La défaite de Farouk
Hosni, candidat égyptien à la tête de l’Unesco, est un cas d’école pour tous ceux
qui s’intéressent aux lobbies, ces puissances occultes qui sont, comme chacun
le sait, les véritables maîtres de notre monde. La première leçon est simple :
de toute évidence le lobby sioniste est en perte de vitesse. Que ce soit sous
les coups de boutoir d’un Dieudonné ou grâce à la vigilance citoyenne de gens
comme vous et moi, on ne peut que constater que le soutien de Netanyahou (chef
ex-officio du dit lobby) et de Sarkozy (à la tête de l’antenne locale) ne vaut
pas grand-chose. Comme l’a tout de suite compris Mohammed Salmaoui, le
perspicace président de l’Union des écrivains égyptiens, les sionistes n’y sont
pour rien, c’est “le lobby juif”, beaucoup plus
fort, qui “a exercé énormément de pressions, a pris certains commentaires du
ministre et les a placés hors contexte”.
Ce qui est dérangeant est le fait que des gens
pensent vraiment ce que Gil Maely dit avec ironie. Une chose que je crois que
ceux qui connaissent un peu les organisations internationales peuvent affirmer est que Farouk
Hosni aurait gagné sans souci s'il n'avait pas prononcé cette phrase
sur les livres Israéliens et son désir de les bruler. En général pour
se faire élire dans ce genre d'environnement, il vaut mieux ne pas être soupçonné d’être pro-israélien. Ce qui a tué Hosni est son incapacité à taire/refouler ses préjugés et à se donner l’apparence
d’un homme modéré car après tout lorsqu’on dit qu’on veut brûler des livres,
les gens qui ont un peu de culture n’ont aucun mal à imaginer le pire.
.

Commentaires