Clotilde Reiss, la jeune Française détenue en Iran depuis dix mois, est revenue au pays. Le président de la République l'a reçue pendant une vingtaine de minutes mais ne l'a pas raccompagnée sur le perron et n'est donc pas apparu publiquement avec elle. Sur l'album photos du quinquennat, cette page-là restera vide. Ingrid Bétancourt, oui. Clotilde Reiss, non. Alors, pourquoi?
La réponse est
que Sarkozy n’est pas fier d’avoir cédé aux exigences du régime d’Ahmadinejad surtout
qu’il est encore plus intransigeant qu’Obama sur la question du nucléaire
iranien. La France est gênée d’avoir marchandé avec un régime qu’elle considère
comme dangereux et illégitime. Sarkozy sur ce dossier a donc montré qu’il n’est
ferme que lorsqu’il s’agit de donner de beaux discours, de provoquer ou te taper sur les faibles et autres impuissants pour se disant volontaire. Cependant, lorsqu'il s’agit d’agir, il fait toujours marche arrière par couardise, pragmatisme ou simple calcul politique.
En Sarkozie, le volontarisme et la fermeté se limitent aux mots surtout
lorsqu’ils sont d'Henri Guaino puisqu’on peut parler avec éloquence de France en évoquant
le Général pour ensuite gratter le derrière crasseux d’Ahmadinejad.

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