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jeudi 11 juin 2009

Un long enterrement

Le fait qu'Ivan Rioufol peut se permettre de donner des conseils au PS montre bien que nous assistons à un enterrement. Pour parler de SOS Racisme, l'avocate en moi trouve que cette affaire sent mauvais, elle est trop spectaculaire, trop bling bling. Quand une affaire judiciaire qui est aussi politique est autant médiatisée, on assiste toujours à des dérives, des erreurs et des vies, des carrières sont inutilement, injustement détruites. Rioufol pense que Valls serait un bon premier secretaire, ce n'est pas impossible mais il n'a plus le temps, le parti est dans la terre et avec lui aux moins deux générations de politiques. J'entends déjà les appels à Monsieur FMI pour sauver le PS et la France. Il les entendra s'il pense qu'il peut gagner ou perdre sans tout perdre. Morceaux choisis:

Je sais, je me mêle de ce qui ne me regarde pas. Cependant, je trouve que Martine Aubry devrait démissionner de son poste de premier secrétaire du PS. Avec elle, tous les éléphants devraient céder leur place, après la déroute de leur parti. En effet, comment espérer de ceux-là, incapables de réformer la gauche depuis le premier coup de semonce du 21 avril 2002, qu'ils commencent maintenant? Ce mercredi matin, j'entendais Laurent Fabius, sur Europe 1, donner de vagues conseils pour sauver le PS. "Nos valeurs sont justes", expliquait-il. Mais non, justement: les valeurs de la gauche - sa bonne conscience, ses bons sentiments, son  politiquement correct - ne parlent plus aux gens. L'hypocrisie des donneurs de leçons atteint même des sommets, quand le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, se voit maintenu aujourd'hui en garde à vue, dans le cadre de l'enquête sur les fonds suspects de Julien Dray. C'est tout un système qui est perverti.

samedi 04 avril 2009

L'exil et le désir

C'est une évidence, l'exil rend magnifique, intéressant et surtout désirable mais que se passe-t-il quand on revient ?:

Du travail d'orfèvre. Une communication sur mesure. Tandis que Martine Aubry était chez Michel Drucker afin d'adoucir son image, de faire oublier la « méremptoire », Dominique Strauss-Kahn était, lui, chez Arlette Chabot afin de gommer justement son côté trop « humain », de détacher cette étiquette de personnage bon vivant, de dilettante nonchalant qui lui colle à la peau. Une offensive médiatique, justifiée par le G20, plutôt réussie. Un ton mesuré, docte mais pas trop. Un discours pédagogue mais pas démagogue. L'affirmation d'un ancrage social- démocrate. Une distance calculée avec la politique politicienne. Tant avec le Parti socialiste, où il fait toujours figure de recours, où il campe la figure de l'enfant prodigue, si doué mais si imprévisible, qu'avec Nicolas Sarkozy, qui ménage le patron du FMI. C'est clair : dans la tourmente actuelle, Dominique Strauss-Kahn ne déteste pas ce statut à part. L'exilé magnifique, tout auréolé de sa popularité intacte auprès des Français, est en réserve du Parti socialiste.

mardi 24 mars 2009

La solidarité de mâles

Ah les mâles! Eux au moins savent se serrer les coudes lorsqu'on s'attaque à leurs privilèges dont celui de baiser de se faire toutes les gonzesses femmes qu'ils veulent quand ils veulent comme nous l'indique Schneidermann:

Il ne faut pas être un immense pyschanalyste pour comprendre une chose : quand un embarras se manifeste ainsi chez les décomplexés, un immense et encombrant embarras, un embarras invincible, c'est qu'il y a de l'indicible pas loin. Et souvent du sexe, ou disons du sexuel. Bingo : il se trouve que c'est le cas.
Que reproche Sarkozy à Guillon ? Pas n'importe quelle chronique. La fameuse chronique sur DSK, dans laquelle Guillon chambre lourdement DSK sur son penchant irrépressible pour le harcèlement sexuel. A en croire un hebdo de cette semaine (pardon, j'ai oublié lequel, je les ai tous lus en rafale) il est même revenu sur le sujet au cours d'un récent conseil des ministres. Et dans sa tirade anti-Guillon, on a perçu, racontait un ministre anonyme, "une véritable solidarité de mâles, avec DSK". C'est vrai, quoi : si l'on ne peut plus baiser qui l'on veut tranquillement, à quoi bon se lancer dans le service de son pays ? A noter que le deuxième grief adressé à Cluzel est d'avoir posé torse nu pour le fameux calendrier d'Act Up. Loin de moi l'idée de soupçonner Sarkozy d'homophobie, mais les raisons pour lesquelles Sarkozy a été tellement perturbé par cette photo, restent mystérieuses.

lundi 16 mars 2009

Le retour de la morale

Raphaël Enthoven sur Stéphane Guillon:

Le fait de brandir la "liberté d'expression" pour justifier les sketchs de Guillon n'a aucun sens; autant invoquer la liberté de mouvement pour se donner le droit de taper sur son voisin. On dit, à juste titre, que la liberté d'un individu s'arrête où commence celle de l'autre. Mais ce qui est vrai de la liberté d'entreprendre ne l'est pas moins de la liberté d'expression: de même qu'un libéralisme sans limite ressemble à la liberté du renard dans le poulailler, l'outrance de Guillon ressemble à la liberté du sniper à l'abri derrière sa meurtrière.
(...) Pis, c'est le retour de la morale. Si, pour ne citer que lui, le directeur du FMI avait été mis en cause pour abus de pouvoir ou harcèlement sexuel, l'ironie serait légitime. Mais, en l'absence avérée de toute confusion des genres, de la part de DSK, entre la sphère publique et la sphère privée, la chronique de Guillon relève du jugement de valeur sur un adultère. L'Amérique avait le procureur Kenneth Starr, au temps de l'affaire Clinton-Lewinsky. La France a désormais Stéphane Guillon. Ce sont deux versions de la censure: l'une est officielle et inquisitoriale ; l'autre, plus sournoise, plus drôle, moins identifiable et donc plus dangereuse, porte le masque grimaçant d'un clown.

Je ne suis pas d'accord. Enthoven se trompe de cible. Le fait que tant de monde tire sur Guillon qui est un humoriste dont l'humour, je l'avoue, ne me fait pas rire, montre qu'en France, comme aux Etats-Unis d'ailleurs, l'impertinence n'est permise que lorsque justement elle ne dérange personne et qu'elle est propre. Le pouvoir et les autres n'aiment pas la confrontation, ou pire la contradiction surtout lorsqu'elle met mal à l'aise des personnes qui ont des intérêts communs et tiennent avant tout à leur comfort. Kenneth Star avait le pouvoir de l'état et de l'argent puisqu'il investiguait ce qu'il considérait comme des faits en cherchant "la vérité." Les médias étaient avec lui parce qu'il leur permettait de satisfaire leur curiosité malsaine. Guillon n'est personne et n'a pas le pouvoir. C'est terrifiant de penser que la pensée contrariante et dérangeante est désormais transmise par des gens comme lui. Le hic est que trop de journalistes s'identifient à DSK et aux autres soi-disantes victimes de Guillon qui trouble l'union contre-nature entre les politiques et la presse.

lundi 14 avril 2008

Le ton juste

De Jean-Pierre Raffarin en passant par Mélenchon pour arriver à Cambadélis, il est indéniable que le ton juste n’existe plus en politique puisque pour attirer l’attention des medias et des électeurs il faut sur-réagir avec une mauvaise foi considérable et dénoncer ce quelque chose ou quelqu’un en croyant ou le plus souvent en faisant semblant de croire que c’est le mal absolu.

Raffarin veut la démission de Ségolène Royal de la présidence de la région Poitou-Charentes en dénonçant son hypocrisie et sa condamnation pour n’avoir pas payé deux de ses collaboratrices en 1997. On le veut voir venir mais cela n’empêche pas que comme Jules je pense que cette condamnation est fâcheuse pour Ségo pour la simple raison qu’elle montre justement que Hollande avait raison et que sa principale qualité et son principal défaut est qu’elle ne lâche rien hors il est évident qu’elle aurait dû depuis longtemps accepter et payer ses employées même si elle avait raison en réalisent qu’elle ne pourrait ni gagner cette affaire judiciairement ou politiquement. Certains combats sont inutiles surtout lorsqu'ils ne conduisent pas au but essentiel et qu'ils deviennent des distractions.

Mélenchon, très heureux de lui-même et d'avoir encore une fois su captivé les médias en faisant de son fanatisme une singularité intéréssante,  faisait le show chez Ruquier Samedi et je dois dire que je comprends pourquoi il ne quitte pas le parti socialiste ; il ne le fait parce qu’il sait qu’il attire plus d’attention en restant dans le machin parce qu’alors on ne peut pas lui trouver l’excuse d’être d’extrême gauche et de l’ignorer comme il le mériterait avec ses constantes et arrogantes dénonciations.

J’en viens à Cambadélis pour qui j’ai beaucoup de respect. J’avoue que sa stratégie, qui est aussi celle des Fabuisiens, m’irrite au plus au point car elle est de tout faire pour que le PS soit prenable par DSK ou un autre éléphant en 2012 même si cela veut dire l’empêcher de se reconstruire et surtout d’avoir un véritable chef qui sera le contraire de François Hollande puisqu’il sera non pas à la tête d’un parti qui se décompose mais sera le candidat du PS aux futures présidentielles. DSK en préférant le FMI au PS a montré qu’il aimait trop le confort, qu’il n’avait pas vraiment le goût pour les dures batailles idéologiques et qu’il n’aimait que se battre lorsqu’il est assuré de gagner et de commander. Je pense pour ma part que ceux qui veulent être président en 2012 doivent prouver qu’ils peuvent reconstruire le parti et diriger tous ces éternels adolescents que sont les socialistes durant les prochaines 4 années. Les choses une fois encore sont simples, tous ceux qui ont un ego surdimensionné doivent montrer qu’ils feront un bon candidat pour les présidentiables en reconstruisant la gauche française. Il ne faut pas au PS, juste un petit chef qui va se contenter de garder le parti mais oui quelqu’un qui croit que son destin n’est pas juste de devenir président mais refonder la gauche. Hélas nous savons tous que les socialistes ne savent pas faire les choses simplement.

lundi 01 octobre 2007

FMI, DSK et DC

DSK est donc patron du Fonds Monétaire International et devra donc résider à DC (Washington). Ma première réaction est de me demander si DSK est l’homme qu’il faut au FMI ou plutôt si le FMI est l’organisation qu’il lui faut. Contrairement au Financial Times qui avait questionné trop injustement ses compétences, mes incertitudes reposent plutôt sur le fait que les organisations internationales telles que le FMI ont tendance à ne faire qu’une bouchée de ceux qui viennent de l’extérieur pour les reformer et pour tenter de faire les choses différemment mais est-ce bien l’ambition de DSK ? Il est vrai que DSK n’a pas le bagage d’un Paul Wolfowitz et qu’être Français est dans son cas un avantage, mais je pense que le succès de son mandat de Chef du FMI dépend de ses objectifs et surtout du temps qu’il a envie de prendre pour les réaliser. Donc pour conclure tout c’est plus l’homme qui va être tester Washington et par le FMI, pour cette raison, il est donc possible de dire pour emprunter le refrain inoubliable de New York, New York si DSK peut réussir au FMI et à DC, cela voudra dire qu’il est capable réussir n’importe où.

dimanche 16 septembre 2007

L'égérie de la politique spectacle

Je n’arrive pas à l’oublier et c’est justement ça le problème.

vendredi 14 septembre 2007

Cette gauche qui ne sait que parler

« Le socialisme ce n'est pas, plus, la rupture mais l'émancipation vis-à-vis de toutes les aliénations.

Il s'agit de retrouver de l'efficacité dans la justice sociale et cela dans l'économie de marché et la mondialisation. La fragmentation sociale ne permet plus aux socialistes de se penser comme avant-garde de classe. Ils doivent rompre avec le « classisme » pour être les ingénieurs de la justice.

La démocratie implicative, l'État social décentralisé, la responsabilité partagée, l'égalité réelle, la conjugaison des droits individuels et collectifs. Autant de nouveaux concepts donnant une valeur propulsive au socialisme moderne où l'entreprise, la productivité ne sont pas la racine de la société mais une nécessité pour la société. Bref, un socialisme des libertés.

Pour autant les socialistes ne sauraient se subordonner à une soi disant société adulte prétendument libérée des tensions inutiles, des errances utopiques, des illusions.

Bref, ne nous résignons pas à une impuissance stérile à envisager l'avenir, le fameux minima moralia annoncé par le philosophe Adorno.

Le socialisme nouveau reste un volontarisme de gauche, un réalisme tempéré par la justice. La refondation de la gauche ne passe ni par le girondisme oubliant l'alternative, ni dans la radicalité oublieuse de la réalité, ni dans la surenchère libérale négatrice de l'alternative de gauche. Elle se fonde sur un nouveau modèle de développement qui fasse de l'émancipation son drapeau ». Jean-Christophe Cambadélis, La Gauche et les Ecuries d'Augias.

mercredi 29 août 2007

Ségolène Royal pense…

En lisant le billet de Jules de Diner’s room sur Ségolène Royal et son discours de Samedi dernier, j’ai réalisé (encore une fois) que d’une certaine manière, le problème de Ségo est qu’on a fait d’elle une postiche transparente qui représente soit tous les aspirations ou les peurs de beaucoup trop de gens. Jules se demande si Ségolène Royal peut rénover la gauche mais c’est la mauvaise question, parce qu’il me semble que la gauche n’a pas envie encore décidée de changer mais juste de se remaquiller. C’est cela qui explique en grande partie la défaite de Mai dernier car tous le parti socialiste voulait gagner avec Ségo mais pas changer avec elle. Je me souviens de l’apparition du Dskiste Cambadélis dans l’émission de Ruquier du Samedi soir dans laquelle il faisait de la défaite une qui aurait été évitable avec le bon candidat et donc Hollande était responsable parce que son ancienne compagne avait profité du refus de trancher pour devenir la candidate du Parti Socialiste. Il m’a toujours semblé que les Jospinistes, les Fabusiens et les autres avaient la mémoire courte car ils ont toujours refusé d’accepter qu’ils ne pouvaient avoir le beurre et l’argent du beurre, c'est-à-dire il ne pouvait dire que l’élection était imperdable, que tout était de la faute de Ségo et ensuite faire le triste constat que la gauche avait besoin d’être renouveler. En somme, Ségolène Royal a essayé de gagner en faisant une addition impossible en les Jospinistes, les Fabusiens, les néo-Marxistes et les sociaux-démocrates, et les Ségolistes sans trahir ses propres convictions. C’était un pari très difficile et elle ne l’a pas réussi.

L’avenir aussi est compliqué mais encore une fois, on ne peut lui demander comme on demandait autrefois aux bonnes fées de renouveler la gauche sans trancher et sans d’une certaine façon enterrer des manières archaïques de faire de la politique et de diriger un parti. La gauche a besoin de plus qu’une femme de ménage pour avancer, elle a besoin d’un créateur. Il se peut que ce ne soit pas Ségolène Royal mais de toutes les façons cela devra être quelqu’un que les autres devront suivre et dont ils devront accepter les erreurs et les fausses notes.

vendredi 24 août 2007

Ces donneurs de leçons qui ne savent pas se regarder dans la glace

« Chaque Bonaparte a, au départ, incarné une équation politique. Pour Napoléon, ce fut la bourgeoisie fatiguée par la Révolution, pour Napoléon III, la paysannerie parcellaire, et pour le général de Gaulle, l’alliance détonante entre une bourgeoisie moderniste, entravée par une représentation parlementaire instable, dépendant de l’empire colonial, et les pieds-noirs excédés par les pertes de l’empire. Les conditions de l’accession au pouvoir ne furent, bien sûr, jamais celles de sa pratique. 

Avec Nicolas Sarkozy, nous sommes au cœur de cette continuité. Tout à la fois par inclination personnelle, l’homme a soif de revanche : il fut longtemps ignoré voire méprisé dans l’espace chiraquien alors qu’il pense être le seul à «savoir faire» au milieu d’un monde de nains politiques. Mais aussi pour d’autres raisons : Nicolas Sarkozy domine sans partage son camp entre soumission, affaire Clearstream et inféodation du centre. Et en face, la gauche est dans les cordes, entre recomposition et refondation, cantonnée à commenter le maître des lieux. L’ouverture ne fut pas une politique mais, comme il se doit, en régime monarchique, le fait du prince, jouant sur ce que Pascal appelait l’appétit «des grandeurs d’établissement». Bref, appuyé sur l’alliance improbable du complexe militaro-audiovisuel et des perdants de la mondialisation, Nicolas Sarkozy règne seul, monarque substitutif à l’ensemble de la classe politique, Bonaparte faisant mine de s’installer pour dix ans. Le Président se fixant comme manifestation ultime de son pouvoir personnel la possibilité de s’exprimer devant un parlement réduit au silence. Evidemment, ceci est programmé à la veille des municipales, dans un congrès offrant au «pouvoir» une victoire assurée et menaçant, dans le cas contraire, la classe politique d’un référendum ». Jean-Christophe Cambadélis, Evitements et Faux-semblants.”

jeudi 09 août 2007

L'exil du politique

« Sarkozy le champion de la droite qui pousse l'éléphant rose Strauss-Kahn vers la présidence du Fonds monétaire international. Des socialistes suisses qui, comme Blocher, veulent envoyer en prison les délinquants de moins de quinze ans. On aura tout vu.
D'un côté, on est tenté d'applaudir. Voir les politiciens sortir enfin du prêt-à-penser, dépasser leurs divers catéchsimes, c'est plutôt réjouissant. Mais la perte des repères idéologiques a aussi quelque chose de vertigineux.
Tout se passe comme si la politique avait quitté le terrain des convictions, des grandes causes et des combats. Comme si elle s'était réduite à la seule gestion du quotidien. Avec un petit coup du côté social, un autre du côté libéral, de vagues alternances.
Ce pragmatisme posé en idéal se justifie très bien à l'échelle d'une commune, d'un canton, d'une confédération bienheureuse. Il y a de la dignité à bien tenir son ménage. Mais au regard du monde, franchement, c'est un peu court.
L'écart entre pays pauvres et pays riches se creuse, même si les gagnants du système ne se trouvent plus seulement en Amérique du nord et en Europe, mais aussi en Asie - avec quels succès ! - et en même en Amérique latine. Reste qu'un milliard d'habitants de la planète vivent et crèvent avec moins de deux dollars par jour.
Et au sein des sociétés prospères et de celles qui le deviennent, les largués sont nombreux. Croire qu'il suffit de laisser faire l'économie de marché pour que les fractures se réduisent, c'est naïf ou cynique. L'humanité devra bien, tôt ou tard, inventer "autre chose" pour dépasser le désespoir des uns et l'arrogance des autres. Ce sera le retour du politique ». Jacques Pilet, “Le Trublion du Capitalisme.”

lundi 18 juin 2007

La politique est injuste

« J’ai fait une campagne loyale, je me suis bien battue. Mais mon adversaire a photocopié l’article du «Canard enchaîné» qui me diffame et l’a diffusé à la sortie des mosquées. Mon agression sérieuse vendredi m’a immobilisée pendant deux jours et m’a empêchée de m’expliquer. J’ai des preuves pourtant que les propos que l’on me prête sont faux. […] Le président du jury Monte-Christo a témoigné que je n’avais pas tenu ces propos. Et puis, je suis avocate pénaliste depuis 18 ans. Si j’étais aussi maladroite, les gens l’auraient noté depuis longtemps. Je maintiens ma plainte pour diffamation contre le «Canard enchaîné». Mon objectif maintenant, c’est de faire invalider le vote. Dès demain, je saisis le Conseil constitutionnel car les tracts diffusés incitaient à la haine à mon égard et doivent permettrent d’invalider le scrutin ». Sylvie Noachovitch.

Du rouge à lèvres sur un cochon

J’ai passé une après-midi passionnante hier soir à cause en grande partie de la soirée électorale que j’ai attentivement regardée sur mon ordinateur. Le PS a réussi à gagner des sièges et c’est une bonne chose pour la démocratie Française. Cependant durant toute la soirée, je me remémorais cet adage de l’ouest Américain qui me plait énormément selon lequel on a beau mettre du rouge à lèvres sur un cochon, il reste un cochon. Le PS reste un parti archaïque qui doit absolument choisir non seulement son leader mais aussi sa direction. François Hollande ne peut plus être secrétaire du Parti Socialiste et je crois que le fait d’apprendre sa séparation avec Ségo rend encore plus pressent le besoin de clarifier les choses afin que les lignes soient claires et que tout le monde sache son rôle. Je n’ai pu m’empêcher d’être triste lorsque la séparation de Ségo et Hollande a été annoncée en pleine soirée électorale sur France 2. Cette annonce a eu neanmoins le mérite de clarifier l’attitude de Hollande pendant la campagne présidentielle et surtout l’isolement de Ségolène Royal. Bien sur que cela fait partie de leur vie privée mais il est impossible de nier que Hollande d’une certaine manière ne souhaitait pas que Ségo gagne et que même si il a essayé de jouer son rôle de premier secrétaire, il n’a pu s’empêcher de temps à autre à gêner Ségo qui avait du mal à le mettre à sa place car elle devait se dire que cette séparation était évitable et qu’elle devait le ménager.

Et Bayrou dans tout cela ? Comme je le disais la semaine dernière, il a beau ne pas vouloir l’accepter, Bayrou est le nouveau François de la vie de Ségolène Royal. C’est elle qui peut lui empêcher une nouvelle traversée de désert et de faire exister un centre qui n’est pas dans le ni gauche ni droite mais dans une position de modération constructive. Ce qui est sûr est que Ginisty a raison, il existe de la place à gauche pour autre chose que ce qu’offre pour le moment le Parti Socialiste qui s’il commet l’erreur de ne pas enfin choisir ce qu’il veut être restera une épave.

Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée sympathique pour Alain Juppé qui est un de mes hommes de droite préférés parce qu’il me rappelle le temps où la Chiraquie me faisait rêver et du fait qu’une autre droite que celle de Sarkozy est possible puisqu’elle a existé. Juppé prouve que ce n’est pas le talent, le fait d' être qui compte en politique (je le dis aussi pour les Dskistes). C’est dommage que sa carrière politique s’achève de cette façon car il avait tant de choses à offrir à son pays.

samedi 16 juin 2007

Sylvie Noachovitch et la nouvelle politique

mercredi 30 mai 2007

BHL a parfois absolument raison

« Un parti où vous avez à la fois Strauss-Kahn et Emmanuelli, des sociaux-démocrates et des antilibéraux, des hommes de gauche authentiques et des maurassiens déguisés à la mode Chevènement, est un parti qui n’a pas d’avenir ». Bernard-Henri Lévy.

vendredi 18 mai 2007

Tout deviendra-t-il possible?

C’est vrai qu’ils sont trop durs avec Kouchner. Je choisis plutôt d’attendre de voir avant de juger. Bien évidement que je crois savoir comment le film va se terminer mais je peux me tromper car après tout cette élection a montré que je ne savais pas grand-chose et que je n’ai pas toujours eu le recul qu’il fallait avoir pour voir venir certaines choses. Il se peut que Sarkozy, Fillon et les autres surprennent. Je le souhaite en tout cas parce que je ne veux pas que la France perde 5 années même si je crois que quoi qu’il arrive elle survivra au Sarkozysme.

Et la gauche dans tout ça ? Je ne sais pas. Pour être honnête tout ce qui m’intéresse dans la gauche Française c’est le Ségolisme et ce qu’il peut devenir, Le reste, ce sont des ruines qu’on essaye de camoufler avec des tours de passe-passe et de magie. Bien évidement je souhaite que Ségo continue mais je crois que ce sera elle ou quelqu’un à qui on n’a pas encore pensé qui prendra les rênes du PS. Je voudrais tellement croire en DSK mais je n’y arrive pas. Quelque chose ne passe pas. C’est de loin « le meilleur » dans le sens où il connaît ses dossiers. La politique cependant c’est autre chose, ce n’est pas de la chirurgie, le fait d’être le meilleur est important mais le cœur, la passion, ce je ne sais quoi qui donne envie de croire aux paroles d’un politique et de rêver sont essentiels et ces qualités DSK ne les a pas. S’il les avait il n’aurait pas flingué Ségo, le parti socialiste et François Hollande  aussi ouvertement parce qu’il aurait compris que lorsqu’on sait et lorsqu’on a le sens politique on ne flingue pas devant des témoins parce qu’alors on ne devient rien d’autre qu’un assassin. Chirac était moins brillant que DSK mais il savait cela. Sarkozy aussi l'a appris d'ailleurs.

mardi 15 mai 2007

Laisser les brebis égarés partir

Le spectacle que donne le PS en réagissant de manière caricaturale à l’ouverture de Sarkozy qui comme je l’expliquais hier n’en est pas une. Mais le savoir est une chose et agir bêtement est une autre. Hollande, Fabius, DSK et les autres devraient dire à Kouchner, Védrine, Allègre et tous ceux qui sont tentés, « Allez-y ! Bonne chance ! Vous serez jugé sur la politique que vous allez mener et surtout sur les résultats ! »   Le plus important est de ne pas affaiblir encor plus la gauche en donnant l’impression que c’est elle qui veut rester dans son monde fermé où elle peut critiquer et non agir. Laisser Kouchner réaliser son rêve et tenter comme toujours l’impossible. Ce se fera tout de les façons. Il y aura des socialistes qui franchiront le Rubicon. Ce qu’il faut faire est leur souhaiter bonne chance en établissant dés maintenant les critères seront lesquelles ils seront critiqués parce qu’après s’opposer sera difficile et deviendra une preuve de mauvaise foi. J’adore Kouchner et je ne suis même pas déçue par le fait qu’il veuille tenter de concilier l’impossible mais puisqu’apparemment il le souhaite et qu’il a raison sur le fait que sa famille politique ne l’a jamais suffisamment utilisé, je l’accepte. Kouchner c’est Fredo dans Le Parrain sauf évidemment qu’il est brillant et qu’il a du cran. Lorsqu’on se sait brillant et qu’on n’a pas d’espace pour le prouver on finit toujours par casser les murs même si cela veut dire vendre non pas son âme mais la forme rose de ses rêves. Après tout le plus sidérant dans cette affaire est le fait de réaliser le nombre de socialistes qui sont prêts à embrasser ou du moins à flirter avec le Sarkozysme. Cette réalité en dit long sur l’état de la gauche Française car je pense que tout n’est pas juste une question d’ambition personnelle mais de fragilité idéologique dans le sens où la gauche ne sait plus ce qu’elle est ou ce qu’elle représente.

lundi 07 mai 2007

Une rose est une rose est une fleur morte

La défaite de Ségo, il s’agit bien de la sienne puisque le PS n’existe plus, a été plus facile à accepter que je ne l’aurais pensé. Pourquoi ? Parce que je me suis rendue compte qu’elle avait perdue l’élection non pas au premier tour comme le dit DSK mais en Janvier lorsqu’elle s’est révélée être une cible facile, une gladiateur sans armure puisqu’à aucun moment son parti ne s’est uni pour dire aux Français elle peut gouverner parce que nous sommes avec elle. J’ai tellement de choses à dire sur cette élection mais ce que je constate est que c’est finalement Chirac qui connaît mieux son peuple et qu’il avait raison lorsqu’il disait que les Français étaient conservateurs, cela veut dire qu’il y a des risques qu’ils refuseront toujours de prendre. En somme, l’électoral a décidé que le pari le plus risqué pour la France était Ségolène Royal, une femme sans parti, soit disant sans compétence, et surtout sans cohérence. Il est vrai qu’elle était une femme sans parti, qu’elle était pas au même niveau que Sarko et qu’elle était à mon avis floue non pas parce qu’elle ne savait pas mais au contraire parce qu’elle savait que n’ayant pas d’armures, il y avait des choses qu’elle ne pouvait pas ou plus dire. Le procès sur la compétence était non seulement sexiste mais injuste et je m’explique en donnant deux raisons. La première est qu’on redéfinissait le rôle du candidat à la présidence pour faire en sorte que Ségo ne soit pas à la hauteur. On disait elle n’est pas la meilleure et surtout elle ne sait rien sur l’économie comme si c’était les critères pour devenir président et qu’une fois élue, elle n’allait pas avoir de gouvernement et ministres. La deuxième est que les primaires qui auraient dû la légitimer l’ont fragilisée en montrant aux Sarkozystes ses points faibles et surtout en fracturant, je l’espère de manière définitive le PS. Pour survivre des primaires, un parti a besoin d’être discipliné et surtout uni, ce n’était pas le cas du PS et les primaires ont accentué des divisions que  François Hollande avec le talent qui est le sien avait plutôt réussi à camoufler puisqu’il savait qu’elles détruiraient le parti. Ségo a cru naïvement qu’ayant été élue pour être candidate, on ne lui ferait pas ce procès en sorcellerie qu’on lui a fait puisque les militants avaient tranché en criant « pour nous, c’est elle ! »

Finalement, je le dis et je le répète le PS est mort car je ne pense qu’on peut réconcilier ceux qui ont trahi en flirtant avec l’adversaire (Charasse, Allègre) ou en aboyant ou montrant leur dédain (Mélenchon et ses complices) lorsque la caravane essayait de gagner la course pour l’Élysée, ceux qui croient que la gauche doit être décomplexée et non pas modernisées, les DSKistes et les Ségolistes. Entre parenthèses, je crois que les DSKistes et les Ségolistes ont plus de choses en commun que les autres mais qu’ils ne s’allieront pas parce que ce qui les sépare est une question de personne (puisque DSK veut être Chef) et Ségo aussi et aussi de manière de voir la société. Pour utiliser des exemples de la politique anglaise, je dirais que Ségo c’est Blair et que DSK c’est Gordon Brown le prochain premier ministre anglais. Je pense que Ségo gagnera son affrontement contre DSK et les autres pour deux raisons. La première est que DSK n’a toujours pas compris que même s’il est le meilleur pour expliquer les choses, ce n’est pas le fait de l’être qui est essentiel en politique. Je pense qu’on assiste là un peu à un nouveau combat entre Rocard et Mitterrand même si contrairement à Mitterrand Ségo assume ses positions de droite et partage je le crois beaucoup de celle de DSK sur l’économie même si elle refuse de croire que l’économie est au centre la politique. La deuxième raison est que DSK malheureusement c’est fait piqué son credo par Bayrou et qu’on ne voit plus la différence qu’il existe entre eux sur des questions essentielles.

Il existe aussi la question de l’avenir de Hollande car je crois que malheureusement si Ségo devient chef de l’opposition, il devra s’éclipser à  moins bien sûr qu’elle n’accepte de le faire pour lui mais nous savons que Ségo n’a jamais été une femme prête à tout sacrifier par amour.

lundi 19 mars 2007

Un cas d'école?

«Battisti a été jugé par contumace, et a droit à un procès équitable : j'invite les Italiens à rendre ce procès possible, même s'il faut faire évoluer la législation. Mais, dans l'intervalle, Cesare Battisti ne doit pas être extradé. (…). Je ne peux m'empêcher de penser que, dans ce contexte particulier de la présidentielle, il y ait dans cette opération quelque arrière-pensée politique ». DSK.

mardi 06 février 2007

La gauche n'a pas le pouvoir mais...

Il semble qu’en ce moment tous les « grands esprits » pour utiliser une expression chère à Doc Gynéco se croient obligés de taper sur la gauche pour expliquer leur ralliement à Nicolas Sarkozy ou leur réfus parfois méprisant de voter pour Ségo comme s’il n’y avait pas d’autres valables raisons de voter pour Sarko ou plutôt de ne pas voter pour Ségo telle que le fait d’être devenu de droite par exemple. Finkielkraut est le dernier intello qui tape sur la gauche, Dieu sait que la gauche française est en piteux était mais le fait que Finkielkraut et les autres pensent qu’il est utile d’en rajouter une couche comme si la gauche avait tous les pouvoirs prouvent que quelque chose de bizarre est en train se passer. J’ai lu un billet d’un DSKiste qui arguait sérieusement que la presse Sarkozyste avait soutenu Ségo pour torpiller le parti socialiste. Est que ce monde est sérieux ? Ce que je retiens de tout cela est qu’à cause du fait que tous les gens in se rallient à Sarkozy en faisant de lui le seul qui peut leur redonner de l’espoir et reconstruire leur paradis perdu que la Gauche a perdu va faire de Ségo, l’egerie du vote protestataire si elle arrive à utiliser tout cela à son avantage. Après tout, comment n’aurait-on pas envie de voter pour Ségo lorsque l’on sait que tout le monde attend Sarko et que voter pour elle forcerait certaines élites our personnes elitistes et sectaires à accepter que dans une démocratie, les gens ont encore le droit de choisir leur président de la république même si leur choix ne convainc pas. On semble avoir oublié que Ségo n’a pas gagné un coucours de beauté dans lequel elle a défilé en maillot de bain pour plaire à quelques juges mais que ce sont bien les socialistes qui ont voté pour elle. Pour revenir à Finkielkraut qui je pene devrait arriter de parler politique et de problème de société car il semble penser que dans ces domaines là le plus important c’est la rhétorique et que ce qu’il croit être la fibre morale d’une société ou d’un individu. Pour Finkielkraut, le plus important sont les definitions et les classes morales et inmélangeables du bien et du mal. Lorsque Sarkozy disait hier qu’il était contre le mariage gays parce que le mariage c’est la famille et la famille c’est la procreation, il faisait du Finkielkraut parce qu’il ne se rendait pas compte de la contradiction qu’il y avait entre créer une sorte de mariage sans alcool pour les Gays parce que le vrai mariage leur est interdit et ensuite dire qu’il croit en l’égalité. C’est une position qu’on les Démocrates Américains mais la différence est que cette contradiction est moins disciminatoire puisqu’ils admettent au moins que les gays ont le droit d’être parent et qu’une famille est une famille qu’elle soit faite de deux papas ou de deux mamans mais que la religion peut discriminer sans l’état n’ait à suivre. Pour finir, voici une citation de Finkielkraut :

Je pense que l'école est dans un état désastreux, je pense que la morale civique est dans un état désastreux, je pense que la montée des incivilités a pris des proportions absolument épouvantables.

La gauche immorale ou plutôt amorale et Ségo a beau le dire mais elle ne pourra rien faire parce que le fait d’être de gauche la rend incapable d’avoir une position morale ou plutôt une autorité morale.

dimanche 28 janvier 2007

Le culot de BHL

Bernard-Henri Lévy a du culot lorsqu’il pleurniche dans son édito hebdomadaire dans Le Point sur la campagne présidentielle qu’il trouve lamentable. Morceaux Choisis :

Il y a eu le démarrage en fanfare de Ségolène Royal salué, comme il se devait, par la plupart de ceux qui, comme moi, auraient préféré un Strauss-Kahn.

Il y a eu l'entrée en lice de Nicolas Sarkozy avec son désormais fameux discours d'investiture dont chacun a reconnu, à gauche autant qu'à droite, le souffle, l'ambition.

Mais après ?

Contre l'une, les procès d'intention aussi bêtes que méchants : tant d'énergie consacrée à commenter l'affaire de la « bravitude » - quelle misère !

Contre l'autre, des attaques ad hominem d'une violence inouïe : cet incroyable « rapport Besson », par exemple ! ce fait sans précédent qu'est la confection d'un rapport tout entier destiné à démolir, non le programme, mais la personne de l'adversaire !

BHL a lui même contribué à cette campagne lamentable en se permettant de critiquer la personne de Ségolène Royal comme jamais il n’aurait critiqué aucun candidat :

Je passe sur le personnage de Ségolène Royal elle-même, ce mixte instable de démagogie et de caractère, de narcissisme extrême et de vraie audace politique - je passe sur ce côté Blanche-Neige et Dame Blanche, Jeanne d'Arc pour âge cathodique et Immaculée Conception néosocialiste, je passe sur ce « ralliez-vous à mon tailleur crème ! inscrivez-y vos rêves, doléances et désirs d'avenir ! » que décrit Marc Lambron dans un portrait qui paraît ces jours-ci (« Mignonne, allons voir... », Grasset) et dont je recommande vivement la lecture.

Il a évoqué ses tailleurs et le fait que le Ségolisme pouvait ramener la France vers le Pétainiste. Il me semble que BHL a montré qu’il était possible et même accepte de critiquer Ségo de cette manière malpropre en l’accusant de crachant sur sa personne, à ses vêtements et même à sa biographie car il donnait l’impression de ne pas aimer le fait que l’armée chez les Royal avait joué un rôle important. BHL devrait donc se regarder dans la glace et s’interrogeait sur cette karcherisation de la campagne qu’il n’a pas commencé mais encourageant en faisant semblant de croire que DSK lui aussi ne pouvait pas être caricaturé et n’avait jamais mis en avant sa vie privée. BHL parle de « Star Ac » pour décrire ses campagnes mais il a tort car la « Star Ac » peut produire de vraies artistes comme Nolwenn et quelques autres. Le problème est plutôt le fait que les médias Français comme les médias Américains ont renoncé à élever le débat en refusant de diffuser les boules puantes. Dahan savait que son canular tuait l’affaire des RG et les Umpistes savait que le mot « Bravitude » permettrait aux médias d’affirmer que Ségo est nulle et qu’elle ne mérite pas leur considération. La vérité est que Sarko fait peur parce que non seulement il essaye de conquérir le pouvoir mais il l’a déjà alors que Ségo irrite parce qu’elle n’a jamais compris que les journalistes avaient un complexe de supériorité envers les politiques qu’elle devait flatter en établissant des liens avec eux et en ne s’offusquant pas de certaines de leurs méthodes. Sarkozy est donc rassurant parce qu’avec son élection rien ne change plus que ceux qui sont in restent in et que ceux qui ne le sont pas sauront quoi faire pour lui plaire. L’élection de Ségo fait peur parce qu’on sent bien que les choses changeront profondément et comme tout le monde le sait le changement fait peur.

vendredi 17 novembre 2006

La rose épineuse des Deux-Sèvres

Roses

Que dire maintenant que Ségo a gagné ? Rien sauf que je suis surprise du fait qu’elle l’ait apporté aussi facilement et que j’attends impatiemment qu’elle fasse le ménage afin nous de chasser des personnes qui polluent la politique comme George Frêche et Mélenchon (je ne dis évidement pas que Mélenchon est aussi détestable que George Frêche, juste qu’il est nuisible). Le combat continue et qu’il sera longtemps douloureux et sanglant contre Sarkozy, Le Pen, et les autres. L’avantage de Ségo est qu’elle sait qu’elle n’aurait pas droit à l’erreur et que toutes ses fautes aussi bénignes qu’elles soient ne lui seront pas pardonnées. Elle sait aussi qu’elle a des choses à apprendre et qu’elle n’a pas toutes les réponses ce qui l’empêchera de se voiler la figure et de terminer sa course à l’Elysée dans un mur de manière Jospinienne. Il fallait une rose épineuse pour lutter contre Sarkozy et ses idées sauvages, pour donner des coups poings sans avoir honte de vouloir changer le socialisme et surtout savoir recevoir des coups élégamment sans pleurer. Je pense que les socialistes l’ont trouvée et qu’elle réussira à refleurir la France et le monde. Quant à savoir si elle pourra réunir la gauche, je pense la question est plutôt si la gauche française peut se permettre de ne pas se réunir autour de Ségo et de laisser ainsi le champ libre au Sarkozysme.

jeudi 16 novembre 2006

Si je devais ne jamais voir Ségo arriver...

C’est surtout pour la chanson que j’ai choisi cette vidéo parce qu'elle ressemble à Ségo. Les mots sonnent creux et faux sans la musique et surtout la voix qui les chantent et les images et l'émotion que celles-ci réussissent à créer. La chanson est une reprise de Kate Bush’s This Woman’s work (Le travail de cette femme) par Maxwell. Les images sont celles de la série Prison Break. Quel rapport avec Ségo me demanderiez vous ? Eh bien Ségo est qui une femme qui a osé et qui, sans être parfaite, essaye de s’échapper de cette prison sans fenêtres et bien sûr sans avenir qu’est le socialisme version Française c'est-à-dire vieux, acide, et immobile. Dans la série Prison Break, le héros fait le choix d’entrer en prison pour sauver son frère, je pense que Ségo a fait des choix qu’elle pense nécessaires pour faire sauter la prison misérabiliste du socialisme. Elle aurait pu la jouer soit belle et toi, se tenir à l’écart et soutenir un homme parce qu’il était plus compétent et plus expérimenté qu’elle . Elle aurait pu tout simplement répéter les vieilles sourates socialistes et répéter les idées vides du programme du PS. Elle aurait pu faire ci, elle aurait pu faire ça mais elle a choisi d’être elle-même. Il se peut qu’elle perde. Comme je suis quelqu’un de pessimiste et de réaliste parce que je sais que les socialistes détestent l’excentricité surtout lorsqu’elle est rebelle et créative, je crois que les socialistes rateront le train qui les aurait amener vers le futur pour prendre la barque qui les ramènera vers le passé si c’est ce socialiste attardé qu’est Fabius qui est choisi ou qui coulera en pleine traversée de la Seine polluée si c’est ce suffisant de DSK qui l’est au premier ou au deuxième tour.

Le vide, le machisme, le féminisme, les baffes, les gaffes, les vidéos sur Internet, l’Iran, les militaires, les fiches de cuisine, le blairisme, les jurys populaires, les cantines scolaires, la Turquie, l’Europe par la preuve, le harcèlement moral, ses "c'est-à-dire",François Hollande, son conservatisme caché dans un placard, sa vie de Femme. En dépit de tout cela ou sûrement à cause de tout cela, Ségo avance, obstinée comme si elle savait que le plus beau, elle 'a déjà fait accompli puisque durant quelque mois, elle aura fait rêvé des gens comme moi malgré le fait que les politiques les ont toujours déçus en refusant d’oser et de foncer. Le vrai problème des politiques d’aujourd’hui n’est pas un problème de compétence ou d’intelligence mais poltronnerie et d’égoïsme. Une seule fois, j'aimerais qu'ils fassent le choix de mettre les besoins des gens au dessus de leur grand égo et leur petite personne pour écouter, proposer, convaincre, trancher et assumer. Voici les paroles de cette très belle chanson Ségoliste:

Pray God you can cope.
I stand outside this woman's work,
This woman's world.
Ooh, it's hard on the man,
Now his part is over.
Now starts the craft of the father.

I know you have a little life in you yet.
I know you have a lot of strength left.
I know you have a little life in you yet.
I know you have a lot of strength left.

I should be crying, but I just can't let it show.
I should be hoping, but I can't stop thinking

Of all the things I should've said,
That I never said.
All the things we should've done,
That we never did.
All the things I should've given,
But I didn't.

Oh, darling, make it go,
Make it go away.

Give me these moments back.
Give them back to me.
Give me that little kiss.
Give me your hand.

(I know you have a little life in you yet.
I know you have a lot of strength left.
I know you have a little life in you yet.
I know you have a lot of strength left.)

I should be crying, but I just can't let it show.
I should be hoping, but I can't stop thinking

Of all the things we should've said,
That were never said.
All the things we should've done,
That we never did.
All the things that you needed from me.
All the things that you wanted for me.
All the things that I should've given,
But I didn't.

Oh, darling, make it go away.
Just make it go away now.

mercredi 15 novembre 2006

Avant la fin...

Ouf, la campagne interne au PS s’achève. J’ai l’impression d’avoir assisté à un film qui a duré beaucoup trop longtemps et qui m’a longtemps donné l’envie de temps à autre de sortir de la salle mais même si par curiosité et surtout parce que les prédictions sont que la fin sera spectaculaire, je suis restée jusqu’au bout de la projection. Je ne vais pas refaire mon plaidoyer de Ségoliste exaltée parce ce que je crois que le moment de passion doit céder la place à celui de la réflection. Je ne vais dire aux socialistes qui choisir mais juste leur demander de choisir et enfin de trancher de manière claire pour créer une cohésion  au sein du PS. Quelqu’un me disait que la bonne question à se poser durant ces moments était celle de savoir avec qui, non pas on aimerait perdre et non pas gagner, qui des trois candidats serait le meilleur perdant, celle/celui qui perdrait en construisant quelque chose et donc la victoire changerait, apporterait par conséquent le plus. Chirac a prouvé qu'une victoire electorale ne sert à rien sans volonté de changement et sans fringale non pas de pouvoir mais d'actions. Il faut avoir envie de casser des murs mal construits pour faire des chef-d'oeuvres.

Contrairement aux militants Socialistes, je n’aurai pas la chance inouïe de voter et de choisir quelqu'un qui pourra changer la France et le monde. Mais je me pose des questions. Je me demande surtout si c’était à refaire, est que je le referais, est que je changerais de cheval en pleine course pour passer de Strauss-Kahn à Ségo? Est ce que ? Est-ce que ? Ma réponse est la même que celle d’Eluard lorsqu’il écrit à sa muse quand le plaisir ou la douleur est presqu’insurportable et qu'il sent quelque chose va changer, «Si c'était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher». J’aurais aimé ne pas avoir eu besoin de passer par Mitterrand, par Chirac, par Jospin et puis par Strauss-Kahn pour arriver à Ségolène Royal mais puisque je suis arrivée à elle je ne peux avoir aucun regret. Soyez nombreux à voter demain.

vendredi 10 novembre 2006

Chronique d’une mort annoncée et presque désirée

Je viens de revoir la vidéo dans laquelle Ségo parle des 35 heures pour les professeurs. Je dis revoir parce que je l’avais visionné il y a deux jours et que naïvement je m’étais dis que l’intention de nuire était tellement claire que ce ne serait qu’un pétard mouillé mais apparemment j’ai sous-estimé l’archaïsme défaitiste du Parti Socialisme et la force du front anti-Ségo. Je n’ai pas grand-chose à dire si ce n’est que chaque fois que je pense que les Socialistes vont entendre la voix de la raison, ils me donnent tort en réveillant leur vieille passion destructrice pour les belles révolutions immobiles. Il ne mérite pas Ségo et la chance qu’elle leur offre de tourner la page aux désillusions et aux erreurs du passé en créant quelque chose de nouveau , de plus attractif, de plus durable, et surtout de plus créatif. Quelque chose en moi a envie que Fabius ou DSK passe et se fasse écraser par Sarko pour donner une bonne leçon aux Socialistes même si je suis sûre que même celle-là ils ne l’apprendront pas. Le 16 Novembre est la journée la plus importante de l’histoire du Socialisme Français car il est le jour où les militants devront choisir entre la lumière et la beauté trompeuse des flammes, entre le renouveau et la continuité, entre la modernisation et la Besancenotisation , entre la nouveauté inspiratrice et la tradition malsaine et paralysante . Fabius et DSK sont ce qu’on appelle en anglais dead men walking, des hommes morts qui continuent de marcher mais dont la chute est inéluctable car ce ne sont pas des hommes d’avenir car des zombies enchaînés par le passé. Je vais arrêter ici mon plaidoyer car parler du Socialisme m’épuise et me déprime bien plus que lire les Bienveillantes à la différence que Littell sait créer et que les Socialistes ne savent que détruire, cracher, pleurer, et regretter.

jeudi 09 novembre 2006

Le Zouk et le Parti Socialiste

Ah si seulement on pouvait les inviter à toutes les réunions ces déconneurs (La bande de Sébastien Thoen) pour donner du rythme au parti socialiste !  L'arrogance, la suffisance et le socialisme est un des mélanges les plus dangereux qui existe en politique. Je pense à quelqu'un en particulier en écrivant cette phrase.

mardi 07 novembre 2006

Le dernier débat socialiste était ennuyeux

La seule chose que je peux dire du dernier débat socialiste est qu’il était ennuyeux et inintéressant. Ce que je regrette est que tous les sujets n’aient pas été abordés durant ses débats. Car je pense que les sujets de société, d’économie et de politique internationale se rejoignent et que les séparer tue le débat en le rendant plus abstrait. Je considère avoir perdu mon temps. Je reste Ségoliste mais je suis prudente car je sais que les coups bas vont continuer comme cette plainte subitement déposée ce matin contre elle pour harcèlement moral. Je me demande si la prochaine chose qu’ils vont inventer pour essayer de faire tomber Ségo est de lui faire un coup à la Sheila en disant qu’elle n’est pas une femme.

jeudi 02 novembre 2006

DSK, la social-démocratie et le libéralisme

Depuis quelques temps, en écoutant parler DSK, je me pose une question sur sa reconversion à la social-démocratie : peut-elle se faire sans une admission que le libéralisme n’est pas le mal absolu. DSK parle de créer de la richesse mais lorsqu’il s’agit d’expliquer comment il va la créer il reste timide car on sent bien qu’il sent que les socialistes ne sont pas prêts à entendre certaines vérités et qu’il sait qu’il ne pourra jamais unir la gauche en disant que le marché, l’entreprise, et oui le libéralisme ne doivent plus être un tabou. La raison pour laquelle je crois pas la social-démocratie de DSK est que je pense que c’était la seule voie qui lui restait pour se différencier de Ségo et Fabius et qu’il a choisi en sachant fort bien que le plus important était d’essayer de convaincre les socialistes que les questions les plus importantes sont les questions économiques parce que c’est en les résolvant qu’ils résoudront les problèmes sociaux. C’est un raisonnement qui n’est pas faux mais qui l’a volontairement choisi de ne achever car il savait que le constat qui s’imposait alors était de dire le marché, le libéralisme peuvent nous aider à faire du social. C’est dommage qu’il n’ai pas osé aller jusqu’au bout de sa pensée mais en même temps il sait bien qu’il doit rassembler s’il gagne et qu’il ne doit pas fâcher les communistes et compagnie. La social-démocratie modèle DSK, je n’y crois pas pour être un bon social-démocrate il faut aussi être un libéral et ne pas avoir honte de le dire. Lorsque DSK promet le plein emploi dans dix ans, qu’il promet une gauche qui dit la vérité et qu’il n’ose même pas dire que les 35 heures étaient une connerie et que dans notre monde il faut non seulement travailler plus mais être plus flexible, je comprends pourquoi je ne suis plus Strauss-Kahnienne. J’admire DSK mais le problème est que cela fait longtemps qu’il est sur la scène politique et qu’il dit beaucoup de choses que j’ai envie d’attendre pour ensuite en dire d’autres qui les contredisent complètement. J’ai besoin d’être convaincu et ce genre d’arguments sonne faux parce que les demi vérités en politique sont plus dangereuses que les mensonges.

lundi 30 octobre 2006

Vous avez dit authenticité ?

Ce clip est vieux, un peu vache de ressortir ce clip qui ne veut rien dire mais je n’ai pas pu m’en empêcher parce que DSK (que je pourrais jamais detester car j’ai été trop longtemps une de ses partisannes) et l’autre commencent à m’irriter par ler mauvaise foi flagrante et désopilante lorsqu’il parle de Ségo.

samedi 28 octobre 2006

Retour vers le passé

Je viens juste de lire l’interview de DSK dans Libé, je ne vais pas le commenter parce que je ne suis en mesure d’être objective, mais cependant mon sentiment est qu’il y a comme un retour vers le passé, ce ne serait pas une mauvaise chose en soi si je n’étais pas d’accord avec les déclinologues et surtout si je ne pensais pas que la politique doit seulement être chirurgicale. En général, en politique, il y a deux manières de rejeter le changement, la première est de dire que le changement proposé est dangereux et mènera comme le dit DSK lui-même en parlant de Ségo dans une société où la suspicion est reine. La deuxième manière est de d’être plus innovateur, de prendre des risques en prenant l’idée de changement à son compte. Le passé récent du PS se résume à Jospin, à la compétence sans passion, à l’arrogance sans compassion et surtout à un mépris total pour l’opinion. DSK me rappelle Jospin parce qu’il sait faire la leçon et qu’il ne sait pas écouter. Pour DSK, la compétence est la chose la plus importante en politique mais cela est faux sinon Balladur aurait été Président après tout n’était-il pas plus compétent que Chirac ? Je n’ai aucun doute que DSK fera un candidat convenable pour le PS mais pourra-t-il battre Sarkozy ? Je ne le crois pas parce que Sarkozy fait du DSK mieux que DSK en y ajoutant cette touche de fraîcheur et de lyrisme qui désamorce le côté explosif de ses propositions. En plus de cela, Sarkozy aura l’image de son côté car devant DSK, son image devant celle de DSK est celle d’une jeunesse audacieuse. Beaucoup me diront que Ségo ne tiendra pas contre Sarkozy non plus, je leur réponds qu’ils ont tort car un débat en politique télévisé ne se résume pas à la force des arguments mais à la manière dont les candidats réagissent l’un face à l’autre et surtout passent à l’écran. Le meilleur exemple est celui de George Bush. Comment expliquer qu’il ait pu résister aux débats avec des politiques plus compétents et plus intellos comme Al Gore et John Kerry ? Parce que ces deux là voyaient le débat comme un concours noté par des professeurs et qu’ils étaient trop sûrs de pouvoir cogner sur celui qu’ils prenaient pour un idiot. Les Américains s’attendaient tellement à les voir casser Bush que lorsqu’ils l’ont seulement fait trébucher, ils se sont dits, que Bush pouvait les gouverner. Bush aussi savait que parce que la vie devient de plus en plus compliquée les gens n’ont pas envie de perdre de temps avec la politique et d’entendre les hommes et les femmes politiques mal leur expliquer des choses que même les technocrates ne maîtrisent pas. C’est pour cette raison qu’il leur parlait de valeurs en leur disant je suis comme vous, c’est pourquoi vous pouvez compter sur moi pour prendre de bonnes décisions. La vulnérabilité de Ségo la met au niveau des Français et pourra l’aider à répondre à Sarko en jouant sur cette donnée qui leur fera comprendre que Sarko ne les comprend pas et que surtout il ne vit pas dans le même monde qu’eux. DSK ne le pourra pas car ce qui fait sa force constitue aussi un obstacle qui est, à mes yeux, insurmontable, il ne peut pas s’empêcher de jouer le rôle de professeur hors je pense que l’électorat en a marre des politiques qui leur font la leçon et qui leur font sentir à travers qu’ils sont supérieurs à eux parce qu’ils sont plus intelligents.

vendredi 27 octobre 2006

Mordre en politique

Je suis avec beaucoup de passion les primaires socialistes. J’aurai aimé être au Zénith hier soir pour voir DSK jubilant d’avoir pu créer l’événement en remplissant la salle de ses partisans qui ont réussi à désemparer Ségo. Je parle pas de Fabius car il n’a aucune chance même s’il semble avoir décidé qu’il était mieux pour lui de voir Ségo perdre car après tout il sait qu’il aurait plus de poids avec DSK puisque celui-ci ne peut gagner que si il l’aide en réservant ses flèches uniquement à Ségo. Je pense que la plus grande erreur que fait Ségo est de ne pas rendre coup pour coup en pensant qu’elle doit éviter de diviser pour pouvoir rassembler. C’est une erreur car les autres eux ne vont pas la ménager. En politique, les attaques, les coups marchent surtout lorsque l’adversaire les subit en criant que ce n’est pas juste alors que la vie politique n’est pas juste et est marquée par des coups bats. J’ai envie entendre Ségo et ses partisans attaqués DSK et Fabius et enfin dire aux militants pourquoi ils ne peuvent pas gagner et pour ils ne peuvent pas battre Sarkozy. J’ai toujours apprécié DSK et je l’apprécierai toujours mais je ne le suivrai pas s’il bat Ségo à cause des procédés qu’il aura employés mais ce ne sera pas un désaveu de sa personne mais plutôt une définitive rupture avec la gauche pour revenir vers le centre que j’avais déserté à cause de Ségo. Je suis injuste mais encore une fois, c’est comme ça, parfois la politique ne se résume qu’au feeling. La situation au PS est palpitante car on sent bien que les autres ont réussi (et aussi Ségo elle-même ) à faire douter les socialistes en leur répétant que le Ségolisme ne valait rien et s’éclaterait devant les assauts du Sarkozysme. D’une certaine manière aussi le choix que les partisans de Ségo doivent faire est le suivant mordre et rendre coup sur coup ou rester au dessus de la masse. Je pense qu’ils doivent mordre, lutter, être plus agressifs, faire des victimes et oublier cette notion de rassemblement qui se fera de toutes les façons après la nomination du candidat. Ah les socialistes, il faut toujours qu'ils créent le désordre même lorsque le vent est de leur côté.

jeudi 26 octobre 2006

Le débat socialiste vu par les guignols


mercredi 25 octobre 2006

Ségolène Royal m’empêche de dormir

J’ai voulu donner à ce billet un titre dérangeant car tout le monde qui me lit sait que je suis une Ségoliste enflammée. Hier soir, je me suis demandée pourquoi j’aime Ségo et la vérité est qu’elle me rappelle ma mère par sa détermination et par son habileté à glisser sans tomber sur les peaux de bananes qu’on pose sur son chemin. Tout de suite, j’entends les critiques qui me diront que la politique doit être plus que cela. Je suis d’accord avec eux mais je pense que la politique c’est d’abord cela car dans notre monde, ce qui tue la politique, c’est le politique et cet acharnement que les hommes et les femmes politiques mettent tous à dénaturer la politique en la camouflant par la technique et par l’intelligence. Je crois que quelqu’un a dû le dire avant moi mieux que moi mais la politique n’est pas une science qui requiert que tous les politiques aient les mêmes connaissances et en somme le même bagage intellectuel. Un politique n’est pas un médecin mais il n’est pas non plus un poète dont le but est de créer de l’art en disant de belles phrases. Un politique est quelqu’un qui se rend compte qu’avant tout chose la dimension humaine est sacrée et que l’action se négocie chaque jour en fonction des besoins de ses concitoyens. Mon impression de Ségo a longtemps été celle d’une femme distante un peu à la Arielle Dombasle qui n’arrivait pas et qui ne pouvait pas par manque de savoir faire ou par mépris à mettre au même niveau que les autres, que ceux que beaucoup appellent avec dédain la populace. Mais petit à petit mon regard a évolué lorsque je me suis rendue compte qu’elle osait et que ce qui apparaissait pour de la froideur était surtout de la réserve et de la timidité certainement produit par son obsession d’être appliquée dans son travail et surtout d’avoir des résultats. Dans le film le Diable s’habille en Prada, Meryl Streep joue une femme ignoble qui est cependant très compétente. Les détracteurs de Ségo veulent nous faire croire que malgré le fait qu’elle a fait l’ENA et qu’elle a réussi (tâche très difficile) à élever ses enfants dans une société instable, qu’elle est une femme ignoble sans compétences. C’est justement cela qui me révolte en tant que jeune femme, le fait qu’on puisse dire d’une femme qui a atteint des montagnes assez élevées et en plus fondée une famille qu’elle ne vaut rien, qu’elle n’est pas prête, qu’elle ne sait pas et surtout qu’elle n’est pas équiper pour réussir. Ce que j’aime en Ségo, ce sont ces fêlures que je devine et qu’elle n’arrive pas à dissimuler avec son visage impassible et surtout le fait que cette femme, cette belle femme, ne tombe pas. Je sais que les Jospinistes et les deux autres qui hier prenaient un vicieux plaisir à la flinguer ont dû lui dire avant qu’elle prenne la décision de grimper qu’elle n’avait pas sa place et qu’elle devait accepter de suivre en fermant sa belle gueule. Ce que j’aime c’est le fait qu’en dépit de la qualité et du nombre de ses ennemis, elle n’a pas renoncé et elle a osé prendre le risque de les défier. Je me souviens de Martine Aubry, cette prétendue féministe convaincue, qui à Lens a accepté de jouer temporairement le rôle de présidentiables juste pour servir de rideau féminin pour que ses camarades socialistes ne voient pas les autres gangbanger sauvagement et impitoyablement une des leurs. Ce jour-là j’ai compris que je serais Ségoliste pour toujours parce je n’accepte pas qu’une femme se fasse gangbanger sous prétexte qu’elle l’a cherché et que c’est une salope. Je ne demande pas à ceux qui sont contre elle de lui baiser les pieds mais d’avoir le courage d’être pour quelque chose et de définir leur combat autrement que le tout sauf Ségolène. Baudelaire disait que la femme est nature c'est-à-dire abominable. Ce qui rend pour beaucoup de gens rend Ségolène anormale et abominable est le fait que son physique ne masque pas sa virilité et qu’ils savent tous qu’elle est une Corléone, une Soprano plutôt pour être actuelle. Qu’elle est non seulement une dame de fer comme Lady Thatcher mais que sa main qui sait cogner est protégée par un gant de velours. C’est pour ces raisons qu’en ce moment je suis plus obsédée par les primaires socialistes que par les élections américaines. J’ai envie de savoir la voie que vont choisir les socialistes Français. Je connais leur instinct et le refus de la modernité et donc je me doute qu’ils vont faire le mauvais choix mais je veux être témoin de cette erreur qui conduira à la création d’un vrai centre politique en France aussitôt que Sarkozy sera devenu président et celui qu’il aura choisi les laissera dans des ruines d’un parti qui cette fois-ci ne pourra plus être sauvé.

mardi 24 octobre 2006

Cendrillon et ses sœurs : point de vue partisan sur le second débat socialiste

J’ai regardé le débat et comme tout le monde, mon premier constat est qu’il était plus fascinant que le précédent parce que les autres, Fabius et DSK, se sont rendus compte que pour devancer Ségo il fallait l’attaquer et c’est ce qu’ils ont fait. Je pense que c’est une bonne stratégie sauf que la manière était peu habile et surtout manquait de style. En essayant de fusiller Ségolène, les deux autres ont recentré le débat sur elle en clarifiant le choix que devront faire les militants socialistes dans moins d’un mois Ségo ou pas Ségo. Je crois que la phrase la plus importante a été celle de Ségo au tout début du débat lorsqu’elle a dit si vous pensez que tout va bien et qu’il faut continuer et bien continuons. Contrairement à beaucoup de gens, j’aime voir Ségo combative et j’aime surtout le fait qu’elle sait être agressive et que surtout elle ne confond pas en excuses lorsqu’on lui saute dessus. C’est bien cette combativité, cette conviction d’avoir raison qui fait défaut à la gauche et qu’a Sarkozy. Pour moi, un des épisodes essentiels de l’élection de 2002 fut le moment où Jospin s’excusa après sa boutade contre Chirac qu’il avait décrit (justement) comme vieilli et fatigué. Les excuses de Jospin et ses larmes récentes ont trahi chez lui un frémissement, une certaine hauteur qui fait penser que pour certains politiques se croient tellement au dessus de la France et des Français qu’ils rechignent à se mettrer à leur service et à mettre les mains dans la merde s’il le faut par la faire avancer. Ségo elle, ce soir, n’a rien cédé et elle a raison car elle sait bien que céder c’est se vieillir et renoncer à sa différence. J’ai toujours dit que le parti socialiste n’était non pas une machine à perdre mais plutôt une machine à fabriquer des politiques dont l’obsession d’apparaître bon et d’avoir bonne conscience empêche d’être pragmatiques et d’oser lorsqu’il le faut regarder ailleurs et surtout s’adapter aux changements de la société française. Le débat de ce soir m’a fait penser au bal de cendrillon. Ségo évidement c’est cette Cendrillon qui pour une soirée a la France qui tel un prince charmant la désire et veut la connaître parce qu’elle a des reflets prometteurs. Fabius et Strauss Kahn sont les deux demi-sœurs de Cendrillon celles qui pensent qu’elle ne mérite pas d’épouser un prince et qui cherche coûte que coûte à faire en sorte non seulement qu’elle reprenne sa place de servante obéissante mais surtout à ce que le prince charmant, la France en occurrence, se trompe de personne en cherchant désespérément celle à qui appartient ce soulier qu’elle laissera derrière. On sait comment ce conte de fées se termine mais nous savons aussi que les socialistes ne savent plus rêver et que c’est pour cette raison qu’ils n’arrivent plus à séduire les Français et surtout à durer.

La politique du pire, la menace rouge, et le mépris du peuple

En lisant l’édito d’Alexis Brézet dans le Figaro sur Ségo qu’il accuse pour faire court de vouloir soviétiser la France, je me suis dit comme c’est comme certains monstres réapparaissent lorsqu’un politique ose dépasser certaines lignes et oser dire que pour réconcilier le peuple avec la politique, il faut lui donner la possibilité d’exprimer ses opinions par d’autres moyens qu’une élection à laquelle il ne participe toujours pas car après tous les candidats ne lui plaisent toujours pas ou par des referendums que les politiques oublient lorsque leurs résultats ne sont pas ceux escomptés.  Devant les critiques qui se déchaînent sur cette femme populiste qui est de droite, maoïste, nostalgique de Staline, Blairiste et démagogique, deux constats s’imposent. Le premier est que face à la crise démocratique des pays occidentaux, la  seule réponse des politiques qu’une certaine presse veut entendre est celle selon laquelle le système dans lequel on vit à des défauts mais que cependant il reste le meilleur et que le changer serait trop dangereux parce que le changement forcerait les politiques et les journalistes à changer de comportement pour regarder le peuple droit dans les yeux et non pas se terrer au parlement en faisant de grands  discours en son nom. Le deuxième constat qui s’impose est que les élites ont peur du peuple parce qu’ils pensent qu’il n’a aucune culture et surtout aucun savoir-faire et que lui donner non seulement la parole mais l’espace nécessaire pour se faire entendre c’est revenir à l’ère de Mao, de Staline et de tous ces dictateurs sanguinaires qui ont usurpé son pouvoir à des fins personnels. Pourtant ceux qui décrient les jurys populaires après leur crise aiguë d’antiségolisme devraient se poser une seule question. Les démocraties occidentales ne sont-elles pas en crise justement parce qu’elles n’ont pas réussi à trouver le moyen de faire en sorte que le peuple se sente responsable de son destin et de l’avenir du pays dans lequel il vive ? Une des critiques les plus hypocrites contre l’idée de Ségo est qu’elle est antiparlementariste et ma question est et alors ? Les Français sont-ils tellement satisfaits de leur régime parlementaire qu’ils souffriraient du fait que leurs parlementaires aient moins d’autorité ou plutôt qu’enfin le peuple puisse leur exprimer leur râle bol autrement que par la rue et le vote protestataire. Aux Etats-Unis plus de 85 % des Américains estiment que leur parlement ne résout pas par leurs problèmes et les représentent plus. Je pense qu’autant de Français pensent la même chose. La question est comment combler cet écart grandissant qu’il existe entre les élus et les électeurs. Ségo dit jurys populaires pour dire au peuple que son évaluation a une importance, les autres lui répondent que les sondages et les élections suffisent. En somme, le choix encore une fois est clair et décisif, doit-on enfin avoir le courage d’innover en politique et d’essayer tout ce qu’il faut pour que la démocratie reste le meilleur système politique ou doit-on dire les choses sont intolérables maintenant mais nous n’avons pas d’imagination pour les changer et surtout pas la force pour corriger les erreurs que le changement pour causer. Moderniser c’est prendre des risques et d’oser dire que lorsqu’il y a une crise, il faut tout essayer. C’est pour raison que Strauss-Kahn et les autres ont tort de cracher sur cette idée en pensant que Ségo a fait un dérapage qui la fera tomber mais cependant ils oublient une chose, en fusillant Ségo pour avoir osé dire il faut changer et essayer de faire mieux, ils se rendrent complices du brouhaha merdique actuel qui abîme les ailes de la démocratie française.

mercredi 18 octobre 2006

Le débat socialiste vu de loin

La presse étrangère anglophone parle assez de ce débat entre les prétendants socialistes en parlant surtout de sa forme que thé Independent qualifie d’américaine et en comparant Ségo aux autres. Je remarque que tous les journaux anglais et américains insistent sur la différence de Ségo sur les 35 heures même si le  New York Times regrette qu’elle n’est pas dit plus sur la manière dont cette reforme devait être améliorée. L’Herald Tribune rappelle que le débat est une première dans la vie politique française Dans le Financial Times, l’article sur le débat parle du fait que DSK et Fabius malgré leur expérience se sont fait voler l’affiche par Ségo, que l’auteur de l’article Martin Arnold qualifie de « glamour », qui en critiquant l’implémentation des 35 heures a réussi à se différencier des deux autres. Pour ce journaliste, Fabius était le plus agressif des trois et DSK le plus détaillé. Un article de Reuters conclut que Ségo a montré sa différence mais insiste sur le fait que le parti socialiste reste affaibli par son absence au deuxième tour de la présidentielle de 2002. La description la plus originale de la performance de Ségo est celle de John Lichfield qui dit qu’elle était à la fois une « volontariste Blairiste pragmatique (Blairist can-do pragmatist » et une « populiste dont l’euroscepticisme est modéré (mild Eurosceptic populist. » Comme s’ennuyer avec tout ce genre de description originale?

mardi 17 octobre 2006

Le débat de Ségo


Voici la vidéo de ce qu’a dit Ségo lors du premier débat. Je parie qu’il y en a qui vont trouver le moyen de dire qu’elle n’a rien dit, qu’elle ne sait rien, qu’elle ne vaut rien, qu’elle est une belle coquille vide et bien le problème pour eux est que cette femme là qu’ils ridiculisent ne peut que faire mieux que la caricature qu'ils ont crée. D’une certaine manière tous ceux qui disent que Ségo n’est pas à la hauteur lui rendent service car alors elle n’a qu'à ne pas tomber pour prouver le contraire. Justement, lors de ce débat, elle a fait mieux que ça, elle n’a cherché à casser ses adversaires mais à dialoguer avec les Français. Mon opinion n'est, je dois l’avouer, impartiale mais j’insiste sur le fait que je suis une Ségoliste non pas parce que je me fais des illusions sur ses capacités mais précisément parce que je pense que le Ségolisme est la meilleure réponse non seulement au Sarkozysme mais aussi au Bushisme. Il s’appuie justement sur des valeurs sociales et optimistes pour changer la France et à travers elle changer le monde au lieu de réveiller en nous la peur des autres en pointant du doigt les jeunes, les immigrés, les voyous qu’ils sont en banlieue ou dans une entreprise sans oser dire que l’autre à cause de la globalisation n’est plus un étranger dont le sort n’a aucun effet sur notre vie mais un voisin proche dont les souffrances ne peuvent que polluer notre univers.

Go Ségo !

J’ai vu le débat des socialistes cet après midi (il était 14 heures 35 à Washington lorsqu’il a commencé) j’ai même arrêté de bosser juste pour regarder Ségolène Royal car les autres je dois l’avouer ne m’intéressent pas. Je suis ravie par ce que j’ai vu et entendu. Ségo m’a montré qu’elle était prête (je n’en doutais pas) et qu’elle savait qui elle était. Ce que j’aime chez Ségo c’est que l’image qui est très belle n’est pas en décalage avec sa personnalité et avec son discours politique. Mon désir d’avenir est encore plus intense qu’il ne l’était il y a quelques heures. Je dois repartir au boulot mais je n’ai qu’une chose à dire : Chapeau Madame Royal ! Plus, plus tard.

mercredi 04 octobre 2006

Strauss-Kahn y peut pas gagner!

Parce que Ségolène et Sarkozy ont leur chanson, il en fallait une pour DSK. Mais le problème de DSK est qu’en copiant la chanson de Coup de boule sur l’affaire Zidane-Materazzi, il montre qu’il n’est pas dans le coup. Car si la présidentielle est une coupe du monde, DSK n’est pas Zidane mais Thierry Henry, ce qui veut dire qu’il a besoin de quelqu’un pour marquer ses buts et qu’il ne pas malheureusement pas porter les bleus, les socialistes et la gauche pour Dominique, tout seul. La preuve, lors des débats en 2002 contre Sarko qui n’était pourtant à l’époque que Clark Kent et pas encore Superman, DSK n’a pas pu marquer de points parce qu’il était prisonnier du Jospinisme et qu’après la rupture brutale de Jospin avec les socialistes, c’est Hollande qui s’est chargé de la tâche herculéenne de reconstruire le PS pas DSK. Le problème de DSK est qu’il s’est Besancenotisé.

Vous pouvez telecharger la chanson ici (merci à Versac).

mercredi 20 septembre 2006

Le Prince et le Pauvre

Dsk

DSK était (est ?) à New York comme nous l’apprend Laurent Mauriac. Il est ironique que sa visite intervienne après celle de Nicolas Sarkozy qui a causé tellement de remous. Je pense que le fait que la visite DSK se fait dans l’ombre de Sarko démontre deux vérités que je trouve déplaisantes parce que j’admire DSK et que je pense que si les présidentielles avaient eu lieu l’année dernière, il aurait le meilleur candidat socialiste. La première est que pour survivre médiatiquement surtout aux Etats-Unis, il faut non seulement avoir un message cohérent mais qui reflète les goûts du moment. Quelqu’un me disait que si Ségolène c’est le nouvel ipod nano, DSK c’est l’ancien modèle, un modèle qui sert toujours mais qui plait moins parce que les goûts ont évolués et surtout parce que les images sont têtues. La deuxième vérité est que convaincre sans plaindre n’est pas une idée de notre temps où l’important est le désir et le plaisir qu’il procure aussi éphémère soit-il. Sarkozy a se sentir chez lui à New York parce que les New-yorkais apprécie la fermeté lorsqu’elle est comme on le dit ici flashy à la manière de Giuliani refusant de se protéger dans un bunker durant les attentats du 11 Septembre pour montre aux siens qu’il refusait de se plier face aux terrorismes. DSK lui a plus de choses en commun avec John Kerry, il a du charme et beaucoup de culture mais il ne sait pas vendre, parler cru et donner des coups de poings. Sarkozy s’est tellement plu à New York qu’il a oublié qu’il faisait partie d’un gouvernement et qu’une des règles en politique est de ne pas critiquer à l’étranger les actes de son propre gouvernement. DSK lui a dutrouver New York inconfortable car tout le monde lui a sûrement parlé de Sarko ou de Ségo. Ce que je trouve dommage est DSK n’arrive pas à se défaire de cette image de nouveau Papy qui essaye désespérément comme Steve Martin dans la suite du Père de la Mariée de se prouver qu’il est encore dans le coup en changeant son allure et en étant plus spontané. Mais DSK a tort de vouloir être dans le coup, car si le problème de Fabius, c’est Fabius, le problème de DSK n’est pas sa personne mais le fait qu’il a perdu son excentricité et sa voix unique en se frottant trop à Besancenot et en ayant justement peur de faire ce que Ségo fait en affichant sa différence et en donnant à sa manière des coups de poings.