Les propos polémique du matin sont de Brieuc-Yves Mellouki Cadat :
Aux Pays-Bas, il suffit de savoir lire pour être élu quand on est enfant d’immigré. On y trouve beaucoup d’escrocs et de gens vaguement instruits qui disent représenter leur communauté. Les Néerlandais se contentent de compétences limitées car ils font avec ce qu’ils ont, et ils savent que la démocratie représentative se doit justement d’être représentative. Pour peu que vous parlez sans accent, vous vous retrouvez maire de Rotterdam comme Ahmed Aboutaleb. En France il y a des centaines de Français issus de l’immigration qui valent largement Aboutaleb, et pourtant aucun n’est maire d’une ville importante. (....)Dans les années 1990, on retrouve des gens brillants appartenant à des minorités dans tous les partis, même au Front National ou au RPR (devenu UMP par la suite). La plupart ont assez de capital culturel ou économique pour y arriver, beaucoup sont issus de grandes familles algériennes ou antillaises. Mais tous ont échoué: les Gaulois étaient contre. Le pouvoir, c’est réservé aux Gaulois, point. On touche là clairement aux limites de la méritocratie: le mérite et les qualités personnelles (voire collectives) ne suffisent pas, il faut appartenir au bon groupe ethnique. (...) C’est alors que j’ai compris que la France est une ethnocratie. Ce n’est pas une République une et indivisible, c’est une République ethnique très divisée sur des critères génétiques.
Mellouki Cadat
a-t-il raison ? Non mais ce qui est alarmant est qu'il n'a pas tout à fait
tort bien qu’il idolâtre une fausse idole en s’agenouillant devant la stèle ensanglantée de l’identitaire
en faisant de l’ethnie un facteur clé, légitime, sacré en politique. Il est
vrai et surtout déplorable que la dimension ethnique en France et ailleurs soit
devenue capitale, presque déterminante. L'erreur de Mellouki Cadat est de ne
pas dénoncer le fait justement que de nos jours l'ethnie est pris en compte
alors qu'elle ne devrait jamais l'être.
La question raciale ou ethnique
n'a pas jamais de bonnes réponses politiques ou sociales (c'est pour cette raison que
la diversité est un avatar qui met une burqa sexy sur des problèmes essentiels) puisqu'elle est basée sur des paramètres illusoires que sont
l'identité et le culturalisme. Le fait que le monde politique ne soit
suffisamment hétérogène et que le pouvoir politique, sociale, et économique en France
et dans d’autres sociétés 'plurielles' n’est pas un problème raciale mais
simplement une question d'absence de justice sociale. C’est difficile de l’admettre, moins bling
bling de le dire sans s'autocogratuler de secouer avec brio quelques mythes du politiquement
correct mais c’est heureusement la simple vérité: les races, les ethnies sont comme des maillots de foot, sans aucune importance et surtout n'ont aucune signification sur le fond. La question raciale et ethnique
est toujours une dangereuse diversion qu'on utilise toujours pour ne pas penser, expliquer et convaincre mais prêcher avec un dilettantisme ou un fanatisme qui est presque toujous tragique.

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