Les mots ou plutôt
le soi-disant dernier dérapage de Georges Frêche et les divisions de la Gauche m’indiffèrent complètement. La question pour le PS est ailleurs. Je n’arrive pas à détester Frêche en dépit de
tous ses « dérapages.» On peut dire des conneries sans être un con ou un raciste indigne de faire de la politique. Frêche
a-t-il fait autre chose que dire des âneries blessantes et humiliantes que dans
nos sociétés si moralisantes il n’est plus possible de dire sans se faire
fouetter non pas parce qu’elles sont racistes mais parce qu’elles nous
rappellent que nous sommes tous responsables de ne pas penser proprement et d’avoir
une piètre opinion de l’autre ? Pour convaincre que Frêche est un Le Pen de
gauche (il a le «franc-parler» provocateur et manipulateur de Sarkozy"), il faudra qu’on montre autre chose que des boutades dites ici et là mais
des actes. Le PS, encore une fois, et ce
n’est pas surprenant, fait un choix parce qu’il plaît aux médias et qu'il est pro
bobo.

Commentaires