Bernard Kouchner revient, comme par intervention du saint esprit, pour évidement nettoyer son image :
Je n'ai jamais voté à droite. (…) je croyais à l'ouverture. J'y crois toujours. Je crois qu'une équipe de France, je crois que la réunion de toutes les bonnes volontés dans les périodes de crise me semble nécessaire. C'était une période de crise, je la connaissais peut-être un peu mieux que les autres parce que j'avais beaucoup travaillé autour du monde. Nous nous enfoncions doucement, je dis "nous" : l'Europe, la France aussi, un peu moins que les autres ; mais l'Europe s'enfonçait pendant que les autres s'élevaient.
C'était le moment de la réaction nécessaire. Je crois, non je n'ai pas regretté du tout. Ca ne s'est pas passé comme je le souhaitais ; des tas de choses parallèles...
Je me trompe sûrement mais je pense qu’il manque quelque chose d’essentiel à Bernard Kouchner ; je n’oserais pas dire que c’est de la dignité mais je dirais plutôt de la hauteur suffisante pour ne pas souiller les causes qu’il ne peut plus défendre et auxquelles naguère il n’a pu apporter que de la médiatisation.
En somme, j’ai honte pour Kouchner, honte de l’avoir trouvé trop souvent crédible et surtout honte du fait qu’il se soit tu durant les moments les plus anti-Kouchnérien du Sarkozysme par intérêt en sachant que son silence était plus que pitoyable puisqu’il était immonde.

