Je ne peux, et c’est
assez difficile, être d’accord avec Claude Lanzmann lorsqu’il s’attaque dans le
Monde à Yannick Haenel en disant ceci :
Ce petit jeune homme décrète que je ne comprends pas la littérature. Et il ose écrire : "Contrairement à ce tribunal de l'Histoire, d'où parle Lanzmann, la littérature est un espace libre, où la "vérité" n'existe pas." Il n'est pas de phrase plus sotte. La littérature n'a affaire qu'à la vérité ; si celle-ci n'est pas l'affaire de Yannick Haenel, c'est que Jan Karski, roman, et quoi qu'en dise Sollers, n'est pas de la littérature.
Je me pose trop de questions qui restent, pour le moment, sans réponses et cela m'irrite: comment s’en prendre Yannick
Haenel au nom de la vérité et embrasser Jonathan Littell? Quelle est la différence entre ces deux auteurs ?
Sommes nous vraiment dans une époque dans laquelle il faut considérer qu'étant les
abominations de l’être humain durant le siècle dernier la littérature doit être
soumise à un examen de propreté ? Lanzmann a toujours raison sauf lorsqu’il
a tort.

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