Je suis d'accord avec ceci:
Quiconque a suivi d’un peu près ces dernières années les stars du football sait que bien peu d’entre elles rentrent directement au foyer après les matches. Combien d’internationaux, combien d’entraîneurs de renom fréquentent les entraîneuses ? Beaucoup. Beaucoup. C’est un mode de vie. Certes, ce n’est pas un délit. Certes, toutes ne sont pas mineures. Mais le fond du problème, ce qui explique l’emballement médiatique dans cette affaire, c’est bien l’hypocrisie qui règne dans un milieu couvert par l’omerta. On sait. Les joueurs savent, les entraîneurs savent, les journalistes savent. Personne ne dit rien. C’est la vie des stars, voilà tout ! Certains estiment même que c’est une façon de cimenter l’esprit d’une équipe.
Tout le monde sait que 'la morale sexuelle' c'est pour les gens d'en bas et les autres en France. C'est le cas aux Etats-Uni aussi d'ailleurs à condition de ne pas trop en faire, d’être sympathique, et de rester à sa place. La morale sexuelle est plus identitaire que politique ou sociale, quand lorsqu’on s’attaque à la vie sexuelle de quelqu’un, c’est juste pour dire qu’il n’est pas celui qu’il prétend être et qu’il n’appartient pas à la bonne catégorie. Avec son scandale sexuelle, Tiger Woods est devenu, pour une catégorie non négligeable d’américains, « noir » parce que justement pour eux, en trompant sa femme avec plusieurs femmes, il a prouvé qu’il n’était pas clean, n’avait pas de fibre morale et qu'il était ghetto comme on le dit vulgairement, (c’est leur jugement pas le mien). Tiger Woods avait fait le choix (plus facile parce qu’il n’est pas politique), contrairement à Barack Obama de réclamer son métissage en refusant d’être « un africain américain » et cela avait heurté les Américains de couleur tout en rassurant l’Amérique moyenne qui voulait se voir en lui. Aujourd’hui, pour quelques temps, jusqu’à ce qu’il redevienne imbattable sur un terrain de golf, il restera le « noir » qui n’a pas compris que son sport n’était ni le basket ou le football mais celui des élites qui ne veulent pas qu’il devienne populaire.
Le problème des joueurs de foot cités dans cette affaire (je ne prononce pas sur le fond) est à peu près le même parce que les faits les défrancisent en rappelant qu’ils ont des particularités qui ne sont pas toujours acceptées ou souhaitables lorsqu'on veut être aimé par toute une population.

Commentaires