Encore un
argument idiot et surtout stérile pour l’immigration, cette fois exprimé par Vassili Joannides qui argue avec une décontraction digne de la gauche nounours
que l’immigration est une solution potentielle du problème des retraites en France :
Ainsi peut-on envisager en France l'intégration massive de candidats à l'immigration dont les cotisations sociales financeraient notre régime de retraite et, qui sait, pourraient rétablir l'équilibre comptable et rembourser la dette abyssale de la branche vieillesse. Les impôts qu'ils paieraient permettraient également de financer le service public et de contribuer au remboursement de la dette publique. La politique d'immigration choisie de Nicolas Sarkozy répond-elle à nos besoins en la matière ? Probablement pas, dans la mesure où les compétences dont notre pays a besoin ne sont pas clairement identifiées et exposées aux candidats.
Sauver le régime de retraites par répartition nécessiterait alors une recension des besoins de compétences du pays, une communication active à l'égard des pays ayant des candidats à l'émigration, assurer la qualité de l'offre de formation des nouveaux arrivants et leur assurer une protection sociale incitative. Il ne s'agit donc plus, pour paraphraser Michel Rocard, d'accueillir toute la misère du monde, mais plutôt de l'inviter à enrayer notre déclin programmé.
Formidable. L’immigré
doit donc venir en France en se disant qu’il est un instrument, un objet pour
financer la retraite des Baby-boomers et les Français doivent leur ouvrir les
bras, sans question, mais avec beaucoup de gratitude parce qu’ils leur apporteront de quoi payer leurs vieux jours. N’a-t-on pas déjà vu cela
quelque part ? Le passé récent ne nous a-t-il pas prouver que ce
film fini toujours mal parce qu’il nourrit les ressentiments, les incompréhensions
en transformant des personnes en des objets qui doivent être toujours utiles en devenant invisibles et en renonçant à toute individualité
pour ne jamais devenir autre chose qu’un « immigré ?»

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