La phrase qui…est
de 'mon frère ' Gérard Depardieu:
Aujourd'hui, tout est pornographique. Pas seulement les bites qui bandent.
Je me demande si une 'bite' est encore pornographique de nos jours...
La phrase qui…est
de 'mon frère ' Gérard Depardieu:
Aujourd'hui, tout est pornographique. Pas seulement les bites qui bandent.
Je me demande si une 'bite' est encore pornographique de nos jours...
Rédigé par Christelle Nadia à 12H40 dans Cinéma , Citations , culture | Lien permanent | Commentaires (2)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Edwy Plenel sur la polémique autour du film de Rachid Bouchareb Hors-la-loi:
Quel est donc ce pays si faible qu'il ne peut même plus assumer sa propre histoire ? Il suffit de lire les travaux des historiens français, d'écouter les témoignages recueillis il y a quinze ans par Mehdi Lallaoui ou de visionner le documentaire L'autre 8 mai 1945 pour connaître, avec ses nuances et ses contradictions, la vérité historique, car il y en a bien une, sur les événements de Sétif.
Cette défense par l'actuel pouvoir présidentiel d'une histoire d'Etat, mensongère et guerrière que l'on entend imposer à notre passé colonial, au lieu de le regarder tel qu'il fut, ombres et lumières mêlées, n'est pas un épisode anecdotique, porté par quelques nostalgiques. Elle est au ressort de la vision du passé et du monde qui, de longue date, anime cette présidence et dont les mots clés sont colonisation (positive), immigration (envahissante), islam (dangereux) et assimilation (obligatoire). C'est un passé mythifié et déformé qui est ici convoqué, mais dans l'espoir qu'il soit plein d'à présent, produisant un imaginaire actif.
En France, toute évocation
d’une certaine histoire donne lieu à des guerres de mémoires non pas parce que
la France n’arrive pas à assumer son passé mais parce qu’elle n’assume
pas son présent. L’évolution de la société française est bloquée par un
culturalisme et un racialisme qui conduisent à une divinisation d’identités qui
défont les liens sociaux en faisant croire qu’une nation doit avoir une identité
et une culture qui doivent se conserver contre certains changements et
certaines personnes. La polémique autour de Hors-la-loi serait insignifiante
dans un pays dans lequel il n’est pas acceptable d’affirmer qu’il existe des Français
qui ne sont pas vraiment Français ou qui doivent toujours le prouver en n’approuvant
pas certaines idées ou plutôt en suivant les soi-disant bonnes idées et traditions françaises.
On en revient encore une fois à l’incident de la blague d’Hortefeux sur les Auvergrants
durant lequel le sympathisant UMP est présenté comme un 'arabe acceptable' parce
qu’il est dit qu’il boit de la bière et mange du porc. Rachid Boucherab ne
semble pas avoir le droit d’avoir une vision personnelle, aussi biaisée,
limitée, et lamentablement subjective soit-elle, de son pays parce que ses
parents venaient d’ailleurs et qu’il serai toujours suspecté d’être un Français
malgré soi, quelqu’un qui a la nationalité française sans aimer sa patrie parce
qu’il n’a aucun lien de sang ou charnel avec elle. Les fascistes et les nazis,
le siècle dernier affirmaient penser avec leur sang, il me semble que notre époque,
hélas, par ses petites polémiques leur donnent raison.
Rédigé par Christelle Nadia à 04H07 dans Cinéma , Colonialisme, culture, France , immigration, Intégration, libertés | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Claire Denis dont je suis pressée de voir le dernier film White Material sur 'l'Afrique' et le cinéma:
Je trouve souvent dégueulasse la manière dont l’Afrique est montrée au cinéma. Comme dans Blood Diamond, avec Leonardo Di Caprio, le film sur la guerre civile au Sierra Leone. Le film a été réalisé au Ghana, un des meilleurs élèves du FMI, et on utilise ce décor pour montrer une Afrique sanglante où un héros blanc débarque en sauveur. Je voulais éviter ça à tout prix. Je ne voulais pas de compassion, je déteste ça. L’Afrique, ou Haïti, vue comme un immense chaos où nous apportons la compassion et le secours. On en adopte les enfants et, d’un autre côté, dans un film comme Blood Diamond, on peint les enfants soldats comme des icônes de la sauvagerie. C’est totalement contradictoire.(...)Je n’ai jamais été nostalgique de l’Afrique que j’ai laissée derrière moi. La mélancolie, pour moi, se loge plutôt dans le refus de la compassion : c’est un peu déchirant, par moments, de ne pas se laisser aller à l’attendrissement. De rester fermement à sa place. Ça crée une tension qui peut-être dure à vivre
Je suis presque d'accord avoir Denis. Cependant, je voudrais juste lui dire qu'il n'y a pas d'Afrique ou d'Africains que cette chose et ces gens martyrisés, exploités, misérables n'existent que l'imaginaire pauvre, étroit, stérile, bien pensant, et idéoligique de trop de gens.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H31 dans Afrique, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
J’ai enfin pu voir La Journée de la Jupe. Je me suis dit qu’avec les Etats-Généraux sur l’Education, il était temps de voir un film qui avait été proclamée par les professionnels de la culpabilité surtout qu’il ne semble plus possible de nier qu’il y existe, pour user d’une image soft parce qu’il ne traduit pas la dangerosité de la situation, un fossé grandissant entre les enseignants et leurs élèves.
J’ai détesté le
film sans
le trouver raciste ou abominable mais juste mauvais et trop hollywoodien. C’était
une autre histoire invraisemblable d’une femme simple et bien, qui essaye de
faire son job, qui est menacé par de sales gosses et qui un jour craque en leur
rendant la monnaie de leur pièce en leur disant merde, et leur disant que
puisqu’il se comporte comme des sauvages, elle va les traiter ainsi en devenant
la reine des sauvages, et devient une sorte d’héroïne tragique. C’est un peu Gran Torino
dans un lycée de banlieue mais sans le génie de Clint Eastwood et surtout sans
grand jeu d’acteur. Ceci me permet de dire que la
critique de Mona Chollet de l’époque qui mettait l’accent sur les similitudes
en certains aspects du film et 24 heures chrono avait vu juste sur ce point-là.
En somme j’ai détesté le film parce qu’il me semblait justement que le
personnage principal joué par Isabelle Adjani n’a qui choisit de répondre à la
violence par la violence n’avait pas une goutte d’authenticité. A aucun moment
je n’a cru en ses actions même si évidement tous les autres clichés sur les élèves
me semblaient « on point » car aucun moment, je ne me suis dit « cela
n’arriverait jamais.» Cependant, en
regardant Adjani et son flingue essayer d’enseigner des élèves devenus des
caricatures d’eux-mêmes (c’est souvent) la réalité, je me suis demandée ce qu’elle
faisait là tellement elle-même n’avait l’air de croire au rôle qu’elle jouait.
Elle donnait plutôt l’impression de penser qu’il était important
de faire penser en France le message que ce n’est pas parce qu’on a certaines différences
visibles ou non qu’on a des excuses, des justifications légitimes pour ne pas résister
à l’autorité des professeurs en demandant à l’école comme à la société d’ailleurs
de réparer je ne sais quelle dette ancienne et impayée. C’est un message
fondamental mais je me demande s’il est nécessaire d’américaniser un film qui
parle de sujets sociétaux français pour qu’il fasse autre chose que pschitt. La
réponse semble être oui. En conclusion, La
Journée de La Jupe fut un film important non pas en lui-même mais à cause
des réactions qu’il a provoqué qui ont montré que certains sujets capitaux en France
ne sont perçus que de manière idéologique et qu’il est impossible de parler de
clichés douloureux sans entendre des accusations de racisme et autre excuse
pour ne pas voir qu’il est imbécile de s’occuper du bling lorsque le corps est
malade.
Pour revenir à
Isabelle Adjani et sa mauvaise prestation, mon avis est qu’elle n’était pas
bonne dans ce rôle parce qu’elle n’avait plus de distance et qu’elle ne pensait
plus qu’au message important qu’elle voulait faire passer en oubliant le rôle qu’elle
devait jouer et que l’authenticité du film reposait sur ses épaules. Je ne suis
donc pas surprise qu’elle fasse aujourd’hui de la jupe, l’instrument
anti-voile, c’est une position cohérente de sa part mais limitée parce que la
jupe d’Isabelle Adjani comme le voile cache le reste. Les femmes accordent trop
d’importances à leurs vêtements, à leur apparence parce qu’aujourd’hui la majorité
d’entre elles croient encore qu’une femme est d’abord un corps. J’aimerai qu’Isabelle Adjani ait le courage de
nous dire pourquoi et surtout au nom de quoi elle définit une femme par son vêtement ? Peut –on porter la jupe sans être un
sur-femme ou porter le voile sans être une sous-femme ?
Rédigé par Christelle Nadia à 09H09 dans banlieues, Cinéma , Communautarisme, culture, Film, France , féminisme, Identité, Intégration, libertés, racisme | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
J’ai vu Invictus,
il y a plus d’un mois et je dois avouer avoir aimé le film bien que j’ai été déçue
par son manque de profondeur et le fait que Clint Eastwood n'est pas pris de risques pour faire un film conventionnel. En lisant la critique de Mona Chollet
je comprends pourquoi :
(…)le thème eastwoodien du « héros solitaire » — au risque de donner l’illusion que Mandela a vaincu l’apartheid tout seul. L’intéressé écrit pourtant dans ses mémoires qu’il se considère comme « la somme de tous ces patriotes africains disparus avant [lui] »... Intégrée à l’univers farouchement individualiste du réalisateur, la chute du poème Invictus, « Je suis le maître de mon destin / Je suis le capitaine de mon âme », se teinte d’un sens bien différent de celui qu’elle pouvait revêtir pour un prisonnier tenant tête à ses geôliers.
L’action politique qui consiste, non pas à « inspirer » le peuple (le grand mot de Mandela dans le film), mais à prendre des décisions concrètes pour le bien commun, n’a aucune place dans cette configuration. Détail significatif de cette vision dépolitisée : le personnage de Mandela, jugeant son salaire de président trop élevé – toujours « donner l’exemple » –, décide, non pas de le réduire, mais d’en verser une partie à des œuvres de bienfaisance… Surtout, Invictus montre sa tâche à la tête du pays comme une suite de réunions interminables avec des technocrates, d’obligations diplomatiques et protocolaires vides de sens. Sa nouvelle passion pour le rugby lui offre des occasions d’échapper à cet univers formel et ennuyeux, suscitant la complicité bienveillante du spectateur : tel un gamin faisant l’école buissonnière, il veille plus tard que ne le lui a recommandé le médecin pour suivre un match à la télévision ; il interrompt son travail avec son assistante pour lui demander de lui faire répéter les noms des Springboks, qu’il veut connaître par cœur. Et quand il s’échappe en hélicoptère pour aller saluer les joueurs à la veille de l’ouverture de la Coupe du monde, il leur glisse, espiègle : « Parfois, en tant que président, j’ai le droit de faire ce que je veux ! »
En fait en regardant le film, on comprend pourquoi l’Amérique est
Obamanienne aujourd’hui après avoir été Reaganienne, elle est religieuse. Elle croit donc plus en l’inspiration, en des choses qu’elle ne voit mais qui
croient-elle la fait aller de l’avant plus qu'aucune action imperfaite de politiques imparfaits. Clint
Eastwood et beaucoup trop d’Américains n’aiment vraiment les politiques que
lorsque comme les prêtres le Dimanche ils se contentent d’inspirer sans essayer
de faire, d’agir, de bousculer les choses en leur donnant les
armes, la force pour changer leur destin tout seuls. Eastwood a fait de
Mandela est un héros américain, quelqu’un de solitaire qui sait qu’il ne peut
qu’inspirer et que surtout le grand mal est d’essayer de trop en faire en
refusant le plus important: le symbolique. Cela ne me gène pas mais c'est juste une erreur histoire. En faisant cela, Eastwood et Freeman ont
fait du tort à Nelson Mandela parce que ce dernier, au contraire, a refusé de se cantonner au
symbolique et de croire qu’il pouvait tout faire tout seul parce qu’il était devenu
un dieu, un personnage intouchable de son vivant. Il suffit de regarder les
actes de ceux qui l’ont suivi, Thabo Mbecki et aujourd’hui le Berlusconi
Sud-Africain Jacob Zuma et pour comprendre que la seule raison pour laquelle
justement l’Afrique du Sud ne tombe pas c’est parce que Mandela a fait plus qu’inspirer
et qu’il a été ses concitoyens à semer les graines qui font de leur nation une
dont les institutions peuvent supporter (pour combien de temps ?) les affligeantes imperfections de sa classe dirigeante.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H02 dans Actualité, Afrique, Cinéma , Film, Obama, Politique | Lien permanent | Commentaires (1)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Pour des
raisons que j’essayerai de formuler plus bas, je n’arrive pas à être d’accord
avec Emmanuel
Goujon et Serge Bile bien comme eux, je regrette un peu mais sans plus que
Safy Nebbou n’ai pris ni le choix de prendre un acteur « de couleur »
pour jouer Dumas ni de noircir Gérard Depardieu pour montrer que l’écrivain n’était
pas «blanc blanc.» Je ne suis donc pas d’accord avec eux quand ils écrivent ceci :
En blanchissant Dumas, le film de Safy Nebbou rate une occasion de combler une lacune chez ceux qui le verront et qui ignorent, pour la plupart, que l'auteur des « Trois Mousquetaires » était un « nègre ». Ce « détail » risquait-il de troubler les spectateurs voire d'affecter la commercialisation de l'œuvre ? Pas impossible quand on sait que, pour le cinéma tricolore, un acteur français, métis ou noir, n'est pas « bankable »…
Safy Nebbou avait, avec ce film, l'opportunité également de donner un signal fort, à l'heure où ce pays s'embourbe dans un débat sur l'identité nationale, faisant sournoisement la part belle à tout ce qui est « blanc et catholique ». Une insulte à Dumas, dont le génie, tout français qu'il était, plongeait, profondément, ses racines Outre-Mer et en Afrique.
Là, où il repose, et où la couleur de la peau n'a, fort heureusement, plus beaucoup d'importance, Alexandre Dumas ne doit pas pour autant se retourner dans sa tombe. Il en a vu d'autres. Mais, il est regrettable, qu'aujourd'hui, sur cette terre de France, la couleur soit encore un problème au point qu'on préfère la gommer.
En lisant les phrases ci-dessus, je me pose des
questions dont je ne suis pas certaine des réponses : peut-on parler de
racisme sans se focaliser sur la couleur de peau ? Safy Nebbou avait-il
besoin de faire de la couleur de peau de Dumas un détail important de son film
pour parler de certaines questions? Est-il sain de nos jours de continuer de
penser qu’un écrivain peut être défini par sa couleur de peau ? Si dans le
film, Depardieu jouant Dumas affirme comme le faisait son personnage qu’il est
un « nègre » cette affirmation serait-t-elle condamnable parce qu’il n’a pas
la peau noir, le nez gros et donc ne ressemble pas à ce qu’on nous dit doit ressembler un
noir. Finalement, je crois que le choix de Nebbou bien qu’il est contestable n’est
pas illégitime surtout si comme on nous le dit depuis un certain temps la
couleur de peau ne définit pas l’essence d'une personne. Il faudrait justement qu’un
jour, un cinéaste ait le courage de faire jouer un personnage qui n’est pas
noir par un noir et ce jour nous saurons véritablement qu’être noir n’est pas
une identité et que la couleur de la peau de quelqu’un n’est pas un alibi ou un
instrument pour parler de racisme, ou de problème de discrimination dans un
pays comme la France et aussi ailleurs. Je me suis toujours demandée si le fait
que du temps de Shakespeare, les personnages féminins étaient joués par des
hommes ne montraient pas aussi que le genre n’était pas aussi central que de
nos jours, ne serait-il pas temps de se rappeler qu’on a tous un ancêtre noir
quelque part et que par conséquent, nous tous des négros? Si Dumas et Obama
sont perçus comme des noirs, Depardieu peut l’être aussi. Eh oui, Gégé a le droit de devenir mon frère !
Rédigé par Christelle Nadia à 05H12 dans Actualité, Cinéma , culture, France , Identité, racialisme, racisme | Lien permanent | Commentaires (4)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Citation du jour de Mona Chollet sur les actrices et les marques de luxe :
Rédigé par Christelle Nadia à 10H04 dans Cinéma , Citations , culture, Identité | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
J'ai vu Anges et Démons. J'avoue que je suis restée sur ma faim. J'ai eu la sensation de m'être goinfrée de bouffe chinoise pour quelques minutes plus tard ne plus me souvenir de ce que j'avais mangé et surtout d'avoir encore un petit creux. Ce qui désespère est que ce genre de films qui martèle d'images et de bruits inutiles les cerveaux sont l'avenir du cinéma Hollywodien parce qu'ils sont faciles à faire et qu'ils attirent les ados et les mâles de moins de 35 ans. Je me suis demandée ce qu'un acteur comme Tom Hanks faisait dans ce film. Après le Da Vinci Code, il aurait dû comprendre que l'aventure ne devait pas être poursuivie mais apparemment non, il aime faire ce type de films.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H18 dans Amérique , Cinéma , Citations , culture, Film | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Critique idéologique et surtout idiote de Bernard Girard de La Journée de la Jupe:
Je suis tellement interloquée par la bêtise de ces arguments que je perd mes mots. Admettons que Girard ait raison et que Lilienfeld ait choisi de se focaliser sur une exception et non sur la règle et alors? L'art a-t-il encore de choisir ses sujets et de pas être au service du réel, de la vérité (en supposant qu'il en existe qu'une seule)? Un artiste a-il le droit de choisir d'être partiel, injuste, subjectif, et de ne voir que ce qui les intéresse? Que dirait-on de La Liste de Schindler dans ce cas ou du Parrain qui sont des films qui se focalisent sur des cas particuliers? Ce qui m'effraie est le fait que Girard semble croire que les Arabes et les Noirs, comme il dit, ne peuvent être que déservis par un film qui montre qu'ils sont comme tout le monde, des personnes pas juste des victimes et des créatures douces et innocentes comme des agneaux. C'est choquant de penser cela alors que le combat contre le racisme n'a de sens que s'il permet d'admettre que la race ne definissant pas l'identité d'un individu et ses origines ne conditionant pas ses actes, un noir ou un arabe doit être traité comme un individu et non comme un membre de minorités visibles qui est toujours une victime et qui donc ne peut jamais avoir tort puisqu'il est fait partie des faibles. Cette vision du monde est navrante. Les arguments de Girard m'obligent à faire un constat que j'aurais aimé ne pas avoir à faire mais qui devient indispensable: il est autant raciste/racialiste de dire qu'on ne peut pas faire un film polémique sur les Noirs et les Arabes qui ne les montre pas en tant que victimes et héros que de dire le contraire. Je n'ai pas vu le film de Lilienfield et il se peut qu'il ne soit pas bon mais le fait qu'il devienne un outil idéologique montre bien qu'il est urgent de déracialiser la societé française.
Rédigé par Christelle Nadia à 15H26 dans banlieues, Cinéma , Communautarisme, culture, France , Identité, racisme | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Les banlieusards devront faire des efforts pour voir La Journée de la Jupe:
Présmer que certains sujets sont trop sensibles, trop compliqués, trop polémiques pour une certaine catégorie de personnes qui peuvent mal-interpréter les choses, ne pas les comprendre parce qu'elles sont ignorantes ou esclaves de l'obscruantisme de leurs cultures, traditions et religions, contribue à cette déculturation dont aime parler Finkielkraut.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H45 dans banlieues, Cinéma , culture, France , Identité, immigration, insécurité, Intégration | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Enfin une mauvaise critique de La Journée de Jupe et elle mérite d'etre citée puisqu'elle accuse le film d'être raciste, ce qui était prévisible étant donné que des gens comme Rioufol l'aime. C'est pathétique que toute discussion en France devient prévisible et qu'il est impossible de se sortir de ce genre d'affrontements inutiles et stériles dont le but est d'avoir raison sans toutefois admettre que tout n'est en noir et blanc. Les accusations qui fusent de part et d'autre ne sont pas suffisantes pour débarasser ceux qui les émettent de l'obligation de convaincre et au moins d'expliquer puisqu'ils énoncent ce qu'ils croient être des vérités. Est-il possible de faire un film sur l'éducation nationale anti-conformiste et polémique sans que les fous de vérité se l'accaparent pour évangeliser la France? Morceau choisi de la critique de Jonathan Schel :
Rédigé par Christelle Nadia à 07H05 dans banlieues, Cinéma , Communautarisme, culture, France , Identité, immigration, insécurité, Intégration, racisme | Lien permanent | Commentaires (2)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Si Ivan Rioufol admire Adjani et a aimé La Journée de la Jupe, cela veut dire que le réalisation doit avoir tout fait pour qu'il se soit pas conventionnel et politiquement correct:
Je vais devoir trouver le moyen de voir ce film juste au moins pour avoir une lecture moins idéologique que celle de Rioufol et des autres.
Rédigé par Christelle Nadia à 18H05 dans Actualité, Cinéma , Communautarisme, culture, France , Identité, immigration | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
hummm, c'est effrayant de ne pouvoir un film que de manière idéologique:
Je n'ai pas encore vu le film d'Adjani mais en lisant ce genre de critique, je me rends compte que la France est un pays divisé comme les Etats-Unis. Je ne crois pas que cette division soit causée par l'immigration mais par un vrai désaccord sur les valeurs, l'identité,...etc. Un des fantasmes qu'avaient les Obamaniacs était le fait que leur idole allait unir l'Amérique que Bush avait divisée. Ces illuminés présumaient que Bush ne représentait rien et que ses valeurs n'étaient pas celles de beaucoup d'Américains qui ne le lui faisaient que le reproche de ne les avoir pas assez et bien défendues. Sarkozy divise la France parce qu'il n'est jamais vraiment devenu président; son show d'hier à Saint-Quentin le prouve. Il est resté un candidat qui s'adresse a la France qui se lève tôt en la dressant contre les autres, les voyous, les assistés, les mauvais citoyens, ceux qui sont responsables de la crise, de l'immobilisme et du reste. J'essaye de dire que si en France, tout film ne peut qu'être que comme un véhicule idéologique alors je crains que celle-ci ne soit victime ces prochaines années une guerre de cultures sans pitié.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H12 dans banlieues, Cinéma , culture, France , Identité, Obama, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Rédigé par Christelle Nadia à 16H35 dans Cinéma , télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Mon appartement est vide parce qu'encore une fois, je vais déménager. Je ne sais pas comment se passent les déménagements ailleurs mais aux Etats-Unis, ils sont toujours difficiles parce qu'il faut prendre du temps pour trouver une compagnie de déménageurs sûre et surtout transférer son numéro de téléphone et ses services de cable et d'électricité. Bref, c'est stressant et infernal surtout quand il fait froid et qu'on souffre d'un rhume mais bon, je ne devrais pas me plaindre parce que je vais m'installer dans un quartier formidable et que j’ai la chance de pouvoir encore prendre des vacances. Pour parler d’une chose tout aussi triviale, en regardant le dernier James Bond, je ne pouvais de constater combien l'absence d'Eva Green minait le film en lui donnant un goût de produit inachevé. Je m'attendais à ce qu'on la fasse revenir à travers des flashbacks et en usant des souvenirs de Bond mais le réalisateur a décidé que le vide dérangeant et hypnotisant que créait cette absence pouvait être comblée par Daniel Craig et d'autres actrices. Il avait tort. Tout le long de Quantum Solace, on a une envie forte de revoir Eva Green et qu’elle n’est pas satisfait fait qu’on reste sur sa faim. J'aimerais voir un film avec Eva Green à la tète de l'affiche parce qu'il me semble qu'elle a quelque chose que les autres n'ont pas.
Rédigé par Christelle Nadia à 14H57 dans Cinéma , mon Amérique, Mon cœur mis à nu | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Le meilleur film que j'ai cette semaine de Thanksgiving est Australia de Baz Lurhmann avec Nicole Kidman et Hugh Jackman. Le film est long (presque 3 heures) mais l'histoire n'est pas mal et les stars du film sont un jeune acteur, Brandon Walters qui joue le rôle d'un petit métis dont la mère est aborigène et le père est blanc et son grand père aborigène King George joué par David Gulpilil. Ils font le film parce qu’à mon avis Nicole Kidman et Hugh Jackman sans eux seraient totalement perdus dans la grandeur du décor et que leur romance serait juste une parmi tant d'autres réunissant deux acteurs qui ont de très beau corps même si j'ai trouvé celui de Kidman presque effroyablement maigre. Mais bon, en regardant le film, je n'ai pu m'empêcher de comparer l'Australie et l'Amérique d’Obama et de Bush et de me rendre compte à quel point trop de gens peuvent accepter que la couleur de peau de quelqu'un détermine son identité et que le poids de certaines traditions peut devenir un fardeau quand elles deviennent la raison d'être de personnes qui sont obsédées par le feu que leurs différences font d'elles des êtres entièrement à part. A aucun moment ans le film, on ne mets l’accent sur le fait que le petit garçon a un père blanc et qu’il est donc un métis et cela m’a fait penser à Eric Zemmour et ses propos sur les races puisque ce détail du film illustre bien le fait que l'opinon de Zemon est majoritaire et qu’il ne se dit que minoritaire pour se présenter comme un homme courageux et virile qui ose dire des choses que personne ne veut dire bien qu'il exprime des idées qu’une majeure du monde croit. Mais bon, je recommande le film parce qu’il donne envie d’en savoir plus sur l’Australie et les aborigènes et surtout de visiter ce pays.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H18 dans Cinéma , Identité | Lien permanent | Commentaires (1)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
J’ai vu Sex in the City Vendredi soir et tout ce que je peux dire est que c’est du vin Californien. Cela ne veut pas dire qu’il est mauvais mais tout simplement qu’il est beaucoup trop alcoolisé (et un peu trop prétentieux) pour qu’on puisse vraiment juger de sa qualité. Le film ressemble à une publicité pour produits de luxe et en même temps il essaye d’avoir du cœur en donnant le message que l’amour doit être simple mais son contenu désavoue ce message. La vraie leçon de ce film sucré est que quand on est des sacs Louis Vuitton, des robes Valentino, des bagues cartiers, et des chaussures Chanel, on peut enfin faire le choix de se marier à la marie, sans invités et de célébrer son mariage frugalement dans un petit restaurant. Comme quoi le bling bling brille plus lorsqu’il est exposé sans complexe devant les petites gens et qu’il n’est traité que comme un accessoire qu’on peut se permettre de remplacer et de se passer puisqu’on a l’amour qui est en vérité le seul bling essentiel.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H01 dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Je suis allée voir le dernier Indiana Jones hier soir et j’ai été très déçue. J’avais l’impression d’être entrer dans la cuisine d’un grand chef qui me servait un MacDo par paresse, condescendance, indifférence ou tout simplement par ennui. Le grand chef dont je parle est Spielberg et tout le long du film, je me suis demandée pourquoi il a fait ce film qui ne durera pas et que ceux qui l’ont vu oublieront aussitôt après avoir quitté la salle. Spielberg a trop de talent pour faire des films sans saveur comme celui-là. Pourquoi George Lucas et lui ne sont pas rendus compte que leur film n’avait pas d’âme même s’il sera, de toutes les manières, rentable ?
Le seul bon grand (qui a coûté cher) film que j’ai vu ce printemps est Iron man qui a réussi, en osant prendre des risques, à me divertir surtout grâce à la qualité du travail de Robert Downey Junior. Ce qui m’inquiète dans tout cela est le fait qu’Hollywood ressemble de plus en plus aux MacDos. Les films se ressemblent et ont tous le même goût ou pire encore n’ont pas de goût car après les avoir vus, on se sent vide ou plein mais on a déjà oublié les images désensibilisantes qu’on a eues sur les yeux durant plus d’une heure. Le fait que Spielberg n’arrive plus à faire de grand bon film d’action (quand il a une histoire hors du commun, il fait des films qui touchent) montre qu’il y a quelque chose de pourri dans le royaume d’Hollywood.
Je parie que le film sur Sex in the City sera aussi décevant mais j'irais le voir quand même en espérant me tromper.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H45 dans Actualité, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Serge Hefez est en colère contre le “J’accuse ” de Sandrine Bonnaire face au drame que vit sa soeur:
Les représentations de la folie charrient volontiers les clichés et le manichéisme. Les malades mentaux sont des génies méconnus, des poètes incompris, ou des victimes d’une société inhumaine et hostile, génératrice d’une intense souffrance qui broie les plus faibles d’entre nous. En d’autres temps, comme dans le célèbre Family Life de Ken Loach, d’horribles parents intrusifs et omnipotents ne laissaient d’autre chance à leur fille que de la faire sombrer dans une schizophrénie profonde. Les psychiatres, volontiers à la botte du pouvoir, sont prêts à interner et à transformer chimiquement tout individu mettant en péril la société et son ordre moral.
Malheureusement, si notre société génère incontestablement une souffrance psychique et si certaines familles sont plus pathogènes que d’autres, la maladie mentale ne se réduit aucunement à cela. Une psychose infantile ou une schizophrénie plus tardive produisent des désorganisations psychiques irréversibles, font surgir des délires terrifiants, sont à l’origine d’abominables troubles du comportement, de violence, d’automutilations.
L’amour des proches, la compassion, l’écoute et l’empathie, s’ils sont indispensables, ne parviennent jamais seuls à endiguer ces symptômes. Il faut se résoudre à enfermer, à exercer une coercition, à prescrire des médicaments qui, en diminuant le délire, abrasent aussi le psychisme, et ôtent une part de vie. Et qui, de plus, font grossir… Les institutions les plus humaines, clinique La Borde en tête, ne font pas exception à cette douloureuse nécessité.
En somme, la vie n’est pas belle. Elle n’a pas de sens. La femme, l’homme ne sont que des acteurs qui suivent les points de suspension. Toutes les révoltes et les cris qui les accompagnent sont inutiles parce qu’il y aura toujours des maux et que dire “Non” ou demander “Pourquoi ?” devant une injustice ne sert à rien puisque la nature a toujours raison. Chiche ! Et dire que je croyais qu’il fallait imaginer Sisyphe heureux et que se révolter était une manière d’être.
Rédigé par Christelle Nadia à 03H10 dans Actualité, Cinéma , culture, France | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
« Il a donc fallu que ce soit BHL qui déchire la ouate des circonlocutions et des atermoiements. Oui, Bernard-Henri Lévy. Il a tous les défauts du monde, BHL. Oui, c’est un milliardaire. Oui, c’est le prototype de la «grande âme», de la gauche caviar, de la diva, de tout ce qu’on voudra. Oui, il se recoiffe sous les bombes. Oui, il cherche la caméra. Oui, à chaque publication de livre, ou sortie de film, il sature les ondes, à en donner des envies d’exil extraplanétaire. Oui, sans doute (on n’a pas vérifié), il habite à mi-temps un palais au Maroc. Tous les défauts du monde. N’empêche qu’on en est là : il a fallu que ce soit BHL qui vienne gueuler un matin à France Inter que trop c’est trop, que le discours de Dakar de Sarkozy sur «l’homme africain» était tout simplement raciste, que «le mec qui lui écrit ses discours» (Henri Guaino) est un maurrassien et un raciste, que tous les socialistes et socialistoïdes ralliés sont avant tout des fatigués, qui ont renoncé. Bref, qu’il reste, sinon forcément une droite et une gauche clairement identifiables, au moins des camps, des valeurs, des frontières. Et des mots pour le dire. Et surtout des voix pour le crier, comme avant. Des voix non muselées.
L’important, ce n’était pas ce qu’il disait, ce matin-là. Mais ça faisait du bien, dans les salles de bains, d’entendre cette voix-là crier dans son micro. Démontrer par le décibel qu’on peut encore crier. Que tous les crieurs d’antan ne sont pas devenus ministres, ou hauts-commissaires, ou présidents de commissions de réflexion, que tous ne se sont pas transformés en prélats de la circonlocution, en orfèvres du «je n’aime pas beaucoup ça, mais ça ne m’indigne pas». ». Daniel Schneidermann, “BHL ou l’Opposition Vocale. ”
Rédigé par Christelle Nadia à 05H02 dans Actualité, Afrique, Cinéma , France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
J’ai vu cette nuit (1 heure du matin) un excellent film Garde à Vue de Claude Miller avec Lino Ventura, Michel Serrault et Romy Schneider. Je devrais dire « revu » car en voyant le film je me suis souvenue que je l’avais vu très jeune mais qu’il ne m’avait intéressée parce que c’était plutôt ma mère qui le regardait et j’étais alors trop jeune pour apprécier un film qui prend le temps qu’il faut pour raconter une histoire. Le film est superbe et surtout le scénario est très bien écrit parce que jusqu' à la fin on se dit que Michel Serrault qui joue le rôle d’un notaire soupçonné d’avoir étranglé et violé (et non violé et étranglé comme il le dit lui-même) deux petites filles est coupable (qu’il a quelque chose de noir sur la conscience) de quelque chose mais on se demande si c’est du meurtre ou de quelque chose. A la fin évidement, alors qu’il finit par avouer après que sa femme jouée par Romy Schneider a aidé le flic, Lino Ventura, qui l’interroge, la police découvre le véritable assassin mais le film ne se termine pas un happy end à l’américaine car on se pose les questions suivantes : Qu’est qui fait de l’autre un coupable ? Peut-on véritablement être innocent lorsqu’on choisit d’avouer un crime ignoble qu’on n’a pas commis ?
Une autre chose qui m’a fascinée est le concept bien français de la garde à vue durant lequel le suspect n’a même pas le droit d’avoir son avocat présent ou de ne pas répondre aux questions alors qu’aux Etats-Unis, c’est le contraire puisqu’à tout moment, un suspect peut se taire et demander à voir son avocat. Ce qui est aussi fascinant est le fait qu’aujourd’hui le personnage de Michel Serrault n’aurait pu être sauvé que par la science car il était en quelque sorte le coupable idéal, c'est-à-dire un coupable que les medias auraient adoré puisqu’il est tellement multidimensionnel qu’il leur aurait permis de faire de l’audience et sa belle femme serait probablement devenue une célébrité en faisant toutes les émissions de télé pour expliquer qu’elle avait sa première victime. Bref, en regardant ce film, je me suis dit que le mot justice était en phase de devenir un vieux et gros mot parce qu’il me semble que de nos jours, l’accent est mis sur le mot châtiment et qu’alors le plus important devient de trouver un coupable et non le coupable puisqu’il est plus facile de punir sans juger en cédant aux mêmes pulsions destructrices qui font les foules en Iran dilapider des femmes soupçonnées d’infidélité.
Pour finir, j’aimerais parler de Michel Serrault car je crois que ce rôle dévoile un aspect de son talent qui est hélas resté dans l’obscurité. Il est le personnage le plus important du film car tout repose sur lui et il joue tellement bien son rôle que Lino Ventura et Romy Schneider, qui a un rôle important mais secondaire, le suivent en acceptant qu’il est au centre de l’action. En regardant ce film, je ne sais pas pourquoi mais je me suis dit que c’était un homme qui avait dû souffrir beaucoup et devait être habitué à ne pas montrer sa douleur par pudeur parce qu’à un moment du film, lorsqu’il parle de sa femme et du fait qu’elle l’a vendu aux flics en le parlant d’un épisode douteux avec sa jeune nièce, il a un regard tellement poignant qu’on se dit que ce n’est pas juste le personnage mais aussi l’acteur qui accepte que la douleur et le fait d’être torturé par sa conscience sont des choses auxquelles on ne peut résister ou plutôt qu’on ne doit pas résister.
Rédigé par Christelle Nadia à 04H08 dans Amérique , Cinéma , Etats-Unis, France , Justice | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
J’adorais Michel Serrault parce que je pense qu’il était un des meilleurs acteurs de sa génération et que surtout contrairement à beaucoup d’autres, il n’avait la prétention ni d’être le plus grand, le plus beau et surtout ni celle de croire que parce qu’il avait quasiment tout réussi certains rôles étaient en dessous de son talent. Malheureusement, je pense qu’avec Serrault se ferme une des plus pages du cinéma français se referme, une durant laquelle les acteurs restaient conscient qu’ils étaient là non pas pour se servir mais au service d’une œuvre.
Rédigé par Christelle Nadia à 01H51 dans Cinéma , Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
« Doit-on s'inquiéter de ce que les élèves ne voient pas assez de films au cinéma et à la télévision, et en particulier pas assez de films violents ? Oui, si on en croit le ministère de l'Éducation, qui a décidé le 25 juillet 2007 qu'il fallait que tous les collégiens et lycéens de France voient le film 4 mois, 3 semaines et 2 jours. Ce film, lauréat du prix de l'Éducation nationale et palme d'or au Festival de Cannes, va à ce titre être distribué dans tous les collèges et lycées par le Centre national de la documentation pédagogique (CNDP). (…) Alors que beaucoup d'élèves ne connaissent pas les grands classiques de la littérature, voici que l'école se mêle de leur faire voir de tels films, avec la bénédiction du gouvernement. Une fois de plus, nos élèves vont donc faire les frais des basses manoeuvres de groupuscules militants qui n'ont que faire du bon sens, de l'éducation, et du respect des consciences. Et tant pis pour les rares enfants que leurs parents auront réussi à préserver jusqu'ici des atrocités diffusées jusqu'à plus soif par le cinéma et la télévision ». Vincent Laarman, “M. Darcos, Pourquoi avez-vous reculé?”
Rédigé par Christelle Nadia à 16H55 dans Actualité, Cinéma , Citations , culture, France , télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Rédigé par Christelle Nadia à 14H27 dans Cinéma , culture, France , Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Rédigé par Christelle Nadia à 01H46 dans Cinéma , télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Rédigé par Christelle Nadia à 08H34 dans Cinéma , culture, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
On parle déjà du nouveau film Sicko de Michael Moore. Je me demande cependant si beaucoup de gens pourront le voir car je pense qu’il risque d’être boycotté par plusieurs distributeurs réduisant ainsi le nombre de salles dans lesquelles il sera vu. Moore bien sûr a raison sur le système de santé des Etats-Unis. Je pense malheureusement que les choses ne changeront pas avant très longtemps en dépit du fait que ce problème commence à devenir une priorité pour une partie de l’électoral. La première raison est que nous commençons une longue période électorale qui s’achèvera par l’élection d’un président ou d’une présidente qui n’aura qu’une faible majorité au Congrès et qu’avoir une faible majorité n’est pas suffisante pour changer un système qui profite à trop de personnes. La seconde raison est que l’échec retentissant de la dernière tentative sérieuse de reformer le système de santé américain avait montré que ce sujet pouvait fragiliser un nouveau président. En effet, au début du mandat de Bill Clinton, Hillary avait essayé de reformer ce système mais avait échoué alors que les démocrates étaient largement majoritaires dans les deux chambres du Congrès. Aucun nouveau président n’osera prendre le risque de s’attaquer à ce problème de peur de paralyser sa présidence d’entrer de jeu et de ne pas être réélu. Le vrai problème est à mon avis que tout le monde sait que le système fonctionne mal mais que personne n’a aucune idée de comment le changer sans se faire exploser.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H23 dans Amérique , Cinéma , Etats-Unis, télévision, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Cette vidéo est extraite de l’excellent film Collision qui a reçu l’Oscar du meilleur film l’année dernière et qui malheureusement n’a pas été vu hors des Etats-Unis bien que je pense qu’il contient des leçons essentielles pour les sociétés multiethniques et multiculturelles. Dans cet extrait, un blanc qui a des préjugés anti-noirs se retrouve face à une noire qui est responsable de l’assurance de son père qui souffre beaucoup. La dame aussi n’est pas chaleureuse et tout finit par se résumer sur une question de couleur alors que le vrai problème est ailleurs puisqu’il est celui des défectuosités du système d’assurance et de santé Américain. J’aime dire que les humiliations n’ont pas de couleur. Lorsqu’on est noir, blanc, beur ou extraterrestre, une humiliation fait toujours très mal et met toujours en colère justement parce qu’elle nous rabaisse en faisant de nous des sous-êtres pour utiliser un terme que George Frêche aime beaucoup. Chacun de nous a horreur de se sentir humilier pour quelques raisons que ce soit et justement dans le film, l’humiliation ait la cause de tout et elle mène à des confrontations qui sont presque toujours violentes. Le film Collision est excellent parce qu’il montre qu’on peut avoir des préjugés et être raciste mais rester humain parce que la haine, la colère, le ressentiment ne tuent pas toutes les graines d’humanité qui sont en nous. Après tout, les plus grands monstres n’ont-ils pas montré qu’ils pouvaient agir comme Monsieur et Madame tout le monde ? Hitler aimait passionnément Eva Braun et même Papon avait une famille. Dans Schindler’s List, l’officier Nazi sadique joué par Ralph Fiennes aime une juive et il sent bien que cet amour lui rappelle qu’elle est aussi sinon plus humaine que lui et c’est cela qui rend leur relation perverse. Les humiliations n’ont pas de couleur, nous restons des êtres humains même lorsque nos actes sont monstrueux et doivent être condamnés justement au nom de cette chose que nous avons tous en commun, notre humanité. Eluard disait que le bien et le mal devaient leur existence à l’abus de quelques erreurs. Il avait raison.
Rédigé par Christelle Nadia à 17H17 dans Cinéma , Identité, Justice, racisme, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Rédigé par Christelle Nadia à 07H30 dans Cinéma , culture, féminisme, Identité, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
« La gauche narcissique est persuadée que le ringardisme est en face. Alors que les médias moutonniers brocardaient la « grand-messe à l'américaine » de l'UMP et le « sacre », Julien Dray y voyait le retour « de la droite violente ». Or, l'opinion a bien accueilli la démonstration de puissance de Sarkozy, dont rien ne dit, non plus, qu'il a eu tort de serrer la main de George Bush, comme on le radote. La force répond à une attente». Ivan Rioufol, “Les limites de la méthode Royal.”
Rédigé par Christelle Nadia à 00H27 dans Actualité, Cinéma , Parti Socialiste, Politique, Sarkozy, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
«Réservé aux invités de marque de Dieudonné pour son spectacle Dépôt de bilan au Zénith de Paris, le carré VIP ressemblait lundi soir à une réunion du bureau politique du Front national.
Bruno Gollnisch, le numéro 2 du parti d'extrême droite, arrive escorté par Marc Georges, ex-militant frontiste dans le Val-d'Oise et ancien directeur de campagne de Dieudonné, et Frédéric Chatillon, ancien responsable du Groupe Union Défense (GUD) de Paris et proche de l'humoriste. Il s'assoit non loin de Roland Dumas, ex-ministre de Mitterrand. L'épouse du chef, Jany Le Pen, accompagnée de Jean-Michel Dubois, responsable des grandes manifestations du FN, s'installe dans l'emplacement réservé aux personnalités non loin d'Alain Soral et de Thierry Meyssan. Ce dernier, jadis champion de la lutte anti-FN via le Réseau Voltaire, échange quelques mots avec Gollnisch. D'autres responsables du FN comme Eric Iorio, époux de Marine Le Pen, Eric Pinel et Farid Smahi, également invités, ont pris place dans la salle » . Christophe Forcari, “Au Zénith, Dieudonné frontnationalisé ”.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H21 dans Actualité, Cinéma , Communautarisme, Extrême droite , France , Front National, Identité, Intégration, Le Pen, Politique, racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Et si c’était toujours ceux qui détestaient le plus qui finissaient par gagner aussitôt qu’ils arrivaient à diviser ? Cette vidéo est extraite d’American History X qui est un film qui parle d’une jeune qui examine la transformation de son frère de jeune néo-Nazi à quelqu’un de différent et qui a du mal à l’accepter parce que son frère lui a appris tout ce qu’il savait surtout la chose la plus fondatrice qui était la haine des autres et la certitude de sa propre supériorité. Dans ce match de Basket, à un moment, les autres acceptent de jouer blancs contre noirs et l’erreur vient de là car une fois qu’on accepte que la différence de peau est plus importante que tout, ce qui doit suivre ne fait plus de doute. Lorsque quelqu’un dit je suis noir ou je suis blanc, la question qui devrait suivre cette affirmation est « et alors ? » Etre noir ou blanc ne nous apprend rien sur quelqu’un, ne nous dit rien de sa vie et de sa manière de pensée. Si la réponse à la question qui sommes nous, n’est plus des êtres humains tout simplement alors quelque chose dans l’humanité s’est brisée son avenir n’est plus le métissage et le cosmopolitisme mais l’affirmation de la pureté et la supériorité de nos différences. J’écoutais quelqu’un dire que des femmes blanches ne devraient pas avoir des enfants noirs et je me suis dit que cette affirmation n’était pas seulement raciste mais intégriste parce qu’elle voulait dire que la couleur de peau est plus importante que tout et surtout l’amour qu’une mère peut avoir pour un enfant que même si elle n’a pas mis au monde, elle aimera plus que tout. Si cette personne a raison, nous n’avons pas d’avenir parce que le métissage est impossible, et qu’il faudra toujours choisir un camp, une religion, un groupe, un pays, une religion et une couleur. Que fera-t-on de ceux qui comme moi refuseront de choisir ?
Rédigé par Christelle Nadia à 07H41 dans Amérique , Cinéma , Communautarisme, Etats-Unis, Europe, Extrême droite , France , Identité, libertés, Mon cœur mis à nu, racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
« L'erreur de M. Sarkozy n'est pas d'avoir fait appliquer - tardivement - une décision de justice sur l'évacuation du squat de Cachan : c'est d'avoir ensuite laissé pourrir la situation, en campant sur une position intransigeante sur les occupants sans papiers. Le ministre ne pouvait pas douter un instant de la forte médiatisation de cette situation - avec un écho qui a, encore une fois, livré des images indignes du pays des droits de l'homme que la France veut être -, avec son cortège de manifestations et une implication croissante d'artistes. Il ne pouvait pas prétendre s'en sortir en fustigeant, comme il l'a fait le 3 octobre à l'Assemblée nationale, des "associations politisées irresponsables" ou en s'en prenant injustement au maire de Cachan sous prétexte qu'il est socialiste. » Editorial du Monde du 6 Octobre, 2006, “L’Erreur de Sarkozy.”
Rédigé par Christelle Nadia à 02H03 dans Actualité, Cinéma , France , immigration, Intégration, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Je viens de lire l’article de Patrick Adam sur le film Indigènes « "Indigènes" : remplacer une amnésie par une autre » dans lequel il dit cette phrase qui est lourde de sens, « (…) il n’est pas sain de reconstituer l’histoire selon nos critères actuels, juste pour faire pleurer dans les chaumières. » Cette réaction est très humaine car elle est celle de tous ceux qui aiment tellement mal la France qu’ils ne peuvent pas lui pardonner ses erreurs et ses conneries pour utiliser un terme d’aujourd’hui. L’article de Patrick Adam m’a rappelé les propos d’Ivan Rioufol en début d’année dans lequel il dénonçait l’autoflagellation,
En s'appliquant l'autoflagellation, la France en quête de destin laisse son passé lui échapper. Où est la fierté quand le bicentenaire d'Austerlitz est célébré en catimini, de crainte d'irriter des minorités ? D'autres pays européens, davantage impliqués dans la traite des Noirs ou le colonialisme, se gardent de succomber à cette mésestime de soi. L'exercice n'effleure pas les pays arabes et africains, premiers des esclavagistes. (...) Que la nation regarde son histoire en face est la moindre des choses. L'esclavage et le colonialisme doivent être enseignés au même titre que la Saint-Barthélemy, le génocide vendéen, le zèle collaborationniste de Vichy. Cependant, les demandes de repentances ne cherchent plus seulement à consolider des souvenirs. Elles sont utilisées pour s'approprier des plaies et marquer des humiliations. Un refus de l'héritage commun accompagne souvent ces dénigrements.
Comme je l’avais écrit à l’époque tous ceux qui aujourd’hui oppose fierté et honte lorsqu’ils parlent de la patrie et qui trouve suspect toute tentative aussi imparfaite et incomplète soit telle de regarder les zones d’ombres de l’histoire Française , sont des gens qui ont une conception très prosaïque et très machiste de l’amour dans le sens où pour eux l’impureté, la critique et fait d’être scandalisée par les ignominies de l’histoire ne vont pas ensemble avec le patriotisme et la fierté d’être Français. Ces personnes là qui sont tellement folles de France qu’elles doivent tout relativiser et faire du rejet une preuve d’amour s’obstinent en fait à ne pas apprendre la leçon que les femmes ont apprise depuis Eve : la plus belle preuve d’amour est d’accepter les défauts, les dérives et surtout les infractions de la chose, de la personne et du pays qu’on aime. Il ne peut y avoir de grandeur sans rejet des bassesses du passé et surtout plus un pays à des désirs de grandeur et d’avenir hors du commun plus il doit condamner chaque acte qu’il pose qui n’est pas à la hauteur de ses idéaux. Il n’y a que les états totalitaires où la fierté nationale se décrète en donnant naissance au nationalisme et fait le choix coupable non pas seulement d’oublier l’histoire mais surtout de justifier l’injustifiable en utilisant des arguments créatifs mais sans valeurs et en dénonçant la culpabilité des autres comme pour dire, « le fait que nous soyons tous coupables et qu’à l’époque ces injustices étaient acceptables nous déresponsabilise et nous interdit de porter tout jugement sur notre passé. »
Rédigé par Christelle Nadia à 14H45 dans Actualité, Afrique, Cinéma , Colonialisme, Communautarisme, France , Identité, Le Passé , Mon cœur mis à nu, nationalisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
On peut réagir différemment en voyant le film Indigènes. On peut dire non au passé en pensant qu’il salit sa patrie ou on peut être fier de l’audace très française de Rachid Bouchared qui a osé faire un film qui aurait dû être fait il y a tellement longtemps. La question pour moi n’est pas celle de savoir si le fait reflète une vérité absolue mais plutôt celle de savoir s’il va pouvoir au moins unir les Français autour d’une vérité qui est tellement banale qu’elle devrait cesser d’être dérangeante. La « France » n’est pas un produit purement Français, elle a été faite par des gens, des peuples qui n’avaient rien de Français en eux que leur contribution (volontaire ou non) à la grandeur de la France et leur espérance naïve que la France se souviendrait de cela un jour en faisant la même chose pour leurs enfants. Les clips qui suivent montrent les différentes réactions que le film suscite.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H05 dans Actualité, Cinéma , Colonialisme, Communautarisme, France , Identité, Intégration, Justice, Le Passé , libertés, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Je viens juste de lire le court « article » d’Olivier Bonnet qui accuse Steven Spielberg d’avoir choisi son camp. Ma première réaction est brutale : Olivier Bonnet est un imbécile ou juste un ignorant qui joue perfidement le rôle de Zola. Si je comprends bien pour Olivier Bonnet, deux camps existent, celui des bons et des méchants, celui des arabes et des juifs et celui des hommes et des sous-hommes. Pour Olivier Bonnet, Spielberg en choisissant d’aider « les juifs » qui sont des êtres humains comme les autres, fait un mauvais choix parce qu’il ne demande pas pardon pour les « crimes » de l’état d’Israël en aidant les Libanais mais s’en rend complice en choisissant d’aider des Israéliens . C’est tout simplement scandaleux ! Comment en est on arrivé à juger la valeur d’un geste humanitaire en fonction de la nationalité ou de l'ethnicité des personnes assistées? Si Steven Spielberg n’aidait pas les victimes Israéliennes, qui les aiderait ? Certainement pas des personnes comme Olivier Bonnet qui pensent que lorsqu’on est Israélien on n’a pas le droit à la compassion. Steven Spielberg est un humaniste. On le voit à travers ses films. L’accuser d’avoir choisir le mauvais camp parce qu’il aide des victimes Israéliennes est d’une grande lâcheté morale parce que cela prouve qu’on a décidé d’arrêter de penser juste pour juger, haïr et détruire. Lorsqu’on est juif, Américain, et riche, on a encore le droit d’être libre.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H15 dans Actualité, Amérique , Cinéma , Communautarisme, coup de gueule, Etats-Unis, France , guerre, Israël, Liban, médias | Lien permanent | Commentaires (11) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Il est 1 heure du matin et je viens juste de rentrer chez moi. Je viens de voir un film qui était pas mal, Talladega Nights: The Ballad of Ricky Bobby. C’est un film amusant mais c’est de l’humour américain donc je ne pense pas qu’il marchera en France surtout étant donné qu’un des personnages principaux est gay et « Français » , c'est-à-dire Français pour les Américains dans le sens où il a toutes les caractéristiques que les Américains pensent que les Français ont mais bon ce n’est une comédie et rien de tout cela n’est pas vraiment méchant surtout que le personnage même s’il est grotesque est plutôt réussi. Demain, je vais faire la grasse matinée et surtout profiter de la baisse de la température pour enfin avoir un sommeil reposant. Espérons que le pire est derrière et que les derniers jours de l’été seront tolérables.
Rédigé par Christelle Nadia à 01H22 dans Amérique , Cinéma , Etats-Unis, France , Washington | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Le nom de Mel Gibson est sur toutes les langues aux Etats-Unis et la question que tout le monde se pose est celle de savoir si ses propos antisémites (tenus durant son arrestation pour conduite en état d’ivresse) affecteront sa carrière. Pour moi, je me demande plutôt si cet incident changera Mel Gibson et le forcera à confronter le fait qu’il a un problème qu’il ne veut pas reconnaître. Je n’ai pas été surprise par cet incident parce que déjà lorsqu’il promouvait son film La Passion du Christ, j’avais été mise mal à l’aise par les propos de son père qui niait la Shoah, par le refus de Mel Gibson de les dénoncer, par la manière dont il avait vendu son film en s’alliant avec la dure droite chrétienne, et surtout par le contenu du film lui-même. La Passion du Christ était un « grand » film qui dévoile tout le talent de Mel Gibson en tant que metteur en scène mais aussi un bon nombre de ses préjugés car le film répète des stéréotypes sur les Juifs qui sont vieux comme le monde tel que celui qui fait d’eux des personnes cupides qui vendraient tout pour un sou . Je ne sais pas si Mel Gibson est antisémite mais je pense qu’il a des idées reçues négatives et dangereuses sur les juifs qui lui viennent probablement de sa famille et du fait qu’il vient d’une branche ultra-traditionaliste du Catholicisme qui rend les Juifs responsables de la mort du Jésus. Mel Gibson a demandé pardon hier pour avoir dit des choses qui sont inexcusables et je pense que l’avenir nous dira s’il aura compris que le problème n’est pas le fait d’avoir dit ce qu’il a dit mais de le penser. Jackie Mason, le grand humoriste Américain, a dit hier que lorsqu’on est ivre on dit n’importe quoi et surtout des choses qu’on ne pense pas. Le problème de Mel Gibson est que beaucoup de gens (dont moi) le soupçonnaient déjà d’avoir un « problème » avec les juifs et que l’incident de la semaine dernière n’a fait que confirmer cette suspicion . Quand à la carrière de Mel Gibson, (elle est secondaire dans tout ce scandale), il est le seul à pouvoir la sauver en reconnaissant qu'il a des préjugés qui déforment sa vision des choses et en apprenant que contrairement à ce qu’il pense les juifs ne contrôlent pas le monde et ne sont pas responsables de tous les maux dont souffrent l’humanité.
Rédigé par Christelle Nadia à 04H49 dans Actualité, Amérique , Cinéma , Etats-Unis, racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Je suis de retour après quelques jours à New York. Revenir à Washington après avoir passée cinq jours dans ma ville favorite me serre le cœur même si la capitale américaine a aussi son charme. Mon séjour a été intéressant et c’était la première fois depuis très longtemps que je me coupais du monde en résistant au besoin que j’avais d’écrire et surtout de commenter l’actualité.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H36 dans Amérique , Cinéma , Etats-Unis, France , mon Amérique, Mon cœur mis à nu, médias, Politique, Sarkozy, sport, économie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|
Je dois faire un choix difficile à faire : celui de voir ou de ne pas voir United 93, le premier film d’Hollywood sur le 11 Septembre. Il raconte l’histoire de ce vol United Airlines qui devait servir s’écraser contre le Capitol, le parlement Américain et donc les passagers s’étaient révoltés et avaient ainsi forcé les terroristes à écraser l’avion en pleine forêt dans la Pennsylvanie. Les critiques du film sont plutôt excellente, cependant quelque chose me retient. Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’il est trop tôt pour faire un film sur les événements du 11 Septembre. Je crois plutôt que je n’ai pas envie de revivre ce drame sûrement parce que je ne suis pas suffisamment forte pour voir un film que je sais sera violent. La vérité est aussi que si c’était un film ordinaire c'est-à-dire qui n’était pas basé sur des faits réels, je ne penserais même pas à le voir car je déteste ce genre de film.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H48 dans Actualité, Amérique , Cinéma , Etats-Unis, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reblog
(0)
| | Envoyer sur Digg
| Envoyer sur del.icio.us
|
|

Les commentaires récents