Frédéric Vitoux fait l’éloge funèbre de Gore Vidal:
Il y a certes peu de tendresse avouée chez Gore Vidal, on l'a compris. Mais il ne faut pas confondre tendresse et émotion. Sans doute a-t-il été aussi trop intelligent pour devenir un grand romancier populaire, avec ce fond de bêtise ou de naïveté que l'exercice impose.
Je n'ai jamais pu vraiment ignorer et ne pas avoir de la considération pour Gore Vidal. Il était comme une mouche qui se retrouve dans votre assiette pour vous faire douter de la qualité de ce que vous mangez et de l’hygiène du lieu dans lequel vous le mangez. Vidal était mordant, absolu mais nécessaire.
Nous savons depuis au moins depuis Sartre que les mouches sont indispensables particulièrement lorsqu'elles se posent sur des choses/personnes très/trop/atrocement/grotesquement/facilement propres.

