Je suis d'accord avec Alain Gresh quand il dit ça :
(...)l’ampleur de l’hostilité à l’islam indique qu’elle est partagée par l’électorat de gauche. Et il faut insister sur la faillite de la gauche, qu’elle soit modérée ou radicale, à organiser une résistance face à cette islamophobie. C’est d’ailleurs tout l’avantage de l’islamophobie : on ne peut pas être de gauche et raciste, mais on peut très bien être de gauche et islamophobe (que ce soit au nom d’une conception dévoyée de la laïcité, ou d’un universalisme républicain qui sert à masquer les discriminations).
Cependant je pense qu'il est également possible d’être de gauche et raciste, je dirais même que c'est plus facile parce qu'alors on pense que son gauchisme est une caution antiraciste ou de pureté, ce qui n'est pas le cas. J'ajouterais même que les plus infectes des racistes (tous les racismes ou plutôt toutes les actes racistes ne sont pas égaux; je dis cela parce que je ne crois pas aux crimes de pensées ) que j'ai connus dans ma longue vie étaient quasiment tous de gauche.

