Les phrases les plus dangereusement connes de la semaine sont de Patrick Lozès qui, décidément, réfléchit autant avant de l’ouvrir que Domenech devant Laurence Ferrari:
Je ne suis pas ce qu’on appelle un velléitaire. C’est donc totalement déterminé à mettre fin à une ignominie que je vais au Palais de justice à Bruxelles ce matin.L’ignominie c’est de voir diffusé sans aucun avertissement, à des enfants de 7 ans, un album qui véhicule ouvertement des stéréotypes racistes, un album qui promeut ouvertement la hiérarchie des êtres humains en fonction de la couleur de peau, un album dans lequel les Noirs sont placés dans des situations particulièrement dégradantes et dans lequel il est écrit: « le Blanc est malin » ; « le Blanc est juste » ; « le Blanc est bon ».
Qu’on ne s’y trompe pas, en allant témoigner contre Tintin au Congo en Belgique, c’est bien le procès de cet album de bandes dessinées devant la justice française que je prépare.
Tintin au Congo est en creux, le témoin de l’évolution très positive de notre société. A l’interdiction de l’album, je préfère donc l’addition d’un avertissement et d’une préface.
Aberrant ! La France est-elle encore une société dans laquelle il est impossible de dire des choses ou d'agir sans l’accord des lobbys du racialisme en leur baisant la main pour qu’ils nous disent qu’on n’est pas trop sale et qu'ils nous donnent l'autorisation d’être libre. Le fait que Lozès puisse dire les propos ci-dessus avec tout le sérieux du monde prouve qu’en France et ailleurs, la liberté d’expression est asservie à des communautarismes (qui ne sont pas tous ethniques ou raciales d’ailleurs) et au centre d'un chantage dont le seul but est d'assoir des idées confortables mais surtout rentables qui catégorisent les uns et châtient les autres en fabriquant de nouveaux rapports de force. Lozès est un charlatan parce qu’il essaye de faire croire que Tintin au Congo devrait une cause essentielle pour les personnes qui ont la même couleur de peau. Que nenni ! Est-il plus important pour un Français ou une personne qui partage la couleur d’épiderme de Patrick Lozès de ne pas être heurté par un album de BD d’un autre siècle ou de ne pas être condamné à une certaine condition parce que la société, comme Patrick Lozès, est persuadée qu’avoir la peau noire veut dire avoir une certaine identité, certaines valeurs et surtout être tellement fébrile qu’on en appelle à l’état parent ou sa justice pour éradiquer le racisme. Il va falloir que je me dispute avec les imbéciles qui ont eu la mauvaise, grotesque et surtout imbécilement racialiste idée de créer le Conseil représentatif des associations noires de France qui est aussi utile que Ni Putes ni Soumises.
Je l'affirme sans provocation mais avec conviction, si je devais choisir entre Hergé et Patrick Lozès, je choisirais le premier parce qu'il avait avant toute chose du talent et surtout parce que, tout en étant prisonnier de son temps, il n'a jamais fait croire qu'il était le roi des Belges et qu'il parlait en leur nom. En somme, vive Hergé et non aux Charlatans du CRAN qui sont de petits Talibans !

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