Oh mon dieu, je suis d'accord avec FOG (Franz-Olivier Giesbert) quand il affirme ceci :
Cette année, à quelques exceptions méritoires près, Mitt Romney, le candidat républicain, est présenté par beaucoup de nos confrères comme un néofasciste qui veut ramener l'Amérique à l'âge de la pierre social et sociétal. Nos bien-pensants en ont la chair de poule. Plaignons-les.
S'ils avaient travaillé leur dossier, ils sauraient, les comiques, que Mitt Romney a conçu, dans l'État du Massachusetts, dont il fut gouverneur quatre ans durant, un système de santé très proche de celui que Barack Obama est en train de mettre en place au niveau fédéral, sous les cris d'orfraie des républicains.
Sans doute Romney fait-il figure de lapin perdu au milieu du poulailler républicain, peuplé apparemment surtout, depuis quelques années, d'oies, de dindes et de petits coqs paranoïaques, sur fond de déchaînements populistes. Tels sont les effets du Tea Party, qui est au Parti républicain ce que la gauche extrême est au PS. Un ramas de braillards absurdes, que la crise a rendus hystériques et qui entrent dans le futur en marche arrière.
Romney n'a certes pas négligé de chercher à récupérer les ultras de son camp. Mais c'est un modéré de centre droit qui incarne, comme Obama, un versant du rêve américain, certes le moins romantique. La réussite sociale. L'enrichissement à la Guizot. Le mythe rousseauiste consistant à croire que, l'homme étant intrinsèquement bon, le libéralisme l'est aussi.
Comme je l'affirmais il y a quelques temps, Mitt Romney c'est Obama sans le boucan nuisible et une complaisance alarmante pour la médiocrité au nom de la diversité donc en somme Mitt Romney, c'est Obama en mieux !

