Je suis d’accord
avec ça mais la question reste que font les socialos et les anti-Sarkozystes? En entendant Martine Aubry parler de la France qu'elle'aime ce qu'on entend est qu'il y a des Frances et des Français qu'elle n'aime pas:
Aujourd'hui, un « débat » est ouvert sur l'identité nationale par Eric Besson à la tête d'un ministère inédit en France, celui de l'Immigration et de l'Identité nationale, qui, à première vue, n'a rien à voir avec ce qui précède, et paraît même contradictoire : d'un côté la promotion de la diversité, de l'autre, la célébration nationaliste. […]
Selon nous, cependant, ces deux « fers au feu » ont une logique commune. Ce qui les relie, c'est une vision essentialiste, figée, des populations, et souvent déterministe s'agissant des individus (rappelons-nous les déclarations du président de la République sur le caractère génétique de la délinquance, décelable dès l'âge de trois ans, ou ses propos sur l'existence de la prédisposition génétique des « pédophiles » et des jeunes « suicidaires ».
Dans l'un et l'autre cas, la question de l'origine est considérée comme déterminante. A propos de la diversité, on catégorise des personnes selon leur origine « ethnique » pour mieux leur assurer l'« égalité des chances ». Dans le « débat », les étrangers ou leurs descendants sont soupçonnés de développer un « communautarisme » collectif incompatible avec « les valeurs de l'identité nationale ». Qu'on les désigne comme victimes de discriminations ou coupables de mettre en cause l'identité nationale, ils forment une catégorie durablement exclue du « modèle français » d'intégration républicaine.
Il me semble
que le débat a basculé définitivement dans l’inacceptable lorsqu’au centre de
trop de problèmes de société des gens, plus ou moins bien intentionnés, ont mis
non pas le social mais la diversité, la religion, la
discrimination positive, des différences qu'iun grand nombre d'enux, en voulant empêcher
qu'elles ne deviennent des handicaps insurmontables ou les usant pour justifier les échecs du
politique, ont sacralisé sans constater que trop parler de ce qui nous différencie
nous fait oublier ce qui nous rassemble. Il faut toujours se rappeler que
Sarkozy est favorable à la discrimination positive parce qu’il considère que le
noir, l’arabe, le musulman, le minoritaire, l’autre est différent du chrétien, de l’Auvergnat,
de l’Européen de souche, de l’Occidental. Ce n’est pas une vision raciste mais
racialiste. Elle est, hélas, majoritaire dans nos sociétés hétérogènes. Il me
semble que Sarkozy et Aubry, les socialos et les Sarkozystes jouent le même jeu
avec des armes différentes mais ils sont d’accord sur une chose fondamentale :
les Français ne sont des gens biens/dignes de leur attention que lorsqu’ils sont
d’accord avec eux ou qu’ils leur ressemblent.

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