Quand Alain Duhamel fait un constant pertinent, il est important de le signaler:
J'ai envie d'être d'accord avec Duhamel mais je crois que le désert idéologique dont il parle les médias en sont en grande partie responsables puisqu'ils ont choisi sciemment de mettre l'accent sur le toc, sur le vernis, le trivial, le vide. Si les médias voulaient des maîtres à penser, ils en trouveraient et surtout ils cesseraient de laisser les politiques et les autres regurgiter les mêmes ânneries sans confrontation, sans contestation, sans vraie contradiction. Ce qui importe dans les mondes politique et médiatique c'est le trivial surtout s'il est consensuel, sensationnel et esthétique. J'ai du mal à croire que Aron, Camus, Sartre, et les autres intellos reconnus du siècle dernier auraient réussi à exister dans un tel univers médiatique et politique parce qu'ils se seraient fait bouffer par les carnivores non pas de la pensée unique mais de la pensée surgelée. Nous vivons dans le monde voulu de Jacques Tricatel (le salaud de L'aile ou la cuisse) mais il n'y a pas que la bouffe qui est artificielle, tout le reste l'est aussi.

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