La Gauche (PS, Ecologistes, divers gauches et Front de gauche) a rassemblé près de 50% des suffrages exprimés et ce résultat impressionne. En réalité, elle n’a mobilisé que 22,4% des électeurs inscrits. C’est mieux qu’en 1998, mais c’est 0,9 point de moins qu’en 2004. Succès très relatif, donc. Quelque 480.000 électeurs ont fait défaut.
La droite (UMP et divers droite) n’a pas convaincu plus de 12,2% des électeurs inscrits d’aller voter pour elle. C’est 8,7% d’inscrits de moins qu’en 2004, et cela représente une déperdition réelle de quelque 3,8 millions de voix. Un désastre. Elle le doit probablement moins au désintérêt de ses électeurs pour les régions, qu’à l’irritation que provoque chez eux la façon d’être et de gouverner de Nicolas Sarkozy.
La politique n’est
pas qu’une question de chiffres mais tout ceci laisse penser qu’il y a un vide
dans le paysage politique français qui ne demande qu’à être rempli.

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