Inaudible, incompréhensible et donc certainement sans avenir..:
En opposant le besoin de régulation économique et la défense des
libertés et, à l’inverse, en associant la demande de protection sociale
à l’idéologie sécuritaire, force est plutôt d’admettre qu’il demeure
assujetti à la culture néolibérale, et s’avère par conséquent inapte à
restaurer le crédit de la social-démocratie. Au contraire: tant que les
progressistes n’oseront pas dénoncer la dérégulation des flux
financiers et le traitement anxiogène des flux migratoires comme les
deux versants d’un même dispositif politique, on peut avancer qu’ils ne
retireront aucun bénéfice du procès aujourd’hui intenté aux marchés et
au laisser-faire.
Car faute de démystifier le «péril migratoire», le «retour de l’État» risque de dessiner un espace politique livré à l’opposition entre les droites autoritaires actuellement dominantes et des formations souverainistes renforcées par la crise. Pour les socio-démocrates européens, combattre le versant sécuritaire et xénophobe du néolibéralisme consiste donc moins à faire preuve de courage qu'à se donner les moyens d’échapper au malaise qui précipite leur déclin.
Car faute de démystifier le «péril migratoire», le «retour de l’État» risque de dessiner un espace politique livré à l’opposition entre les droites autoritaires actuellement dominantes et des formations souverainistes renforcées par la crise. Pour les socio-démocrates européens, combattre le versant sécuritaire et xénophobe du néolibéralisme consiste donc moins à faire preuve de courage qu'à se donner les moyens d’échapper au malaise qui précipite leur déclin.

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