La SCOTUS (cour suprême des Etats-Unis) a validé aujourd’hui Obamacare, la grande loi du congrès POTUS (président des Etats-Unis) sur l’assurance maladie. Youpi ! Est-ce surprenant ? Non, pas vraiment car depuis le départ, j’affirme que cette loi est comme les 35 heures en France, elle apporte une solution inadéquate à un véritable problème par manque d’audace et d’imagination politique.
Obamacare, c'est Obama mixant du Clinton avec du Kennedy (Ted) comme les 35 heures c’était Jospin mariant DSK et Aubry! Ces mélanges sont désastreux!
Obama aurait pu avec cette loi vraiment changer l’Amérique pour le mieux en s’inspirant du Canada ou de la Suisse. Parce qu’il ne sait rendre des risques que lorsqu’il s’agit de gagner une élection (comme Sarkozy) et parce qu’il n’est pas un progressiste sur cette question (et sur presque toutes les autres d’ailleurs), Obama a fait une loi au rabais qui va perdurer, comme les 35 heures, parce que sans être efficiente, elle sera toujours perçue comme un progrès pour ceux qui vont la défendre sans réaliser qu’elle ne résout pas le problème et une ineptie pour ceux qui la combattront sans jamais vouloir réellement l’abroger.
L'Obamacare va rester un instrument politique et idéologique dont le but est de motiver différents électorats et les vrais croyants qui étant persuadés qu’elle représente le bien ou le mal absolu la défendront ou la combattront à mort tout en étant soulager qu’elle existe pour les aider à se définir et à trouver une raison d’exister politiquement.
En somme, il est normal qu’une cour suprême qui est à droite idéologiquement valide une loi édentée parce que son président visionnaire, John Roberts, comprend très bien qu’il a trouvé le moyen d’ainsi ouvrir une brèche dans le droit constitutionnel américain en remettant en question le fédéralisme américain et le droit de l’état fédéral d’imposer certaines choses aux états.
Tout ceci nous rappelle que les symboles en politique sont les plaisirs faciles et animaliers (j’ai failli écrire masculins mais je n’ai pas osé) en amour dans le sexe, on jouit rapidement mais très souvent on finit par attraper une maladie vénérienne (une bonne Syphilis si on a le génie fou de Nietzsche ou de Baudelaire) qui si elle ne nous tue pas, nous affaiblit à jamais afin qu’on n’oublie plus qu’il n’y a pas de raccourcis dans la vie.

