Gisèle Halimi
affirme avec un certain aveuglement que le féminisme est une révolution :
Tout le combat féministe est un combat culturel. La révolution sans violence que les femmes veulent mener pour faire reconnaître leur dignité correspond à un changement de société par la culture. Toutes les réformes qui font progresser la cause des femmes font aussi progresser la société dans son ensemble.
Ces phrases me feraient rire si elles n’étaient pas prononcées avec conviction. Le problème évidement est qu’elles sont fausses et dénotent de la vacuité tragique du féminisme. En effet, de nos jours, on parle du féminisme comme de l’humanisme sans trop savoir ce qu’est c’est en espérant que ce mot est encore lourd de sens bien qu’il ne le soit plus. Les féministes jacassent beaucoup mais elles sont inaudibles parce qu’elles se sont égarées dans la jungle de l’égalitarisme et l’utilitarisme. Pour ces raisons, affirmer que le féminisme est une révolution est aussi vrai et audacieux que prêcher que le libéralisme ou même le socialisme est un altruisme.
Gisèle
Halimi est donc féministe comme Martine Aubry est socialiste non pas pour les
autres, ses semblables mais pour elle-même. Ce ne serait pas une faute mais un avancement ou du moins un commencement si elle était capable de l’admettre.

Je peux pas laisser passer cette phrase "Gisèle Halimi est donc féministe comme Martine Aubry est socialiste non pas pour les autres, ses semblables mais pour elle-même."
Halimi a commencé par être féministe en réaction de son propre vécu familial et grâce à une prise de conscience survenue très tôt dans sa vie. Son féminisme ne l'a plus quittée et il semble qu'elle a largement prouvé par ses multiples combats et actions qu'elle est aussi féministe "pour les autres".
De votre côté, vous dites aussi un peu n'importe quoi. Des féminsites qui jacassent, qui sont inaudibles, etc. Interrogez-vous plutôt sur les raisons de la surdité et du rejet du féminisme en France, de l'anti-féminisme primaire réactionnaire qui y règne contrairement à d'autres pays.
Que dire des jeunes générations qui ont été incapables de s'accaparer les acquis féministes qui leur sont pourtant profitables? IL y a une ingratitude à gerber chez les jeunes.
Rédigé par : Féministe | jeudi 06 mai 2010 à 18H52
Ah que dois-je répondre à devant un tel parti pris ? Si vous me lisiez, vous comprendrez que pour moi le fait d’être individualiste n’est pas forcément une tare mais peut être une vertu surtout lorsqu’on l'est en dépit des idées convenues.
Il me semble que c’est facile d'affirmer que je dis n'importe quoi pour ne pas avoir à répondre aux questions essentielles de mon petit billet inutile qui pourtant provoque une réactiion passionnée de votre part : « qu’est que le féminisme aujourd’hui ? » et « les féminismes représentent-elles autre chose qu’elles-même ? » Pour personnaliser le débat, je poserais la question de cette manière: quelle est la différence entre Gisèle Halimi et Fadela Amara qui prétendent toutes les deux se battre pour les femmes sans se dire que peut-être que « les femmes » ne sont pas un groupe homogène et ne demandent pas qu’on les défende mais tout simplement qu’on les laisse le droit d’être des êtres pour soi, condamnés à être libre.
Rédigé par : Christelle | jeudi 06 mai 2010 à 19H21