors sujet mais elle ne l’est pas puisque tout le remue-ménage (crée par Jospin, Le Guen, Moscovici, Michèle Sabban, Dray) de ce matin nous prouve bien que les socialistes sont des mollusques, non des brebis trop conscientes de leur gale pour se dépasser. C’est cela qui explique leur attente pathétique d'un messie alors qu'au moins depuis Moïse et Jésus on sait qu'elle est autant une source d'espoirs que des désespoirs et s’achève par une longue traversée du désert et une crucifixion.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 06H47 dans Actualité, DSK, Etats-Unis, Justice | Lien permanent
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Yvette Roudy nous assure que le scandale DSK est une affaire politique et que la solution est la parité:
Et ce n'est pas un hasard si peu de féministes siègent à l'Assemblée. Le pouvoir reste masculin. Cette affaire est politique. Les partis politiques peuvent commencer à balayer devant leur porte. La bonne réponse est la parité. Partout. Et maintenant.
Youpi ! L'argumentaire de Roudy serait scandaleux s'il n’était pas pitoyable et surtout s'il ne faisait pas (une fois de plus) la preuve d'un manque d'imagination et de réflexion grandissant chez trop de femmes politiques et de politiques tout court qui ne comprennent rien au genre et cherchent des solutions faciles pour se donner bonne conscience.
S'il est vrai que l'affaire DSK est politique, affirmer que la solution est la parité est aussi légitime et intelligent que crier que la peine de mort est la réponse aux problèmes d'insécurité ou que la castration une solution au viol.
En somme, en continuant de faire de tout problème de genre et d’inégalité, un problème de femmes qui peut/doit se résoudre par une loi qui diviniserait justement le genre en faisant croire que seule une femme peut comprendre et défendre une femme (alors que tant d’expériences récentes nous prouvent que c'est faux exempli gratia l’incapacité de Sylviane Agacinski/Gisèle Halimi de s'identifier à Ségolène Royal) et que les femmes sont particulieres alors que justement le hic reste cette question du devenir feminin et du fait qu'il ne doit pas être diviniser.
L'age des idées d'Yvette Roudy et leur archaïsme (j'aimerais pouvoir dire obscurantisme mais ce ne serait pas juste bien que...) est effrayant.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 15H18 dans Actualité, DSK, France , féminisme, genre, Identité | Lien permanent
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Les phrases du matin sont de Clémentine Autain:
Ce que les médias nous racontent est insupportable : cette femme est le sommet de la dignité car elle ferme sa gueule, a donné tout son pognon à ce type-là, a su mettre en retrait sa carrière et elle est encore là, digne, et après de lui : voilà le symbole formidable de ce qu'est une épouse modèle! Le personnage qu'on raconte, c'est sainte Anne Sinclair. Je ne sais pas si c'est exactement cela l'image du courage, de la liberté, de la dignité pour une femme.
Autain a presque raison sauf qu'Anne Sinclair est un individu avant d’être le symbole de quelque chose. Son choix est personnel et non féminin et il n'engage donc qu'elle-même. Cela ne veut pas dire que les médias n'ont aucune responsabilité mais qu'Anne Sinclair n'est qu'un objet de pus dans leur 'anecdotisation' et 'sensationnalisation' de sujets importants.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H01 dans Actualité, DSK, féminisme, genre, Identité, libertés | Lien permanent
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Les phrases suivantes de Manthia Diawara m'agacent énormément:
Reconnaissons, au moins, qu'il y a un rapport de force, entre puissant et faible, DSK et la femme de chambre de l'hôtel, le FMI et les pays africains, qui fait que le plus faible est obligé d'accepter l'offre du plus fort, même si cela voudrait dire son endettement à jamais, son humiliation, sa perte de toute dignité, sa mort. Ce que le plus fort gagne par ce contrat «légal» et (im)moral, ce n'est pas seulement le silence et le consentement du plus faible, mais aussi l'asservissement du faible à ses désirs, son éblouissement par sa puissance, son admiration à son égard et, par la suite, sa dépersonnalisation.
L'ambivalence du sujet postcolonial dont nous parlons ici réside dans le fait qu'il sait que son existence dépend de la générosité et de la bonne volonté de ces Occidentaux à l'image du Père sublime; mais aussi dans son désir inassouvi de tuer ce Père qui l'étouffe. Ainsi, pour certains, la présumée victime dans l'affaire DSK, par revanche, serait en train de faire chuter, intégralement, celui qui assurait son existence, celui qui aurait été son «sweet daddy» (papa gâteau).(...)Le choc des Français, suivi par le silence au début de l'affaire DSK, me rappellent le «Don't ask, don't tell» des Américains, en ce qui concerne la législation de l'homosexualité dans l'armée. Tout le monde sait qui est homosexuel dans l'armée, mais l'homosexuel n'a pas le droit de dire qu'il l'est, au risque d'être expulsé. En France, tout le monde sait que beaucoup d'hommes au pouvoir entretiennent en secret des maîtresses, ou s'amusent à raconter des blagues racistes lors de dîners. Mais personne ne dit rien tant que l'on considère que c'est leur vie privée. Personne ne dira que trop c'est trop.
Je vais le dire simplement sans désir de provoquer je trouve inacceptable, grossier et grotesque qu'on puisse transformer une affaire de sexe et de genre en une affaire de classe, de race et de postcolonie. Il me semble que Diawara, avec trop d'habilité et de brio, évite la véritable question qui devrait l’interpeller: pourquoi est-ce que la 'femme' est le 'noir' du 'noir?"
En somme, je refuse, parce que c'est est indécent et anti-intellectuel, que des personnes telles que Diawara aussi honorables et brillantes soient-elles fassent des femmes un objet pour justifier leur idéologie en attaquant un système dont pourtant ils font partie puisque encore une fois, la particularité la plus importante la victime de DSK n'est pas de venir de Guinée et d’être 'noire' mais d’être une femme et donc un objet dont le mission est de satisfaire en se laissant prendre. Il faut se demander ce qui se serait passer si ces événements avaient eu lieu dans sa terre natale et ce qui se passe dans des pays duc continent africain lorsqu'une femme affirme avoir été violée.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 15H34 dans Actualité, DSK, genre, Identité, racialisme | Lien permanent
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Encore des conneries sur l'affaire DSK, elles sont cette fois-ci de Jean de Maillard:
Pour DSK, libéral européen aux sentiments humanistes, le choix qu'il a fait en plaidant « non coupable » est donc celui du jeu cruel que lui assigne l'arène judiciaire new-yorkaise : mettre à mort symboliquement sa victime, pour échapper lui-même au broyage d'une sentence impitoyable. Il ne sera pas question de vérité dans cette lutte à mort, mais de simple survie. (...)Et pour ce faire, l'humaniste libéral va devoir renier, salir et détruire en la personne de Nafissatou tout ce qu'il a défendu jusqu'alors : les pauvres, les minorités et les faibles, la justice sociale et l'équité. Seule pourra le sauver, par instinct de survie, l'arrogance insupportable de celui qui jette dans la balance toute la puissance de l'argent.
Jean de Maillard ignore tout du fonctionnement de la justice américaine et semble présumer que DSK ne peut être que coupable. En France, on fait semblant de croire que DSK avait d'autres choix que de plaider 'not guilty'(c'est rarissime pour un homme surtout lorsqu'il es riche et puissant d'admettre un viol surtout lorsqu'il peut encore perdre beaucoup de choses et qu'il sait que prouver cette accusation est difficile) et de découvrir que dans trop cas de viol la parole de la victime est mise en doute et sa vie fouillée parce que de nos jours on estime encore qu'il n'y a que les femmes 'propres' se font violer et encore, elles le sont par des inconnus et la racaille. Les propos de Maillard sont donc ridicules parce qu'il fait preuve de BHLisme en essayant de transformer DSK en un justifiable pas comme les autres (sauf que pour lui, il devrait, au nom du politique qu'il fut, ne pas se défendre alors que c'est son droit le plus élémentaire surtout puisqu'il estime qu'il n'est pas coupable et que la victime est coupable au minimum de mentir).
J'ai fait le pari depuis le départ que DSK allait être acquitté justement parce que je crois qu'il y aura au moins un juré qui ne croira jamais que DSK ait pu tout risquer pour quelques minutes de plaisir et surtout parce que je pense que les différences (de classe, de statut social, ....etc) entre l'accusé et sa victime présumée sont si énormes qu'il faudra plus que sa parole pour le condamner (d'autres victimes par exemple). Je fais également le pari que quoi qu'il arrive il y aura une transaction financière entre les deux parties quelle que soit l'issue de cette affaire.
Enfin, il me faut ajouter que comparer le choix de DSK avec celui de Sophie, l’héroïne de William Styron est indécent et surtout aussi original que comparer la Conquête au documentaire Shoah de Claude Lanzmann pour mettre l'accent sur les particularités de Sarkozy. Mais bon, le ridicule ne tue pas....
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H46 dans Actualité, coup de gueule, DSK, Etats-Unis, Justice | Lien permanent
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La citation la plus idiote sur l’affaire DSK nous vient d'un journaliste Guinéen, Samory Keïta;
Si cet homme politique plaide la relation consentie et que cela est reconnu, cela ternira beaucoup l'image du pays, de la femme guinéenne et même de toutes les Africaines à un plus large degré.
Ah bon ! Comment est-il encore possible de dire une telle ânerie en utilisant le culturalisme pour affirmer sans réfléchir et surtout sans argumenter/justifier ce qu'on affirme? J'avais oublié que l'africanité/l'africanisme/le panafricanisme sont des alibis pour l'inculture et des idéologies paresseuses et dangereuses.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 13H29 dans Actualité, Afrique, DSK, Identité | Lien permanent
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Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 14H42 dans DSK, Etats-Unis | Lien permanent
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Je kiffe Mona Chollet parce qu'elle met le doigt sur l'essentiel en affirmant ceci:
Dès lors qu’un corps féminin est par définition un objet public, existant avant tout pour autrui, la gravité d’un viol, l’infraction qu’il représente, ont du mal à s’imposer dans les esprits. D’autant plus lorsque la victime exerce un métier lié à ce statut féminin (mannequin, prostituée) : Finkielkraut avait insisté sur le fait que la jeune fille dont Polanski avait abusé était « une adolescente qui posait dénudée pour Vogue Homme », comme si cela changeait quelque chose. Dans l’affaire Strauss-Kahn, l’ancien ministre de la culture socialiste Jack Lang a choqué en estimant qu’il n’y avait « pas mort d’homme » (France 2, 16 mai). Pour entendre parler de « droit de cuissage » dans un éditorial, il faut lire… Le Quotidien d’Oran.
Dans un curieux renversement des rôles, les agresseurs, avérés ou présumés, sont présentés comme de petites choses sans défense à qui on a tendu un traquenard.(...)On soupçonne Mme Nafissatou Diallo de rechercher la notoriété, comme s’il y avait quoi que ce soit d’enviable dans son sort, alors que les avocats de celui qu’elle accuse, réputés pour avoir toujours tiré d’affaire leurs clients célèbres, s’apprêtent à ruiner sa vie pour exhumer chaque détail de son passé susceptible d’être retenu contre elle. (...)Quant à l’argument selon lequel M. Strauss-Kahn aurait « beaucoup plus à perdre » qu’un justiciable ordinaire, il laisse sans voix. Le cinéaste Patric Jean a filmé dans La Raison du plus fort (2003) la façon dont la justice d’abattage, en France, broie tous les jours des vies – parfois innocentes – sans que quiconque s’en émeuve, et a réalisé en 2009 un documentaire sur le sexisme, La Domination masculine. Il est donc doublement bien placé pour remettre les choses en perspective : « Difficile après cette expérience de s’apitoyer sur un homme hautement soupçonné de viol et qui peut encore se payer les meilleurs avocats de la planète . »
J'ai fait le pari depuis le départ que DSK ne sera pas condamner parce que je sais que la victime va en prendre plein la gueule; elle va vite se rendre compte que sa vie ne peut qu’être détruite par cette affaire et se poser la grande question, "Suis-je prête à tout perde pour obtenir 'gain de cause?' "
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H17 dans Actualité, culture, DSK, genre, Justice | Lien permanent
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J'aurais aimé avoir écris les phrases suivantes de Maybach Carter Ewing sur Calixthe Beyala qui oublie convenablement qu'elle a fait rd'une inculture sauvage losqu'elle a lié sans honte viol et beauté physique pour défendre Kadhafi pour se faire DSK et recentrer un débat qui n'a rien à voir avec le racisme sur son petit et grossier personnage:
J’en ai ASSEZ que vous parliez au nom des africains de France (immigrés ou non), j’en ai assez que vous vous donniez en spectacle, le plus souvent avec un niveau de langage qui laisse à désirer lorsque l’on se prétend écrivain. J’en ai plus qu’ASSEZ que vous fassiez HONTE aux intellectuels africains, et que la moindre de vos apparitions se transforme en procès faits aux uns et aux autres, le tout avec une approche populiste qui ne vous différencie pas des membres du gouvernement que vous critiquez inlassablement. Vous êtes le cliché même de la » MAD BLACK WOMAN « , et bien que je ne sois que très rarement d’accord avec elle, je préfère encore une Rokhaya Diallo qui sait arrondir les angles quand cela est nécessaire.
» réduire le Noir à néant et piller l’Afrique ! «
Voilà comment vous concluez un article sur une affaire de viol. Les raccourcis, la récupération et la déformation ne vous font visiblement pas peur, et ensuite, vous vous étonnez que l’on n’accorde pas de crédits à vos dires. Mais que faire d’autre ? Cessez de vous imaginer comme une Jeanne d’Arc de la cause africaine que l’on souhaiterait discréditer, vous le faîtes très bien toute seule. Vous instrumentalisez la haine ( légitime ) de la FrançAfrique et de l’impérialisme économique à vos propres fins, et pour vos ambitions personnelles. Attendez…n’est-ce pas à quelque chose près la MEME chose que vous reprochez aux chefs d’états africains ? A mon tour de dire qu’il est traumatisant qu’une personnalité littéraire telle que vous se laisse volontairement aller à de tels extrêmes par pure prostitution médiatique, doublée d’une évidente volonté d’exister politiquement et ce, coûte que coûte. Je peux comprendre que votre intime conviction vous pousse à vouloir défendre la victime supposée, mais cela ne vous donne non seulement, AUCUNEMENT le droit de traiter DSK comme un condamné, mais encore moins de récupérer aussi GROSSIEREMENT l’humiliation (supposée) de Nafissatou.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 09H44 dans Actualité, DSK, racialisme, racisme | Lien permanent
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Il arrive à Christine Angot d’écrire des âneries qui ne sont pas qu’égocentriques:
DSK vient de prouver qu’il est de gauche. Qu’il pouvait se retrouver du jour au lendemain du côté des faibles, des petits, des humiliés, des menottés. De ceux qui peuvent tout perdre en un quart d’heure. Des malades, le mot qu’on entend dans le métro, dans le taxi, à la télé. Sans attendre sa défense, il est jugé. Malade, faible, petit, disgracié, menotté, la logique a repris ses droits. Spolié, enfin dans une chambre de douze mètres carrés, qui ne lui coûtera rien, pas trois mille euros. Il vient de prouver à ceux qui en doutaient qu’il était de gauche. Du côté de ceux dont la descente peut être rapide et qui ne se relèveront pas. Out, «KO», c’est Libération qui le dit. Tandis que Le Figaro se paye le luxe de feindre l’apitoiement qu’on réserve à ceux qui auraient pu… mais non, quelque chose n’allait pas, la preuve vient d’être apportée par l’intéressé.
Retournement des vestes, promptitude à condamner celui sur qui on était prêt à miser. Ceux qui croyaient s’être placés cherchent un nouveau cheval, aucune constance, aucune fidélité, des girouettes opportunistes. DSK les a piégés. Il est de ceux qui ne peuvent pas construire, pas thésauriser, capitaliser leurs chances, leurs talents, économiser, sur qui il ne fallait pas investir.
En somme, être de gauche est un état d'esprit, une manière d’être et non le fait de poser certains actes et de croire en certaines idées politiques.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 07H03 dans Actualité, DSK, France , Politique | Lien permanent
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Je suis d'accord avec Maître Eolas quand il affirme ceci:
Oui, il est permis, quand on a des sentiments d’amitié pour quelqu’un qui est accusé d’un crime, de se soucier de lui, de rappeler qu’il est présumé innocent, et par conséquent de ne pas verser des larmes de crocodile sur la personne qui l’accuse. On peut être convaincu, irrationnellement puisque sans se reposer sur des éléments objectifs dont on ignore tout, de l’innocence d’un ami. Ce qui implique de penser que la plaignante n’est pas et ne sera jamais une victime. La décence invite uniquement à ne pas accabler cette personne dont on ne sait rien, parce qu’on peut se tromper sur un ami, et le mieux à faire pour cela est de ne pas parler d’elle. Cette attitude est tout à fait morale et même recommandable. Et le fait d’interpréter ce silence comme la preuve irréfutable d’un mépris ne mérite que ce dernier sentiment en retour.
Il sera difficile pour le PS de tourner la page DSK non pas parce qu'il est irremplaçable comme le dit Manuel Valls (il n’était même pas le meilleur candidat pour 2012) mais parce que cette affaire a fait la preuve que les socialistes ne sont pas étrangers aux 'travers' du Sarkozysme.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 09H01 dans Actualité, DSK, France , Parti Socialiste, Politique, Sarkozy | Lien permanent
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Une analyse juste de Denise Bombardier.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 04H27 dans DSK, France , genre, Justice, Politique, Vidéo | Lien permanent
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Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 13H16 dans Actualité, culture, DSK, Etats-Unis, France , Justice | Lien permanent
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Quelques mots d'Alain Duhamel:
Et puis, sur le fond, l'idée anglo-saxonne selon laquelle la vie privée des hommes et des femmes publics devrait être totalement transparente, outre que c'est une forme de dictature et de déséquilibre permanent, quand on reprend ce qui s'est passé en France, oui, les Présidents successifs de la Vème République - laissons le Général de Gaulle de côté - avaient des aventures, des passades, des passions, des écarts, tout ce qu'on veut. Mais ça ne nous regarde que dans la mesure où ça concernait les décisions politiques. Alors, sur François Mitterrand, sa fille ça ne regardait que lui. Si, en revanche, elle occupait un appartement public, ça nous regardait à ce moment-là.
Et puis, pour le reste, il faut voir quelle est l'alternative à la méthode française, c'est-à-dire la méthode anglo-saxonne, mais qui a beaucoup essaimé dans le monde. Qu'est-ce qu'on voit ? On voit n'importe quelle technique utilisée : espionnage, on paie des gens pour avoir des témoignages qui sont quelquefois faux, on écoute, on intercepte les conversations par les moyens les plus illégaux, c'est-à-dire ceux qu'on reproche aux hommes politiques d'utiliser quelquefois quand ils sont au pouvoir. C'est le stupre et la boue. Qu'ils les gardent !
Je suis stupéfaite! Mais bon, cela fait longtemps que Duhamel n'est plus journaliste.!
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 04H41 dans Actualité, DSK, libertés, médias, Politique | Lien permanent
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Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 03H28 dans Actualité, DSK, France , Justice, médias, Villiers | Lien permanent
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Christophe Deloire un des auteurs du livre Sexus Politicus sur l'affaire DSK:
L'affaire Strauss-Kahn, un personnage porté aux nues soudain écrasé sur le mur de l'actualité, risque d'approfondir encore les traumatismes psychologiques de la France. Le pays a pris l'habitude de geindre, mais si l'on regarde bien, plus que de ses blessures réelles, le pays souffre d'un sentiment d'iniquité, d'un déni de réalité et d'un défaut de sens. Les journalistes, qui contribuent à l'organisation du débat public, doivent y réfléchir avant qu'il ne soit trop tard.
Les médias doivent-ils lever le pied sur les révélations, afin d'éviter un accident électoral, ou au contraire accélérer en plein carrefour ? C'est une question essentielle pour la démocratie. Donner un coup de frein serait une faute de conduite, avec le risque de donner le sentiment qu'on protège le "système". Bien conduire, pour un journaliste, c'est avancer vite sans donner de coups de volant. En tout cas, le dérapage incontrôlé "lécher, lâcher, lyncher" nous fait risquer la sortie de route.
La manière dont les médias français couvrent l’affaire DSK prouve qu’autant que les Américains, les Français ont un problème avec le sexe et la politique. Ce n’est pas le même problème mais je crois qu’il est aussi grave que l’obsession américaine de croire la vie privée/sexuelle ne peut être séparée de la vie politique puisqu'il fait croire que la vie privée/sexuelle n'a jamais aucune incidence sur la vie politique. Il est indécent d’accepter que soient prononcés des propos honteux et incultes sur le système judiciaire américain, la victime présumée et le complot car l’impression est donnée qu’aux Etats-Unis, la justice est impossible pour un personnage tel que DSK alors que c’est tout le contraire puisque justement plus on a les moyens d’avoir les meilleurs avocats, plus ses chances de ne pas se faire condamner pour un crime sexuel sont excellentes.
Je le redis, sans porter de jugement sur le fond de l’affaire, DSK ne sera jamais condamné parce que son procès sera celui de la victime présumée. On ne saura jamais la vérité quelles que soient les preuves qui existent ; dans ce genre d’affaires, il y a toujours des raisons de croire ce qu’on veut croire, c’est bien pour cette raison que les femmes se taisent lorsqu’elles sont conscientes du fait qu’accuser quelqu’un qui a un statut social important a toujours des circonstances importantes et négatives sur leur vie et font d’autres choix que celui de subir l’épreuve d’un procès qui mettra toute leur vie à nu.
En somme, si cette jeune femme m’avait demandé mon avis sur la question, je lui aurais dit, « es-tu consciente du fait que tu vas te faire manger une fois que tu accuses ? » DSK a peut-être entaché son carrière professionnelle mais la vie de cette femme de ménage, à coups sûrs qu’elle soit une victime ou pas, a changé je le crains pour le pire car quoi qu’il arrive elle est désormais une femme sulfureuse.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 06H20 dans Actualité, DSK, Etats-Unis, Justice | Lien permanent
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Morceau choisi de l'excellent billet de Quatremer sur l'affaire DSK:
J’ai entendu quelques réactions aujourd’hui qui n’honorent pas leurs auteurs : dans une société qui porte de plus en plus attention aux victimes, à juste titre, on semble oublier qu’il y a une victime dans cette affaire, une femme qui affirme avoir été agressée, et pas seulement un politique en détresse. J’ai cru me retrouver dans les années 70 où on affirmait que les femmes violées affabulaient la plupart du temps et qu’elles avaient dû le chercher.
Surtout, s’il est exact que DSK bénéficie de la présomption d’innocence, invoquer un « complot » est d’un ridicule achevé : il n’est nul besoin que des officines sarkozystes contactent la CIA, le FBI et le NYPD avec la complicité du groupe Accor (propriétaire des Sofitel) pour faire tomber DSK, comme le montre une autre affaire qui vient brutalement de ressurgir, celle de Tristane Banon qui a été découragée de porter plainte contre DSK comme vient de le reconnaitre sa mère, une élue socialiste autrefois proche de l’ancien ministre des Finances. Il est vrai qu’il se trouve des gens pour croire que Ben Laden vit avec Elvis Presley et Michaël Jackson sur une île du Pacifique… Est-ce que cela exclut pour autant une plainte non fondée ? Bien sûr que non. A la justice de trancher.
Hélas, je crois que ce dont parle Quatremer n'a pas d'importance et qu'on ne saura jamais la vérité sur cette affaire pour une raison simple: le procès, si procès il y a, sera celui de la victime et non de DSK.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 19H02 dans Actualité, DSK, Justice | Lien permanent
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Quelle est ma réaction sur l’affaire DSK ? La stupéfaction ! Il m’a fallu du temps pour admettre que ce ne fût pas une blague parce que j’avais du mal à comprendre comment un homme tel que DSK, avec des ambitions politiques, avait pu se retrouver dans une telle situation. Je n’ai aucun avis sur la véracité des accusations contre lui mais ce qui me gène est le fait que ce qui lui arrive ait pu lui arriver alors qu’il sait tant de choses non seulement sur le monde mais sur lui-même. On ne peut que conclure que DSK est mal encadré, pas mal conseillé mais encadré car jamais une équipe de pros ne l’aurait laissé se mettre dans une situation qui l’exposait inutilement.
Et maintenant ? Il faut séparer l’aspect politique de l’aspect judiciaire. Je dirais que juridiquement, DSK a moins à perdre car ce genre d’affaires, si les faits ne changent pas et s’il n’y a pas d’autres preuves que la parole de la femme de chambre, est très difficileà car elles se résument à une confrontation entre la victime présumée et l’accusé. Les avocats de DSK n’auront aucun mal à mettre la crédibilité de la femme de chambre en doute. En somme, je fais le pari que DSK, qu’il soit coupable ou pas, ne passera jamais de temps en prison pour cette histoire.
Politiquement, le problème pour DSK est que le temps joue contre lui et qu’il risque de ne pas pouvoir prouver son innocence assez rapidement pour sauver son ambition présidentielle (ce qu’il n’a pas besoin de faire sur le plan juridique puisque c’est au procureur de le faire). Mais bon, tout dépend encore une fois de la crédibilité de la victime présumée et de sa capacité à maintenir ses accusations en résistant à une pression qui va devenir intenable, sa vie va être fouillée et elle va être jugée avec autant de brutalité et d’intolérance que le sera DSK sur la scène politique (cela va venir). Quel gâchis !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 09H39 dans Actualité, DSK, Etats-Unis, Justice | Lien permanent
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On pourrait se demander pourquoi je ne parle pas de la candidature de Ségolène Royal aux primaires du PS. C'est tout simplement parce que je connais la fin de ce film lamentable et que je trouve tout cela inintéressant. Les primaires socialistes seront tronquées et la candidate sera Aubry puisque je ne crois pas que DSK sera candidat (il veut être président sans se battre pour le vote des militants socialistes). Royal a du cran mais cela ne suffit pas surtout parce qu'elle n'a jamais vraiment assumé sa marginalité. Je crois que c'est parce qu'elle ne s'est rêvée présidente que tard. En une longue phrase: la candidate pour la présidentielle de 2012 sera Martine Aubry parce que les primaires ne seront pas ouvertes comme le fumeux machin de Reims et les socialistes encore une fois penseront que les Français ne votent pas lorsqu'ils élisent leur président aussi pour une personne.
Les choses peuvent-elles changer? Oui mais il faudrait que quelque chose change (que Hollande et Royal s'allient par exemple) mais nous savons qu'au moins depuis 2002, le PS se décompose et que les socialistes sont des nécrophiles.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 05H28 dans Actualité, DSK, France , Politique, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0)
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Serge Halimi résume le feuilleton
politique de l'été ('l'affaire Bettancourt'):
Le brouhaha du dernier mois n’aura en revanche servi à rien si l’espoir de purifier une atmosphère de Bas-Empire conduit à porter à l’Elysée un frère siamois de M. Nicolas Sarkozy. Comme, par exemple, le directeur général du Fonds monétaire international.
Je ne suis pas d’accord
avec Halimi. Cependant que Sarkozy et DSK ont des choses en commun. Cela s'explique par le fait que ce dernier n’a pas d’audace et aime trop le confort
pour prendre de vrais risques politiques alors il imite et suit en se disant qu'il peut faire mieux puisqu'il est plus intelligent et le meilleur. Sarkozy a plus de culot que DSK qui se croit trop bon pour lutter le pouvoir (en prenant le risque de tout perdre) en accomplissant des tâches qu'il juge trop basses pour lui. C'est pour cela qu'il est difficile de demeurer DSKiste si on croit vraiement en la poltique.
Il se peut que je me trompe…
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 14H26 dans Actualité, DSK, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
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Une preuve que DSK est le candidat socialiste parfait et qu'il est l'exemple parfait du courage politique:
Si j'étais membre d'un syndicat grec, je manifesterais probablement de la même façon (que les Grecs) car je les comprends. (...)Mais c'est à eux aussi de comprendre, que (le plan de rigueur) est le seul moyen (pour faire face à la crise); il faut qu'ils fassent maintenant des efforts, s'ils veulent que les problèmes de la Grèce ne se poursuivent pas pour des décennie.
Peut-on devenir monarque républicain
en ne faisant preuve que de compassion sans audace ? J’ose penser que non mais
bon, avec les socialos, le pire est non seulement toujours possible mais
probable. C'est fascinant de réaliser que la France est un pays comme l'Egypte
(Mohamed El Baradei qui fut directeur général de l'Agence internationale de
l'énergie atomique et veut gouverner son pays) et autres pays en voie de développement
dans lesquels on peut devenir l'homme providentiel de l'extérieur. L'argument de DSK est qu'ayant été patron
du FMI, gouverner la France sera facile puisqu'elle n'est ni aussi importante que le FMI ou le monde. La France se banalise et se rétrécit tellement qu’aujourd’hui ses politiques pour la
gouverner choisissent de regarder ailleurs et ne l'idéalisent plus.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H27 dans Actualité, DSK, France , Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
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Le retour
de Tapie en politique en
tant que simple 'militant' est inquiétant parce qu'il montre que la 'gauche'
est toujours orpheline et que bien des choses vont se passer avant 2012 pour qu'il n'y ait pas de vrai renouvellement.
L’hypermédiatisation
de DSK aura l'effet contraire de celui recherché parce qu'elle est basée sur
pas grande chose puisqu'il n'a toujours montré qu'il a envie de la France et de
se battre pour obtenir la confiance de son peuple autant qu'il aimerait que les
socialistes aient envie de lui pour lui offrir la candidature.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H53 dans Actualité, DSK, France , Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
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La citation du matin est de François Bonnet :
Ne lisez pas Alain Duhamel dans Libération de jeudi si vous voulez comprendre l'ampleur et les enjeux de la crise de la zone euro. Notre inoxydable chroniqueur succombe à un exercice de nombrilisme franco-français qui permet de célébrer, au-delà de toute réalité, l'excellence nationale au secours des autres nations égarées.
Se relit-il seulement ? «Nicolas Sarkozy s'est nettement imposé parmi ses pairs européens comme le leader naturel dès que souffle la tempête ; Dominique Strauss-Kahn a démontré une fois de plus qu'il possède toute la compétence, la clairvoyance et l'autorité nécessaire pour faire face au péril extrême. La France possède deux hommes d'Etat, deux hommes de crise». Voilà notre Duhamel transformé dans Libération en journaliste nord-coréen !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 09H06 dans Citations , DSK, Europe, médias, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
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