Je suis presque entièrement d'accord avec Sylvie Arsever quand elle écrit ça :
(...)pourquoi la féminité passe-t-elle justement par l’usage de pompes impraticables? Alors qu’on fait de si jolies baskets roses, décorées au besoin de petits cœurs et de faux brillants. Est-ce que cela n’aurait pas quelque chose à voir avec l’attrait irrésistible, dans d’autres civilisations, des pieds bandés ou du voile intégral – bien peu propices, eux aussi, à la mobilité?
Les baskets, même ornées de faux brillants, sont moins érotiques que les talons aiguilles? Je peux le concevoir. Comme je peux imaginer l’effet inspirant produit par une femme dont la tenue affiche qu’elle a exclu, quoi qu’il advienne, l’option de la fuite. Mais je me dois de souligner que, dans la même gare, je n’ai vu aucun homme revenir du travail en costume de latex ou en string de léopard. L’érotisme y était strictement circonscrit. A une paire de pieds – féminins – qui ne peuvent pas monter la rue de Bourg en courant pour jeter leur propriétaire dans les bras de son aimé.
Ce n’est pas parce que les hommes s’habillent triste que les femmes ne doivent pas s’amuser, me dites-vous. Entièrement d’accord. Si elles veulent jouer à érotiser leurs godillots, c’est leur affaire. Encore d’accord. Mais alors, soyons logiques. Et lâchons un peu les baskets à celles qui jouent avec leur identité en se couvrant les cheveux d’un morceau de tissu qui nous indispose par ses connotations antiféministes.
Il est normal et
presque jouissif de dire dans nos sociétés moderne ou barbare ou qui souffre d’un
modernisme barbare qu’il faut souffrir pour être belle. C’est fou mais la féminité
pour être désirable doit être, j’aimerais écrire « violable » mais le
terme serait trompeur, maniable et surtout obéissante ou si elle ne l’est pas
le but de sa révolte doit être la conquête du male et non autre chose. Les
talons aiguilles sont juste la preuve du fait que la femme est un machin qui a
besoin d’accessoires, de chichis, de petits machins pour avoir de la substance
et les talons en alliant beauté impraticable et désir de pénétration le montrent. C’est
sans doute pour cela que plus les talons d’une femme sont hauts moins elle est
prise au sérieux parce qu’on l’imagine tout de suite soit avec un fouet en
faisant des choses « hards » ou on se dit qu’elle est une nympho, et
nous savons tous que les nymphos, contrairement aux hommes à femmes, font peur
et surtout ne sont utiles que lorsqu’elles donnent du plaisir. Il suffit de souvenir des photos de Rachida
Dati pour se rendre que mes affirmations sont vraies et que surtout Dati en les
faisant envoyait non pas le message qu’il était capital pour elle d’être désirable
et le rester pour ne devenir la petite beurette de service qui croit savoir des
choses mais qui est dispensable parce que
le reste du monde se fiche de ses idées. En somme, les talons aiguilles
de Rachida Dati l’empêchaient de devenir Fadela Amara. Vous me direz qu’Amara
est encore ministre mais je vous dirai qu’elle n’existe pas mais que Dati
existe encore parce qu’elle est encore désirable et donc peut donc rêver
de revenir par la grande porte parce qu’elle ne fait pas peur puisque tout ce qu’on
voit ce sont ses talons et ses bijoux. Les futurs maîtres de France peuvent donc maginer donc qu’elle sera
leur créature et qu’elle aimera cela pour dire les choses vulgairement. C’est
aussi cela le sadomasochisme.

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