Chaque fois que
je commence à être inquiète de trouver des sujets d’accords avec Ivan Rioufol,
il pousse le bouchon trop loin par idéologie en me permettant de me rassurer et
d’être en désaccord avec lui. Petit exemple :
Alors que le politiquement correct fait réciter que la pauvreté des "classes populaires" (entendre: la population issue de l'immigration extra-européenne) est la cause de ces violences, Bouzou y ajoute un élément occulté mais déjà relevé, notamment, par Malika Sorel: le refus, chez certains élèves, "d'intégrer des valeurs républicaines", notamment sous le poids de la religion. Un élément qu' a reconnu, samedi,son contradicteur, le sociologue Didier Lapeyronnie, pour qui le monde scolaire peut devenir, dans certaines cités, un "adversaire" de la contre-société issue de la ghettoïsation. Bouzou y note aussi "un racisme anti-blanc grandissant". Est-il utile que je précise que ce racisme-là laisse de marbre le Mrap, la Licra, Sos-Racisme, la Halde, le Cran et tutti quanti?
Je n’ai jamais
aimé l’expression « racisme anti-blanc » parce qu’il fait croire que
tous les racismes ne sont pas les mêmes et surtout n’ont pas la même « valeur. »
En présumant que Rioufol est raison les questions qui doivent suivre ne justifient
toujours pas son raisonnement et ses conclusions hâtives que l’immigration est
une cause de délinquance parce qu’il y a trop de « mauvais » immigrés En regardant les choses d’une manière
différente sans refuser d’accepter que l’intégration peut être refusée, la
question est de savoir si ce n’est pas justement la pauvreté endémique et systématique
qui mènent à ce refus d’intégration. Après tout, si s’intégrer ne mène nulle
part et veut dire rester entasser dans une cité sans avenir, il devient non pas
justifiable que des personnes fassent le choix de se tourner vers le passé plutôt
que vers leur présent en demandant à leur pays non pas de reconnaître leur différence
mais d’accepter leur ressemblance. Le problème reste social même si les
immigrés sont comme tout le monde et qu’il existe des personnes parmi eux qui sont
des mauvais citoyens. C’est donc pas une spécificité mais une norme, le dire ne
veut pas dire refuser de voir les dégâts de la communautarisation, de la ghettoïsation
et de l’identitaire mais bien au contraire refuser de laisser des différences devenir
des particularités qui deviendraient des identités.

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