Via Passou, une phrase pertinente de Carlo Ginzbourg :
Il est urgent de réapprendre à lire lentement, c’est crucial sinon nous serons vaincus par l’ignorance électronique.
Via Passou, une phrase pertinente de Carlo Ginzbourg :
Il est urgent de réapprendre à lire lentement, c’est crucial sinon nous serons vaincus par l’ignorance électronique.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H02 dans culture | Lien permanent
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Ah cette satanée culpabilité judéo-chrétienne !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H39 dans culture, DSK, France , féminisme, genre, Identité, littérature | Lien permanent
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(...) je ne lui ai jamais beaucoup fait confiance en tant que président. J'avais, par contre, confiance en son talent d'écriture. La question qui se pose, c'est de savoir si on peut être un bon président simplement parce que l'on écrit bien. L'ambivalence et le sens du compromis sont-ils des qualités qui peuvent fonctionner dans le monde de la politique? Je dirais que la réponse est mitigée. Je ne doute pas une seule seconde que l'Amérique dans laquelle je vis est bien meilleure que celle dans laquelle John McCain ou Mitt Romney nous auraient précipités. Mais il est également évident que la passion du président pour le compromis et le consensus lui ont rendu la vie très difficile au Congrès.
Aahh !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 13H32 dans culture, littérature , Obama | Lien permanent
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De Passou :
Dès qu’un écrivain porte un nom à consonance étrangère et qu’il est censé être d’origine sinon de formation multiculturelle, il n’y coupe pas : « En quelle langue écrivez-vous ? ». La question est le plus souvent suivie d’autres de la même encre sur le pourquoi et le comment du vécu de son déchirement entre deux langues, deux mondes, deux imaginaires ect Air trop connu. C’est même devenu une scie de toute rencontre intellectuelle francophone ou anglophone. Une tarte à la crème. Un poncif. Bref, basta !
Ah encore cette recherche permanente d'exotisme qui rend imbécile !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H20 dans culture, Identité, littérature | Lien permanent
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Les phrases du Lundi sont de mon citoyen du monde préféré Gérard Depardieu :
La responsabilité des politiques fait que [l'homme] devient de plus en plus con. J'ai besoin d'admirer en politique, j'admire Obama, même si ce n'est pas facile, mais cette Amérique des républicains, ça fout les jetons. Au moins, Obama a du charisme [...], il n'y en a pas beaucoup comme lui, regardez chez nous.
Et oui, il n'y a aucun contradiction entre admirer Sarkozy, Poutine et Obama qui sont à la politique ce que Gérard de Villiers, Dan Brown et E.L. James sont à la littérature.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H44 dans Actualité, culture, France , Obama | Lien permanent
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Marcela Iacub défend l'idée qu'un cochon sublime ça existe, et que ça plaît aux femmes. Dans Une semaine de vacances on voit le contraire. Ça ne plaît pas à la jeune fille.
Par extension on peut douter que ça plaise aux femmes. En tout cas il y en a à qui ça ne plaît pas, ça c'est sûr, il faut vous faire une raison, Messieurs, il y en a qui se forcent, qui s'ennuient, qui attendent patiemment que ça finisse, que vous en finissiez et qu'on en finisse, tant pis pour vos fantasmes. (...) Je prends la peine d'écrire aujourd'hui pour dire : on peut aimer la saleté, bien sûr, ça a pu m'arriver aussi, mais l'aimer ne la rend pas sublime.
Une petite question : les femmes ont certes le droit d'aimer la saleté, ont-elles celui d’être sales, d’être DSK ?
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 14H10 dans culture, France , genre, libertés, littérature | Lien permanent
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Les phrases de l’après-midi sont de Philip Roth :
La lecture sérieuse n'a jamais connu d'âge d'or en Amérique, mais personnellement, je ne me souviens pas d'avoir connu d'époque aussi lamentable pour les livres – avec la focalisation et la concentration ininterrompue que la lecture exige. Et demain, ce sera pire, et encore pire après-demain. Je peux vous prédire que dans trente ans, sinon avant, il y aura en Amérique autant de lecteurs de vraie littérature qu'il y a aujourd'hui de lecteurs de poésie en latin. C'est triste, mais le nombre de personnes qui tirent de la lecture plaisir et stimulation intellectuelle ne cesse de diminuer.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H53 dans culture, littérature , mon Amérique | Lien permanent
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Agnès Giard est, comme d'hab, presque aussi drôle que pertinente quand elle dit ça :
Hans Christian Andersen était laid. Il était d’origine modeste. Il était homosexuel. Il était amoureux du fils de son bienfaiteur. Et le fils de son bienfaiteur, à qui il écrivait des lettres parfois traversées d’aveux, ne s’intéressait pas à lui… Faute de pouvoir vivre librement son homosexualité, Hans Christian Andersen se masturbait et se complaisait dans l’écriture de contes cruels, imprégnés de morale chrétienne. «Il est des existences dont le récit est déjà gros de l’oeuvre à venir, raconte Céline-Albin Faivre. (…) Andersen ne déroge pas à ce principe littéraire, souvent inavoué. Et c’est ainsi qu’il écrivit son autobiographie, imbue d’orgueil et touchante malgré tout, plusieurs fois, sous des formes différentes. Il avait coutume de dire que sa vie était un conte de fées. Tous les enfants tristes trouvent là, dans cette croyance, une consolation».
Pour se consoler d’être si malheureux, donc, Hans Christian Andersen donnait sa vie en exemple comme un modèle à suivre : il refusait les plaisirs de la chair, n’avait aucune vie sentimentale et ne vivait que dans l’amour de cet infini sublime qu’est la foi. «L’histoire de ma vie, écrivait-il, dira au monde ce qu’elle m’a appris : il existe un Dieu aimant qui organise toute chose en vue du meilleur».
La foi cache toujours, mal, le désir parce que le premier des impuissants c'est Dieu dieu!
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 03H04 dans culture, littérature | Lien permanent
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La citation de l’après midi est de David Desjardins :
En quelques cours de français et de philosophie, on tente de donner à des enfants les outils pour réfléchir à leur condition, pour apprendre à douter de tout, et surtout d’eux-mêmes, alors que leurs parents ne cessent de leur répéter qu’ils ont raison. Tout d’un coup, les voilà garochés dans une école du désir, qui sert à donner l’envie d’autres choses que de leurs envies.Si ça rend plus heureux ? Vous êtes drôles. Si c’était le cas, ça se serait su. D’ailleurs, je trouve toujours amusant qu’on reproche à une jeunesse qui conteste l’état des lieux sa méconnaissance du monde et sa naïveté. Parce qu’il me semble que c’est exactement l’inverse. Et cette lucidité, c’est un peu leur malheur. (...) Voilà à quoi sert cette école : à esquisser les contours d’une société qui ne sera peut-être pas plus heureuse, mais sans doute un peu moins conne.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 15H48 dans culture, libertés | Lien permanent
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Franck Tanguy des Grandes Gueules de RMC sur Nafissatou Diallo :
Elle n’a rien pour elle, elle ne sait pas lire pas écrire, elle est moche comme un cul, et elle gagne 1,5 million, c’est quand même extraordinaire cette histoire.
Tout le monde sait depuis Calixte Beyala qu'il n'y a que les belles femmes qui se font violer!
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H27 dans coup de gueule, culture, France , genre, Justice | Lien permanent
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Ah si seulement j'avais encore assez d'innocence et de naïveté en moi pour croire en Alain Badiou quand il dit ça :
La seule critique dangereuse et radicale, c'est la critique politique en acte de la démocratie. Parce que dans nos pays l'emblème du temps présent, son fétiche, c'est la démocratie. Tant que nous ne saurons pas mener à grande échelle une critique créatrice de la démocratie, nous stagnerons dans le bordel financier des images.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 15H46 dans culture, Justice, libertés, mondialisation | Lien permanent
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La citation de Mardi est de Jean-Paul Brighelli :
N’allez pas voir Django unchained. Mais alors, n’y allez pas. Ce serait perdre 2h45 de votre vie. (...)Le film de Tarantino est exactement ce qu’il faut à tous les thuriféraires de la pensée politiquement correcte (et, tant qu’à faire, unique). Il est désolant de conformisme — le bon Noir se venge des méchants Blancs en les atomisant l’un après l’autre à coups de colt, aidé pour un temps par un Prussien en goguette. Il est surtout totalement NAC.(...) 2h45 de complaisance idéologique (les Noirs sont sympas, sauf l’Oncle Tom de service (grand numéro de Samuel Jackson, tout ne peut être absolument nul), les Blancs sont répugnants, à commencer par DiCaprio, qui pour le coup occupe l’espace — et la durée — avec un talent qui méritait mieux que ce véhicule à ramasser l’argent des gogos et des bobos. Dans la série « Je suis nul », Jamie Foxx balade dans le film, pour unique expression, le rictus crispé du rappeur en colère (pléonasme…), et la couleur de sa peau est aussi incongrue que celle qu’une autre illustre crétine, Andrea Arnold, a cru bon de donner à Heatcliffe dans la dernière version (ratée au delà de ce qu’il est possible de faire) des Hauts de Hurlevent (l’année dernière). C’est ça, l’audace ? On met du noir sur du blanc, et le tour est joué ?(...)
Le western est un genre mort, parce que c’était un genre essentiellement moral (et même kantien) — ou immoral, et que notre époque n’est pas plus morale qu’immorale, mais moralisante, ce qui est bien pire. Oui, Tarantino, autrefois plus décapant, a été frappé par l’épidémie de moraline, comme disait Nietzsche, qui frappe l’Occident en crise (parenthèse : les éditeurs de récits pornographiques hésitent désormais à laisser des bites et des culs dans les œuvres qu’ils éditent, parce que les grands diffuseurs qui leur achètent les droits « Poche » de leurs livres ne veulent rien qui ne puisse être vendu dans n Relay Hachette — dans le temps, c’est Maupassant qui y était interdit, on voit que l’on progresse…).
Il faut connaitre et aimer notre époque et les Etats-Unis presque autant que les mépriser pour apprécier Tarantino dont les films sont souvent trop américains et modernes pour être vraiment compréhensibles en français sans devenir juste vulgaires.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 15H16 dans culture, mon Amérique | Lien permanent
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Extrait de la critique de Passou du dernier Patrick Rambaud sur celui avec qui tout aurait dû devenir possible pour les Français (le vrai inventeur de cet abrutissant et inénarrable slogan yes we can était bien lui)
Vous et moi, surtout vous en fait, on disait Nicolas, ou Sarkozy, ou les deux, voire plus familièrement Sarko. L’écrivain a d’autres cordes sensibles à son archet. Jugez-en par ce florilège témoignant de l’étendue de son imagination nord-coréenne et de la profondeur de son irrespect montmartrois : Désopilante Majesté, Notre Démagogique Monarque, Notre Somptueuse Majesté, Notre Insurpassable Prince, Notre Attachant Souverain, Notre Bâtisseuse Majesté, Notre Rusé Leader, Notre Teigneux Monarque, Grandissime Souverain, Sa Sourcilleuse Majesté, Votre Croustillante Sérénité, Infini Potentat, Votre Bravache Majesté, Immense Stratège, Sa Piaffante Majesté, Votre Jubilante Majesté, Notre Vibrante Monarque, Notre Crispante Majesté, Sa Majesté Musculeuse, Notre Radieux Souverain, Notre Abrasif Leader, Notre Compassionnelle Majesté, Monarque Auréolé de Grâces… Et c’est vrai qu’il les fut tous et toutes au cours de son quinquennat. Du moins, un certain temps, car vers la fin, ce serait plutôt Notre Prince Lourdé car, le peuple l’a voulu, la place de Notre Leader Désavoué a été prise François IV et sa marquise de Pompatweet. « Ah ! que c’est dur de n’être plus rien quand on s’est cru presque tout ».
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 09H17 dans culture, littérature , Sarkozy | Lien permanent
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Encore une cetaitmieuxavant de Denis Tillinac:
Les civilisations répertoriées depuis la nuit des temps historiques ont régi diversement les liens noués par la femme et l’homme en vue d’assurer leur postérité ; aucune n’a nié, minoré ou escamoté l’altérité la plus essentielle, celle du genre. Aucune n’a confondu phallus et utérus dans la mise en scène de ses rites de fécondité. Aucune, fût-elle à son agonie, n’a songé à parodier le mariage, hors la nôtre dans le temps limité et codifié des carnavals. Aucun historien n’a repéré parmi la gent homosexuelle ou lesbienne la moindre exigence d’un statut légal de ses préférences affectives ou charnelles. Même en Occident où jusqu’à une époque récente, les homos les plus ostentatoires se targuaient de leur “irrégularité”. Jean Genet n’eût pas toléré qu’on l’enrôlât dans cette “communauté”, dont la fraction ultra, subventionnée par le contribuable, a tétanisé les partis de gauche. Quant aux militantes du MLF de la haute époque, elles en rajoutaient plutôt sur ce qui distingue en profondeur le désir et l’imaginaire des nanas et des mecs, l’animus de l’anima.
Ce qui rend la nostalgie de Tillinac presque attachante en l’empêchant d’être juste minable est le manque d'imagination que lui donne son ethnocentrisme égocentrique. Tillinac ne peut même pas admettre que tout ce qui est acceptable n'a pas déjà été vu, fait ou vécu et que les choses nouvelles qui l'effraient parce qu'elles ne lui semblent pas naturelles, et c'est tant mieux car la nature est abominable, peuvent être juste justes.
Une parenthèse, ce n’était pas l’homosexualité de Genet qui faisait de lui un marginal exceptionnel.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 05H03 dans Actualité, culture, France , genre, Identité, Le Passé , libertés | Lien permanent
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Les phrases de la nuit sont de Pascal Bruckner dont les propos me rappellent toujours que constamment apprendre, lire et penser contre soi sont la seule manière d’éviter de devenir et de rester un vieux con, cela dit il n'a pas tort, il n'a juste pas l'esprit et les yeux assez ouverts pour avoir raison :
Ce qui me frappe à Paris depuis une dizaine d’années, c’est que la situation de misère vue en Inde dans les années 1980 est arrivée jusque dans nos rues. Hier, le tiers-monde, c’était ailleurs. Le voici à nos portes, sous la forme d’hommes et de femmes venus de partout et qui opposent leur dénuement à notre prospérité. Comme si on avait transféré le monde indien chez nous et que l’exotisme du mendiant s’était réduit à la familiarité du clochard tendant la main devant une supérette. (...) Paris aujourd’hui, c’est le face à face du bobo et du damné des trottoirs.
C'est pire à New York parce que les Newyorkais encore plus que les autres Américains ne croient pas en l’égalité !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 22H05 dans culture, France , littérature | Lien permanent
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Une citation de Passou :
L’historien du contemporain doit apprendre à « s’éloigner de ce dont il a l’air d’être proche ». Rien ne sert d’avoir été l’observateur d’un événement si l’on est incapable de distanciation. Par définition, l’historien n’y était pas et n’en était pas. Ce qui n’exclut pas l’empathie (...)
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 07H15 dans Citations , culture, Le Passé | Lien permanent
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Je suis d'accord avec David Caviglioli quand il dit ça :
Alors que le patriotisme le plus crétin refait surface à la faveur de l’anecdotique affaire Depardieu, rappelons qu’un Français a encore le droit de ne pas aimer la France. Le droit de la quitter. Le droit d’y revenir.
A voir tous les abrutis, les hypocrites, les petites personnes et les donneurs de leçon qui ont l’outrage facile et sélectif tombés sur Depardieu qui est une cible trop facile, on comprend que de nos jours même l’amour de la nation est un socialisme, une idée bon chic bon genre qui camouffle mal un vide effrayant en remplissant de bons sentiments trop bruyants et suffisants pour vraiment l’être.
Tout cela me rappelle encore une fois la célèbre maxime de Baudelaire :
Tenter de ressembler à Voltaire sans culture rend beaucoup trop de Français cons et minables pour utiliser le mot sucré de Jean-Marc Ayrault !Je m’ennuie en France surtout parce que tout le monde y ressemble à Voltaire.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 05H54 dans Actualité, coup de gueule, culture, France | Lien permanent
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Jusqu’à quel délire totalitaire poussera-t-on le principe du fifty-fifty ? Stérilisera-t-on les couples ne sachant enfanter que des êtres du même sexe ? Exterminera-t-on un nombre déterminé de pensionnaires des maisons de retraite pour atteindre une stricte “égalité” dans l’espérance de vie ? L’imposera-t-on autoritairement dans les métiers où la gent féminine surabonde, comme dans l’enseignement ou la magistrature ? (...) Exit ce joyau de la civilisation occidentale, l’“éternel féminin” cher aux surréalistes qui pourtant ne passaient pas pour des bigots ou des réacs. Exit les jeux voluptueux de la séduction ; ils font éclore entre le même et l’autre une gamme de sentiments qui discriminent, qui hiérarchisent, qui décrètent tour à tour la royauté de l’une ou de l’autre. Exit les amoureux de Peynet et l’hommage de Gabin à Morgan dans Quai des brumes (« T’as de beaux yeux, tu sais »), avatars du romantisme de jadis, des romans courtois de naguère. Exit le mystère d’un “moi” apprivoisant l’étrangeté sublime du “toi”. Le couple est réduit aux acquêts d’une paire de citoyens mutualisant à titre précaire leurs intérêts et leurs envies.
C'est bien pour cela que le couple est autant que le mariage une abomination de temps à autre supportable lorsqu’il est esthétisable (c’est rarissime), le fait qu'il soit perçu par trop de monde comme un pilier essentiel de toute société est non seulement navrant mais surtout anti-intellectuel et barbare.
Ce sont les individus qui font le couple comme la vermine et non le contraire...
Pour le reste, je ne me lasserai jamais de le répéter à Tillinac, l’occident c’est fini puisque nous sommes tous occidentaux !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 09H20 dans Actualité, culture, genre, Identité | Lien permanent
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Mais est-ce la rétribution de la personne prostituée qui caractérise ce système? Prétendre cela est d’une part ignorer que le vrai business se réalise bien en dehors d'elles, (elles ne reçoivent quasi rien de l'argent échangé) et nier la caractéristique centrale du système : la violence, à tous ses niveaux.
Qui songerait à définir l’esclavage ou les camps de concentration comme des plans marchands, où les persécuté-e-s seraient seulement des «travailleuses-rs»? Pourtant de la richesse est produite par ces systèmes. Pour autant on ne met pas en avant des considérations économiques. C'est le fait que des gens ont fait d’actes de torture et de la mort elle-même une étape dans la chaîne de production, c'est la violence et la destruction des personnes ciblées qui guident l'analyse. Que cette destruction soit ponctuée par un échange d’argent est non seulement secondaire mais suscite le scandale, puisque cela démontre l’indifférence criminelle ou le sadisme des payeurs, et le cynisme criminel des profiteurs.
Dio mio ! Comment est-ce possible de penser et surtout d'écrire de telles âneries ! Juste une observation presque autant juteuse que malicieuse: peut-on vendre son corps sans être une victime et surtout n'est-ce pas trop traditionnellement catho de croire que le corps est tellement sacré qu'il ne peut pas être vendu ? Je le dis sans pédantisme parce que je suis fatiguée par cette sacralisation de la chair qui fait du sexe une chose extraordinaire qui ne peut/doit être détachée de Dieu et la morale des autres.
Un corps est un jouet comme un autre, ce qui est important ce sont les joueurs et le contexte.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H34 dans coup de gueule, culture, Identité, libertés | Lien permanent
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Les phrases de l’après-midi sont d’Agnès Giard :
L’érotisme tout entier tourne autour de ces fragiles barrières qui masquent par intermittence le corps bien-aimé… comme s'il était possible de suspendre le cours du temps en repoussant le moment tant attendu de voir. Elles concentrent en elles tous les espoirs d'accomplissement. C'est la boîte de Pandore qu'il ne faut pas ouvrir. C'est la malle aux trésors des histoires de pirate. C'est le dragon qui veille sur une montagne d'or… Ce sont ces tabous absurdes que nous transmettons aux enfants, en même temps que le désir fou de ne jamais mourir.
Les tabous sont des choses brisées qui laissent des empreintes qui meurtrissent presque autant qu’elles tuent…
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 14H25 dans culture, libertés | Lien permanent
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Luc Rosenzweig y était presque sur l'affaire Rushdie avant que son idéologie n'ait le meilleur de lui en le menant vers une conclusion non seulement erronée mais honteuse :
C’est peu dire que « l’affaire Rushdie » ne faisait pas celle ceux qui, à gauche comme à droite, estimaient qu’il ne fallait pas chatouiller les moustaches du tigre islamique, que ce soit au nom de la realpolitik pour les premiers, ou par exotisme révolutionnaire pour les second. La « dame de fer » se révéla bien timorée – jamais elle ne reçut Salman Rushdie au 10, Downing Street, et Ronald Reagan ne prononça jamais son nom en public. La presse tabloïd britannique de Rupert Murdoch tirait à boulets rouges sur ce bourgeois de la littérature, dont la protection coûtait une fortune au contribuable après avoir écrit des bêtises sous le couvert de la liberté d’expression. Ses amis de la gauche intellectuelle, à de rares exceptions près, comme Nadine Gordimer, Susan Sontag, ou Harold Pinter, se désolidarisent de lui. Je ne résiste pas à la tentation de citer les lignes écrites dans le Guardian, fin février 1989, par John Berger, mon voisin des alpages haut savoyards, qui s’affiche chaque année au plateau des Glières aux côtés de Stéphane Hessel comme figure de proue des « résistants d’hier et d’aujourd’hui », ceux qui considèrent que Nicolas Sarkozy est plus nuisible au genre humain que Mahmoud Ahmadinejad : « Je suggère que Salman Rushdie, s’il n’est pas captif d’une chaîne d’événements dont il a perdu le contrôle, demande à ses éditeurs dans le monde entier de mettre d’arrêter la vente des « Versets Sataniques » et de renoncer à toute réédition. Non pas cause des menaces pesant sur sa vie, mais pour protéger celle d’innocents n’ayant ni écrit ni lu ce livre. Si cela est accompli, il est probable que nombre de dirigeants et hommes d’Etat musulmans seraient prêts à condamner les pratiques d’un ayatollah terroriste édictant des sentences de mort. Sinon, nous risquons de voir éclater la première guerre sainte du 21ème siècle, avec la terrifiante bonne conscience de chaque côté. Elle surviendra, de manière sporadique ou continue dans les aéroports, les centre ville, les banlieues, partout où les gens ne sont pas protégés. ”
L’ombre gigantesque de Winston Churchill nous cachait une partie de la réalité : l’héritage de sir Neville Chamberlain, l’artisan des accords de Munich, point d’orgue de la politique d’appeasement face au Reich hitlérien se porte à merveille !
La conclusion de Cohen est problématique parce que nous ne sommes ni dans les années 30 ni 40 du siècle dernier et que l'islamisme n'est ni un fascisme ou un nazisme. Il me semble qu'hélas nous vivons dans une époque trop hantée par l'histoire pour accepter réellement comme Hannah Arendt la maxime éternelle de René Char que notre héritage n'est precédé d'aucun testament.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 15H21 dans culture, Le Passé , libertés, littérature , Religion | Lien permanent
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La phrase... qui est de Basile de Koch :
Dorénavant, chaque adversaire idéologique sera décrété “ennemi de la démocratie”. Et au passage du saint sacrement antiraciste, on sera prié de s’agenouiller sous peine d’être brûlé pour hérésie – en effigie pour commencer.
C'est presque juste sauf que l'antiracisme n'est pas le seul saint sacrement dans nos petits mondes, il y a l'anti-anti-patriotisme, le racialisme, le modernisme, le moralisme, le conservatisme, le naturisme et enfin le culturalisme donc prenons soin de ne classifier les hérésies en les condamnant toutes avant la même intensité !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 19H37 dans culture, libertés, racialisme, racisme | Lien permanent
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Via Agnès Giard, une citation de Gérard Lenne :
L’orgasme masculin ne peut être feint (...) la jouissance masculine constitue le point ultime du non simulable à l’écran. (..)L’éjaculation reste donc le nec plus ultra du forcément “vrai”
En somme, un mâle cela jouit, la plus part du temps, comme un chien aboie sans effort et sans penser.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H57 dans culture, genre | Lien permanent
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Le morceau choisi de la semaine est de Gaëlle-Marie Zimmermann :
Depuis toujours. C'est une sorte de magie. Le vieux me kiffe à mort. Mais attention, ne nous égarons pas dans du champ lexical de pacotille. Quand je dis "le vieux", c'est le vrai vieux. Pas le senior qui porte beau et qui a su éviter le piège du teint orange en novembre et de la mèche crantée sur le front.
Ce senior-là, sexy, élégant, à l'opposé du Vieux Beau, ce senior dont les yeux sentent le cul et à qui je lancerais sans hésiter ma culotte (j'irais jusqu'à en mettre une exprès, c'est dire si je suis motivée), il en a rien à cirer de mes hormones de mère de famille potentiellement débauchable.
Ce senior-là, il va se comporter de façon logique : soit il sera fidèle depuis 30 ans à son épouse, soit il ira chasser de la chair fraîche. Ce que je ne suis plus, faut être lucide. Je n'ai pas consulté récemment ma date de péremption (elle doit être quelque part sur l'emballage), mais sans me considérer comme de la viande avariée, y aurait comme une légère présomption de matériel recyclé. Alors même si je ne suis pas encore totalement périmée, ma DLUO est largement derrière moi.
Mais voilà, moi j'attire le vieux. Pour donner une idée du créneau, je dirais que ça se situe entre le Viagra et le déambulateur. Et là, je ne parle pas de l'attrait bien naturel du papi nostalgique pour la jeunesse perdue, qui le poussera à reluquer la moindre possibilité de nichon ou de fesse passant à portée de son regard voilé par la cataracte. Non, je parle de la franche concupiscence, celle qui ne laisse aucune place au doute. Hélas.
Nous sommes toujours en 1612! Sans formuler une Lapalissade, j'avoue ne pas comprendre ces vieux qui trouvent leur obsession pour la chair fraiche non seulement acceptable mais légitime.
Je ne devrai pas essayer de comprendre car le monde de la chair est encore celui d'Hobbes mais tout de même avec un peu de culture on devrait apprendre avoir honte de certaines de ses pulsions non pas par moralisme mais par respect pour sa propre humanité.
On me dira l'Age n'a aucune importance mais ce n'est vrai que lorsque le désir est réciproque... Tous les hommes de plus de 50 ans ne sont pas George Clooney ou Philip Roth.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H56 dans culture, genre | Lien permanent
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La méchanceté assez juste du matin est d'Aliocha:
BHL est romanquêteur, éditorialiste, acteur, réalisateur, business man, patron de son propre réseau germanopratin, ministre des affaires étrangères par interim et plein d’autres choses encore, mais il ne philosophe plus depuis fort longtemps. Michel Onfray, si. Il publie, anime, débat, bref il s’exprime et, parce qu’il est philosophe, on appelle cela : philosophie. Parfois, il donne un cours de mediatraining à des gens trop sincères pour les comprendre, dévoilant ainsi une nature cabotine qu’on avait devinée, mais dont on n’imaginait pas qu’il la révélerait avec tant de fraicheur.
Ah la philosophie médiatique !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H12 dans culture, médias | Lien permanent
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La citation de la nuit est d'Olympe :
En 2009 j'avais trouvé que Rachida Dati prenait un risque en assistant à une audience solennelle de la Cour de Cassation 5 jours après son accouchement par césarienne. L'une des raisons en était que le comportement de ces femmes, scruté par tous, constitue de fait sinon un modèle, du moins un exemple. Si elle peut le faire pourquoi pas vous ? En ce sens c'est fort dommageable pour toutes les femmes à qui des employeurs pourraient reprocher de prendre l'intégralité du congé maternité au motif que d'autres y arrivent bien autrement.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 22H25 dans culture, genre | Lien permanent
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Intéressant propos de Thérèse Sépulchre :
La guerre contre la pensée unique est une guerre sans bataille. Elle compte beaucoup de victimes combattantes mais pas d’ennemis. Ils ne se déclarent pas. Ils se cachent, se terrent, se volatilisent. Impossible de trouver quelqu’un qui se proclame d’emblée « je suis pour la pensée unique ». À la télévision, à la radio, dans les entretiens avec des intellectuels, personne ne représente la triomphante pensée unique. On pourrait voir dans ce silence la malignité du diable qui parvient à vous persuader qu’il n’existe pas. Certes, des provocateurs osent parfois justifier les énormités qu’ils prononcent ou écrivent en arguant « briser un tabou » ou « dire tout haut ce que les autres pensent tout bas » : ils admettent donc un substrat commun de pensée, un consensus caché. Mais ce sont en général les mêmes qui un peu plus tard se déclareront victimes de la pensée unique, du « politiquement correct ». Pas la moindre trace d’un défenseur de la pensée unique. À quoi bon la combattre ? À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, etc.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H38 dans culture | Lien permanent
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Les phrases du matin sont de Patrick Modiano ;
C’est l’oubli qui est le fond du problème, pas la mémoire. On peut avoir été très intime avec quelqu’un, et, des années après, cette personne apparaît comme rongée, avec des pans entiers manquant dans votre mémoire. Ce sont ces fragments d’oubli qui me fascinent.
L'oubli est plus qu'un problème, une infection que lorsqu'il est le symptôme d'un déni de réalité pour désinfecter son passé en asphyxiant sa mémoire .
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 04H58 dans culture, littérature | Lien permanent
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La citation du matin est de Jean-Paul Brighelli, blogueur indispensable :
On veut supprimer les prépas (et l’agrégation, autre niche d’élitisme invétéré) au nom de l’égalitarisme, qui est à l’égalité ce que le McDo est au tournedos Rossini — et qui produit plus d’inégalités réelles que l’élitisme le plus forcené n’en généra jamais.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H12 dans culture | Lien permanent
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Les phrases qui...sont d’Agnès Giard :
Dans l'imaginaire collectif, la violence masculine est rationnelle, parce qu'elle s'inscrit dans une logique de défense du territoire: le mâle tue pour protéger sa femelle ou son pays. La femelle, en revanche, semble ne tuer que sous l'effet d'une folie utérine, emportée par ses hormones et ses instincts déséquilibrés… La frustration probablement. On imagine, en général, qu'une tueuse est une "mal-baisée", pire une "frigide desaxée", histoire à la fois de l'excuser (la pauvre) et de la classer au rayon des "irresponsables".
Il y a des vérités qui sont délicieuses mais aussi ravageuses...
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 21H23 dans culture, genre, Identité, Justice | Lien permanent
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Une citation méchante mais pas nécessairement excessive de Didier Jacob pour commencer la semaine:
Faute d'idées nouvelles sur le terrain de la pornographie, Christine Angot se rabat sur la pipe dans le confessionnal. Mais qui croit-elle choquer - si ce n'est l'intelligence? La vérité, c'est que le style technico-sexuel de Christine Angot n'épate plus personne. La société a évolué, et la littérature aussi. Michel Houellebecq, rendons-lui cet hommage, a bouleversé la donne, et ringardisé l'autofiction qui, pour représenter il y a quinze ans le nec plus ultra dans le domaine de la littérature, est aujourd'hui tombée en désuétude, sauf pour les quelques écrivains qui en appliquent encore bêtement les règles, ainsi qu'en peinture autrefois s'acharnaient, en pleine révolution des styles, les ténors de l'art pompier.
L’assemblée générale de Nations Unies a commencé aujourd'hui. Comme chaque année, Ahmadinejad a fait son show (heureusement il ne reviendra pas l’année prochaine)...je dis cela parce qu'il y a des similitudes entre Angot et Ahmadinejad... Mais en politique les choses désuètes ont encore la cote, en littérature aussi d'ailleurs puisque les livres ne se lisent plus réellement ils se consomment.
Cela dit, s'il n'y a pas d'espoir pour Ahmadinjead , il y en a pour Angot car en littérature tout reste possible !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 13H44 dans culture, littérature | Lien permanent
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Les phrases qui...sont de Robert Redeker:
Tout se passe comme si le racisme était la faute morale par-delà le bien et le mal, une fois que les mots bien et mal, en leur sens moral, aient été vidés de leur substance et rayés du vocabulaire. Aux notions de bien et de mal est substitué un nouveau lexique, postérieur à la mort de Dieu (fin de la morale) et à la mort de la politique (fin de l'histoire) : le lexique du racisme et de l'antiracisme. C'est tout simplement parce que le Bien et le mal, la morale et la politique se sont éclipsés de nos sociétés que le racisme a pu s'installer à la place du malet l'antiracisme à celle de la morale.
Pourquoi la vérité a -t-elle un arrière-goût lorsqu'elle est exprimée par Redeker? Ma suspicion est que c'est parce qu'il trébuche sur elle par hasard en essayant tout pour prouver qu'il a raison justement par delà le bien et le mal.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 18H25 dans Actualité, culture, France , libertés, littérature , racisme | Lien permanent
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Je suis d'accord avec Passou quand il dit ça sur l'épilogue de l'affaire Millet qui se termine avec la démission, regrettable de mon point de vue (il faut savoir vivre avec les combattants du mal et autres illuminés lorsqu’on se dit civilisé ou juste cultivé), de ce dernier de Gallimard :
Jusqu’à présent, on croyait que quatre épithètes pouvaient tuer la réputation d’un intellectuel : plagiaire, pédophile, antisémite, négationniste. A la faveur de l’affaire Milllet, on découvre que l’accusation de fascisme, que l’on croyait de longue date obsolète, mais si pratique tant elle est vidée de son sens par son galvaudage même, suffit à ostraciser. (...)On ne se souviendra pas que, dans la France de 2012, un écrivain s’était lancé dans un improbable éloge littéraire d’un tueur raciste afin d’enrichir sa propre réflexion esthétique sur la nature du Mal et en tirer des conclusions politiques encore plus hasardeuses – car le texte qu’il lui consacre n’est en rien mémorable. En revanche, on se souviendra que dans la France de 2012, des écrivains ont exigé et obtenu sa tête. Amère victoire. Pas de quoi être fier.
Hélas, tout ceci n'est que le commencement d'un retour en arrière qui témoigne du fait qu’en France et ailleurs les gens ne se parlent plus mais se crient dessus afin de gagner des victoires faciles et imaginaires contre la barbarie parce qu’ils ne savent plus débattre et convaincre.
Ce siècle n'est pas qu'un mauvais moment mais bien une ère qui considère que tout doit être propre même la liberté et qu’il faut faire disparaître ce qui n’est pas convenable et qui met mal à l’aise.
Il est désespérant de réaliser combien la pensée sous-développée est populaire et se nourrit de mauvaises victoires qui sont en réalité des défaites honteuses et alarmantes de la liberté et surtout de la culture qui se transforme en inculture et en totalitarisme en devenant certaine de sa supériorité sans accepter que celle-ci soit mise à l’épreuve.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 09H47 dans Actualité, culture, libertés, littérature | Lien permanent
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La citstion du matin est de Pierre Nora :
Richard Millet a le droit de penser ce qu'il veut et de l'écrire. Mais il n'a pas le droit, au nom de la solidarité amicale et professionnelle, de nous faire otage de ses opinions, de ses enfantillages, de ses confusions intellectuelles, de sa psychologie particulière, de ses foucades délirantes. On ne veut pas se désolidariser et on ne veut pas se solidariser. Nous voilà dans un piège. A cause de vous, mon cher Richard. A vous donc de trouver le moyen de nous en sortir, sans hurler que l'on veut votre mort, et avec vous, celle de la littérature et même de l'Occident.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 09H14 dans Actualité, culture, Identité, libertés, littérature | Lien permanent
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Les phrases de l’après-midi sont de Fabien Deglise:
On peut le voir comme ça et c’est encore plus drôle : depuis plusieurs années, la numérisation des rapports sociaux rend presque quotidiennement, et malgré elle, un hommage étonnant à l’écrivain Raymond Queneau et à son roman le plus célèbre, Exercices de style paru en 1947. Comment ? En érigeant en phénomène culturel la déclinaison d’une même histoire, d’une capsule publicitaire, d’une photo, d’un mot-clic…
La chose porte même un nom - on appelle ça un « mème », croisement entre gène et mimesis qui veut dire imitation en grec (...) L’accès facilité aux outils de production et de création, tout comme l’envie de divertir son auditoire numérique pour se faire remarquer dans le bruit ambiant donne des ailes aux mèmes qui servent à rire et parfois à nuire.
Ah la modernité...
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 14H32 dans culture, technologie, tout le reste | Lien permanent
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Les phrases qui..sont de Passou rendant hommage à Martine Franck:
L’hiver dernier, la MEP et la galerie Claude Bernard avaient organisé deux expositions à Paris en hommage à son œuvre, et à l’occasion de son dernier album Venus d’ailleurs (Imprimerie nationale). Une réception eut lieu à l’issue du vernissage, dans un grand restaurant tout près. Très amaigrie et affaiblie par son traitement contre le mal qui la rongeait, elle avait tenu à être là, près de l’entrée, saluant les uns et les autres, un sourire pour chacun de ceux qui, selon elle, s’était donné de la peine de venir regarder ses photos. Ce soir-là, par la sérénité et la douceur qui se dégageaient de tout son être si fragile, elle impressionnait. La délicatesse même. Cet oubli de soi manifesté dans l'attention aux autres, quelle leçon !
La meilleure personne que je connais a, au moins, une chose en commun avec Martine Franck...
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 14H03 dans culture, tout le reste | Lien permanent
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La citation du matin est d'Alain Delon:
Je n'ai pas peur de la vieillesse, seulement de l'impotence, de l'infirmité. Je ne me montrerai jamais affaibli à mon public; ce jour-là, je partirai.
Alain Delon a raison de parler de lui-même à la troisième personne.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 05H39 dans Citations , culture, Film | Lien permanent
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Les phrases niaises de l’été sont de Laurent Laffont, directeur éditorial de JC Lattès, qui détient les droits français du porno-mommy bestseller Fifty Shades of Grey:
C'est une très bonne histoire d'amour, dépourvue de souffrance, qui évolue de manière très positive. L'héroïne, soumise au début, prend finalement le dessus. DSK était dans le sordide, ici c'est la sexualité heureuse, réconciliée avec l'amour.
L'amour sans souffrance est biblique, c’est-à-dire désinfecté et sans intérêt. La sexualité heureuse c'est de la politique sentimentale sans profondeur et débats d’idées, un concept plaisant, moralisant, et populaire mais véritablement absurde, abominable et sans noblesse.
Tout cela me rappelle ce que Baudelaire disait (il n'avait pas raison sans avoir totalement tort) de George Sand parce qu'elle refusait de croire en l'Enfer, "Elle a, dans les idées morales, la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiment que les concierges et les filles entretenues." Je ne dirais pas cela de Laffont mais ses propos sont d'une niaiserie dangereuse et calculatrice
Questions presque évidentes: Est-il possible d'aimer sans souffrir? Baise-t-on Fait-on l'amour pour être heureux?
Ma réponse est non !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 08H13 dans culture, littérature , Mon cœur mis à nu | Lien permanent
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Je suis d'accord avec Mathieu Bock-Côté quand il affirme ceci:
Les femmes sont soumises à une forme de conditionnement culturel permanent. Leur peur panique : devenir «grosse». (...) Aujourd’hui, la plus simple marque de la féminité est présentée comme un symptôme d’obésité. Scénario. Un homme regarde une femme. Et la trouve belle. Elle croira pourtant qu’on scrute je ne sais quel bourrelet honteux. Oui, je généralise. Mais pas tant que ça. Il y a, dans nos sociétés qui se sont pourtant féminisées culturellement, une forme de haine du corps féminin qui est entretenue par le système de la mode (et probablement par l’industrie de la minceur, mais ici, je spécule). (...) La femme est ainsi écartelée entre deux faux idéaux: la femme enfant ou l’actrice porno. Celle qui veut maigrir à en mourir, celle qui se livrera à tous les chirurgiens pour s’ajouter des implants, pour s’injecter d’étranges toxines. Celle qui jalousera un jour une fillette de quatorze ans. Celle qu’on poussera à se définir exclusivement comme un fantasme masculin barbare, et qui reproduira, ici aussi, une forme de servitude aussi archaïque, dans le rapport de domination qu’elle suggère, que postmoderne, quand on pense aux moyens par lesquels elle opère.
Notre époque a horreur de la volupté parce qu'elle donne des formes et du volume en rendant la possession plus délicate puisqu'alors la chosification de l’être qui doit être pris est pénible: il est difficile de rendre invisible un être dense.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 13H57 dans culture, genre, Identité | Lien permanent
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Les phrases qui... de Sophie Bramly sont vieilles mais éternelles:
Adam s’est, lui, masturbé pendant 130 ans.
Selon le Talmud, une fois chassé du Paradis, il s’est séparé d’Ève, et pendant toutes ces longues années de leur séparation, il a trouvé refuge dans l’onanisme. Le livre saint dit aussi que ses gouttes de sperme, poétiquement renommées « étincelles de hasard* », donnaient naissance, sans le féminin, à toutes sortes d’esprits, de démons, de démones, lesquels produisaient autant de jouissances que d’afflictions (en hébreu, les deux mots se construisent à partir des mêmes lettres, dans un ordre différent).
La première démone, dans le récit hébreu, est Lilith, première femme d’Adam avant Ève. À la fois déesse mère et fille du diable, elle est celle dont l’appétit sexuel est insatiable, celle qu’on n’épouse pas, première d’une longue lignée de sorcières et de prostituées.
Ah je suis morte de rire ! Je me demande si le pape sait que le Talmud l'ancien testament la bible est un livre érotique....
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 18H00 dans culture, tout le reste | Lien permanent
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