Importante précision apportée par Fahrad Khosrokhavar sur le port de la burqa :
(...)il ne faut pas oublier qu'une grande partie, peut-être le quart, de
celles qui portent la burqa en France sont des converties. Par
conséquent, il ne s'agit pas d'un atavisme religieux qui se
renouvellerait, mais d'une forme de rupture avec la société ambiante qui
emprunte l'idiome religieux, notamment l'islam.
Il existe une dimension de la burqa qui relève d'une identité
sectaire. En effet, celles qui portent la burqa se séparent de manière
visible, voire ostentatoire, du reste de la société. Non seulement de la
société non musulmane, mais aussi des musulmans de France, dont la
grande majorité ne porte pas la burqa, et même, dans une grande mesure,
s'y oppose.
En d'autres termes, la burqa a une dimension provocatrice vis-à-vis
de la société. Non pas que les femmes qui la portent veuillent
nécessairement provoquer, mais dans l'écrasante majorité de la
population au sein de la société, elle est perçue comme une provocation.
Et en cela, son port peut causer l'islamophobie chez une partie de la
population.
Ce que dit Khosrokhavar
est important parce que cela prouve que l’accent devrait être mis non pas sur
le choix de porter la burqa mais plutôt sur les personnes qui ordonnent au nom
d’une religion ou d’une tradition de la porter. Il aurait été plus viril efficace de faire
une loi affirmant que la dignité de la femme et l’égalité homme-femme ne peuvent été violées par aucune religion ou
tradition. Cela aurait permis de mettre l’accent sur la conduite des intégristes et des misogyes afin,
par exemple, de forcer l’église Catholique à avoir des prêtres femmes et de dissoudre toutes autorités
religieux qui affirment que les maris ont tous les droits sur
leurs épouses y compris celui de les battre . Ce n’est pas très difficile de
passer des lois pour protéger et faciliter l’égalité des sexes, la difficulté
est bien évidement que les politiques ne sont pas sérieux et la femme
en particulier son corps est un enjeu politique.
La principale raison pour laquelle je suis contre une loi sur la burqa n’a rien avoir avec la religion; je n’ai aucune patience pour celles-ci et je considère comme Baudelaire que Dieu est un scandale, un scandale qui rapporte. Il s’agit pour moi de réaffirmer les libertés individuelles en particulier celles des femmes qui sont trop souvent mises sous tutelle de l’état ou d’autres gens pour leur bien, parce qu’elles sont considérer comme des enfants au mieux ou comme des objets au pire qui ne doivent jamais choquer les autres (les hommes, les féministes, et les femmes propres et sages) avec leur corps ou avec les choix qu’elles font.
Le fait que le parlement français est prêt à interdire la burqa parce qu’il prétend que la dignité de la femme est importante est indicateur du fait qu’il est autant machiste, misogyne ou tout simplement paternaliste comme que des parlements des états américains tels que le Nebraska ou l’Utah. Ils considèrent que les femmes n’ont jamais le droit de choisir d’avorter choisissent de mettre une pression insoutenable sur les femmes pour qu’elles fassent le choix propre qui ne les marginalisera pas ou qu’il fera qu’elles ne seront pas considérées comme ces femmes que Ni Putes et Soumises méprise parce qu’elles ont l’impudence de penser pour elles-mêmes et de faire des choix qui dérangent.
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