Doit-on être
surpris de lire ceci dans le Parisien ?
Après la débâcle de la droite aux régionales, Nicolas Sarkozy a repris en main le dossier de la sécurité en convoquant mercredi, les chefs du secteur et en nommant un nouveau général à la tête de la gendarmerie et l'ex-patron du Raid préfet de Seine-Saint-Denis.
Prié par les élus de son camp de revenir aux «fondamentaux» de son action, le chef de l'Etat avait promis le 27 mars de refaire de la lutte contre la criminalité une «priorité» de son gouvernement.
Quand Sarkozy est
dans les cordes, il retourne aux sujets de l’insécurité et l’immigration en stigmatisant
certaines personnes (la loi sur la burqa est une preuve de cela). Le problème est
que Sarkozy n’est pas ni candidat ou un politique qui veut prendre le pouvoir mais président et qu’il n’est plus crédible sur
ce sujet parce qu’il ne peut rien dire qu’il n’a pas dit du temps qu’il fut
ministre de l’intérieur. Sa stratégie est donc de décrédibiliser la gauche en
la forçant à se diviser sur cette question sans apporter de solutions qui ne
seraient pas angéliques ou irréalistes. J’attends avec impatience de voir Martine Aubry faire
un discours sur l’insécurité qui n’est pas juste antisarkozyste. Je fais le
pari qu’elle ne peut le faire avant d’être sûre de gagner les primaires pour ne éviter de
perdre sa gauche.

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