Denis Tillinac est un homme du passé trop nostalgique pour être pertinent et ces mots le prouvent:
Le bât de la liberté d’expression me blesse quand le Christ, la Vierge ou le pape sont tournés en ridicule par des ultras de l’anticléricalisme. Aussi puis-je comprendre qu’une caricature du Prophète choque au plus intime un musulman pieux. Pour un croyant, de quelque confession qu’il se réclame, la dimension religieuse de sa conscience prime toute considération relative à la nature de sa citoyenneté. Mieux vaudrait que les athées et les agnostiques en prennent acte. Mieux vaudrait que la notion de laïcité ne soit pas enrôlée dans une croisade douteuse qui risque d’incendier la planète. Mieux aurait valu que la vulgarité ricanante de Charlie Hebdo se soit abstenue de mettre en péril nos otages pour le plaisir d’émoustiller les rédactions parisiennes.
Tillinac me donne envie de citer Robert de Niro dans les Nerfs à Vif lorsque son personnage affirme, pour une fois avec raison, 'je suis aussi grand que dieu et dieu est aussi petit que moi.'

