Elisabeth Badinter l'ouvre sur un sujet capital, la maternité...:
Ces trente dernières années, on a assisté à une montée de l’individualisme, de l’hédonisme, du moi d’abord. Cela rentre en contradiction avec l’impératif de plus en plus lourd qui est de faire passer l’enfant d’abord : depuis que les femmes bénéficient de la contraception, on doit tout à l’enfant qui n’a pas demandé à naître, comme allaiter à la demande. Sous-entendu celles qui ne le font pas sont coupables, égoïstes. De la montée de l’individualisme et de l’accroissement des devoirs maternels naît ce conflit interne à chaque femme et qui a aussi des conséquences sociales fantastiques. Car les sociétés oublient que les femmes possèdent une petite bombe atomique : celle de ne pas faire d’enfant. En Allemagne, Italie, Espagne, quand la société fait peser sur les épaules de la femme tout le poids de la maternité sans l’aider, les femmes font moins d’enfants ou pas du tout.
Ah, les féministes ! Heureusement qu'elles sont aussi crédibles et percutantes que les socialistes (c'est qui explique le féminisme est aussi vivant que le socialisme) !En somme, Elizabeth Badinter est au féminisme ce que Martine Aubry est au socialisme,une illusion bienveillante. Elles ne parlent aux autres que pour mieux parler d'elles-mêmes.

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