Je suis d'accord avec Thierry Desjardins quand il dit ceci:
Au Trocadéro, ce ne fut pas la « vraie » fête du « vrai » travail, ce fut la naissance officielle d’une « vraie » droite « vraiment » à droite et qui n’avait plus rien à voir avec celle de de Gaulle, de Pompidou, de Giscard ou de Chirac. Une droite qui, pour tenter de survivre, se ralliait, toute honte bue, à l’extrême-droite.
Depuis son funeste discours de Grenoble, on avait compris que Sarkozy était prêt à tout, y compris au pire, pour récupérer les voix de l’extrême-droite qui lui avaient été si précieuses en 2007 mais on ne pensait tout de même pas qu’il aurait l’impudeur (et la maladresse) d’aller aussi loin dans la soumission à toutes les thèses de l’extrême-droite, sur l’immigration, sur la sécurité, sur le nationalisme, sur l’assistanat, sur tout. Par moments, il y eut quelques grands airs où « le ténor du Trocadéro » surpassa « la diva de l’Opéra ».
Cependant, tout cela était prévisible. Ce qui est lamentable est que Sarkozy est un identitaire/communautariste (c'est ce qu'il a de plus 'américain' en lui) avec pour seule conviction profonde la certitude que la France a besoin de lui alors qu'il est indéniable que c'est le contraire et que Sarkozy a (toujours eu) un problème avec Sarkozy.

