Deux citations, la première de Monseigneur Di-Falco :
Et pourquoi pas un pape asiatique ? Ou africain ? Ou sud-américain ?
La deuxième de Thierry Desjardins :
Il n’y a aucun doute qu’un pape noir sur le siège de Saint Pierre ferait
la « une » de la presse mondiale et donnerait un coup de jeune au
Vatican. Mais on peut aussi se demander si l’ancienne Première dame de
France ne bascule pas, soudain, dans ce qu’il faut bien appeler « le
racisme anti-blanc ».
Certes, on peut regretter que le Christ, sa mère et ses apôtres aient
été blancs, que Rome soit dans Rome et rappeler que l’Eglise se doit
d’être universelle.
On peut cependant se demander si le Conclave doit désigner en son sein
un homme (quelle que soit la couleur de sa peau) capable de diriger
l’Eglise qui connait aujourd’hui une crise sans précédent ou si nos
cardinaux doivent se mettre « à la mode », en pratiquant cette fameuse «
discrimination positive » chère à nos bons esprits.
Il est évident que si le successeur de Benoit XVI était à la fois
homosexuel, drogué et délinquant, certains applaudiraient en se
réjouissant de voir l’Eglise « moderne » et consciente de tous nos
problèmes de société. (...)Un pape noir ? Pourquoi pas. Mais pourquoi ?
La question
de Desjardins est pertinente car elle pointe l’absurde et monstrueuse présomption
d’exotisme, de différence innocente et niaise, et de manque de sophistication ou
seulement de complexité donnée aux personnes de « couleur ». C’est pour cela que la diversité ne pose aucun
problème et n'est in en France, aux Etats-Unis et ailleurs lorsqu’elle n’a
rien d’autre de nouveau, de différent et de flamboyant que son apparence.
Il suffit de se
rappeler de l’enthousiasme messianique et niais autour d’’Obama en 2008 (confirmé
en 2012 par un peuple qui adore Disneyland et donc rêver). Il a produit un président Américain normal et
donc banalement médiocre. Un pape non-blanc serait juste le cache-sexe
fluo d’une église catholique dont la ringardise et le conservatisme ne
rapportent plus. Elle a donc besoin d’un
symbole pour ne pas changer véritablement mais se contenter de peindre la façade
du Vatican et de remixer son discours pour attirer les âmes perdues de d’une époque
déconcentrée, indisciplinée et inculte.
En somme, il
serait plus indiqué que le prochain évêque de Rome soit Français; comme cela lorsque dans un avion en route pour Yaoundé, il dira fanatiquement une idiotie dangereuse, il sera impossible d'affirmer qu'il n'a pas compris la question.