Je suis d'accord ave ça :
Au nom de la dignité humaine, on peut aussi bien justifier l’interdiction d’aider activement à mourir des patients souffrants et incurables que le contraire. Ce concept ne permet pas de faire un tri précis entre ce qui peut être légitimement acheté ou vendu et ce qui ne peut l’être en aucun cas.
Pourquoi serait-il contraire à la dignité humaine de vendre ses capacités à donner du plaisir sexuel ou à porter l’enfant d’une autre alors que l’on peut vendre ses capacités athlétiques, sa patience, son habileté, ses connaissances ou son intelligence ? Il n’y a pas de réponses qui fassent l’unanimité. Ce que je reproche surtout au concept de dignité, c’est son contenu paternaliste. Même dans la version kantienne, il ne sert pas à protéger les gens de la violence des autres mais à les protéger d’eux-mêmes, comme s’ils étaient des enfants turbulents et irresponsables. Il ne contribue pas à étendre nos libertés individuelles : il les limite.

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