Les phrases qui...sont de Denic Tillinac dont la nostalgie pour un passé déifié rend sot et petit:
Nos compatriotes de souche maghrébine, africaine et autre sont les premiers à pâtir d’une situation qui fatalement aggrave leur marginalité ; ils se sentiraient mieux dans leurs pompes, et moins enclins au ressentiment, si un coup d’arrêt définitif à l’immigration de masse était un fait acquis. Aucun racisme, aucune xénophobie, aucune franchouillardise ne dictent ce raisonnement – juste l’évidence d’un énorme traumatisme dans l’inconscient collectif. Ce traumatisme, la classe politique le nie, l’occulte ou l’euphémise, à gauche par idéologie, à droite par pusillanimité. Personne ne daigne l’analyser avec un minimum de sérénité. C’est pourtant le point focal de la névrose française, il entretient toutes les peurs, toutes les rétractions, toutes les prophéties catastrophistes. On le retrouve même dans le comportement d’un Nasri ou d’un Ben Arfa chez les Bleus, et dans les réactions que leurs malséances ont suscitées. Il nourrit à la fois le vote FN et sa diabolisation. Accessoirement il divise la droite entre ceux qui voudraient lever posément le tabou et les gribouilles qui s’y refusent en se donnant le beau rôle d’un “humanisme” généreux, ouvert à la diversité. « Il n’y a pas de plus grand crime contre l’esprit que de donner mauvaise conscience à ceux qui disent la vérité », écrivait Jean Rostand.

