Juste une réflexion étincelante mais sans importance en ce 14 Juillet : C’est fou comme la France n’avance pas.
Sarkozy s’est chiraquisé. Le PS s’est PCFifié. Et le « peuple » reste
excédé. Vivement 2012 pour refaire ce constat en 2014 !
Juste une réflexion étincelante mais sans importance en ce 14 Juillet : C’est fou comme la France n’avance pas.
Sarkozy s’est chiraquisé. Le PS s’est PCFifié. Et le « peuple » reste
excédé. Vivement 2012 pour refaire ce constat en 2014 !
Rédigé par Christelle Nadia à 11H50 dans Actualité, France , Mon cœur mis à nu, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Que doit-on
retenir de l’intervention télévisée de Sarkozy hier ? Une seule chose :
il n’a aucun respect pour son opposition (il a raison de ne pas en avoir en ce
qui concerne la gauche) et n’a qu’une seule priorité pour le moment, celle d’éviter
que la droite ne se fracture. Si j’étais socialiste, je serais inquiète parce
qu’il est clair que Sarkozy n’a plus besoin de convaincre les Français pour
demeurer monarque républicain, il doit tout simplement leur montrer que les
autres ne sont pas à la hauteur, ce qui est problématique car la gauche ne sait
pas convaincre tellement elle est sûre de sa propre supériorité. La gauche
semble persuadée comme les Démocrates américains en 2004 (Martine Aubry me
rappelle John Kerry) qu’elle gagnera l’élection présidentielle par défaut,
parce que celle-ci se fera sur le bilan de Sarkozy; elle se trompe…
Rédigé par Christelle Nadia à 09H11 dans Actualité, France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Confession: Je n’aime
pas penser du mal d’Ingrid Betancourt pour une raison toute simple, j’estime qu’elle
n’y était pour rien dans sa déification et qu’il aurait été difficile pour elle
de ne pas décevoir les gens qui attendaient trop d’elle en oubliant qu’elle n’a
pas choisi cette médiatisation. Cependant,
je ne peux conclure en apprenant qu’elle demande à la Colombie de l’indemniser
pour son enlèvement qu’elle est mal entourée et surtout mal conseillée. Cet
argent qu’elle demande elle aurait pu le gagner en écrivant des livres, en
donnant des conférences et surtout en vendant son histoire à Hollywood mais
bon, était-il possible de sortir de la jungle dantesque colombienne sans être déconnecter
de certaines réalités ? Je ne le crois pas. J’avoue que j’attends un livre
sur toute cette histoire qui ne sera pas à charge mais qui expliquera l’inexplicable
nous en s'aidant de voyeurisme mais par de simples analyses pertinentes et informées.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H30 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)
La citation du jour est Eric Raoult, le député UMP de la Seine Saint Denis et Maire du Raincy, dont le culot ferait sourire s’il n’était pas une preuve ahurissante de stupidité volontaire et d’idéologie anti-intellectuelle:
Mme Bettencourt est la première fortune de France. C'est notre sultan du Bruneï à nous…
Rédigé par Christelle Nadia à 18H48 dans Actualité, Citations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Quel écrivain ce Frédéric
Lefebvre (via) ! Lorsqu'il affirme ceci, il bouscule mes certitudes
L’alliance d’une opposition rageuse et sans idées, et de certains médias aux relents d’extrême droite et de trotskisme mêlés, auxquels s’ajoute la vengeance de riches fraudeurs qui ne pardonnent pas à un ministre de les avoir combattus… Cette alliance immonde veut mettre à bas les principes qui fondent notre société. J’attendais qu’une voix s’élève contre ce torrent de boue. L’attente est trop longue ! Je le fais, moi, en sachant parfaitement qu’une fois de plus le « système » va me prendre pour cible car il n’aime pas les vérités qui dérangent, et qu’on va me dire en « service commandé ». Je le fais car le déferlement populiste qui s’abat sur notre pays me donne la nausée. Je le fais parce que je ne peux m’empêcher de penser qu’il reste un peu de dignité au fond du cœur de ceux qui participent au viol collectif de nos principes. Que tout le monde se ressaisisse ! J’accuse parce que j’ai mal à la politique, mal à la démocratie, mal au peuple, mal à la France.
Chapeau, l’artiste !
Fréderic Lefebvre ferait un excellent ministre de la culture !
Rédigé par Christelle Nadia à 11H21 dans Actualité, France , Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Encore un acte
radical, féministe, mal inspirée et surtout inutile :
Un parti féministe suédois a brûlé mardi 100 000 couronnes en billets de banque, soit 10 385 euros, pour dénoncer les discriminations salariales entre hommes et femmes. "C'est ce que perdent les femmes à chaque minute dans le système actuel où les salaires sont déterminés en fonction du sexe", a déclaré Gudrun Schyman, chef du parti Initiative féministe, commentant l'action à la radio publique suédoise.
Ce parti aurait
pu distribuer cet argent aux femmes qui sont victimes de l’excision par exemple
pour rendre leur action non pas moins démagogique et moins bling bling mais
plus utile et fructueux.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H31 dans Actualité, féminisme, genre | Lien permanent | Commentaires (0)
La citation du jour est de Bruno Cautrès:
On peut toujours s’interroger sur l’exception française. Les carrières politiques y sont relativement plus longues qu’à l’étranger et se confondent avec le parcours professionnel. Il devient dès lors plus difficile de se débarrasser de quelqu’un en cas de problème. Ailleurs, le seul soupçon implique déjà la démission. A cela s’ajoute une autre particularité, la culture de parti y est moindre, aussi une personne mise en cause n’éprouve pas le besoin de démissionner pour préserver sa formation politique. (...) Les politiciens français ne sont pas plus avides ou corrompus qu’ailleurs, mais la culture politique est un peu différente. Il y a une interpénétration forte entre la haute fonction publique et la politique. Le système est très présidentiel et si le contrôle parlementaire a fait des progrès, l’exécutif continue à dominer. L’administration, en outre, est verticale et opaque. On a tendance à passer sous silence les conflits d’intérêts. Dans ce contexte, le dérapage est à la portée de beaucoup de monde.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H41 dans Actualité, Citations , France | Lien permanent | Commentaires (0)
La démission de
Joyandet, le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, met l’accent sur le fait qu’en Sarkozie, le démissions sont rarissimes
non pas parce que les ministres et
autres collaborateurs n’ont pas d’honneur mais tout simplement parce qu’il n’y
a pas de vraie et forte opposition au Sarkozysme en France. Alain Joyandet démissionne,
à mon avis, pour aider le président à prendre son temps pour remanier le
gouvernement. Qui sera le prochain à le
suivre ? Je ne sais pas mais à mon avis, ce ne sera pas Eric Woerth.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H11 dans Actualité, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Question : est-il
honteux de trouver tout le brouhaha autour des licenciements de Didier Porte et
Stéphane Guillon excessif non pas parce qu'ils sont méritées mais parce
qu'il est sans objet puisque tout ce bruit empêche d'examiner les vraies
questions (une radio publique est-elle comme une radio privée ? Etait-il
possible de juger que Porte et Guillon étaient mauvais sans arrière-pensées
politiques ou idéologiques ? L’humour politique est-il inattaquable ?)
en restreignant la discussion à l'indignation et la dénonciation ?
Rédigé par Christelle Nadia à 14H39 dans Actualité, libertés, médias | Lien permanent | Commentaires (0)
On parle beaucoup
d’un prochain remaniement de Fillon III ou IV en Octobre. Ma réaction est qu’un
tel remaniement serait inutile à ce moment pour deux raisons. La première est
que Sarkozy quoi qu’il fasse restera impopulaire jusqu'aux débuts des primaires
socialistes et d’autres processus qui nommeront les candidats à la présidentielle
de 2012. Il est donc inutile de griller la carte du remaniement en Octobre 2010
alors qu’il ferait mieux d’attendre le plus longtemps possible en ne remplaçant
qu’une ou deux personnes, si nécessaire puisqu’en ce moment tenir est plus
important que tenter de reconquérir l’opinion qui veut croire qu’il existe
autre chose que le Sarkozysme et qui fantasme sur tel ou tel candidat
potentiel. La deuxième raison pour
laquelle que je crois un remaniement inutile en Octobre est que la preuve
serait rapidement faite que rien n’a changé puisque Sarkozy reste le maître d’un orchestre de marionnettes, que le premier ministre n’est
qu’un collaborateur et que tout se fait à l’Elysée. Pour toutes ces raisons, si
j’étais Sarkozy, je remanierais mon gouvernement juste avant ou pendant le déroulement
des primaires socialistes en essayant de ressouder mon camp et de donner, ne
serait-ce que l’illusion, qu’il n’y a aucune division à droite et que les
bonnes leçons ont été tirées pour pouvoir faire
campagne en arguant encore une fois que je représente l’avenir et la
gauche le passé puisque le candidat socialiste sera un ancien membre du
gouvernement Jospin et qu’elle/il sera sans aucun doute entouré par les mêmes.
Remanier le
gouvernement est une carte que Sarkozy devrait attendre le plus longtemps pour jouer parce que
les ministres de maintenant lui servent tout de même à quelque chose, puisqu’ils
servent de paratonnerre au Sarkozysme et qu’en se débarrassant d’eux le plus
tard possible Sarkozy pourra donner l’impression qu’il a encore une fois
changé, qu’il a compris qu’il ne devait pas reformer la France tout seul et qu’enfin
il a avec une équipe qui rompt avec la Chiraquie et le Sarkozysme 1.0 afin que
la campagne se fasse contre la gauche et non contre lui.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H35 dans Actualité, France , Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
La phrase qui...:
Ce n’est pas une équipe qui a été envoyée en Afrique du Sud, ce sont trente barbares.
Rédigé par Christelle Nadia à 08H12 dans Actualité, Citations , France , sport | Lien permanent | Commentaires (1)
Suis-je
scandalisée ou ne serait-ce qu’étonnée par l’affaire Woerth-Bettencourt? Non. C’est une affaire banale en Sarkozie. Je ne présume
rien. J’admets volontiers que les Woerths sont probablement des « gens
biens » mais ce n’est plus la question car en politique, injustement, les
apparences sont capitales et il est difficile de gouverner, de prétendre assumer
des responsabilités ministérielles importances lorsqu’il existe des suspicions
et des mauvaises odeurs qui même lorsqu’elles sont superficielles deviennent un
obstacle indéniable à la réalisation d’objectifs politiques. Il est impossible
de ne pas, une fois de plus. Cependant,
constater qu’on est loin de cette république française irréprochable que
Sarkozy avait promis à ses concitoyens. Sarkozy
commet une faute lui aussi en soutenant Eric Woerth sans se poser la
question non pas de sa culpabilité mais de sa responsabilité et de sa capacité
à assumer ses obligations dans un contexte qui va devenir de plus en plus nauséabond.
L’inquisition va continuer et seule une nouvelle polémique plus juteuse/esthétique
pourra tempérer. La preuve est faite une fois de plus qu’il existe en Sarkozie,
un relativisme morale puisqu’il existe un petit groupe d’élus qui peuvent tout
se permettre du moment qu’ils sont dans le bon camp et aimés du roi. La morale
en Sarkozie nous ramène donc encore une fois non pas aux actes et à la réalité mais
à l’identitaire et au sectarisme pour ne pas dire au communautarisme. Pour justifier
leur soutien à Eric Woerth, les Sarkozystes
affirment, rien ne prouve qu’ils aient tort, que ce dernier est un homme
formidable et droit. Le problème est que la personnalité d’Eric
Woerth n’est pas en cause mais plutôt son jugement et le fait qu’il n’est pas
vu tout ceci venir. C’est humain de sa part mais hélas pour lui et pour ceux, j’en
fais partie, qui déplorent le goût du sang et la chasse aux sorcières et aux dérapages
dans le monde d’aujourd’hui, les erreurs deviennent trop souvent des fautes lourdes et des crimes inpardonnables en politique. Ceci dit, les Woerths commettent une nouvelle erreur en
portant plainte contre les bergers sanguinaires qui excitent la meute en lui
donnant de la chair sans vérifier qu'elle n'est pas avariée, en refusant de reconnaître
qu’ils auraient pu/ dû faire
plus attention et en refusant d’affirmer avec plus de passion qu’ils
comprennent que les apparences peuvent être troublantes mais qu’elles ne sont
pas suffisantes pour les accuser de tous les noms en en faisant d’eux des Thénardiers.
Sarkozy n’est donc
toujours pas un monarque républicain, il reste le chef d’un clan. Il est moins
obsédé par l’état de son royaume et la
nécessité pour lui de mettre l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers
que par son dur désir de durer en se faisant réélire. C’est cela qui explique
qu’il n’y ait pas de démission en Sarkozie puisque le roi n’exige rien d’autre
qu’une loyauté, une soumission et une obéissance totales accompagnées par une
croyance religieuse non pas en la supériorité du Sarkozysme mais en l’infériorité
morale de l’opposition surtout lorsqu’elle n’est pas complaisante ou
superficielle. Quelques
uns ont prédit que Woerth ne durerait pas le weekend, je prédis qu’il
durera tout le mandat de Sarkozy. La priorité est ne rien lâcher et de bien
faire comprendre que ce qui compte n’est pas une exemplarité qui peut parfois être
injuste mais qui est nécessaire lorsqu’on veut gouverner sainement en ayant des
résultats mais plutôt la loyauté et la capacité à être un bon soldat en
Sarkozie en malmenant l’opposition. Woerth ne sera forcé de démissionner que lorsque
Sarkozy aura compris qu’il est pour lui un boulet au sein de sa propre
majorité. Je fais le pari que ce moment n’arrivera pas en supposant qu’il n’y
aura pas de grandes révélations et que la preuve ne sera jamais faite de manière
indéniable que l’affaire Woerth –Bettencourt est autre chose qu’une d’apparences
et d’erreurs ahurissantes de jugement par un politique qui connaît très bien le
monde dans lequel il vit et qui sait qu’il faut très peu de choses de nos jours
pour une lapidation médiatique.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H25 dans Actualité, Politique, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Mon avis sur
les bleus, la France, les médias, Anelka, Sarkozy, Domenech et l’ethnicisation
et la politisation du problème est que tout est excessif. Ceci tout est une
parfaite illustration des démesures futiles de l’ère Sarkozy durant lequel rien
n’est fait pour apaiser les tensions sous prétexte est qu’il faut briser les
codes et surtout mener une révolution minable mais surtout infertile en
occultant l’essentiel et le fait que les résultats et la compétence sont plus
importants que le bling en politique et dans d’autres domaines.
Je suis une
passionnée de foot mais cependant sa « religionisation » me navre au
plus au point parce qu’alors il cesse d’être un jeu dont le but est de divertir ce qui le pratique ou l’observe
en leur faisant oublier tant de choses pour un moment. Force est de constater
que la France est devenue un de ses pays dans lesquels le foot est au dessus de
choses qui changent la vie quotidienne et les footballeurs ont remplacé les
politiques puisqu’on leur demande plus, trop, et de ne pas refléter les maux de
la société ou de n’être que des symboles ou des êtres en soi politiques. Le
mondial 2010 des bleus est un échec mais il n’est ni une tragédie ou un de ces événements
honteux qui marquera l’histoire de France. Il serait donc sage de se rappeler
que tout ce qui est excessif est inutile.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H00 dans Actualité, France , sport | Lien permanent | Commentaires (0)
Il fait une chaleur cruelle mais
bon...
Je vais regarder sans attentes particulières
le discours d'Obama. Il me semble que lorsqu'il ne sait pas comment surmonter
certaines difficultés, il fait un discours... Le discours sera Obamanien, c'est-à-dire
théâtrale et que ce qui suivra n’aura rien à voir avec les mots d’Obama (c’est
un chose qu’il a en commun avec Sarkozy, il se sert des mots pour se créer une
image et cacher la vacuité de son action politique ou plutôt le fait qu’elle n’est
pas la hauteur du personnage herculéen qu’il s’est créé pour se faire élire en
tapant sur ses adversaires et ses prédécesseurs en affirmant qu’il ferait mieux
et qu’il y aurait une rupture totale qui mènerait à des changements profonds et
spectaculaires). Obama va essayer de reprendre la main médiatiquement en tapant
sur BP , en offrant du folklore aux analystes politiques, et en faisant croire qu'il peut
changer cette situation qui leur fait dépendre d’une compagnie pétrolière pour
sauvegarder leur faune sans convaincre ses concitoyens de repenser leur mode de vie.
Pour parler de politique française,
il devient trop facile pour les politiques de devenir faussement populistes que ceci ne
peut qu’être favorable au Front National qui sait jouer le peuple contre la
France d'en haut sourde et méprisantes et la France qui n’est pas vraiment française
mieux que les autres. En somme, tous ces discours et micro-événements sur le vernis vont créer
une atmosphère qui favorisera des affrontements idéologiques qui ne résoudront
pas grand-chose en mettant l’accent sur la morale et l’authenticité. Ce qui m’amuse
est que la Gauche pense encore pouvoir gagner sur ce terrain alors que ses adversaires la
remettront juste face à ses propres conditions en prouvant qu’elle est caviar et
surtout hypocrite.
Comme dirait mon Raymond Domenech,
je blogue toujours moins mais je monte en puissance.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H27 dans Actualité, Etats-Unis, France , Obama | Lien permanent | Commentaires (0)
La boutade du matin est de Lionel Jospin répondant à un journaliste qui lui demandait s'il avait lu le premier tome des mémoires de Jacques Chirac:
Je lis en général les livres écrits par leurs auteurs plutôt que ceux écrits par d'autres.
Rédigé par Christelle Nadia à 09H08 dans Actualité, Citations | Lien permanent | Commentaires (0)
Le pur Jean-Luc Mélenchon sur l'antisémitisme, le racisme et la gauche:
L'antisémitisme est une maladie honteuse largement répandue dans toute la société. Par conséquent j'imagine qu'il doit y avoir aussi des antisémites qui par ailleurs sont de gauche. Personnellement je trouve c'est une contradiction totale de termes. Comment peut on être de gauche, universaliste, humaniste, et raciste en même temps. Donc, honnêtement, j'estime que l'antisémitisme équivaut à un brevet de sortie de la gauche.
C'est rassurant de constater que Mélenchon vit dans un autre monde et reste volontairement myope sur les questions de société par souci d'être aussi authentiquement de gauche que Hugo Chavez. Il n'est plus possible de nos jours d'affirmer sans se décrédibiliser que la gauche a le monopole du cœur, de la pureté et de la morale, Mélenchon le prouve par sa manière de faire de la politique et ses idoles politiques.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H45 dans Actualité, France , Politique, racisme | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé par Christelle Nadia à 10H54 dans Actualité, mon Amérique, sport | Lien permanent | Commentaires (1)
Contrairement à beaucoup
de gens, je ne souhaite pas la démission d’Hortefeux, bien au contraire mon
souhait est qu’il reste ministre tout le reste du mandat de Sarkozy. Les démocraties
ont les dirigeants qu’elles méritent. il est temps de cesser de croire que la
meilleure manière de « transcender » les racismes et autres fléaux
est de flageller les racistes et autres personnes qui dérapent en les
humiliant et affirmant qu’ils doivent être enfermés dans une cave pour que la société
évite justement de parler de ces problèmes sereinement, sans concession, en écoutant
tous les points de vue afin de pouvoir d’accomplir son devoir d’éducation.
L’accusation de « raciste »
est trop souvent utilisée pour taire des adversaires politiques et causer sans
causes légitimes et preuves réelles leur mort politique définitive. La blague d’Hortefeux
était douteuse mais il ne mérite pas, pour l’avoir dite dans un moment de relâchement,
d’être mis au placard alors qu’il devrait être jugé sur son action politique d’abord
au ministère de l’immigration et de l’identité nationale et puis au ministère de
l’’intérieur. En somme, ce qu’il y a dans l’âme et le cœur d’Hortefeux m’indiffère
complètement puisque que ses actes sont capitaux puisqu’ils affectent la vie
des milliers de gens et la France.
Hortefeux estime,
et Sarkozy lui donne raison, qu’il a la conscience tranquille et qu’il n’y a
pas de véritable obstacles moraux ou pratique qu’il l’empêcherait de continuer
à occuper la place Beauvau alors... En restant ministre, le cas Hortefeux est
plus instructif et devient utile pour deux raisons. La première est que Hortefeux aura une chance d’échapper à un
lynchage qui n’est certes pas sans raison mais qui ne lui donne aucune chance de
se défendre ou même de faire amende honorable. La seconde raison est que la
politique doit refléter l’image d’une société ou parfois, lorsque les
politiques regardent vers le haut et non le bas, ses valeurs et ses aspirations.
Il ne me semble pas indigne que dans la France de Sarkozy, le ministre de l’intérieur
puisse être condamné pour injure raciale (en tant qu’avocat, j’avoue que ce
concept m’horripile mais c’est la libérale et américaine en moi qui parle) et
rester ministre.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H29 dans Actualité, France , Politique, racialisme | Lien permanent | Commentaires (0)
Je partage la conclusion de Pierre Assouline sur la polémique créée par le Syndicat national de l’enseignement supérieur qui n'accepte pas que des écrits de Charles de Gaulle figurent au programme du bac litteraire:
Comme si en classe de première, les élèves n’avaient pas déjà été mis au parfum de la seconde guerre mondiale et que les enseignants d’Histoire attendaient que leurs collègues de Lettres pallient leurs carences ! Quant à la cécité littéraire qui les empêchent de déceler l’évidente qualité d’écrivain qu’ils nient à Charles de Gaulle, on observera que, manifestement, ce qui est bon pour la Pléiade ne l’est pas pour les 1500 professeurs de Lettres qui ont signé la pétition envoyée au ministre.
Vous avez bien lu : ses initiateurs soupçonnent le quintette des inspecteurs de l’Education nationale d’avoir fait le choix de De Gaulle afin de “flatter la couleur politique du pouvoir en place”. On en est là en 2010. Nuls, les pétitionnaires. Recalés.
Parfois, la connerie est lassante...
Rédigé par Christelle Nadia à 07H56 dans Actualité, culture, littérature , Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Bernard Kouchner sur la petite et stérile polémique Madoff-Sarkozy:
Je l'ai trouvée blessante, inutile et contre-productive. Je pense qu'on lui a écrit ça ne sachant pas quel est le personnage de Martine Aubry que ça lui a fait beaucoup de mal, et ça fait beaucoup de mal à la Politique. On rabaisse le niveau avec ce genre d'astuce blessante. Mais ce n'est pas seulement ça, c'est que - comment dirais-je ! - : pour quoi faire ? Ca dessert tout le monde. Je ne comprends pas. Franchement, ça a été une espèce de glissade très dangereuse.
Je n'arrive pas à croire que j'ai longtemps cru en Kouchner. Je le respecte toujours mais disons que je prends moins au sérieux ses soi-disant désirs de hauteur et de grandeur parce qu'elles existent aussi, pour ne pas dire surtout, pour le servir. Bernard Kouchner est un politique comme les autres. C'est un politique qui a fait de l'humanitaire et non le contraire.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H23 dans Actualité, littérature , Martine Aubry, Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
La citation du matin est de Bernard Lecomte:
La France a raison de se replier sur sa véritable spécialité, où elle triomphe parce que personne ne la lui dispute : la course de petits chevaux, version 2012, qui a encore mobilisé, ce lundi, les plus prestigieux journalistes du pays, avec cette polémique imbécile sur la comparaison Sarkozy-Madoff qui n’intéresse rigoureusement personne. En faux débats, rideaux de fumée, controverses artificielles et polémiques inutiles, on est les champions.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H38 dans Actualité, Citations , France | Lien permanent | Commentaires (0)
La photo du jour est une caricature de DonteyHotey sur Obama et la marée noire de Louisiane. La politique est injuste surtout lorsqu’elle ne se résume qu'au symbolique. Pour le moment, l’administration est autant engluée dans le pétrole de BP que le Golfe du Mexique parce que les Américains se disaient qu’au moins, Obama, contrairement à Bush, savait ce qu’il faisait et comprenait leur besoin d’avoir un superman médiatique, photogénique et parfois compétent (en matière de communication particulièrement) comme président.
Est-ce la fin d’Obama ?
Bien évidement que non, il n’a personne à sa gauche qui reste assez éprise de
lui pour tout lui pardonner du moment qu'il reste beau, éloquent sans lui faire trop honte en leur montrant qu'il est comme eux et que les autres sont ne le sont pas. Obama peut donc effacer les traces de la marée noire en rappelant que c'est BP le coupable et en occupant constamment
le centre en continuant de présenter tous ses adversaires comme des extrémistes ou des incultes.
Obama saura donc se réinventer en espérant que la majorité des Américains continuent
de se dire qu’il n’est peut-être pas celui qu’ils pensaient qu’il était mais qu’ils
n’ont pas d’autre alternative.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H27 dans Actualité, L'Amérique de Barack Obama , Obama | Lien permanent | Commentaires (0)
Bonne question de David Desgouilles:
Souhaitons nous vraiment que le secret médical subisse le même sort que feu le secret de l’instruction ?
Ma réponse à la
question de Desgouilles est non en sachant bien que la réalité est qu’il n’est
pas possible dans nos sociétés de conserver certains choses secrètes surtout
lorsqu’elle concerne des personnages publiques et qu’alors ceux qui sont intéressés/obsédés
sont convaincus d’avoir le droit de savoir et ceux qui peuvent briser le secret
savent que le faire sera lucratif. Il est regrettable que le secret médical ait
été violé par l’Express dans le cas de Johnny Hallyday mais honnêtement je me
demande si le vrai problème est ailleurs puisqu’il faut se demander si trop n’est
pas fait dans cette affaire dans les deux sens. Ne s’agit ici que d’un retour attendu
du boomerang puisque Barbier se permet sans peur du ridicule de comparer
Hallyday à François Mitterrand ? Les journalistes français lorsqu’il parle
de Johnny Hallyday ont rarement la distance nécessaire pour traiter le sujet de
manière professionnelle sans avoir peur d’égratigner un monstre sacré ou sans pouvoir faire abstraction de l’avidité des Français pour tout ce qui concerne le personnage
du moment qu’il n’est sali juste mis à nu.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H56 dans Actualité, France , médias | Lien permanent | Commentaires (0)
Inquiétant mais
pas surprenant :
L’Arizona a scandalisé la moitié de la planète, le mois dernier, en votant une loi permettant d’interpeller sur simple présomption tout étranger soupçonné d’être immigré clandestin aux Etats-Unis. Il se passe la même chose ici, en Espagne. La police poursuit sa politique de chasse aux sans-papiers, enchaînant les coups de filets de grande ampleur dans diverses villes espagnoles. Elle le fait sur ordre du ministère de l’Intérieur, depuis que la crise a débuté et que le pays des “papiers pour tous” a commencé à changer, aussi bien au niveau de sa politique migratoire que dans l'image qu'il renvoie aux étrangers.
Il est exaspérant
de réaliser que l’Espagne n’est pas aussi critiquée que l’Arizona pour sa
posture anti-immigrée. Cette différence de traitement s’explique surtout par le fait que les médias quand ils n’appartiennent
à Rupert Murdoch sont toujours prêts à parler de méchants , incultes, racistes,
et stupides conservateurs américains alors que les Européens jouissent la présomption
du savoir et du raffinement.
Rédigé par Christelle Nadia à 00H50 dans Actualité, Etats-Unis, Europe, immigration | Lien permanent | Commentaires (0)
Pertinente observation de Stéphanie Le Bars qui montre combien la loi anti-burqa est inutile puisqu'elle n'est qu'idéologique:
En décidant d'infliger des amendes aux femmes qui se déplaceraient voilées dans l'espace public, le gouvernement prend le risque de se heurter à un problème d'application de la loi. C'est d'ailleurs pour cette raison que la loi présentée ce matin en conseil des ministres prévoit une période de transition de six mois permettant aux femmes qui le voudraient de retirer volontairement leur voile intégral.
Car on voit mal des policiers interpeller dans la rue des femmes intégralement voilées ou, s'ils le font, on peut penser que ces femmes retireront leur voile, puis le remettront aussitôt le contrôle effectué. C'est en tout cas ce que beaucoup d'entre elles prétendent. Concernant les femmes venues des pays du Proche-Orient, on peut légitimement se demander si l'application sera effective sur les Champs-Elysées...
Je fais le pari
qu'il y aura plus de femmes voilées dans cinq ans qu'aujourd'hui et que la France, la
Belgique et les autres vont se faire taper sur les doigts par la Cour
Européenne des droits de l'homme. Lorsque j'entends, des députés UMP fanfaronner sur l’éventualité
d’un référendum sur la burqa, je rigole. La tenue d'un référendum sur la burqa est aussi probable que l’Afrique
du Sud remportant sa coupe du monde après que son président ait fait le vœu de
devenir chaste ou seulement digne le reste de son mandat.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H19 dans Actualité, burqa, France , Justice | Lien permanent | Commentaires (0)
Jean Quatremer désigne les coupables de l'aggravation de la crise grecque est devenue la crise euro:
(...)ceux qui ont amplifié la crise de la dette souveraine grecque et déstabilisé la zone euro sont sans aucun doute des banques françaises ou allemandes, qui possèdent à elles seules un bon tiers de cette dette. Je ne dis pas qu'elles sont à l'origine de la crise, mais ce sont elles qui, en étant incapables de contrôler leurs nerfs, ont suivi comme des moutons ce qui ont déclenché la panique par intérêt bien compris.
Et les politiques? Il semble qu'ils ont montré leurs limites et surtout délimités leur champ d'action en agissant dan la peur et en s'autocongratulant trop vite. Lorsque le but d'une politique est de calmer les marchés, elle est illusoire et renforce l'impuissance du politique ou plus justement le fait qu'elle/il se sent impuissant et n'aura pas l'audace qu'il faut pour faire ce qu'il faut. L'Europe a la chance que les Etats-Unis ne souhaitent pas un affaiblissement de la zone euro, du moins pas maintenant.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H38 dans Actualité, Etats-Unis, Europe | Lien permanent | Commentaires (0)
Une preuve que DSK est le candidat socialiste parfait et qu'il est l'exemple parfait du courage politique:
Si j'étais membre d'un syndicat grec, je manifesterais probablement de la même façon (que les Grecs) car je les comprends. (...)Mais c'est à eux aussi de comprendre, que (le plan de rigueur) est le seul moyen (pour faire face à la crise); il faut qu'ils fassent maintenant des efforts, s'ils veulent que les problèmes de la Grèce ne se poursuivent pas pour des décennie.
Peut-on devenir monarque républicain
en ne faisant preuve que de compassion sans audace ? J’ose penser que non mais
bon, avec les socialos, le pire est non seulement toujours possible mais
probable. C'est fascinant de réaliser que la France est un pays comme l'Egypte
(Mohamed El Baradei qui fut directeur général de l'Agence internationale de
l'énergie atomique et veut gouverner son pays) et autres pays en voie de développement
dans lesquels on peut devenir l'homme providentiel de l'extérieur. L'argument de DSK est qu'ayant été patron
du FMI, gouverner la France sera facile puisqu'elle n'est ni aussi importante que le FMI ou le monde. La France se banalise et se rétrécit tellement qu’aujourd’hui ses politiques pour la
gouverner choisissent de regarder ailleurs et ne l'idéalisent plus.
Rédigé par Christelle Nadia à 11H27 dans Actualité, DSK, France , Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Clotilde Reiss, la jeune Française détenue en Iran depuis dix mois, est revenue au pays. Le président de la République l'a reçue pendant une vingtaine de minutes mais ne l'a pas raccompagnée sur le perron et n'est donc pas apparu publiquement avec elle. Sur l'album photos du quinquennat, cette page-là restera vide. Ingrid Bétancourt, oui. Clotilde Reiss, non. Alors, pourquoi?
La réponse est
que Sarkozy n’est pas fier d’avoir cédé aux exigences du régime d’Ahmadinejad surtout
qu’il est encore plus intransigeant qu’Obama sur la question du nucléaire
iranien. La France est gênée d’avoir marchandé avec un régime qu’elle considère
comme dangereux et illégitime. Sarkozy sur ce dossier a donc montré qu’il n’est
ferme que lorsqu’il s’agit de donner de beaux discours, de provoquer ou te taper sur les faibles et autres impuissants pour se disant volontaire. Cependant, lorsqu'il s’agit d’agir, il fait toujours marche arrière par couardise, pragmatisme ou simple calcul politique.
En Sarkozie, le volontarisme et la fermeté se limitent aux mots surtout
lorsqu’ils sont d'Henri Guaino puisqu’on peut parler avec éloquence de France en évoquant
le Général pour ensuite gratter le derrière crasseux d’Ahmadinejad.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H47 dans Actualité, France , Iran, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
La citation du matin est de Franck Nouma:
Pour Téhéran, l'Europe est certes un géant économique dont les mollahs attendent qu'elle compense, du point de vue commercial et industriel, l'absence des Etats-Unis en fournissant à l'Iran les devises et les technologies dont il a besoin, mais aussi un "nain politique" dont l'avis, en conséquence compte peu.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H39 dans Actualité, Citations , Europe, Iran | Lien permanent | Commentaires (0)
Le retour
de Tapie en politique en
tant que simple 'militant' est inquiétant parce qu'il montre que la 'gauche'
est toujours orpheline et que bien des choses vont se passer avant 2012 pour qu'il n'y ait pas de vrai renouvellement.
L’hypermédiatisation
de DSK aura l'effet contraire de celui recherché parce qu'elle est basée sur
pas grande chose puisqu'il n'a toujours montré qu'il a envie de la France et de
se battre pour obtenir la confiance de son peuple autant qu'il aimerait que les
socialistes aient envie de lui pour lui offrir la candidature.
Rédigé par Christelle Nadia à 10H53 dans Actualité, DSK, France , Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Bernard-Henri Lévy
n'aime pas qu'on ne soit pas d'accord avec lui surtout lorsqu'il est convaincu
tel un intégriste, je pèse mes mots, d'être le soir à voir la lumière. Les
propos suivants offrent une énième preuve de son intolérance :
S'il fait ça, c'est que oui, c'est parce qu'il y a aux Etats Unis, un vent de puritanisme, de pudibonderie dont Roman Polanski fait les frais, bien sûr parce qu'on est dans un climat différent de celui des années 70. Mais ce n'est pas parce que ça ramène des voix que nous, on va décider de se taire.
Est-ce que ce sont seulement les Puritains ? Regardez, Tim Burton, président du jury du festival de Cannes, cette année. Immense cinéaste lui aussi. Lorsqu'il est interrogé, avant-hier, sur le sort de Roman Polanski, on lui demande : est-ce que vous le soutenez ? Eh bien, il préfère botter en touche comme s'il y avait une sorte de malaise.
Eh bien c'est un immense cinéaste et c'est un caractère médiocre. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise !
Quand on est président du festival de Cannes, quand on a cette occasion de dire à un camarade, à quelqu'un que l'on connaît, par ailleurs, dont on sait très bien qu'il n'est pas un pédophile, quand on a l'occasion de lui dire son soutien et qu'on se contente de dire parce que c'est ça qu'il a dit : Je suis pour la liberté d'expression
La liberté d'expression, voilà.
Attendez, c'est misérable. Personne n'a jamais ... L'affaire Polanski, ce n'est pas une affaire de liberté d'expression, c'est une affaire de quelqu'un qui 33 ans après, alors que la victime supplie qu'on arrête de l'embêter avec ça, alors qu'il n'y a plus la moindre raison de remuer cette vieille histoire, on le persécute. Et la direction de Tim Burton est, en effet, navrante. Mais heureusement, il y a des cinéastes à Cannes -les 12 qui ont signé l'appel que nous avons lancé avec Jean Luc Godard- qui sauvent l'honneur.
Je n’ai jamais été
une inconditionnelle BHL mais je n’ai jamais non plus cru aux caricatures de
lui qui voudraient faire croire qu'il n'a aucune substance. Je suis autant de son avis qu’en désaccord avec lui tout en acceptant qu’il
est convaincu de ce qu’il dit mais qu’il est aveuglé par ses passions pour voir
autre chose que ce qu’il veut voir, c’est souvent mon cas. Cependant je dois
admettre qu’il vieillit assez mal parce qu’il a cessé d’essayer de convaincre
pour prêcher la bonne parole et châtier ceux qui ne le suivent pas. Je ne dirai
rien sur l’affaire Polanski parce que je pense qu’elle dure plus qu’elle ne le
devrait et qu’il n’est plus possible d’avoir un dialogue sain sur cette
histoire en grande partie pare que les défenseurs de Polanski sont convaincus
qu’il est Dreyfus et les autres Marc Dutroux. Je ne partage aucune de ces
positions et comme je l’ai dit depuis le début: Polanski n’a rien à craindre de
la justice américaine et il fera moins de temps dans une prison californienne, s’il est
condamné, qu’il en a fait dans une prison et dans son chalet suisses. Il est mal
servi par les personnes qui lui font croire qu’il ne faut rien lâcher parce qu’après
tout, il est Roman Polanski.
En somme, Tim Burton et Emma Thompson peuvent choisir
de ne pas considérer que Polanski est un martyr que tout artiste devrait défendre
et demeurer aussi dignes que BHL et Jean-Luc Godard. BHL devrait
s’évertuer de respecter ses principes en refusant de les asservir à ses
passions.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H07 dans Actualité, coup de gueule, libertés | Lien permanent | Commentaires (0)
Lu dans le Figaro:
Le Conseil d'État a émis un «avis défavorable» au projet de loi du gouvernement visant à interdire complètement le port du voile intégral. Selon nos informations, les Sages réunis en assemblée mercredi, en présence du secrétaire général du gouvernement, ont une nouvelle fois expliqué, comme dans leur étude remise il y a un mois à Matignon, qu'«une interdiction absolue et générale du port du voile intégral en tant que telle ne pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable» et qu'elle serait «exposée à de fortes incertitudes constitutionnelles et conventionnelles». (...) La Cour européenne des droits de l'homme a consacré le «principe d'autonomie personnelle» selon lequel chacun peut mener sa vie selon ses convictions, y compris en se mettant physiquement ou moralement en danger. Dès qu'il y a consentement, il devient donc difficile d'invoquer la dignité de la femme pour fonder une interdiction générale, avaient analysé les Sages dans leur étude.
Sarkozy reculera-t-il? Non, il est en pleine campagne. Il n'a que faire du droit puisqu'il s'agit ici pour lui de montrer de rétablir sa virilité, de prouver qu'il est prêt à défendre, même contre le droit,l’autisme du Conseil d’état et des juristes la république française contre la burqa qui est devenue un symbole de l’obscurantisme et de l’intégrisme. C’est très Bushien puisqu'ici ceux qui s'opposent surtout lorsqu'ils le font au nom du droit sont des ennemis de la république comme le dirait avec conviction Henri Guaino. Dans ce faux combat existentiel pour sauver la république, Sarkozy joue le peuple contre certaines élites en arguant que les peurs de la France d'en bas et qui travaille sont rationnelles et qu’il faut la protéger coûte que coûte même en brisant certains principes fondateurs de la société française.
Tout ceci va mal
finir mais cela n’a aucune importante puisque que les Sarkozystes sont dans le
court-termisme et que perdre au bout du compte sera un argument idéologique de plus
pour leur thèse qu’une certaine minorité de Français est aveugle sur le combat que doit mener
« l’Occident » pour sa survie contre les barbus islamistes,
misogynes, polygames qui détestent tellement la France qu’ils veulent soit l’islamiser
ou la détruire. Sarkozy fait donc le pari que sur cette question la France est Rioufolienne pour ne pas dire Zemmourienne mais la question est que toute politique a des effets et qu'il est plus difficile de gouverner la France que d’être un
analyste politique populaire et populiste mais gouverner semble moiins important que gagner une élection.
Rédigé par Christelle Nadia à 02H03 dans Actualité, burqa, France , Justice, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0)
Amen aux propos suivants de Gilles Devers:
Septante années après, brusque remontée au cerveau de l’antiracisme officiel et bien propre sur lui. Et oui, Grand Dieu, il y avait atteinte aux droits de l’homme dans les propos de Tintin et les aboiements de Milou ! Ces vaillants démocrates, sensible à la portée du ridicule, n’entendent pas demander l’interdiction d’un livre vendu depuis bientôt un siècle. Non, mais ils soutiennent qu’il est désormais indispensable à la survie de l’humanité que toute nouvelle édition du livre soit « assortie d'un bandeau et d'une préface éclairant le lecteur sur la nature d'une œuvre qui affirme une supériorité raciale, celle des Blancs sur les Noirs, et ne devrait donc pas être diffusée sans avertissement, surtout pour les enfants ». Si jamais le lecteur ne s’en apercevait pas lui-même !
Ras-le-bol. Merci de nous fiche la paix avec votre moralisme de guimauve et votre scandaleuse appropriation des causes, pour pas un rond. Que représente le CRAN ? Combien de cotisants ? Quelles attaches dans la population ? Quelle considération pour la diversité des blacks ? Quel soutien populaire ? Cette auto-proclamation de la représentation est insupportable dans une démocratie. Des marchands du temple, rien de plus.
En somme, ce n'est pas parce qu'on est 'noir' q'on a le droit d’être ignorant et surtout de croire qu’on a, au nom de je ne sais quoi, l'obligation/le devoir de nettoyer l’histoire et la littérature.
Rédigé par Christelle Nadia à 07H42 dans Actualité, littérature , racialisme, racisme | Lien permanent | Commentaires (0)
Merci à Hortefeux et aux infos bling bling:
Lies Hebbadj avait fait l’objet d’une plainte de France 2. (Ouest-France de ce mercredi 12 mai) pour avoir dégradé une caméra et volé un banc de montage. Banc de montage qui a aussitôt été restitué aux policiers. Lies Hebbadj avait perdu son sang-froid, mardi matin, alors qu’une équipe de télévision tournait un reportage devant chez lui et qu’un de ses enfants était passé dans le champ de la caméra. Ce reportage a été diffusé mardi soir au journal télévisé.
Lorsque les salauds sont parfaits et trop médiatisés, cela veut toujours dire que le hic est ailleurs. L'expérience montre que les salauds et autres pauvres cons n'aiment pas qu'on les ignore surtout quand ils sont conscients de leur propre impuissance et insignifiance. Alors ils s'inventent des fantasmes pour s'imaginer qu'ils sont désirés ou martyrisés afin de s'imposer dans la vie des autres ou dans l'espace publique en croyant qu'ils sont essentiels.
Il est temps d'oublier Hebbaj en lui refusant de l'attention et la lumière dont il a besoin comme un parasite a besoin d'autres corps parce que la seule manière pour lui de prouver sa virilité (ses femmes, maîtresses ne pourront jamais le grandir) est de devenir le symbole de quelque chose alors qu’il ne représente personne d’autre que lui-même, c'est-à-dire rien du tout
Rédigé par Christelle Nadia à 07H01 dans Actualité, coup de gueule, Intégration, médias | Lien permanent | Commentaires (0)
La gouverneure de l’Arizona Jan Brewer a promulgué hier une loi interdisant aux écoles publiques de l’État d’offrir des programmes d’études destinés à un groupe d’élèves appartenant à un groupe ethnique particulier. Selon cet article, cette mesure a été rédigée en réponse aux programmes d’études ethniques des écoles publiques de Tucson, qui portent sur la culture, l’histoire et la sociologie des Chicanos (Américains d’origine mexicaine).
Mais tout ceci
est-il inquiétant en soi si l’on considère que l’ethnicisme (racialisme) est
une tare ? La réponse est non. Cependant, il est dangereux de constater que l’histoire
n’appartient plus aux historiens en Arizona mais aux politiques car il est un
enjeu dans la lutte farouche que se livrent les identitaires. La gouverneure de l’Arizona,
qui est républicaine, est avant tout une politique qui sait analyser la situation
politique de son état. Elle a donc constaté que pour être élue (car elle n’a
succédé qu’à l’ancienne gouverneure, Janet Napolitano, aujourd'hui membre de l’administration Obama),
elle doit être populiste et rassurer les électeurs qui ont la même couleur de
peau qu’elle qui sont effrayés par la réalité démographique que dans quelques décennies
ils seront minoritaires et l'Arizona sera un état en grande partie 'hispanique.' Le problème ici est donc bien identitaire et racialiste : la majorité des Américains, ou du moins des citoyens de l'Arizona, se sent menacée par une
minorité grandissante qui d’après elle, acquiert son pouvoir démographique et
donc politique en trichant, en acquérant la nationalité américaine de manière frauduleuse pour ensuite refaire les Etats-Unis à leur image.
Rédigé par Christelle Nadia à 06H00 dans Actualité, immigration, Intégration, L'Amérique de Barack Obama , racialisme | Lien permanent | Commentaires (0)
Les phrases qui...:
Le meilleur scénario pour "DSK" serait que le PS se passe de primaire et fasse appel à lui. Il suppose l'échec de Mme Aubry - qui, si elle ne s'est pas déclarée, se comporte de plus en plus en "candidate naturelle", opposant sa proximité à son éloignement - et le renoncement d'autres postulants, comme Mme Royal.
Rédigé par Christelle Nadia à 01H35 dans Actualité, DSK, Parti Socialiste, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Ivan Rioufol sur les désastres du politiquement
correct sur l’usage des mots :
Faire l'inventaire des mots, interdits ou obligés par la novlangue, est révélateur de l'idéologie dominante, qui sait effacer des traits pour en faire surgir d'autres. Ainsi, la violence, le viol collectif, le voyou, le ghetto, le clandestin se nomment désormais incivilité, tournante, jeune, diversité, sans-papiers. En revanche, la société d'accueil est associée à : discrimination, stigmatisation, racisme, populisme, islamophobie. Devinette : cette guerre des mots, qui risque la perdre ?
Rioufol n’a pas tort mais seulement il s’arrête
convenablement en chemin d’une importante réflexion qui montre bien que les
torts sont partagés car même la droite droite qu’il représente est esclave et se sert d'une autre
forme de politiquement correct qui consiste non pas à user d'euphémisme et refuser de nommer les choses mais à
les renommer pour les condamnés. C’est pour bien pour cette raison qu’Hortefeux
peut se défendre d’avoir une faute politique en affirmant défier le
politiquement correct ou qu’on peut confondre voile et intégrisme en soulignant
qu’il faut défendre de la république en oubliant qu’un de ses principes les
plus sacrés est de la liberté et surtout le devoir de convaincre lorsqu’on veut
être liberticide même pour se battre contre l’obscurantisme. En somme, Rioufol
est autant politiquement correct que ceux qu’il condamne en partie parce que
ses conclusions et son langage sont toujours tout fait. Il n’est pas surprenant
que le politique (Sarkozy) qui se vantait de n’avoir pas peur des mots a peur aujourd’hui
d’utiliser le mot rigueur parce qu’il ne plaît pas à une partie de son électorat
qui y voit un signe inquiétant d’une augmentation d’impôts et du fait qu’elle
devra payer par solidarité et patriotisme.
Rédigé par Christelle Nadia à 12H44 dans Actualité, France , libertés | Lien permanent | Commentaires (0)
En observant l’actualité
politique britannique, je ne peux m’empêcher de me rappeler de l’entre deux
tours de la dernière élection présidentielle française et de regretter que
Bayrou n’ai pas eu la même audace que Nick Clegg en faisant le choix, certes risquée mais pleins de potentiels, de soutenir
Ségolène Royal. Ce choix aurait été le meilleur pour lui, le MoDem, et surtout la France
pour deux raisons. La première est que Bayrou, si Royal gagné, aurait été une sorte de deuxième président
parce que Royal était isolée dans son propre parti et qu’elle aurait eu besoin
de lui pour gouverner et se trouver une certaine forte de crédibilité et de légitimité.
La deuxième est que cette décision aurait non pas renforcé le PS mais l’aurait détruit
petit en petit en montrant qu'il n'est plus un parti de gouvernement, En effet, en s'alliant avec Royal tout en se préparant pour 2012 en
comptant sur le fait qu’il serait devenu plus populaire qu’elle et qu’il avait
tous les deux tout à gagner en gouvernant la France ensemble en brisant les codes comme David
Cameron et Nick Clegg vont essayer de gouverner la Grande Bretagne en faisant tout pour réussir. Le non-choix de Bayrou en 2007 montre deux choses dont la
plus importante n’est pas qu’il n’avait aucun respect pour Ségolène Royal et qu’il
ne croyait pas du tout en ses chances de gagner mais que Bayrou n’avait et n'a qu’un
objectif:devenir président. Pour cette raison, il ne pourra pas refaire pas le coup de 2007
en 2012 en prêchant les vertus du centrisme mais en se dévoilant par des choix
concrets et non pas seulement symboliques mais également par une parole libérée et pas
des non-dits stratégiques.
Rédigé par Christelle Nadia à 05H50 dans Actualité, Bayrou, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0)
La polémique Onfray-Freud vue le journal Canadien le Devoir:
(...)la polémique actuelle est surtout le signe plus global d'un «contrôle moral des idées» dans la société française: «On ne s'intéresse plus aux idées, mais à la personne»
Etrangement, j'accorde autant d'importance à Freud, Onfray et à la psychanalyse qu'à l'identitaire, les lobbys du racialisme et du culturalisme et ses hennissements. Cela dit, il est vrai que tout est personnalisé de nos jours et pas seulement en France.
Rédigé par Christelle Nadia à 13H54 dans Actualité, France , Science | Lien permanent | Commentaires (1)
Les résultats des
élections britanniques montrent combien il est difficile de créer une troisième
voie dans un pays conservateur et surtout qui a un système politique bien établi.
Nick Clegg, le leader des libéraux démocrates en dépit de bons sondages et d’avoir
été la coqueluche des médias, n’a pas réussi son pari (il a obtenu plus de voix
mais moins de députés pour son parti). Il est encore possible que Clegg soit
un faiseur de roi comme Bayrou aurait pu l’être en les deux tours en 2007 en décidant
de s’allier aux travaillistes en échange d’une reforme du système électoral
britannique archaïque qui fait que son parti peut obtenir plus de 22 % des voix mais moins de 60 sièges. Ce
choix serait risqué parce qu’une telle coalition serait de courte durée et ne
plairait pas aux Britanniques si elle permet à Gordon Brown de rester premier
ministre. Une alliance avec les Conservateurs serait plus difficile parce qu’ayant
besoin de moins de 25 sièges pour constituer une majorité, ils offriront moins
que les travaillistes. Bayrou avait fait le choix de ne pas choisir en 2007
tout en rejetant Sarkozy. Clegg aimerait ne pas avoir à choisir Brown tout en
gardant toutes les lignes de communications ouvertes avec David Cameron car
celui-ci même s’il devient premier ministre sera faible et aura certainement
besoin de lui tôt ou tard.
Le problème pour Clegg comme Bayrou est d’exister maintenant que l’élection qui décide tout est derrière l’électorat et les médias en profitant bien évidement des faiblesses du parti travailliste. L’erreur de Bayrou fut d’oublier certaines réalités politiques sans faire de vraies choix pour pouvoir de nouveau être le troisième homme en 2012, Nick Clegg sait aussi maintenant que le futur gouvernement étant minoritaire ne durera pas longtemps mais la question pour lui est d’éviter l’erreur de Bayrou en essayant de rester au milieu et donc neuf sans jamais faire de choix concrets, difficiles et surtout dangereux en pensant que son heure viendra bientôt. Le prix d'imiter en n'ayant pas d'audace serait de retrécir ou de devenir invisible comme Bayrou.en se disant qu'un homme peut tout changer sans parti et sans programme. Heureusement pour Clegg, la Grande Bretagne n'a pas de régime présidentiel et il devra donc tout faire pour garder ses alliés.
Rédigé par Christelle Nadia à 03H23 dans Actualité, Bayrou, Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires récents