Hélas, Claude
Ribbe est infatigable dans ses œuvres et ne semble jamais perdre une occasion
de reprendre son eternel créneau sur la victimisation « des noirs »
et la racialisation de l’Histoire. Ceci lui permet aussi tel le père Paneloux, le prêtre
dans La Peste de Camus d’appeler constamment la France et surtout les Français qui ont
une certaine couleur de peau non seulement à la repentance mais au racialisme
puisque la couleur de peau semble designer pour Ribbe un coupable et un innocent,
une victime et un bourreau, un salaud et un ange. Morceau choisi de son article
dans le Monde ordonnant à Sarkozy de prendre certaines actions avant de se
rendre en Haïti pour expier les crimes de la France :
La politique de la France à l'égard d'Haïti depuis 1802 est de s'en servir comme d'un épouvantail pour les Français d'outre-mer qui songeraient à l'indépendance. De ce fait, la prétendue "coopération" n'a toujours été qu'un mélange de saupoudrages, de mesures factices et d'actions de déstabilisation. On notera que les Français descendants d'esclaves sont systématiquement écartés depuis 1802 de toutes responsabilités liées à la politique française à l'égard d'Haïti.
Même si la France n'est pas le seul pays à avoir martyrisé Haïti et à se comporter avec une telle violence, ces faits constituent un lourd passif et donnent à la visite du président de la République française un caractère éminemment historique et solennel qui n'échappera à aucun observateur, en France, comme à l'étranger.
Il appartient aujourd'hui à la France de changer de cap et de rompre avec quatre siècles d'agissements honteux.
Quelle légitimité
a Claude Ribbe ? N’est-il pas un Français à part entière ? Apparemment,
il ne le croit pas puisqu’il semble dire à ses compatriotes qu’il a quelque
chose en lui, d’inné, qu’il n’a pas conquis mais qui lui donne le droit de devenir un juge et de leur dire,
« Agenouillez-vous et Excusez-vous !» Il me semble que les Haïtiens se, passez-moi l'expression, foutent des
causes de Ribbe et que tout ce qu’ils veulent aujourd’hui est qu’on leur fiche
la paix avec le poids de l’histoire pour enfin s’occuper de leur présent et les
aider à bâtir eux-mêmes leur propre futur.

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