Analyse pertinente de Françoise Fressoz :
Pour tenter de récupérer de l'autorité, il fallait organiser d'urgence une séquence autoritaire sur un sujet qui s'y prête : la sécurité. La vague d'arrestations ce week-end dans les milieux islamistes a été savamment mise en scène. Les mots choisis par Manuel Valls sont allés crescendo : « du terrorisme intérieur », a dit le ministre de l'intérieur.
François Hollande a lui reçu dimanche à l'Elysée les représentants de la communauté juive venus dire leur inquiétude après le démantèlement d'un groupuscule islamiste soupçonné d'une attaque antisémite le 19 septembre.
Derrière cette mise en scène, deux objectifs : affirmer une autorité sans faille et tenter de refabriquer de l'unité nationale autour de la lutte contre le terrorisme, afin que la parole présidentielle retrouve de la force.
Et tant pis si Nicolas Sarkozy usait des mêmes ficelles lorsqu'il était en difficulté.
Comme quoi Hollande a appris autant de Sarkozy qu'Obama de Bush !
La soi-disant guerre contre le terrorisme est désormais universel parce qu'elle est presque toujours une efficace arme politique.

