Arnaud
Leparmentier nous donne des nouvelles des femmes qui parfumaient et surtout féminisaient en ses débuts la Sarkozie :
Sur les cinquante personnes qui forment le cabinet du président de la République, ne figurent que six femmes. La situation est à peine meilleure au gouvernement. L'équipe actuelle compte vingt ministres, y compris François Fillon, mais seulement cinq femmes : Michelle Alliot-Marie (justice), Christine Lagarde (économie), Valérie Pécresse (recherche et enseignement supérieur), Roselyne Bachelot (santé) et Marie-Luce Penchard (outre-mer).
Si l'on prend en compte les secrétaires d'Etat, on arrive à un total de treize femmes sur trente-neuf, soit un tiers. Un effort a toutefois été fait pour les régionales. La droite a choisi une femme tête de liste dans six régions métropolitaines sur vingt-deux, contre trois seulement au Parti socialiste. Mais ces candidates ont peu de chance d'être élues.
La parité, comme la diversité, c'est du bling bling politique , un instrument qui sert d’alibi, de diversion aux
politiques pour masquer les vraies questions qui restent sociales. J'ai beau avoir beaucoup de respect pour Alain Juppé mais il est impossible de ne pas se souvenir que les Juppettes ont fini aux oubliettes une fois que leur féminité ne servait plus de paratonnerre au governement. La disparition des femmes en Sarkozie est juste une répétition inéluctable de l'histoire de la petite politique.

Commentaires