Je reviens d'une dizaine de jours à Vancouver, au Canada. Un pays magnifique. Des montagnes vertigineuses qui se jettent dans la mer d'une pureté infinie. Des forêts de cèdres gigantesques. Des couchers de soleil à l'heure de l'apéro. Un air frais, clair, bon, pur. Des pistes de ski à portée d'autobus. Des balades en voilier après le bureau. Des sushis à tous les coins de rue. Et personne pour vous rappeler l'existence de Jean Charest.
Bien sûr, à Vancouver, tout est propre. Les plages, les rues, les trottoirs, même les poubelles. Un peu trop propre peut-être. Mais les gens sont tellement accueillants. Sauf si vous décidez de prendre une petite bière après minuit dans un restaurant.
Est à cela que ressemble le paternalisme bienfaisant et humaniste? Cette dérive qui conduit la société qu'il est de son devoir de force les gens comme de enfants à faire les bons choix en ne fumant pas, en buvant moins, et surtout en ayant une vie bien propre. Est la seule alternative à l'individualisme absolu américan? Je ne le crois pas. Cela dit moi-aussi j'adore le Canada.

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